Archives pour la catégorie Le Monde de l’EAU

Qu’est ce que de l’eau informée

 

Comment la bouteille i9 peut t’elle vous aider à nourrir votre corps et votre âme?

Eau informée : L’un des plus grands mystères de l’eau se trouve dans sa mémoire, qui a le pouvoir d’influencer sa structure moléculaire.

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La Bouteille i9

Dans la nature, toute substance émet ses propres informations, une vibration subtile.
D’ailleurs, c’est la base même de l’homéopathie.

Malheureusement, l’eau potable, même purifiée, conserve les informations des contaminants qui l’ont une fois pollués.
L’eau du robinet (comme celle en bouteille) est très polluée, en raison de son passage dans des tuyaux contenant du plomb, de l’amiante, du plastique et divers produits chimiques, lui imposant par ailleurs un écoulement non naturel.

Chimiquement et en terme de vibrations, cette eau est dépourvue d’énergie, elle est « morte ». Ainsi, les molécules d’eau  s’agglomèrent rendant l’assimilation de l’eau par les membranes cellulaires difficile, ce qui empêche une alimentation optimale des cellules par les éléments nutritifs nécessaires.

L’eau étant le principal moyen de nourrir nos cellules, cela affecte notre santé, notre système immunitaire, nos capacités de désintoxication et notre niveau d’énergie.

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Bouteille i9

La bouteille i9 rend sa vitalité à l’eau grâce à la technologie Poznik (TP) dont il a été prouvé qu’elle influence positivement la structure moléculaire de l’eau par des codes d’information.

Cette technologie, combinaison de plusieurs procédés scientifiques, est issue de 30 années de recherche et a été développée
par des chercheurs internationaux qui ont reçu plus de 90 récompenses pour leurs travaux.

Des centaines de séries d’informations soigneusement sélectionnées (vibrations positives, prana, mantras, musique, pensées,
prières, vibrations lumineuses et des couleurs, etc.) sont ainsi traduites sous forme de nombre, chaque numéro étant encodé
dans l’étiquette de silicium de la bouteille qui informe à son tour l’eau contenue.

Les tests approfondis réalisés par les scientifiques de l’Institut allemand d’électro-photonique de Berlin en utilisant entre autre un appareil photo Kirlian, ont montré une augmentation du champ bio-énergétique humain d’environ 12%, une diminution du stress d’environ 25% après avoir bu de l’eau potable informée par la bouteille i9 par rapport à de l’eau provenant d’une bouteille
en verre ordinaire.

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La fleur de vie

Boire de l’eau informée par la bouteille i9 influence positivement notre bien-être général, contribue à accroître notre vitalité et notre capacité à lutter contre le stress, la maladie et tout autre facteur nocif à notre santé et notre équilibre.
L’eau informée a également un impact très positif sur les animaux et les plantes.

Afin de pouvoir également bénéficier de la chromothérapie, labouteille i9 est disponible en 9 versions aux couleurs lumineuses, informant également l’eau en fonction des besoins individuels et des chakras à renforcer.

Plus d’information sur les sites :
www.i9bottle.fr
www.cristalange.com/bouteillei9
Revendeurs :
corinne@cristalange.com

Méditation de l’Eau

 

Je vous propose une méditation-visualisation sur le thème des quatre éléments que sont l’air, le feu, la terre et l’eau. Je les ai écrit moi-même Siannan ,  inspirée par mes ressentis et expériences, ainsi que d’autres méditations de divers auteurs que j’ai pratiquées, comme celles issue du livre The Spiral Dance de Starhawk’s Website 

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Vous pourrez à votre tour l’adapter pour vous l’approprier. Il s’agira de lâcher prise, de porter son attention aux sensations, sous forme d’images, de sons, de goûts, de sensations tactiles ou d’idées. 

Nous avons tous des sens privilégiés par rapport aux autres, la visualisation est la plus courante, mais si vous ne parvenez pas à visualiser, ne vous inquiétez pas et appuyez-vous sur les autres sens qui sont plus développés chez vous . 

Pour les pratiquer, plusieurs méthodes s’ouvrent à vous. Vous pouvez soit lire le texte en réalisant la méditation ; soit le lire et le mémoriser, puis expérimenter les yeux fermés ; soit l’enregistrer, ou demander à quelqu’un d’autre de vous le lire. Dans tous les cas, allez très lentement, laissez le temps aux sensations d’émerger. En expérimentant vous trouverez la méthode qui vous convient le mieux.

Installez-vous dans un lieu sécurisé, où vous ne serez pas dérangé. Débranchez les téléphones et toute autre source de distraction. 

Vous pouvez vous installer devant votre autel habituel, créer un autel en lien avec l’élément, en associant couleurs et symboles, vous pouvez utiliser selon vos souhaits bougie, encens etc. Idéalement vous pouvez aussi aller dans un lieu avec une forte présence de l’élément (au bord d’un cours d’eau, au soleil, allongé par terre, dans un endroit venteux etc.), mais évitez les lieux fréquentés, et où vous ne vous sentiriez pas en totale sécurité. 

Vous pouvez selon vos habitudes tracer un cercle, ou demander à une divinité protectrice de veiller sur vous pendant la méditation. S’il vous arrivait de ressentir des sensations désagréables, de vous trouver dans des situations effrayantes, vous pouvez à tout moment sortir de la méditation en vous reconnectant à ce qui vous entoure, au concret. 

Pour chacune des méditations, commencez par trouver une position confortable, en gardant le dos droit. Vous pouvez vous tenir debout, assis, ou allongé.  Vous allez laisser vos préoccupations quotidiennes, vous pouvez imaginez les mettre dans une boîte, ou sous forme d’un manteau que vous enlevez. 

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Méditation de l’eau

 

Pensez à l’eau sous toutes ses formes.

L’eau que vous buvez. 

L’eau qui compose votre corps : votre sang… l’eau dans chacune de vos cellules… votre salive… vos larmes… 

L’eau du placenta dans lequel vous avez baigné lors de votre vie foetale, cette eau qui vous entourait, vous maintenait au chaud et en sécurité. 

Pensez à la pluie. Écoutez le bruit des gouttes qui tombent… Ressentez l’eau couler sur votre corps.

L’eau du ciel abreuve la terre, et permet à la vie végétale et animale de se développer. Imaginez l’eau d’un lac, immobile. Ressentez ce calme en vous. 

Visualisez maintenant un ruisseau. Voyez le cours d’eau, et sentez-vous entraîné-e par le courant. Laissez-vous complètement aller, abandonnez toute résistance, et expérimentez la fluidité de l’eau, qui contourne les obstacles… 

Le ruisseau devient une rivière…

Vous êtes entraîné-e vers la mer.

Sentez l’eau salée autour de vous. Elle vous purifie. 

Voyez les vagues se former, le mouvement de montée et descente. Laissez-vous entraîner par les vagues. Vous montez et descendez au rythme de vos inspirations… A présent vous êtes entraîné-e dans les profondeurs de l’océan. 

Tout est sombre, grouillant de vie. Vous croisez toutes sortes de créatures étranges. Vous êtes l’océan, c’est vous qui portez et nourrissez toutes ces formes de vie. Percevez les esprits de l’eau, les ondines…

Envoyez-leur des offrandes et de l’amour sous la forme de sons «om». 

Vous pouvez poser des questions aux ondines, comme à quoi ressemblent-elles,

Comment guérir les blessures émotionnelles,

Comment agir sur les relations humaines,

Ou encore comment s’ouvrir à l’amour de la vie ?

Ouvrez vos sens et laissez venir à vous les sons, les sensations, les images…

Remerciez les ondines, et dites-leur au revoir. 

Sentez que vous remontez des profondeurs de l’océan, jusqu’à la surface. Prenez conscience de votre souffle, puis de votre corps et de ce qui vous entoure. 

Passez les mains sur tout votre corps comme pour vous épousseter pour achever la méditation. 

Prenez quelques grandes respirations. Focalisez toute votre attention sur ces respirations, et les mouvements qui l’accompagnent naturellement. Vous pouvez visualiser chaque partie de votre corps l’une après l’autre. 

Lorsque vous vous sentez calme et détendu-e, commencez la méditation. Une fois la méditation finie, je vous conseille de noter ce que vous avez vécu, avant que les « ombres » ne se dissipent… 

par Siannan

 

Renaître dans l’eau

 

Quelle est la démarche des êtres que j’accompagne?
Se réconcilier avec le monde de l’eau dans la sécurité et le plaisir, affrontant les peurs d’y plonger malgré de profondes motivations. Ils vont réaliser d’une façon qu’ils n’imaginaient pas ce que veut dire être au bord de l’eau, dans l’eau, sur l’eau, sous l’eau et enveloppé par l’eau, mais aussi la joie de barboter ou la fluidité de nager et pour certain développer l’aquacité.

Mon accompagnement se fait dans un bassin de balnéothérapie à 35°, d’un mètre vingt de profondeur. Cette température de 35° et le peu de profondeur permettent de travailler en douceur et sécurité la détente sur tous les plans, physique, émotionnel et mental. Cette détente permet l’émergence spontanée des mémoires (vie intra-utérine, émotion refoulée, mémoires en relation à l’eau). Dans cette détente, l’être s’ouvre et s’offre. L’accompagnant se doit d’être centré. C’est souvent le défi inconscient pour les groupes de détente dans l’eau.

Je commence mes séances en demandant à la personne quelle est son intention, ce qui lui permet de se choisir dans son processus d’accompagnement à elle-même.

renaitre dans l'eau

Prenons l’exemple de Jeannette :
C’est une femme enracinée dans sa vie et sa relation aux autres qui a déjà beaucoup guéri son histoire personnelle. Elle vient avec l’intention d’arriver à se relaxer dans l’eau allongée sur le dos. Elle veut arriver à faire la planche. Je lui explique et je la rassure qu’à aucun moment elle n’aura le visage dans l’eau. Je l’assure que je la tiendrai toujours par au moins une main et qu’elle m’entendra, bien que ses oreilles soient dans l’eau. Je l’invite à fermer les yeux afin de tourner son regard vers l’intérieur et à respirer naturellement par la bouche. Je lui explique que cette respiration par la bouche lui permet de ne pas être happée par la panique ou l’appréhension. Elle se mobilise ainsi dans la présence à elle-même et évite ainsi de se retirer de l’émotion et même pour certaines personnes de se retirer du corps.

J’explique à Jeannette qu’elle va rentrer dans l’eau et faire le tour du bassin afin de définir son territoire de sécurité. Je lui donne des pistes qu’elle pourra adapter quelque soit le lieu (piscine, mer, rivière, lac ) : la profondeur du lieu, sa dimension, la barre de sécurité ou la taille des rebords de la piscine, la température de l’eau, la zone de baignade surveillée…

Jeannette peut ainsi commencer à construire les bases de sa sécurité en prenant en charge son territoire d’exploration et de détente. Seulement alors je l’allonge sur le dos, une main sous la nuque et une main sous les reins. Dès que j’allonge Jeannette, elle s’agrippe à moi et à la barre du rebord de toutes ses forces. Elle a les yeux grand ouverts et m’implore de ne pas la lâcher. Son corps est raide comme un bout de bois.

Je lui dis et lui fais sentir qu’elle est totalement soutenue. Je ne bouge plus jusqu’à qu’elle s’assure de ses prises et de ses repères dont le bord du bassin, ses appuis sur moi, notre contact visuel, mon soutien concret, sa tête hors de l’eau.
J’approfondis alors mon état intérieur d’enracinement et de présence. Jeannette ferme finalement les yeux. Je l’invite à sentir où sont les tensions et comment est sa respiration.

Je l’invite à dire ses peurs et ses émotions. En fait je l’invite à prendre conscience d’elle-même et de ce qui s’exprime en elle. Elle me partage que de s’allonger dans l’eau la panique car elle se sent tomber, basculer au plus profond et perdre tous ses repères Elle est alors totalement déracinée. Elle pose ainsi sa conscience sur cette panique qui l’envahit telle une déferlante et l’oblige à se cramponner à moi et à la barre. Je sais qu’elle ne pourra lâcher la panique que si elle en prend conscience sans s’y identifier. Le territoire de sécurité installé précédemment devient sa ressource.

Jeannette m’amène à un point important de mon accompagnement.
Dans l’eau, sous l’eau tout au fond de l’eau, il y a toujours la Terre. Au fond de la piscine, au fond du lac, au milieu de l’océan en son point le plus bas, la Terre est là. Nous sommes sur la Terre. C’est un moment clef pour l’être que je peux approfondir si nécessaire par la conscience que les oiseaux sont eux aussi enracinés, comme les dauphins d’ailleurs.

Pour moi cette compréhension intime a été une sorte de révélation. J’ai pu réunir en moi l’eau et la terre.

Je fusionnais avec l’eau et je refusais la Terre et les humains. Je me voyais un peu un dauphin perdu parmi les humains. Dans cette intégration de l’eau sur la Terre, je me reconnais dauphin parmi les miens humains.

Je fais ressentir et visualiser à Jeannette ses racines ancrées dans la Terre et Jeannette ne se sent plus flotter ou perdue au milieu d’un vaste espace inquiétant, mais dans un contact intime avec la Terre-Mêre. Cet enracinement est une clef essentielle pour ceux qui ont peur de ne plus avoir pied, peur du noir dessous… Jeannette se détend et plonge dans une relaxation profonde. Je l’invite à percevoir si son corps flotte, ou si c’est plutôt l’eau qui la porte… C’est une sensation très sécurisante de ressentir que l’eau nous porte. Monte alors le défi habituel de ce moment où la personne est portée sans aucune sollicitation extérieure : être simplement présent à soi-même. Jeannette elle, rentre dans un état profond de bien-être, jusqu’à s’approcher de quelque chose comme le « Je Suis » car elle a l’habitude des états méditatifs. Pour terminer avec Jeannette, sa plus belle expérience a été, à notre troisième séance, de découvrir d’autres repères spatio-temporels et de laisser exploser sa joie dans une roulade avant et une roulade arrière.

Me revient aussi Colette. Une fois qu’elle a traversé l’inquiétude d’être dans les bras d’un homme jeune à qui faire confiance, je l’ai invitée à accueillir ses émotions. Cette quinquagénaire m’a confié alors que jamais sa mère ou quiconque ne l’avait tenue dans les bras avec autant de douceur et de justesse. Elle s’engageait en rentrant de prendre son grand fils dans les bras.

Il m’est important d’aborder aussi le passage au-dessus de l’eau / au-dessous de l’eau que j’appelle dessus/dessous.
J’accompagne régulièrement des personnes à réconcilier toute la sphère ORL dans le passage dessus/dessous. C’est un processus par étape, face à face, où nous nous tenons les mains et palier par palier, la personne va mettre sa tête sous l’eau en travaillant sur l’inspir/l’expir. Une séance d’une heure suffit souvent pour traverser cette appréhension de mettre la tête sous l’eau…

Pour ceux-là, j’enchaîne par la suite logique pour moi de la phase dessus/dessous :
s’allonger sous l’eau.

Prenons Claire. Je vérifie que Claire n’a pas de mémoire ou de traumatisme d’avoir était amenée ou poussée de force sous l’eau.

Je lui demande de souffler pour pouvoir descendre. Traversés les appréhensions et les doutes, Claire n’en revient pas de réussir à s’allonger sous l’eau. Je l’invite à aller plus loin en lâchant de l’air une fois au fond afin de se stabiliser. Claire me partage sa stupéfaction de la grande détente qu’elle ressent. Plus Claire se détend, plus elle reste au fond et plus elle y a de plaisir. Claire exulte de raconter ce qui est un exploit pour elle à son mari et à ses enfants. Sa séance se termine comme une renaissance à l’eau où elle se sent pour la première fois accueillie sur la Terre dans son entièreté. Il me revient Mathieu, moniteur de plongée, étonné de se rendre compte qu’il n’arrivait pas à s’allonger sous l’eau. Il accepte de suivre mes étapes. Il finit par s’allonger et peut s’y détendre profondément. Il remonte alors les yeux remplis de lumière, émerveillé et stupéfait du temps resté au fond et d’un bonheur nouveau qu’il a trouvé d’être sous l’eau, avec l’eau. Tout simplement, calme, allongé, sans bouger, sans effort, juste présent à lui, il a pris conscience de cette matrice aquatique finie et infinie. Mathieu a eu l’humilité de lâcher sa connaissance du milieu marin pour expérimenter cette expérience intime de l’eau.

Ceci est ma plus belle des récompenses et le dauphin en moi se réjouit de partager l’intimité avec l’eau.

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Patrick Ferrer
Moniteur de plongée. Connecté énergétiquement aux dauphins et aux cétacés.
Anime des stages de développement personnel et un groupe d’hommes.

Patrick Ferrer – 33, rue des Lilas 75019 Paris
Courriel : dbellego.pferrer@wanado.fr
Rubrique Patrick Ferrer dans le site : www.tantradianebellego.com

Le Jardin Zen

 

Dans la conception du jardin Zen l’homme ne domine pas la nature mais s’y conforme et s’y intègre Une composition subtile et naturelle Les plus célèbres jardins Zen se situent au Japon et le plus connu d’entre-eux est, sans conteste, le jardin de pierre du temple Ryoanji à Kyoto qui fut aménagé en 1499 et qui est simplement composé de pierres moussues au nombre et au rythme de sept, cinq, trois disposées sur du sable blanc harmonieusement ratissé.

Ces rochers représentent symboliquement les « Iles dans la grande mer », « les sommets de montagne dans la mer de nuage » ou « la tigresse traversant un lac avec ses petits » sinon « les seize Rakkan (Arharts ou moines bouddhistes) déambulant et méditant »suivant l’endroit où l’on se place pour observer ou méditer.

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La tradition populaire affirme à ce sujet qu’il existe en fait seize pierres et non quinze car une des pierres de la composition demeure toujours invisible et ceci quel que soit l’endroit où on se place. Même un survol du jardin ne fait apparaître que quinze pierres et les moines refusent toujours de donner tort ou raison à cette hypothèse. Mais, il s’agit ici d’une expression artistique et symbolique poussée jusqu’à l’extrême comme seuls les Japonais savent le faire.

Originellement le jardin Zen est né en Chine où il servait tout simplement de lieu de méditation et de pratique aux moines. La plupart des monastères étant situés en montagne, il fut pris l’habitude d’utiliser des rochers pour agrémenter le lieu de méditation qui était souvent fort restreint en raison de la conformation du terrain. Ce jardin était aussi très généralement le lieu où se trouvait le puits ou une réserve d’eau. Lorsque le Chan originel se fit connaître en Corée sous le nom de Sôn puis au Japon sous le nom désormais plus connu de Zen, entre le septième et le neuvième siècle, la tradition d’utiliser des rochers et des pièces d’eau se transmit également. Au Japon, ces jardins de temple (Tei ou Niwa) s’agrémentèrent des compositions particulières à la religion locale qu’est le Shinto.

On y retrouve donc des lanternes de pierre (Ishi Doro), des tablettes votives dédiées aux divinités de la nature (Kami) ainsi que des portiques (Tori) qui les caractérisent et les différencient des jardins d’origine. Mais, la réelle particularité de ces jardins est une conception philosophique particulière où l’homme ne domine pas la nature mais y participe harmonieusement. Le jardin, considéré comme une création humaine par excellence, ne s’oppose donc pas à la nature mais s’y intègre harmonieusement tout en réduisant celle-ci à des proportions plus humaines. Le jardin doit donc se présenter comme un paysage naturel, sinon idéal, où l’art de la composition doit s’effacer au profit de l’image que l’on se fait de la représentation symbolique d’un lieu de séjour divin.

Le jardin est donc l’emplacement où on honore les divinités de la nature comme l’autel familial est celui où on honore les divinités ancestrales. Il est donc avant tout un microcosme servant à retenir les énergies subtiles et bénéfiques qui, petit à petit, viennent l’habiter. Peu importe sa taille car une simple pierre peut alors se transformer en lac ou en montagne au gré de la composition. Le jardin joue donc un rôle essentiel d’espace intermédiaire entre le sacré et le profane, l’invisible et le visible, le subtil et le grossier, l’interne et l’externe. Il permet, par exemple, de passer de l’extérieur, la cité, à l’intérieur, le foyer donc du public au privé et, ce faisant, de se dépouiller des contraintes excessives de la société et de la pollution. C’est littéralement « l’harmonie du vide médian » dont parle Laozi (Lao Tseu) au chapitre XV du Daodejing (Tao Te King) le « Traité de la Voie et de son Efficace » D’où on peut conclure, un peu à la japonaise, que « L’Harmonie c’est l’Efficace ! » Et l’efficace se doit d’être « simplement » utile.

Le jardin permet donc de se purifier puis de se régénérer avant de passer le seuil de la maison. Ce rôle est particulièrement important dans les « jardins de thé » (Roji) qui mènent aux « pavillons de thé » où s’effectue la cérémonie traditionnelle du thé (Chado ou Cha No Yu). L’énergie bienfaisante et naturelle du jardin pénètre dans la maison par l’intermédiaire des fameuses compositions florales de l’Ikebana, essence même du microcosme…

Quelques règles essentielles Les jardins japonais surprennent toujours quelque peu les visiteurs qui ne savent pas toujours où poser les pieds. Comme il existe un art de la composition des jardins il existe également un art de les regarder et de s’y promener. La première caractéristique est que ces jardins disposent souvent d’un « tapis de pierre » (Ishidatami) qui permet, tout simplement, d’y marcher sans avoir à se salir les pieds. Jadis, la plupart des japonais de la bonne société portaient des socques de bois à hauts talons (Geta) qu’ils laissaient à l’entrée de la maison ou, s’ils étaient d’un rang moindre, des sandales de paille.

Dans un cas comme dans l’autre cela se révélait très glissant sur un sol meuble. Il fut donc pris comme habitude de réaliser comme un gué de pierres qui traversait le jardin en suivant ses courbes et en les accentuant. Ce dallage se devait, évidemment, de paraître le plus naturel possible tout en faisant en sorte que l’eau puisse s’écouler sans provoquer de flaques inharmonieuses. Il s’agit donc d’un chemin sinueux qui relie les diverses parties du jardin entre-elles et communique tant avec l’extérieur qu’avec l’habitation et les éventuelles dépendances.

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Ce « tapis de pierre » doit simplement permettre, dans un espace généralement rfestreint, de rendre la promenade la plus longue et la plus agréable possible. Certaines pierres servent au simple passage tandis que d’autres incitent à marquer une pause. La disposition harmonieuse de ce tapis de pierre incite donc à un rythme particulier au jardin. Les pierres destinées à marquer une pause permettent de contempler l’ensemble du jardin ou, au contraire, une composition particulière comme la margelle d’un puits sur laquelle repose une louche de bois destinée à recueillir l’eau, un ensemble de rochers et de mousses, une lanterne de pierre ou un minuscule étang.

Les arbres ne sont pas exclus, au contraire, de ces compositions mais sont mis en valeur par le choix des essences et une taille très particulière que l’on retrouve dans la pratique des Bonsaï (arbres miniatures) (Benjin en chinois -littéralement « racines en pot » ) qui étaient originellement destinés aux minuscules jardins entretenus par les moines des montagnes (Yamabushi). Les bouleaux et les érables (liquidembar) y sont particulièrement appréciés ainsi que les arbres fruitiers dont la floraison est attendue avec la plus grande impatience.

Le prunier et le cerisier en fleur sont, ainsi, devenus les emblèmes du Japon médiéval et de son romantisme guerrier. Ne dit-on pas que le Samurai, comme la fleur du cerisier au printemps, ne vit que pour un l’instant ultime où il tombe emporté par le vent divin (Kamikaze) de l’histoire ?
A vrai dire seuls les Japonais ont pu imaginer, à cet effet, de créer par sélections successives, des arbres fruitiers ne produisant surtout aucun fruit qui serait venu, malencontreusement, tacher les pierres du jardin. Ainsi des variétés japonaises de cerisiers ne produisent, surtout pas, de cerises !

Les diverses parties du jardin représentent symboliquement des étapes qu’il convient de franchir les unes après les autres et dans un ordre précis pour parvenir, petit à petit, à l’illumination ou, au moins, à la sérénité. On escalade donc une montagne minuscule comme on enjambe une rivière ou qu’on traverse un lac grâce à une pierre plate qui suggère un pont.
Lorsqu’il existe un pont, en dos d’âne comme il se doit, celui-ci ne sert qu’à empêcher les esprits malfaisants de se déplacer en ligne droite tandis que le portique (Tori) de bois coloré en rouge ne se situe surtout à aucune entrée et moins encore à une quelconque sortie ce qui serait d’un vulgaire affirmé. Il ne marque que le passage des divinités (Kami – littéralement « Feu » (Ka) et « Eau » (Mi) familières à l’endroit) or, celles-ci ne pourraient entrer ou sortir puisqu’elles sont partout présentes.

Feu et Eau (Kami en japonais) correspond à Li Kan en chinois (trigrammes du Feu et de l’Eau). Enfin, des barrières ou des haies, parfois simplement constituées de quelques bambous, permettent de situer des limites abstraites et, paradoxalement, d’agrandir le lieu par un jeu subtil d’ombres et de lumières. En fait ce qui caractérise le mieux ce type de jardin est l’extrême économie de moyen qui permet, malgré tout, de suggérer un espace à la fois restreint et infini utilisant le symbole et l’abstraction pour mieux synthétiser la nature dans ce qu’elle a de plus harmonieux.

Le jardin est donc composé tant pour le spectateur ou le promeneur que pour la nature elle-même qui s’y reflète sans contrainte. On est donc à l’opposé du jardin à la Française et de sa rigueur cartésienne.

Source http://tao-yin.fr/preceptes-des-maitres-du-poing-de-linterne/

L’ARBRE AU FIL DE L’EAU

 

imagesLa plante a besoin d’eau pour vivre, et développe de multiples stratégies pour la capturer et la stocker à proximité le plus longtemps possible. Injustement suspectés de “consommer“ de l’eau, les végétaux sont garants d’une ressource en eau de qualité et participent à activer les flux et le cycle de l’eau.

Comme l’ensemble des êtres vivants, l’eau est indispensable à la vie de l’Arbre. L’arbre n’est capable d’absorber les minéraux du sol que s’ils sont solubles et donc transportés par l’eau. Ainsi les racines absorbent par le truchement de mycorhizes cette solution qui va alimenter le flux de sève brute montant jusqu’aux parties aériennes, où une partie de l’eau va s’évaporer par les stomates des feuilles. Cette transpiration génère un phénomène d’aspiration qui permet à la sève brute de “monter dans l’arbre“ et de réguler sa température. Au niveau des feuilles, la photosynthèse permet à l’arbre de fabriquer des sucres en utilisant l’eau du sol, le dioxyde de carbone (CO2) de l’air et l’énergie solaire. Ces sucres ajoutés à la sève brute vont constituer la sève élaborée qui va nourrir l’arbre. L’eau ne fait que passer et seule une partie est temporairement fixée par l’arbre. Au contraire l’arbre va synthétiser de l’hydrogène (H) et de l’oxygène (O) pour faire de l’H2O : environ 500 l pour une tonne de bois produit ! (d’après les travaux de Zimmer & Wegener – 1996). L’arbre est ainsi producteur et non pas consommateur d’eau, et en plus il la stocke.

La première action de l’arbre consiste à stocker l’eau. Son houppier capte l’eau de pluie qui ruisselle jusqu’aux racines tandis que la base de son tronc et ses branches basses forment un barrage à l’eau qui ruisselle sur le sol, l’obligeant à ralentir et à pénétrer en profondeur sous l’arbre, aidée par les drains naturels que forment les racines. Ainsi, l’arbre se garantit une réserve d’eau assimilable en cas de besoin.

> 50 mètres linéaires de haie peut intercepter 250m3 d’eau.

> La végétation capte 25% de l’eau des précipitations. Puisant également dans les réserves du sol, elle rejette 38% de l’eau des précipitations. 1% seulement de l’eau captée sert à l’élaboration de la matière végétale.

En assimilant cette eau stockée, les racines captent également une partie de l’azote ou du phosphore en surplus provenant des cultures en amont. Cette action de prélèvement et de filtre s’effectue de la surface en profondeur, bien au-delà de l’action de la strate herbeuse, sur un volume de sol conséquent prospecté par les racines et mycorhizes.

Une haie peut absorber 85% de l’azote lessivé provenant des cultures ramenant une teneur en azote de 40mg/l en amont à 6mg/l en aval de la haie

Telle une véritable pompe à eau solaire l’arbre va remonter cette eau jusqu’aux feuilles ou une grande partie va être transpirée. L’eau du sol se retrouve en quelques heures sous forme de vapeur qui vient ainsi hydrater l’atmosphère.

Un arbre évapore environ 2500 tonnes d’eau dans l’atmosphère en 100 ans. Cela en fait un recycleur d’eau et un climatiseur exceptionnel.

L’arbre protège le sol, principal réservoir d’eau potentiel : l’effet “parapluie“ limite l’impact des précipitations en dispersant les flux d’eau ; l’effet “parasol“ abrite du rayonnement et diminue la chaleur, ce qui réduit considérablement l’évaporation.

Travailler sur l’eau c’est considérer les cours d’eau bien sûr mais aussi les parties plus en amont sur lesquelles l’eau ruisselle, stagne, se disperse ou s’infiltre, en gardant à l’esprit que les actions les plus en amont auront des répercussions directes et inévitables, positives ou négatives, sur les parties en aval.

Une conscience des rythmes du vivant

 

photo pleine lune1Patrice Levallois, l’un des créateurs du Jeu du tao de la santé et du mieux-être avec Patrice Van Eersel, Sylvain Michelet et Daniel Boublil (Albin Michel- Taovillage, 2009). (Voir aussi le site taovillage.com), trouve dans l’esprit de ce courant deux principes qui l’accompagnent et éclairent sa route depuis des années : « Le premier est qu’en vivant simplement ici et maintenant, comme nous y invite la voie du tao, je prends conscience que la joie et l’amour sont à l’intérieur de moi et que je n’ai pas d’effort à faire pour accéder à eux. Second enseignement : la vie, comme notre nature, est foncièrement duelle, elle est faite de yin comme de yang. À nous de ne pas transformer l’opposition qui enrichit en affrontement qui détruit. »

Même interprétation chez Diane Dreher, chercheuse au Spirituality and Health Institute de Californie, aux États-Unis : « Il nous ramène en douceur à la sagesse de la nature et de ses rythmes, et nous aide à découvrir la richesse de notre propre nature, l’alternance des marées, les phases de la lune, la succession des saisons de notre vie », écrit-elle dans Dix Leçons pour être forte et sereine, le tao de la femme de Diane Dreher (Payot, 2010). Se laisser porter par le courant de la vie, s’ouvrir et sourire à sa beauté… Ce n’est pas un hasard si les adeptes du tao résument souvent son enseignement en deux mots : sérénité et simplicité.

Dompter ses dragons intérieurs

Pour trouver la paix et l’harmonie en soi et autour de soi, mieux vaut, selon le tao, être à la fois souple, mesuré et déterminé. Didier Gonin, auteur de Réussir sa vie avec le tao (Albin Michel, 2007), nous propose quatre expériences à tenter pour un quotidien plus serein.

Agir dans l’eau

« L’homme du bien suprême est comme l’eau » Tao-tö-king, chapitre 8.
L’eau est, dans le tao, le symbole de la « bonté agissante », la parfaite illustration de la passivité active. Symbolisée par le yin, elle nous enseigne que, dans les situations de conflit ou d’impasse, les passages en force, les affrontements brutaux sont souvent aussi vains que grands consommateurs d’énergie vitale. Ils affaiblissent l’être tout en lui donnant l’illusion du contrôle et de la puissance. Agir comme l’eau signifie faire le calme en soi et analyser le problème sous toutes ses facettes de manière à contourner l’obstacle. Cela peut être suspendre momentanément l’action, avoir recours à des outils et à des cheminements inhabituels, ou encore faire marche arrière et s’interroger sur le bien-fondé de son objectif ou de sa stratégie. C’est ainsi que l’eau, calme et entêtée, se fraye son chemin et atteint son but sans efforts superflus.

Etre un exemple

« Le sage embrasse l’Un, devenant un modèle, il ne s’exhibe point et du coup resplendit » Tao-tö-king, chapitre 22.
« Embrasser l’Un » veut dire cesser de vivre dans la division et réunir, en soi et en conscience, les oppositions naturelles : yin et yang, agir et non-agir, ombre et lumière… Une fois unifié, dans l’acceptation mais non dans la complaisance de sa dualité, il ne s’égare plus et ne juge plus. Ainsi, les autres, apaisés par sa paix, confiants dans ses paroles (il fait ce qu’il dit) et réconfortés par sa bienveillance (il n’accuse pas les autres des faiblesses qu’il sait être aussi les siennes), non seulement ne l’agressent pas, mais recherchent sa compagnie et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pour le tao, le sage n’est pas le surhumain, mais l’humain pleinement conscient de sa nature, de ses forces et de ses faiblesses, et qui essaie de faire cohabiter en équilibre ses deux polarités.

« La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant »

Questions à Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et analyste reichien

Passionné par les thérapies énergétiques, Gérard Guasch s’est initié très jeune à la médecine chinoise (acupuncture) et au taoïsme. Disciple de maître Tian Chen Yang, il appartient à la vingt-cinquième génération du courant taoïste « La porte du dragon » (Long Men). Il est engagé depuis plus de trente ans dans cette voie, qu’il enseigne dans le cadre de cercles taoïstes baptisés « Le tao du coeur ». Et l’auteur de Vivre l’énergie du tao, traditions et pratiques (Presses du Châtelet, 2010) et, avec Anne-Marie Filliozat, d’Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel, 2006).

Psy : Qu’est-ce que le tao a changé dans votre vie ? 
G.G. : Sans doute moins de jugements, sur moi et sur les autres, et plus de bienveillance et de simplicité. Le tao m’a aussi incité à prendre davantage soin de mon équilibre et de mon harmonie intérieurs, à jouir pleinement de ce qui « est » au lieu d’en vouloir toujours plus, à ralentir au lieu de courir. S’abandonner au tao, c’est pour moi apprendre à faire le vide dans son coeur pour qu’il soit toujours accueillant. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé, au fil du temps, mon regard d’enfant, confiant et émerveillé.

Comment intégrez-vous le tao à votre pratique ? 
G.G. : Essentiellement dans ma façon d’être, par la présence et l’écoute, par l’intérêt constant que je porte aux manifestations énergétiques chez l’autre, mais également par l’usage de pratiques que je transmets à mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur bien-être, des méthodes de respiration ou des techniques de contrôle de l’éjaculation, par exemple. J’utilise aussi l’acupuncture et d’autres approches traditionnelles pour équilibrer les énergies qui alimentent le corps et l’esprit. Car, dans le tao, une bonne santé, c’est une circulation harmonieuse du qi, l’énergie vitale.

Le taoïsme est aussi une spiritualité, comment la vivez-vous ? 
G.G. : Pour le tao, nous sommes les filles et fils de la terre et du ciel, et nous devons maintenir en nous l’équilibre énergétique de ces deux pôles, le yin (non-agir) et le yang (agir). Pour cela, je médite deux fois par jour, je pratique le qi gong et, dans la journée, je me mets autant que possible en « attitude méditative ». Chaque mois, nous méditons entre amis, les séminaires que j’anime sont une occasion de méditer en groupe. Je célèbre aussi des rituels d’offrande à l’occasion d’un changement de saison, d’une naissance ou d’un événement spécial, ce sont des moments propices pour honorer la vie et la source de vie qu’est le tao. Enfin, je lis et relis les textes classiques qui m’aident à ne pas perdre de vue mon objectif : cultiver le tao, c’est-à-dire l’amour de la vie, et le manifester dans mon quotidien.

source psy.com

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