Archives pour la catégorie Le Monde de l’EAU

Le lien entre corps, émotions et eau

 

 

Nassrine Reza, intuitive médicale et thérapeute, répond à nos questions concernant la nutri-émotion, une méthode de guérison qui considère les troubles corporels comme liés au psychisme, par l’intermédiaire de nos émotions et de notre apport en eau.

 passagespassages002

Nassrine Reza, fondatrice de la thérapie Nutri-emotion

« Ne cherchez pas les causes de vos déséquilibres physiques dans le corps, mais dans votre système émotionnel ». Voici la phrase étonnante qui apparaît en gras sur la première page du site internet de Nutri-Emotion. C’est la devise de Nassrine Reza, fondatrice de cette nouvelle manière d’appréhender la santé. Nos petites douleurs et mal-êtres, nos dysfonctionnements comme nos maladies graves, seraient causés directement par nos peurs, colères ou angoisses qui conditionnent l’approvisionnement de notre corps en eau. 

Nassrine Reza répond aujourd’hui à nos questions sur le lien entre corps et émotions à travers le taux d’hydratation de l’organisme, ainsi que sur la méthode de soin qu’elle préconise pour accéder à la guérison.

FemininBio : Pouvez-vous expliquer les liens entre émotions et eau ?

Nassrine Reza : L’eau est la première source d’énergie pour le corps, puisqu’il en est essentiellement constitué. Aucune boisson ne peut la remplacer. L’eau ne sert pas uniquement de transporteur et de solvant, mais elle génère de l’énergie hydroélectrique indispensable au bon fonctionnement cellulaire. Notre corps est comme notre voiture : elle ne peut être fonctionnelle si nous ne mettons pas d’essence. Notre corps a besoin d’eau.

Dans une situation de pénurie d’eau, le corps peut être forcé à réduire ou à supprimer certaines de ses fonctions. Cela empêche entre autre la production d’un puissant neuromédiateur, la sérotonine. Elle est directement liée à notre état émotionnel et impliquée dans la régulation de fonctions, telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l’anxiété ou le contrôle moteur.

Mais la quantité de sérotonine dépend également du taux de stress. Plus le niveau de stress augmente plus la sérotonine baisse.

Le manque d’hydratation est-il la cause ou l’effet du dérèglement émotionnel ?

N.R. : L’insuffisance hydrique à moyen ou à long terme peut sévèrement perturber les fonctions physiques, psychiques et émotionnelles. Celle-ci  est autant la cause que l’effet d’un dérèglement émotionnel. L’un engendre l’autre.

S’il n’y a pas suffisamment d’énergie (d’eau) dans le corps pour l’élaboration de sérotonine (gestion de l’émotion), le système émotionnel s’en retrouve irrévocablement affecté. A l’inverse, un traumatisme psychique et donc émotionnel, entraîne la baisse de sérotonine, ce qui fait croître le stress et ce qui diminue réciproquement les ressources hydriques.

Comment ce manque d’hydratation et ce déséquilibre émotionnel se traduisent-ils en troubles de l’alimentation ?

N.R. : Le déséquilibre émotionnel découle indéniablement d’un refoulement émotionnel. Face à un souvenir marquant (traumatisme, sentiment de culpabilité ou d’impuissance, non-dits, honte…) notre psychisme déclenche un mécanisme qui inhibe l’émotion. Un état de combativité en découle.

Confrontée à cette « lutte psychique », la personne expérimente un pic de stress, qu’elle compensera de diverses manières. Pour les personnes atteintes de troubles alimentaires, la nourriture est utilisée  comme un mécanisme de défense face à ce stress. Le besoin compulsif de manger vise à abaisser le niveau de stress en augmentant temporairement la sérotonine, générant un sentiment de bien-être factice et de courte durée. 

Un cercle vicieux s’installe : refoulement émotionnel – stress – prise alimentaire – refoulement émotionnel…

Pouvez-vous nous parler de votre don d’intuition, ses origines et de vos débuts dans la médecine intuitive ? 

N.R. : J’ai toujours été doté d’une grande sensibilité, mais j’en ai pris conscience le jour où ma grand-mère nous a quittés. Dès lors mon intuition s’est affinée, à un tel point qu’il m’était possible de faire des bilans spontanés sur l’état physique et psychique d’une personne.

En soif de connaissance et face à de nombreuses questions, j’ai suivi diverses formations en médecine alternative. Il y a 10 ans, j’ai crée ma propre méthode la Nutri-Emotion, qui met en évidence les corrélations existantes entre les émotions et l’état physique et psychique. Passionnée par l’épigénétique, je poursuis mes recherches avec des spécialistes dans ce domaine.

Comment se passe une séance de nutri-émotion ?

N.R. : Avant de faire une séance, j’offre une consultation informative gratuite par Skype, afin d’expliquer ma méthode et afin de répondre aux premières questions.

La séance débute toujours par un bilan intuitif de l’état de santé qui met en évidence les différentes déficiences physiques, psychiques et émotionnelles et leurs relations réciproques. 

La personne fait également une liste de tous ses objectifs. Cette première étape sert à établir un programme d’eau personnalisé et à définir les moments clés qui permettent à la personne d’accéder à ses buts.

Votre travail se rapproche-t-il d’une certaine manière du travail d’une psychologue ?

N.R. : La Nutri-émotion a des points communs avec le travail d’un psychologue, mais  très peu de temps est investi à l’analyse du problème. Certes, il est important d’en comprendre les raisons, mais il est surtout indispensable de pouvoir y remédier immédiatement lorsque le problème se manifeste. Pour ce faire des outils personnalisés, simples et utilisables dans toutes les circonstances sont mis en place.

Donnez-vous également à vos patients des programmes d’alimentation à la manière d’une nutritionniste?

N.R. : Je ne donne jamais aucun conseil alimentaire, pour la simple et bonne raison que c’est à chaque personne de découvrir ce dont son organisme a besoin. 

Une fois que le rapport à son corps est rétabli, la personne va spontanément se diriger vers les aliments essentiels à son bien-être. Les personnes qui ont suivi des régimes ont souvent des idées préconçues face à un aliment ou une manière de se nourrir. L’objectif est justement de se défaire de ces croyances, afin d’être totalement à l’écoute des besoins réels du corps. 

Vous parlez d’une insuffisance hydrique à la racine de pathologies aussi différentes que le cancer, la dépression mais également l’anorexie et l’embonpoint. Recevez-vous en consultation des personnes atteintes de cancer?

N.R. : La Nutri-Emotion ne remplace aucunement la médecine, mais c’est une approche préventive et complémentaire. Son champ d’application englobe les problèmes les plus divers. Le processus de base est le même pour toutes les formes de déséquilibres, mais de multiples facteurs doivent être pris en compte selon le problème en question. J’ai en effet suivi de nombreux patients souffrants de cancer en collaborant également avec leurs médecins respectifs.

Vous parlez d’une nouvelle philosophie de vie, pouvez-vous développer cette idée ?

N.R. : La Nutri-Emotion ne peut pas uniquement être considérée comme une méthode, car elle engendre une nouvelle approche de la vie. Il s’agit d’apprendre à accueillir les émotions en arrêtant d’investir de l’énergie à la lutte.

La Nutri-Emotion est conçue de manière à ce que chaque personne accède à des prises de conscience spécifiques et, surtout, qui lui sont bénéfiques à long terme. Elle enseigne une manière simple d’accéder à une vie qui nous corresponde réellement.

Quels conseils donneriez-vous à une personne mal à l’aise avec son corps?

N.R. : Le malaise face au corps découle d’un malaise émotionnel. Le corps est uniquement le support d’une émotion refoulée. Observer cette émotion et lui donner le droit d’exister amène déjà à une nouvelle perception.

Le plus important dans notre approche face à une difficulté est donc de ne jamais lutter contre puisque cela déclenche très souvent une détérioration. Un dialogue constructif avec notre mental engendre des miracles. Le soutenir dans ses moments difficiles est capital au changement. On évitera donc de le juger sévèrement. Lorsqu’il se sent mal à l’aise, il faut au contraire lui demander son aide et le remercier d’avance.

S’octroyer des moments de détente est capital pour notre psyché et la régulation du système émotionnel. Porter notre attention sur nos qualités plutôt que sur nos défauts est également un premier pas vers l’épanouissement. Et pour notre corps, la première aide reste l’absorption d’eau plate et pure.

 

image_nass_site2_0L’experte :

Nassrine Reza est née à Zurich et y a passé les seize premières années de sa vie. Depuis son enfance elle est dotée d’une sensibilité particulière, ce qui lui permet de déceler des déséquilibres physiques, psychiques et émotionnels. Cette habilité l’amène naturellement à exercer en qualité d’intuitive médicale et de thérapeute. En parallèle elle suit diverses formations en médecine alternative et crée en 2002 sa méthode La Nutri-Emotion. En soif de connaissances, elle poursuit ses recherches en épigénétique, plus précisément les corrélations existantes entre certaines émotions et des parties spécifiques de l’ADN.  Depuis dix ans, Nassrine Reza accompagne les personnes sur leur chemin de vie et de guérison. Elle offre des conférences, des consultations privées par Skype, des cours collectifs et des séminaires en Suisse et à l’étranger.

Pour plus d’infos, retrouvez Nassrine Reza sur son site Nutri-émotion

L’EAU ET NUTRITION

 

 

Chacun sait que l’eau est bienfaisante pour le corps. Pourquoi alors ignorer qu’elle est essentielle à son bien-être ?

 jyJDtGP7MgNo4_7oPNKTBhgH5BU

Votre corps est comme votre voiture qui ne peut être fonctionnelle si vous ne mettez pas d’essence (d’eau). Celle-ci s’amenuise à chaque fois que votre corps métabolise de la nourriture, à chaque fois qu’il crée de nouvelles protéines, à chaque fois qu’il respire, donc à chaque seconde de sa vie. Certes, il possède ses propres réserves d’eau, mais celles-ci ne sont pas illimitées. D’où l’importance d’éviter la déshydratation, c’est à dire le seuil critique obligeant le corps à réduire ou à supprimer certaines fonctions. En apportant de l’eau à intervalles régulières et de manière ponctuelle, vous permettez à votre corps de maintenir son équilibre.

Le principe est simple : Anticipez les pertes d’eau !

A chaque fois que vous envisagez une activité pour laquelle un apport d’eau est nécessaire (en sachant que toute activité en requièrt !), il est judicieux de boire de l’eau avant. Pourquoi? Lorsque vous envisagez de manger, sachez que votre corps a besoin d’une quantité d’eau non négligeable afin de digérer la nourriture. Si vous lui donnez de l’eau avant de manger, votre corps n’aura pas besoin de puiser dans ses propres ressources hydriques (qui sont insuffisantes chez le 80% des adultes!). Si vous vous apprêtez à faire du sport, soyez également conscient que votre corps va éliminer de l’eau lors de l’effort (transpiration). Donnez-lui donc à boire avant l’activité physique. Lorsque vous êtes sur le point de boire une boisson déshydratante (café, alcool, thé, boissons sucrées et gazeuses), prenez-vous le temps de boire de l’eau avant. Il en va de même pour l’activité mentale et émotionnelle ! Si vous savez d’avance que vous serez dans un moment de stress (qui représente LE facteur engendrant la déshydratation intracellulaire), parce que vous allez à un entretien professionnel par exemple, buvez de l’eau avant. Vous constaterez par vous-même que l’ingestion d’eau amène à un état de relaxation.

Le corps est essentiellement constitué d’eau. Elle représente « l’énergie de prédilection » pour toutes les fonctions, telles que : 

L’ADN : Il a besoin d’un apport d’eau régulier, afin de créer les matériaux nécessaires au bon fonctionnement cellulaire. L’eau prévient des dommages de l’ADN et aide à sa réparation. Les ponts hydrogène jouent un rôle déterminant dans le maintien de la structure de l’ADN.

Le cerveau : Il est composé à 80% d’eau. La déshydratation réduit le niveau de production d’énergie dans le cerveau et elle peut avoir des effets, tels que le manque de concentration, des troubles de la mémoire à court terme, des maux de tête. L’eau aide à la production et à la gestion des différentes hormones.

Un puissant détoxifiant : L’eau permet l’élimination des déchets cellulaires et régule le pH.

Le système immunitaire : L’eau est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire.

La perte de poids : L’être humain est l’unique mammifère qui n’arrive pas à distinguer la soif de la faim. Il est fondamentalement faux de croire que la soif se loge dans une « bouche sèche ». Le symptôme de la faim est avant tout un besoin d’hydratation ! En buvant régulièrement de l’eau, la faim est régulée et les envies de « grignotages » se dissipent naturellement.

Le sang : Il est composé à 95% d’eau. L’eau véhicule les nutriments jusqu’aux cellules de l’organisme et élimine les déchets. Le mécanisme qui régule la pression du sang ne fonctionne plus correctement, lorsque le taux d’eau est insuffisant. Cela peut amener à une augmentation de la pression artérielle.

Œdèmes : Boire suffisamment d’eau permet l’élimination d’oedemes, car l’eau est un diurétique naturel.

Applications :

Aucune boisson, à part l’eau plate et pure, ne remplace les besoins vitaux en eau !

Commencez votre journée en buvant de l’eau plate et pure, si possible 30 minutes avant de manger ou de boire quoi que ce soit d’autre. Cela permet de réhydrater votre corps, qui a été privé d’eau pendant la nuit.

Prenez l’habitude de boire régulièrement (toutes les 2h-2h30) et toujours avant de manger ou de boire autre chose que de l’eau (cela vaut également pour le thé).

Si vous êtes sujet au stress ou si vous pratiquez une activité sportive, buvez davantage.

N’attendez jamais d’avoir soif. La soif est un signal d’alarme et vous avertit que votre corps est déjà en déshydratation.

Le soir avant d’aller vous coucher buvez de l’eau et ayez-en à portée de main pour la nuit.

 

Attention : Si vous n’avez pas l’habitude de boire de l’eau, n’en buvez pas trop au début de votre programme d’eau. Commencez par boire quelques gorgées et augmentez la dose au fil des jours. Si vous avez oublié de boire pendant quelques heures, n’essayez pas de rattraper la quantité oubliée. Permettez à votre corps de décider de la quantité, dont il a besoin. 

 

Observations : Votre corps doit éliminer la quantité d’eau ingérée. Il est important d’observer cela, surtout les premiers jours. Une urine claire (transparente) est signe d’une bonne hydratation. Si au cours de votre programme d’eau votre urine ne s’éclaircit pas, c’est fort probablement le signe d’un déséquilibre.

 

Dans ce cas, veuillez contacter : mail nutri-emotion

Vous avez des questions concernant votre programme d’eau ou vous souhaitez recevoir de plus amples informations ? Merci de nous contacter par mail.

La Nutri-Emotion ne remplace aucunement la médecine. C’est une approche préventive et complémentaire.

Élément d’ EAU

 – Extrait de Les Anges et L’arbre de Vie de Omraam Mikhaël Aïvanhov

 

images (13)L’élément eau est un monde vivant peuplé d’entités très pures. Aussi, que ce soit dans votre salle de bains ou dans la nature, avant de prendre contact avec l’eau, pensez à la saluer avec beaucoup de respect et d’amour et demandez à l’Ange qui la gouverne de vous aider dans votre travail spirituel. La purification n’exige pas des exercices et des rites longs et compliqués. Puisque chaque jour vous avez plusieurs fois l’occasion de vous servir de l’eau pour vous laver, saisissez-vous de ces occasions en sachant que l’eau physique est un point de départ pour entrer en contact avec l’eau spirituelle, qui est l’eau véritable. Même si se laver fait partie des actes les plus ordinaires de la vie quotidienne, il ne faut pas le sous-estimer. Comme manger, dormir, respirer, se laver doit être considéré comme un acte sacré qui peut libérer notre âme. (9 JUIILLET 2003)

 

Vous pouvez vous procurer les livres d’Omraam aux Editions PROSVETA lien http://www.prosveta.com/

 

L’Eau et les rituels celto-druidiques

 

« Pour l’homme pieux, une goutte suffit. Mais l’océan lui-même et ses fleuves ne peuvent purifier le méchant ». 

images (8)C’est en ces termes que l’on présentait à l’apprenti les bains préalables au commencement de l’initiation aux mystères d’Eleusis. Cette assertion est particulièrement révélatrice des attributs symboliques et universels auxquels l’eau est dévolue depuis la nuit des temps, à savoir la purification et l’initiation.

Pour comprendre ce qui fait de l’eau un symbole si essentiel dans tous les rites de l’humanité et un objet de culte si vénéré dans la plupart des traditions du monde, il convient d’en revenir à des considérations tout à fait basiques. L’eau est indispensable à la manifestation de la vie en Abred (terme druidique se référant au monde manifesté dans lequel nous évoluons lorsque nous sommes incarnés). Sans eau, la vie ne peut se manifester dans la matière. Ce n’est par pour rien que les astronomes concentrent leurs travaux sur la recherche de l’eau à la surface des autres planètes, ils considèrent qu’à partir du moment où elle est présente, la vie pourrait se manifester. L’eau est source de vie. 

On ne parle d’ailleurs pas de source d’eau par hasard, ni de sourcier, si proche du terme sorcier, qui suggère un lien particulièrement étroit entre les pratiques cultuelles ou rituelles et les sources d’eau. 

Depuis la nuit des temps, les pèlerinages, troménies et pardons consistent à suivre les énergies telluriques de la Wouivre pour se rendre à une source particulièrement vénérée qui fera l’objet d’offrandes et d’attentions particulières. Le pèlerinage, qui n’est que la mise en pratique dans le monde de la matière de la quête initiatique ésotérique, est ainsi par définition un retour aux sources. Un retour à l’origine, un retour au point d’eau, ou devrais-je dire, au point d’O : ʘ. Partir en pèlerinage, c’est faire le point. Et le point d’eau se rapporte à la conscience du centre du cercle qui est retrouvée, la conscience du centre de l’Etre, c’est à dire de ce qui est essentiel en nous. Les rituels et les célébrations qui rythment le cycle ne sont-elles pas toutes des rayons orientées vers ce centre, ce point d’O, qui n’est autre que le Gwenved  (terme druidique se référant au monde auquel accède l’Etre lorsqu’il est pleinement éveillé) ?

« Où se trouve la Fontaine Sacrée en ton Etre ?
Où se trouve la Fontaine Sacrée de ton Etre ?
Et où se situe la Source qui l’alimente ? 
Et où est l’Origine de cette Source ? »
- Extrait du Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage, Emmanuel -

On m’objectera aisément que c’est au titre d’élément originel, aux côtés du feu, de l’air et de la terre, que l’eau est indispensable à toute vie. L’eau est incontestablement nécessaire à la vie, mais pas suffisante à celle-ci. En effet, les philosophies traditionnelles, dont le druidisme, enseignent que pour voir se manifester la vie dans le monde de la matière, celui de la chair et du quaternaire, il faut la synergie des quatre éléments statiques pour composer le carré et délimiter ainsi le terrain d’expérience. Le cinquième élément Nwyre sert d’agent liant pour la cohésion harmonieuse de ces forces primitives, et instaure la vibration, le cinq, génère la dynamique, le pulsant et autorise la vie à ne pas en rester à l’état de potentialité. Si l’un de ces éléments vient à manquer, pas de vie possible. 

Pourquoi donc attacher d’avantage d’importance à l’eau en tant que source de vie ? De toute évidence parce qu’elle nous constitue à plus de 80%. La vieillesse entraine d’ailleurs une diminution du pourcentage corporel en eau, faisant rimer vieillesse avec sécheresse et jeunesse avec vitalité. La fontaine de jouvence en est l’exemple le plus criant :

« Quand l’arbre et la source apparaissent dans le rêve, c’est que le rêveur se rapproche d’une vie plus sereine, car il s’agit d’une fontaine de jouvence » 
- E.Aeppli -

images (9)

Comment ne pas entretenir un lien privilégié avec l’élément qui nous est quasi-intégralement constitutif ? Comment ne pas imaginer que le retour aux Sources d’Eaux ne soit pas le rituel visant à retourner au plus profond de notre Etre ? A en retrouver l’Essence Sacré et originelle ? 

D’autant plus que les travaux récents du japonais Nasaru Emoto sur la cristallisation de l’eau tendent à confirmer des propriétés inédites de l’eau, en particulier concernant la faculté d’imprégnation des états mentaux qui l’entourent. L’eau, qu’elle soit utilisée pour l’alimentation ou bien comme symbole dans les rituels, doit donc faire l’objet d’une attention minutieuse ; sa provenance, sa pureté et l’environnement auquel elle a été soumise sont des facteurs déterminants qui conditionnent sa qualité et ces données expliquent certainement pourquoi elle est souvent consacrée ou « chargée » par les prêtres de nombreuses traditions alors que les autres éléments ne font pas l’objet de ces pratiques. 

La matière la plus féconde, dit-on, n’est-elle pas le terre-eau ? Il est de coutume dans certains groupes druidiques de procéder à l’appel aux éléments lors de l’ouverture du cercle. Terre, eau, feu et air sont alors placés aux quatre points cardinaux, rappelant ainsi que la délimitation de l’espace sacré, mais terrestre, dans lequel nous évoluons est constitué de ces éléments et c’est leur association, en proportions et en teneurs variables, qui permet de générer toutes les manifestations qui peuvent exister sur terre. Placer l’Eau au Nord en tant qu’attribut principal de la déesse mère ne fait pas consensus, la terre pourrait aussi avoir ce rôle et un certain nombre d’éléments symboliques vont dans ce sens. Elle trouve alors souvent sa place à l’Est, le renouveau printanier étant très lié à l’abondance des averses et des pluies. La question du placement des éléments reste (heureusement) ouverte et gardons en tête Origène : 

« Que tous ceux qui ont le souci de la Vérité s’inquiètent peu des mots et des paroles et se préoccupent plus du sens que de l’expression »

L’eau prête en effet à la souplesse, à l’échange et à la tolérance. Ne dit-on pas qu’il faut savoir mettre de l’eau dans son vin ? C’est entre autre le message de l’arcane de la tempérance. Cela coule de source…

L’eau est omniprésente lorsqu’il s’agit de représenter le voyage intérieur. C’est le cas, par exemple, de Maell Duinn, qui traversant les mers sur son coracle, rencontre différentes épreuves symboliques et initiatiques jusqu’à retrouver l’harmonie et à abandonner toute idée de vengeance ou de colère. L’eau de mer, à la fois origine et aboutissement du cycle de l’eau, est l’eau de laquelle tout provient et à laquelle tout retourne. Impossible de ne pas voir dans la mer, l’image de la Mère, la Déesse-Mère. L’océan aux profondeurs abyssales est à la fois source de richesses infinies et de prospérité mais c’est aussi la source de toutes les peurs et de tous les fantasmes. Nul n’y plonge sans la peur viscérale de l’engloutissement, de la noyade et de la dissipation et c’est à la mer que l’on confie les défunts dans l’Antiquité Celte, comme à la Baie des Trépassés située en Bretagne Occidentale. C’était là que débutait le voyage des désincarnés pour l’Eau-delà…Tels des soleils qui naissent et meurent chaque jour des bras de la Mère, les trépassés,  au crépuscule de leurs vies, partent rejoindre l’Autre Monde la nuit, alors que le soleil l’éclaire. 

En psychanalyse, l’eau a une importance déterminante et est aussi dispensatrice de vie (dans les rêves, les enfants viennent des étangs ou des puits). Elle représente les énergies inconscientes et il faudra passer par l’étape de l’analyse pour les comprendre et les réintégrer consciemment afin de lever les symptômes. Comment ne pas y voir une analogie manifeste avec les processus de la méditation ? Les eaux claires et printanières renvoient à la figure de la jeune fille. Elle correspond à l’anima décrite par Jung comme principe féminin présent dans tout homme qu’on ne peut que rapprocher au premier visage de Kerridwen, celui de la jeune femme de l’Equinoxe de Printemps ou fête du Sommet de Vitalité durant laquelle on célèbre le renouveau de la nature et des forces de vie en Abred. 

La jeune Kerridwen trouve sa correspondance avec la déesse grecque Perséphone, déesse de l’agriculture et de l’initiation. C’est la fille unique de Déméter, vierge du printemps, aimable, douce, et souvent représentée cueillant des narcisses. Ces eaux printanières sont aussi celles de la rosée si chère aux alchimistes, « un vrai remède, un don du ciel pour les yeux, les abcès et les viscères » selon Pline. 

La rosée céleste, recueillie dans des linges, est un élément essentiel dans les opérations alchimiques. Elle rend à l’être sa pureté et comme le constate Yann Brekilien : « Soucieuse de coquetterie, elle [La servante de la ferme] lave chaque matin son visage avec son mouchoir trempée dans la rosée de la prairie, et sait ajuster sa coiffe blanche pour mettre son visage en valeur. » (Yann Brekilien, La vie quotidienne des paysans de Bretagne au XIXe siècle, Hachette, 1966) et c’est probablement à Beltaine, lorsque Kerridwen, sous son visage d’épouse, s’unit avec le jeune dieu, que la rosée céleste a sa place la plus importante. 

Il s’agira d’extraire toute la dimension sacrée de cette union dans la quête du feu lumineux qui nous acheminera jusqu’au solstice d’été. Les eaux noires des marais renvoient quand à elles plutôt à une anima non intégrée, c’est-à-dire à un féminin menaçant, encore très lié à l’image de la Mère. Ce sont les marais de Samain dans lesquels les corps putréfiés se dissocient peu à peu pour se fondre dans le réservoir de toutes les énergies et de toutes les capacités de création, autrement dit la matéria prima, le chaudron de Kerridwen, mais se présentant cette fois sous l’image de la vieille femme qui reprend le vieux dieu couronné en son sein. 

téléchargement (8)Les eaux d’Imbolc, rite annuel dédié à la purification et à la lustration, se rattachent quand à elles principalement à l’enfantement. Le petit enfant, dont la naissance a eu lieu la nuit du solstice d’hiver, s’émerveille dans ce monde qu’il découvre. Mais l’émerveillement est mère de dispersion, et il est important, au cœur de l’hiver, alors que la rudesse du froid et du dépouillement peut prêter l’être à se détourner de sa quête existentielle pour satisfaire à des plaisirs éphémères, qu’Imbolc apparaisse comme un Rappel du sens de notre présence en Abred, formulé au travers d’un rituel de purification dont l’eau initiatrice de Brigantia, déesse des accouchements, en est la médiatrice. Brigantia, à la fois fille et mère du Dagda, aussi habile intellectuellement que techniquement, fut christianisée au Vième siècle au travers de Sainte Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande et sa fête est évidemment célébrée le 1er février. Eaux de mer, de rivière, de source, de marais, elles possèdent chacune leurs attributs spécifiques, faisant parfois l’objet d’une attention particulière lors de certains rites.

Les sources ont cette particularité que leurs eaux viennent des profondeurs, et sont donc patronnées par des divinités souterraines. Toujours liées à la purification ou à la guérison, les sources ont chacune leurs spécificités et font l’objet de cultes bien déterminés. Ce sont des lieux magiques où les êtres mythiques côtoient les nymphes et les fées qui peuvent aider le héros moyennant certaines conditions. Les questions de fécondité y sont particulièrement présentes :

 « Conall et Cernach, d’où viennent ces noms ? Ce n’est pas difficile. Findchoem, fille de Cathbad, femme d’Amorgen, était en « hésitation d’enfant ». Elle rencontra un druide qui lui dit : « Si ma récompense était bonne, tu donnerais un bon fils à Amorgen ». « Tu as raison » dit-elle, « tu auras donc de moi une bonne récompense ». Et le druide dit : « Viens demain à la fontaine et je t’accompagnerai ». Le lendemain matin, ils se rendirent tous deux à la fontaine et le druide dit : « Lave –toi avec cette eau et tu engendreras un fils ; aucun enfant ne sera mois respectueux des habitants du Connaught qui sont la race de sa mère ». La jeune femme but une gorgée d’eau de la fontaine. Avec la gorgée elle avala un ver… » 

- Traité du Coir Anmann ou convenance des Noms traduit par F. Le Roux et CJ Guyonvarc’h - Alanon,
Confrérie des Amis de la Nature (ODAN).
http://odan.demeure-alanon.net/association.htm

L’eau dans l’art

 

téléchargement (2)Dans l’art, le thème de l’eau est abondamment traité au cours des siècles. Omniprésente dans l’univers, à la fois source de vie et d’énergie et symbole riche de significations, l’eau est mainte fois chantée par les poètes et les écrivains. Elle emplit de ses notes parfois suaves, parfois âcres les compositions des musiciens : Hendel avec « Water-Music » ou encore Frédéric Chopin avec « Prélude à la goutte d’eau » qu’il écrit à Majorque lors de son voyage avec George Sand…

L’eau joue de ses divers visages pour être tour à tour douce, salée, fraîche, jaillissante, stagnante, déchaînée, cristalline, sombre… Il est donc naturel que cet élément aux multiples facettes devienne une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. Les représentations iconographiques se classent essentiellement en deux catégories. Tout d’abord, l’eau revêt une dimension allégorique : le fleuve, l’océan, la rivière, la source est personnifié sous les traits d’un homme ou d’une femme. Elle peut aussi devenir l’attribut d’un personnage ou d’une divinité. L’eau fait également l’objet d’une figuration naturelle qui se rapproche plus ou moins du réel. Si elle apparaît limpide et transparente, contenue dans un verre ou un pichet, au sein d’une nature morte, elle est surtout un élément essentiel du décor paysager. Située, dans un premier temps, en arrière plan d’une scène religieuse ou mythologique, l’eau sous la forme d’une mer, d’une cascade, d’un lac ou d’un cours d’eau se retrouve dans de nombreuses représentations du paysage rendu autonome. A la fin du XIXe siècle et surtout au XXe siècle, elle devient pour les artistes un véritable élément de la recherche esthétique.

    Les significations symboliques de l’eau peuvent se réduire à trois thèmes dominants : source de vie, moyen de purification, centre de régénérescence. Ces trois thèmes se rencontrent dans les traditions les plus anciennes et ils forment  les combinaisons imaginaires les plus variées, en même temps que les plus cohérentes.

   Les  eaux, masse indifférenciée, représentent l’infinité des possibles, elles contiennent tout le virtuel, l’informel, le germe des germes, toutes les promesses de développement, mais aussi toutes les menaces de résorption. S’immerger dans les eaux pour en ressortir sans s’y dissoudre totalement, sauf par une mort symbolique, c’est retourner aux sources, se ressourcer dans un immense réservoir de potentiel et y puiser une force nouvelle…

  Une enquête dirigée par Jules Gritti en 1976, pour le centre de recherches sur l’information et la communication (CRIC), et destinée à préparer une campagne pour l’épuration et la régénération de l’eau, a révélé la persistance de la symbolique de l’eau chez les habitants des villes et des campagnes. Tous perçoivent l’eau comme l’élément vital primordial.

Représentations et place de l’eau dans les œuvres d’Art.

Représentation par la matière : Transparence, fluidité, aquarelle

                                                 Opacité , agitation, peinture à l’huile.

Les objets et l’eau :

Transparence : contenants transparents. Créer des séries avec des contenants remplis d’eau teintée différemment selon les contenants. L’eau peut être associée au sable et à l’huile.

Installations : Alignements, empilements, séries d’objets rappelant l’eau, superpositions de bassins.

Travailler à partir d’un bassin rempli d’eau : Travailler ce qui flotte, ce qui coule.

Alignement de cailloux au fond du bassin, faire flotter des écorces ou des branches.

Référence artistique : Nils Udo

images (15)Le parcours de l’eau : Jeux de construction avec des tubes de bambou empilés, ( Jeu du Mikado).

Parcours d’eau colorée avec des tubes souples et transparents.

Objets du patrimoine : Créer des fontaines, matériaux naturels ou pas, des puits.

Travailler sur le patrimoine local pour les puits, sur les fontaines remarquables.

L’eau et le bouddhisme

images (14)La vie de Bouddha est jalonnée d’allusion aux rivières, lacs et fleuves. A la fin de sa révélation, Bouddha rentre dans la pureté et la perfection en se recueillant sous un arbre, près d’une fontaine.

Le Bouddhisme tel que pratiqué au Tibet mêle vie mystique, fées, héros et dieux. Dans le Parthénon des être mythologiques, les fées habitent les grands lacs du centre du Tibet et viennent de temps en temps perturber les humains. Des prières et des cérémonies sont organisés près de ces lacs, pour attirer leurs bonnes grâces. Les poissons de ces lacs ne sont jamais mangés.

Nous ne parlerons pas des religions du Sud Est asiatique, où l’eau revêt un rôle primordial, tant par les actes de purification (bains rituels japonais), que par la volonté de satisfaire le courroux des eaux dangereuses comme la mer ou les grands fleuves.

De même l’indouisme accorde une place prépondérante à l’eau, pour en faire un être sacré, vénéré et lieu de pèlerinage (cf. le Gange). La période des pluies, la mousson, est particulière: les sadhu (pèlerins itinérants) s’arrêtent de voyager, pour s’installer dans les villes et enseigner. C’est également l’époque des fêtes où les démons règnent en maîtres. Par métaphore, les nuages gonflés de pluies, sont opposés aux chaleurs sèches du printemps, et représentent l’ivresse, l’agressivité, la jalousie contenue.

12345...8

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes