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Les secrets de l’eau

 

Loin d’avoir livré tous ses secrets, l’eau reste un mystère pour la science. Toutefois, des chercheurs essaient d’en comprendre la vraie nature. Leurs théories, que l’on retrouve dans le nouveau documentaire Water : le pouvoir secret de l’eau, au cinéma cette semaine, se révèlent extrêmement surprenantes et nous invitent à changer notre regard sur cet élément vital. Et sur nous-mêmes.

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L’eau nous livrera-t-elle un jour tous ses secrets ? Elle recouvre 3/5èmes de la surface du globe et compose environ 70% du corps humain. Toute forme de vie sur terre en est originaire, et subsiste grâce à elle. Nous la buvons, et nous nous lavons quotidiennement avec. Elle nous est extrêmement familière, et pourtant, l’eau demeure un élément mystérieux que nous connaissons peu. A tel point que le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), lors de l’Année mondiale de la physique en 2005, l’avait même officiellement classée à la première place des dix plus grandes énigmes de l’Univers. 

En 1988, Jacques Benveniste, ancien directeur de l’Inserm, publiait ses travaux. En affirmant que l’eau enregistrait les propriétés d’une substance qui ne s’y trouvait plus, ce scientifique français avant-gardiste avait, à l’époque, jeté un pavé dans la mare en affirmant que l’eau avait une mémoire. Des résultats subversifs qui pouvaient, en outre, valider partiellement le principe de la dilution en homéopathie. Applaudi, contesté puis ridiculisé, il décèdera en 2004 sans avoir pu convaincre la communauté scientifique. Toutefois, il reçut, ici et là, quelques soutiens, comme celui du Britannique, Brian Josephson, Prix Nobel de physique en 1973, ou de la pharmacologue irlandaise Madeleine Ennis. 
Aux quatre coins du monde, malgré un travail de recherche mal vu et mal financé, des scientifiques essaient toujours d’élucider les mystères de l’eau. 
Dans le nouveau film réalisé par Anastasyia Popova, Water : Le pouvoir secret de l’eau (1), vingt-trois chercheurs et penseurs font état de leurs théories, de leurs recherches et de leurs études en laboratoire. « Vous ne regarderez plus l’eau de la même manière ! », assure la bande annonce. Effectivement, ces révélations surprenantes font l’effet d’un raz-de-marée sur notre manière de considérer ce précieux élément. 

Le pouvoir de l’eau pure sur les plantes

L’eau comporte des propriétés physiques uniques. Au fil des recherches en laboratoire, on a découvert qu’elle apparaissait comme un liquide dit « structuré », et non désordonné comme les autres liquides. Quand on parle de la structure de l’eau, il s’agit de l’organisation de ses molécules. De la façon dont ces molécules s’agroupent entre elles en agrégats d’atomes, appelés « clusters ». Une première piste pour tenter de trouver un début d’explication aux nombreuses caractéristiques et réactions exceptionnelles de l’eau. 
Désormais, on sait que ces agrégats de molécules peuvent, en une fraction de seconde, changer de forme. Quand l’eau est totalement pure – comme l’eau de source ou d’orage – ses cristaux sont hexagonaux, symétriques, délicats, d’un blanc éclatant, comme des flocons de neige. Quand elle est polluée ou perturbée, ses « étoiles » se brouillent, se fragmentent, et s’assombrissent. L’eau perd alors toutes ses vertus bénéfiques originelles : hydratantes, antiseptiques, antibiotiques et curatives. Sa composition chimique – H2O – en revanche, reste intacte.
Aujourd’hui, les technologies modernes permettent de restructurer l’eau artificiellement. De nombreuses expériences en milieu agricole, notamment en Chine, ont permis de constater que les végétaux traités à l’eau structurée révélaient une émission photonique six fois plus élevée que ceux traités et arrosés avec de l’eau ordinaire. Les plantes sont alors plus résistantes, et leur système immunitaire est renforcé, ce qui évite l’utilisation à outrance d’engrais, de pesticides et d’herbicides. « Si on compare des germes de soja traités à l’eau structurée, ils sont longs, réguliers et forts, explique Dr Wang Guiha, agronome à l’Académie des sciences agronomiques de Chine. En revanche, ceux qui n’étaient pas traités étaient courts, fins et fragiles. La même expérience a été réalisée sur d’autres légumes, et chaque fois, on a constaté que ceux issus des graines traitées arrivaient plus vite à maturation et conservaient toutes leurs valeurs nutritives. Le lien entre l’eau structurée et la croissance des fruits et légumes est donc établi. » 
Mais qu’est-ce qui peut déstructurer l’eau ? Il y a bien sûr la pollution industrielle et agricole comme les produits chimiques, le pétrole, les champs électriques ou encore la radioactivité. Cependant le film révèle d’autres facteurs, bien plus étonnants encore : selon certains scientifiques, l’eau perdrait sa structure originelle en fonction de la manière dont on va la traiter, au sens propre comme au sens figuré. Après des processus agressifs d’épuration chimique et de filtrages puissants, l’eau arriverait dans nos maisons en ayant gardé en mémoire les produits chimiques qu’elle a croisés ainsi que les violences qu’elle a subies en affrontant des milliers de kilomètres de canalisations en circuit fermé, des changements abrupts de direction et une haute pression artificielle. « Quand l’eau du robinet arrive chez nous, explique le Dr Leonid Izvekov, directeur du laboratoire de recherche sur l’eau, elle est comme traumatisée. Elle est certes encore potable mais elle n’a ni vie, ni énergie. Pareil pour l’eau vendue en bouteille qui a subi un conditionnement… »
Comment l’eau peut-elle se souvenir d’un traumatisme ? Aurait-elle une mémoire comme l’affirmait Jacques Benveniste, il y a vingt-cinq ans ?

L’eau, mémoire de l’Univers

images (7)De nombreuses expériences auraient, en effet, révélé que toute substance entrant en contact avec l’eau y laisserait une empreinte. Et tout ce qui se passe autour de l’eau serait également aussitôt mémorisé. Les scientifiques qui se sont penchés sur la question supposent que ces fameux « clusters » pourraient avoir, en quelque sorte, le même rôle que les cellules de notre mémoire : l’eau serait donc capable de réagir aux informations qui l’entourent mais aussi de les enregistrer, telle une bande magnétique qui mémoriserait pour toujours l’intégralité des données de la vie, et de les restituer. 
L’eau pourrait-elle nous permettre un jour d’élucider les mystères de la création de l’Univers ?
Toujours d’après les scientifiques qui interviennent dans ce documentaire, l’eau, en traversant les millions de logements ayant accès à l’eau courante, par des tuyaux longs de plusieurs milliers de kilomètres, mémoriserait toutes les énergies des êtres vivant dans les maisons et les appartements. « Nous polluons spirituellement l’eau, affirme l’Autrichien Aloïs Gruber, chercheur depuis 30 ans. Pourquoi ? Parce que l’eau absorbe les énergies positives et négatives des plantes, des gens, des animaux qui vivent dans les maisons. Quand elle arrive dans nos éviers ou dans nos douches, l’eau est déjà morte.»
Cela signifie-t-il que nos émotions pourraient avoir un impact sur l’eau ?
Cette conception de l’eau, sensibles aux énergies environnementales, réhabiliterait la célèbre théorie du Dr Masaru Emoto sur l’influence des mots, de la pensée, des émotions et des prières sur l’eau. 

L’eau, sensible aux émotions ?

Pour tenter de prouver l’hyperréceptivité de l’eau, ce Docteur en médecine alternative japonais avait eu l’idée, il y a une dizaine d’années, de soumettre plusieurs échantillons d’eau distillée – du robinet, de pluie, de source ou de rivière – à des mots, des sentiments, une ambiance musicale, des prières. Puis de les congeler pour révéler la vraie nature de l’eau, et photographier sa structure au microscope électronique. Par des changements de forme très marqués, chaque flacon aurait, selon lui, réagi aux vibrations positives ou négatives. Si Emoto a publié plusieurs livres et réalisé des expositions photos sur le sujet, ses travaux recevront de vives critiques de la part de la communauté scientifique qui lui reprochera d’avoir biaisé les résultats en prenant soin de choisir parmi de nombreux clichés, ceux qui illustraient au mieux ce qu’il souhaitait prouver. Si ces expériences n’ont jamais été reproduites, selon la procédure en double aveugle, Masaru Emoto, aujourd’hui, ne semble plus être le seul à penser que l’eau est sensible à nos émotions et à nos intentions. 
Cette théorie, partagée par d’autres scientifiques, pourrait-elle expliquer pourquoi, depuis des siècles, toutes les religions du monde invitent à bénir l’eau ? Nos ancêtres connaissaient-il déjà le secret de l’eau pure qui guérit ? 
Les témoignages de ces scientifiques nous amènent à nous poser de très nombreuses questions et à porter un autre regard sur l’eau, et sur nous-mêmes. Car si l’on admet que des sentiments comme la haine, la colère ou même l’agacement ont une influence néfaste sur l’eau, qu’en est-il de l’impact sur autrui et sur nous-mêmes quand on sait que notre cerveau est composé de 85% d’eau ?
Et, si les vibrations positives permettent réellement de restructurer l’eau, de la rendre plus pure, serions-nous en passe de prouver que la prière a le pouvoir de guérir ?

(1) Water : Le pouvoir secret de l’eau, un film russe (83’) distribué par Jupiter Communications, produit par Masterskaya Production. Sortie cinéma est prévue le 28 mars prochain en France. Documentaire d’ouverture de la Semaine Universelle de l’eau et du climat du 22 au 31 mars à Verviers, en Belgique.

article INREES

les Cycles de l’eau

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Le cycle de l’eau (ou cycle hydrologique) est un modèle représentant le parcours entre les grands réservoirs d’eau liquide, solide ou de vapeur d’eau sur Terre : les océans, l’atmosphère, les lacs, les cours d’eau, les nappes d’eaux souterraines et les glaciers. Le « moteur » de ce cycle est l’énergie solaire qui, en favorisant l’évaporation de l’eau, entraîne tous les autres échanges.

La science qui étudie le cycle de l’eau est l’hydrologie. Elle peut se décomposer en hydrogéologie, hydrologie de surface, hydraulique urbaine, etc.

Détournement de l’eau des cours d’eau 

L’irrigation par des canaux ou par recouvrement est une méthode qui utilise le détournement l’eau et l’apport d’eau en grande quantité sur une durée très courte. Cette méthode est extrêmement consommatrice d’eau, contrairement à des systèmes d’aspersion (pivots, enrouleurs, quadrillage…) ou de goutte à goutte, qui apportent l’eau sur une durée plus importante. Un exemple fort d’irrigation par canaux est celui qui a eu pour conséquence la baisse du débit des fleuves, et l’assèchement de la mer d’Aral.

Bien évidemment lorsqu’on détourne l’eau d’une mer intérieure par des canaux qui utilisent plus d’eau que celle de la croissance végétale, on risque de faire baisser la mer intérieure. Cet exemple ne doit pas servir de publicité pour pomper les nappes phréatiques en se justifiant de réduire le gaspillage par la technique du goutte à goutte. L’eau des cours d’eau est le surplus des eaux d’un bassin versant dont le débit varie tout au long de l’année. Détourner l’eau des cours d’eau qui se jettent dans les grands océans est différent et n’est pas aussi grave que la même action sur une mer intérieur.

Le cycle de l’eau n’est pas seulement dû au soleil comme décrit sur cette page, mais l’eau qui s’infiltre dans l’écorce terrestre ne peut pas descendre plus bas que là où le magma le lui permet. Autrement dit l’eau souterraine n’est pas seulement arrêtée par une surface imperméable, mais par des contre pressions d’une activité d’un cycle de l’eau « magmatique ». Ce cycle de l’eau magmatique fait tourner l’eau dans l’écorce terrestre par des fentes et espaces souterrains en transportant chaleur et matière dissoute. En fait on peut dire que le cycle de l’eau est composé de deux cycles de l’eau, l’un sur l’autre, c’est-à-dire avec une frontière (débit échangé: zéro). Ces deux cycles de l’eau solaire et magmatique, ou atmosphérique et souterrain profond, échangent des volumes d’eau par les Geysers, les sources d’eau chaudes et minérales qui sont des remontées « directes » du cycle profond dans le cycle atmosphérique. Réciproquement le cycle de l’eau atmosphérique redonne ces volumes par infiltration de l’eau le long des cours d’eau. L’eau des précipitations n’est pas répartie uniformément dans le temps et dans l’espace. De plus la nature des sols ne permet pas de recharger les nappes sur toute la surface du territoire. Une grande partie du territoire garde les pluies en surface pour être repris par la croissance végétale ou ruisseler directement vers les cours d’eau. Le rechargement des nappes se fait donc rarement lors de pluies significatives et sur les zones inondables et donc temporaires et partielles. Par contre les rivières ont un rôle de rechargement permanent de l’eau souterraine sur la surface de leurs lits mineurs.

 

 

le monde de l’eau

 

220px-Feral_cat_at_the_poolL’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus. C’est le milieu de vie de la plupart des êtres vivants. Elle se trouve en général dans son état liquide et possède à température ambiante des propriétés uniques : c’est notamment un solvant efficace pour beaucoup de corps solides trouvés sur Terre — l’eau est quelquefois désignée sous le nom de « solvant universel »

La circulation de l’eau au sein des différents compartiments terrestres est décrite par le cycle de l’eau. En tant que composé essentiel à la vie, l’eau a une grande importance pour l’Homme (voir géopolitique de l’eau pour plus de détails). Source de vie et objet de culte depuis les origines de l’Homme, l’eau est conjointement, dans les sociétés d’abondance comme la France, un produit de l’économie et un élément majeur de l’environnement.

Le corps humain est composé à 65 % d’eau pour un adulte, à 75 % chez les nourrissons et à 94 % chez les embryons de trois jours. Les animaux sont composés en moyenne de 60 % d’eau et les végétaux à 75 %. On retrouve néanmoins des extrêmes : la méduse (98 %) et la graine (10 %).

L’eau dans l’Univers 

L’eau a été trouvée dans des nuages interstellaires dans notre galaxie, la Voie lactée. On pense que l’eau existe en abondance dans d’autres galaxies aussi, parce que ses composants, l’hydrogène et l’oxygène, sont parmi les plus abondants dans l’Univers.

Les nuages interstellaires se concentrent éventuellement dans des nébuleuses solaires et des systèmes stellaires tels que le nôtre. L’eau initiale peut alors être trouvée dans les comètes, les planètes, les planètes naines et leurs satellites.

La forme liquide de l’eau est seulement connue sur Terre, bien que des signes indiquent qu’elle soit (ou ait été) présente sous la surface d’un des satellites naturels de Saturne, Encelade, sur Europe et à la surface de Mars. Il semblerait qu’il y ait de l’eau sous forme de glace sur la Lune en certains endroits; mais ça reste à confirmer. La raison logique de cette assertion est que de nombreuses comètes y sont tombées et qu’elles contiennent de la glace, d’où la queue qu’on en voit (quand les vents solaires les touchent, laissant une trainée de vapeur). Si l’on découvre de l’eau sur une autre planète, la Terre ne serait alors peut être pas la seule planète que l’on connait à abriter la vie.

 

 

L’eau dans le Nouveau Testament

 

images (16)L’ensemble des textes du nouveau testament reprend et prolonge les écrits anciens et en particulier les différents symboles. Les écrits se situent également dans la même zone géographique, où l’eau revêt une importance naturelle et sociale déterminante. Il n’est donc pas étonnant que nous retrouvions l’eau dans symbolique catholique, dans les rites de l’eucharistie et dans la plupart des paraboles.

Par exemple l’eau du puits de la samaritaine : Jésus demande à boire à une étrangère et en échange dit “ qui boira l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif : l’eau que je lui donnerai devient en lui source d’eau jaillissante en vie éternelle ”. L’eau devient conductrice de divinité et de vie éternelle.

Ce symbole est repris abondamment notamment par les grands mystiques comme Ste Thérèse d’Avilla ou St Jean de la Croix : l’atteinte de la perfection divine ressemble à un arrosage et une irrigation de l’âme. 

Jésus commence sa vie publique en transformant l’eau en vin, lors des fêtes de cana.

Puis il guérit un paralytique en “ le jetant dans les eaux bouillonnantes ”. Ensuite il marche sur l’eau.

Alors qu’ils subissent une tempête importante et que la barque se remplit d’eau, “ lui, s’étant éveillé, imposa silence aux vents et aux flots, qui s’apaisèrent et il se fit un grand calme ”.

Un symbole souvent difficile à expliquer concerne sa crucifixion : au moment d’expirer, de son flanc sort de l’eau qui se mêle au sang.

L’eau, un des 4 éléments

 

images (15)D’après Saintine, les celtes utilisaient différent moyens pour faire disparaître les dépouilles humaines. Par exemple, dans certaines régions, les corps étaient enfouis dans un tronc d’arbre creusé et ce tronc était livré à la rivière. On a en effet retrouvé de tels troncs à l’embouchure du Rhin. Cette coutume mêle un culte de l’arbre, seul élément permettant de passer de la terre vers le ciel (cf. coutumes africaines autours des baobabs) et le culte de la rivière, le don du corps à l’eau. Le culte des morts tourne en permanence autour des 4 éléments, l’eau, la terre, le feu et l’air.

De même que les égyptiens font naviguer leurs morts sur le Nil pour changer de rive, les derviches indiens peuvent “ noyer ” des corps dans l’eau sacrée du Gange. Les civilisations qui se sont construites autour de fleuves ont intégré la notion de départ et de voyage à celle de la mort : partir loin sur le fleuve ou la mer, “ c’est mourir un peu ”.

L’eau apparaît donc avant tout comme un moyen de transport dangereux, maléfique, à la différence de la terre, féconde. L’enfant ou la femme sortant de l’eau est maléfique, celui qui est sauvé des eaux est miraculé. La traversée des eaux symbolise bien souvent la traversée de la mort.

Pour revenir aux 4 éléments, décrits par Sénèque dans Naturales Quaestiones , les populations primitives ont rapidement pu utiliser les propriétés dissolvantes et purifiantes de l’eau.

Les premières spéculations abstraites viennent de l’Asie, et des concepts yin/yang.

On voit donc que rapidement l’interaction entre ces éléments et les moyens de les associer pourront être traités au niveau philosophique, puis avec G Bachelard au niveau phsychanalitique.

Aujourd’hui certains courants religieux ismaéliens (d’après quelques sites Internet) se réfèrent encore à l’adoration de ces 4 éléments, base de leur enseignement initiatique.

L’épopée de Gilgamesh reste aujourd’hui un des premiers écrits sumériens qualifié de religieux et fondateur. Certains passages ont été intégralement repris dans la Bible. Par exemple dans la XIè tablette, les Dieux décident d’anéantir le genre humain, sauf un humain prévenu par Ea, et qui construit un bateau pour s’y réfugier avec des animaux. Epargné par la pluie diluvienne, il se réfugie sur une montagne et accède à l’immortalité. Gilgamesh partira à la recherche de cette montagne, situés dans un pays inaccessible, “ aux bouches de fleuves ”.

Les voyages de l’eau par Omraam

 

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L’eau est le fluide vital de la terre. Comme le sang de notre organisme, l’eau est cet élément tellement précieux, indispensable, qui apporte la vie et qui alimente toutes les créatures. Même les cristaux ont besoin d ‘eau pour se former ; les pierres précieuses n’existent que grâce à quelque s particules d’eau sans lesquelles elles tomberaient en poussière. C’est l’eau qui fait que la pierre est résistante, colorée et transparente. Quant à la végétation, dont les racines s’enfoncent dans le sol, elle constitue le corps éthérique de la terre, et l’eau est le fluide qui soutient ce corps. Les fleurs, les arbres et toutes les plantes façonnent et vivifient la terre grâce à l’eau. Car l’eau ne coule pas uniquement à la surface de la terre, elle a aussi tout un parcours souterrain, alimentant de ses émanations les différents règnes de la nature comme un élixir de vie. C’est parce que l’eau circule dans les entrailles de la terre, qu’existent des pierres, des plantes, des animaux et des hommes.

 

Vous direz : « Mais alors, si ce sont des puissances souterraines qui alimentent la vie, quel est le rôle de l’énergie salaire ? » En réalité, le soleil ne communique pas directement ses énergies aux créatures. C’est la terre d’abord, leur planète, qui les reçoit et les leur transmet. Car la terre est vivante et, par ses couches éthériques, elle s’étend à des centaines de kilomètres au-dessus de nous dans l’espace. La véritable surface de la terre est très éloignée de ce que nous nommons ainsi ; le sol sur lequel nous marchons n’est que l’écorce physique, matérielle de la planète ; et les différentes couches de l’atmosphère terrestre n’appartiennent pas à l’espace cosmique, mais à la terre elle-même ; L’atmosphère est la véritable peau de notre planète. Elle est traversée par des courants d’énergies venus de l’espace qui se transforment à son contact. Grâce aux différents éléments qui la composent, l’atmosphère joue le rôle d’un filtre ; elle ne laisse passer que les éléments favorables à la vie des créatures terrestres.

 

Après avoir traversé l’atmosphère, les courants venus de l’espace sont d’abord captés par les sommets des montagnes qui jouent le rôle d’antennes. Et au moment où les neiges et les glaces des sommets commencent à fondre, les eaux qui circulent alors à la surface de la terre, comme celles qui s’enfoncent sous la terre en traversant les différentes couches du sol, sont imprégnées par ces courants. Quant aux eaux de pluie, elles sont aussi chargées des énergies qui viennent des hautes couches de l’atmosphère. C’est donc bien de l’énergie solaire que se nourrissent les plantes, les animaux et les hommes, mais une fois qu’elle a été absorbée, transformée et redistribuée par la planète. De ce point de vue, la terre est tout aussi importante que le soleil. Ne pensez pas que lorsque vous vous exposez au soleil, vous recevez directement ses rayons ; avant de vous toucher ils ont dû traverser l’atmosphère de la terre, et c’est parce que l’atmosphère de la terre les a d’abord transformés que vous avez pu les capter et les absorber. C’est pourquoi il est important d’être toujours en harmonie avec la terre, de la respecter, de l’aimer ; Sinon, même en s’exposant au soleil, on ne retire pas tellement de bienfaits de sa lumière et de sa chaleur.

 

Il faut étudier comment fonctionne cette chaîne vivante soleil – terre – eau. Les cours d’eau sont des voies de communication qui relient les plaines et les vallées aux sommets des montagnes, et ces sommets sont comme des bouches qui reçoivent et absorbent les forces cosmiques. Les hautes montagnes captent les énergies célestes qu’elles communiquent à la terre, et la terre à son tour en imprègne l’eau qui circule dans ses profondeurs. L’eau aime beaucoup les sommets des montagnes, c’est pourquoi elle tâche de les visiter… Jusqu’au moment où la montagne la renvoie dans la vallée. C’est grâce à l’amour de l’eau pour la montagne que nous entrons en relation avec les sommets, et lorsque nous buvons cette eau ou que nous nous plongeons en elle, nous pouvons absorber les puissances, les vertus qui lui ont été communiquées à la source.

 

Mais avez-vous quelque fois réfléchi à la circulation de l’eau dans la nature ? Elle descend du ciel pour se déposer sur les sommets des montagnes sous forme de neige blanche et pure. Elle reste là quelque temps, comme un sage qui médite et étudie dans la solitude et le silence. Elle se plaît sur cette position élevée, car la vie sur les sommets est vaste et belle, et on y respire largement. Malgré tous ces avantages, l’eau ne reste pas éternellement sur les hauteurs. Chauffée par les rayons du soleil, elle descend le long des pentes en vivifiant toutes les créatures sur son passage : plantes, animaux, humains ; Partout où elle s’infiltre, elle abreuve, nettoie et purifie.

 

Mais les humains négligents et ingrats ne manifestent à l’eau aucune reconnaissance. Ils l’utilisent chaque jour dans leurs maisons, leurs jardins, leurs champs, leurs usines ; elle leur sert à se désaltérer, à préparer les repas, à se laver, à faire pousser les récoltes, à voyager ; et c’est en elle aussi qu’ils se débarrassent de toutes leurs saletés… Mais jamais ils ne pensent qu’ils pourraient lui manifester un peu de reconnaissance. Alors, un jour, se sentant souillée, et fatiguée peut-être aussi par ces êtres tellement ingrats et antipathiques, elle décide de remonter vers les sommets où elle était heureuse, occupée uniquement à respirer l’air pur et à contempler les splendeurs du ciel… Jusqu’au moment où, à nouveau, elle souhaite faire partager ses richesses à d’autres créatures et redescend vers les vallées. L’eau sait admirablement résoudre le problème de la montée et de la descente, et c’est là qu’elle nous donne une leçon. Comme elle, nous devons apprendre à monter et à descendre, Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Que celui qui reste toujours sur les hauteurs, comme la neige au sommet des montagnes, devient certainement sage et pur, mais aussi froid et orgueilleux, et il ne pourra pas être heureux car il restera seul. Il doit donc penser de temps en temps à descendre pour vivre au milieu des autres et les aider. Bien sûr, il recevra des impuretés, il aura des soucis, il se fatiguera, il devra faire des sacrifices, mais quand il aura accompli sa tâche, il aura le droit de retourner vers ces sommets où il trouve son bonheur. C’est ainsi qu’agit le véritable disciple. Il ne reste pas toujours dans la splendeur solitaire des sommets, mais il ne s’attarde pas trop non plus dans la poussière, l’agitation et le bruit des vallées. Il monte, il descend… Il remonte, il redescend… Monter, c’est rechercher la sagesse, étudier, méditer, prier ; descendre, c’est manifester l’amour. Après être monté, il est bon de descendre pour partager avec les autres les bénédictions qu’on a reçues au sommet. Il faut comprendre la nécessité de ce double mouvement ; Les ascètes, les ermites, les solitaires qui ont fui dans les grottes ou les déserts n’ont pas toujours bien résolu ce problème. Et pas davantage ceux qui ne sont jamais montés vers les sommets, c’est-à-dire qui n’ont jamais éprouvé le besoin d’une vie spirituelle.

 

Si celui qui monte dans la montagne pour étudier, méditer, prier, y reste trop longtemps, il est menacé par l’orgueil, car il ne croira supérieur aux autres et son cœur se durcira. Alors, qui viendra le visiter ? Quelque « alpinistes » aventureux peut-être, mais après une ou deux visites, ils ne reviendront plus, découragés par son accueil froid et hautain. Il restera donc seul et déçu car il aura l’impression que personne ne l’apprécie ni ne le comprend. Il doit donc apprendre la leçon de l’eau et redescendre dans la vallée.

 

Descendre dans la vallée, cela signifie manifester la bonté, la générosité, la douceur ; Les vallées donnent l’image de la fertilité ; c’est là qu’il y a des arbres, des jardins, des fruits, des fleurs, des villes, des humains, pas sur les sommets. Sur les sommets on trouve le roc, la glace, la stérilité. Vous vous plaignez d’être solitaire ? Eh bien, descendez dans la vallée où règne l’abondance, où coulent les eaux de l’amour. Le savoir que vous avez acquis sur les sommets doit fondre pour former des ruisseaux, des rivières, et fertiliser les vallées. Vous devez monter sur les montagnes par votre intellect et descendre dans les vallées pour votre cœur. En redescendant, bien sûr, vous perdrez un peu quelque chose, vous vous salirez. Mais méditez sur le sacrifice de l’eau si transparente, si innocente, qui descend sur la terre pour se charger de toutes les impuretés des créatures. Si vous recevez quelques salissures en voulant aider les autres, ne vous inquiétez pas ; vous aurez toujours la possibilité comme l’eau de vous fondre à nouveau dans l’océan qui, lui, ne peut être Sali. Si vous vous plaignez d’être souillé, appauvri, volé, c’est tout simplement parce que, dans votre conscience, vous vous identifiez à un étang, ou même pire, à une flaque. Ne vous identifiez pas à un étang…. Identifiez-vous à une source, identifiez-vous à l’océan dans lequel affluent les eaux des grands fleuves qui descendent des sommets des montagnes, et vous sentirez que rien ni personne ne peut vous salir. Puis, peu à peu, comme l’eau qui sous l’effet du soleil s’évapore dans l’atmosphère et se purifie, le moment viendra où vous serez à nouveau saisi par les rayons du soleil spirituel et vous abandonnerez les éléments impurs dont vous vous étiez chargé en chemin.

 

Chaque être humain est comparable à une goutte d’eau, et cette goutte tombe exactement à l’endroit prévu pour elle par les décrets de l’Intelligence cosmique afin d’y accomplir sa tâche. D’une façon ou d’une autre, chaque goutte d’eau doit se sacrifier pour désaltérer celui qui a soif, rafraîchir celui qui a chaud, laver celui qui est sali par son travail de la journée,  arroser le champ ensemencé… Oui, nombreux sont les sacrifices qui peuvent être demandés à l’eau : entrer dans la fabrication du pain, servir à cuire la nourriture, ou encore à diluer les produits que leur trop grande concentration rend toxiques… Dans tous les cas elle ne doit pas se révolter, mais accepter. Quand elle aura rempli sa mission, elle sera libre de retourner vers le ciel.

 

L’eau nous dit : « Faites comme moi, servez-vous des deux méthodes de la sagesse et  e l’amour. Apprenez à monter et à descendre, à recevoir et à donner, et vous aurez la plénitude. » L’époque actuelle est celle où la lumière du soleil va tomber sur la neige. La neige fondra, il se formera de grandes rivières, partout la végétation sera arrosée et on verra apparaître de nouvelles fleurs et de nouveaux fruits.

 

omraam

 

 

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