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LA DECOUVERTE DU FEU

 

 

PARTIE I

téléchargementAutrefois, les hommes vivaient sans Feu. Le Feu était contrôlé par le Dieu de la Foudre, génie à tête humaine et au corps de Dragon. Ce Dieu aimait voyager de par le monde au printemps et en été. Lorsque sa queue heurtait quelque bois sec, il en sortait des étincelles et cela allumait de grands incendies qui éclairaient le ciel. Le Feu dévorait les forêts et brûlait les animaux sauvages qui n’avaient pas eu le temps de fuir.Ce Feu était très utile. On pouvait s’en servir pour griller la viande crue, s’éclairer la nuit, se réchauffer les jours de froid. Mais, lorsqu’il n’était pas envoyé par le Dieu de la Foudre, où pouvait-on le trouver?Le Feu existait, il se trouvait dans les lointaines contrées désertiques de l’ouest, là où les rayons du Soleil et de la Lune n’arrivaient même pas, là où il n’y avait pas d’hiver mais un éternel printemps sans nuit et avec une constante lumière. En effet, à cet endroit se trouvait là un grand arbre, si grand que cent personnes se tenant par la main ne seraient pas arrivées à en faire le tour. Son feuillage touffu couvrait des milliers et des milliers de kilomètres. Son tronc et ses branches donnaient la lumière et répandaient la chaleur : On l’appelait l’ »Arbre de Feu ».Personne ne l’avait jamais vu, car il se trouvait à mille lieues de toute habitation. Il fallait pour s’y rendre escalader mille montagnes, traverser mille rivières, marcher des jours et des jours et surmonter en route toutes sortes de difficultés et de dangers inattendus.Plusieurs personnes déjà étaient parties à sa recherche, mais aucune n’avait réussi. Les uns s’étaient tués dans l’ascension des montagnes, les autres s’étaient noyés dans la traversée des rivières; certains avaient été dévorés par des animaux sauvages, d’autres étaient morts de chaleur ou de froid, d’autres encore avaient reculé devant les dangers et les difficultés et avaient rebroussé chemin. Bref, si tout le monde désirait la lumière et la chaleur, personne jusque là n’avait été capable d’en découvrir le secret.

 

PARTIE II

A cette époque vivait dans une tribu un jeune homme intelligent, courageux et fort. Il avait l’esprit vif et était adroit de ses mains.
C’était un excellent tireur à l’arc, un bon grimpeur et un nageur hors pair. Ayant entendu parler lui aussi de l’ »Arbre de Feu », et désirant apporter lumière et chaleur à son peuple, il projeta de se rendre dans les contrées occidentales. L’échec de ses prédécesseurs ne le découragea pas.Un jour, il dit adieu à son village et partit vers l’ouest armé de son arc et de ses flèches.Il subit en route toutes sortes de souffrances, de privations et il risqua maintes fois sa vie. De hautes montagnes et de larges fleuves lui barraient la route, mais il s’aida de lianes pour escalader les sommets les plus élevés et construisit des radeaux pour traverser les rivières les plus profondes. Des tigres féroces et des serpents venimeux sortirent parfois de leur repaire pour se jeter sur lui, mais il les terrassa à chaque fois. Le Soleil lui brûlait la peau, le froid lui gelait les mains et les pieds, mais il n’en continua pas moins à marcher des jours et des jours durant. Malgré la fatigue, il ne perdit jamais courage. Rien ne semblait pouvoir l’empêcher d’avancer.Il marcha ainsi jour et nuit pendant des années parcourant on ne sait combien de milliers de kilomètres. Il ne se souvenait plus depuis combien de lunes il était parti. Devant lui, tout n’était qu’obscurité. Mais résolu à découvrir le secret du Feu et d’en faire don à l’Humanité, il continuait à avancer courageusement.

PARTIE III

Un jour, alors qu’il avait avancé toute la journée et que maintenant il marchait péniblement dans la nuit, il aperçut soudain un rai de lumière dans le lointain. Plus il avançait, plus la lumière grandissait. Il comprit alors qu’il était arrivé au pays de l’Arbre de Feu et courut joyeusement vers la lumière.L’Arbre de Feu occupait à lui seul une superficie de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Ses feuilles brillaient comme perles et pierres précieuses éclairant les quatre coins de l’horizon.L’homme avait enfin atteint l’Arbre de Feu!En s’approchant de l’Arbre, il vit une nuée d’oiseaux becqueter le tronc et les branches sans arrêt. Chaque coup de bec produisait une étincelle. Le jeune homme comprit alors immédiatement le procédé de fabrication du feu. Il grimpa sur l’arbre, coupa des branches et les frotta l’une contre l’autre. Des étincelles jaillirent. Puis il tenta l’expérience avec d’autres arbres et, après de longs efforts, obtint le même résultat.Tout heureux, il rejoignit sans tarder son pays natal. Là, il apprit aux hommes le secret du feu. Quelques temps après, chacun avait bien assimilé la méthode de fabrication du feu. Depuis lors, quand on a besoin de feu, il suffit de l’allumer soi-même, sans attendre les caprices du Dieu de la Foudre.

EPILOGUE

Grâce au Feu, on put désormais cuire les aliments, se réchauffer les jours de grand froid, s’éclairer la nuit, se protéger des bêtes sauvages et fondre des armes et des outils.La fabrication du Feu par frottement est certes une méthode très primitive. mais l’homme ne la trouva qu’après bien des difficultés et elle eut une influence décisive sur son évolution.L’histoire a retenu l’inventeur du Feu sous le nom de Suiren Shi: Le « Génie qui découvrit le Feu ».

Fin de cette Histoire.

le monde du feu

 

300px-Fire_in_RanuaLe feu est la production d’une flamme et la dégradation visible d’un corps par une réaction chimique exothermique d’oxydation appelée combustion.

De manière générale, le terme « feu » désigne souvent un phénomène produisant de la lumière et de la chaleur, qu’il provienne d’une combustion ou non.

La combustion est une réaction chimique dégageant de la chaleur (exothermique) et de la lumière. C’est aussi la dégradation visible d’un objet. Elle ne peut avoir lieu que si l’on réunit trois facteurs : deux composés chimiques (un combustible et un comburant) et une source d’énergie (énergie d’activation), ce que l’on appelle le triangle du feu. En terme général, le feu est déclenché par une flamme et / ou une étincelle, eux-mêmes déclenchés par une réaction chimique entre deux ou plusieurs corps. Sous l’effet de l’énergie d’activation (notamment de la chaleur), le combustible se décompose (pyrolyse), le produit de cette décomposition est un gaz qui réagit avec le comburant (en général le dioxygène de l’air). Ainsi, nous pouvons résumer le processus suivant par la formule suivante : combustible + chaleur + dioxygène = feu. Le feu peut avoir plusieurs couleurs selon la chaleur qu’il dégage. Ces couleurs varient du bleu (très chaud) au rouge (chaud).

La lumière provient de deux sources :

  • d’une part des échanges d’électrons entre les composés au cours de la réaction chimique ;
  • d’autre part le rayonnement qu’émet tout corps porté à haute température (rayonnement du corps noir).

La domestication du feu par Homo erectus a marqué un tournant dans la Préhistoire, l’être humain se distinguant alors des autres espèces animales. Elle est attestée à partir d’environ -450 000 ans, notamment dans les sites de Menez-Dregan à Plouhinec en Bretagne, de Bilzingsleben en Allemagneou de Vértesszőlős en Hongrie et plus récemment de Terra Amata près de Nice.

Une équipe israélienne fait remonter les plus anciennes traces de la domestication du feu à -790 000 ans sur le site du Gesher Benot Ya’aqov au bord du Jourdain.

Une équipe américaine fait remonter ces traces à un million d’années (ossements calcinés et cendres de végétaux dans la grotte de Wonderwerk ) mais l’étude ne permet pas de savoir si Homo erectus allumait lui-même un feu ou savait le conserver à partir d’incendies naturels (foudre, volcanisme).

La maîtrise du feu a inspiré de nombreux mythes, dont celui de Prométhée. À l’époque contemporaine, plusieurs œuvres de fiction ont dépeint l’importance du feu pour les groupes préhistoriques, notamment le roman La Guerre du feu de J.-H. Rosny, adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud.

Symbolique

Dans la philosophie chinoise, il fait partie des cinq éléments avec le métal, l’eau, le bois et la terre.

Chez les alchimistes occidentaux, il fait partie des quatre éléments inertes de base composant chaque matière avec l’eau, l’air et la terre selon l’enseignement bien antérieur d’Aristote3 (le feu est un élément central de plusieurs doctrines fondées sur les quatre éléments).

Le feu est naturellement associé au Soleil, qui est également une source de chaleur et de lumière (on sait maintenant qu’il ne s’agit pas d’une combustion mais d’une fusion nucléaire). Il est également souvent associé aux volcans, comme par exemple le feu de la forge d’Héphaistos/Vulcain.

Le feu est souvent associé à des cultes divers. Parfois, il est associé à la puissance divine, d’où un grand nombre de rituels, passés ou actuels, autour du feu (voir infra). Mais il est aussi souvent associé aux forces du mal ; dans la tradition chrétienne, l’enfer est souvent représenté comme le royaume des flammes éternelles.

Cette ambivalence se retrouve dans les aspects moraux et juridiques du feu ; tantôt il a pu être considéré comme l’instrument d’une justice transcendante (le bûcher fut une condamnation pénale courante au Moyen Âge, et existe même très localement à l’époque contemporaine ; alors que l’immolation est considérée par certains comme un acte de sacrifice suprême face à la justice des hommes, y compris dans des sociétés modernes, comme en Tchécoslovaquie en 1969) ; tantôt son usage est rigoureusement contrôlé, et parfois gravement sanctionné (l’incendie était un des plus grands crimes à Athènes).

Le feu est aussi un symbole de purification, d’où l’utilisation du bûcher pour certaine condamnation (cf. supra). Ce symbole provient sans doute de certaines pratiques agraires qui consistent à brûler la terre pour la rendre plus fertile (brûlis), mais il est certain que cette symbolique tient son origine de plusieurs sources. Pourtant, le feu comme symbole de purification était pratique courante pour les chrétiens du Moyen Âge ; avec le temps ces pratiques (ordalies, bûcher, etc.) se sont perdues ou ont tout simplement été interdites.

le monde du feu dans Le Monde du FEU 200px-Makasiinit_tulessaLe feu a aussi un symbolisme érotique. Dans l’Énéide la passion que Didon avait pour Énée la consumait de l’intérieur. Cette symbolique érotique prend son sens dans les métaphores et les images qui font coïncider le feu et l’acte sexuel, la passion, l’affectivité, les sentiments, etc. Dans la mythologie gréco-romaine, Cupidon était représenté par un arc et une torche. De plus, la science soutient cette symbolique, car la motivation psychophysiologique naît des variations thermiques et se termine par l’acte sexuel.

Le terme feu (du latin focus, le foyer) désigne au Moyen Âge le foyer, d’abord au sens strict (endroit où brûle le feu) puis figuré : le logement familial (cf. l’expression « sans feu ni lieu »), puis la famille elle-même. Très rapidement, il est utilisé comme unité de base pour l’assiette, le calcul et la perception de l’impôt, on parle alors de feu fiscal.

Culte du feu et rites impliquant du feu

Le feu est divinisé dans de nombreuses cultures et a été l’objet de l’adoration d’un grand nombre de peuples et de tribus. Il est également utilisé dans des rites monothéistes.

 

La longue histoire de la production du feu

article paru sur http://www.hominides.com

 

Quand l’homme a-t-il maîtrisé le feu ? Pour l’heure, la seule preuve acceptable de la domestication du feu est la découverte de véritables foyers aménagés. Alors que les premiers outils en pierre remontent à 2,5 millions d’années, les plus anciennes structures de combustion datent d’environ 450 000 ans. La grotte de Menez-Dregan, dans le Finistère, a livré plusieurs foyers dont le plus ancien remonterait à cette époque. Dans le gisement de Terra Amata (Alpes-Maritimes), plusieurs foyers (datés de 380 000 ans) étaient aménagés dans de petites fosses ou sur des dallages de galets.
A partir de 350 000 ans, les traces de domestication du feu sont de plus en plus probantes et nombreuses. Par la suite, la fréquence des foyers augmente encore nettement, à tel point que, dans les habitats bien conservés, c’est leur absence qui paraît étonnante…
H. de Lumley / Musée de Terra Amata / Ville de Nice
 
Foyer de Terra Amata . H. de Lumley / Musée de Terra Amata / Ville de Nice

La friction du bois

Production du feu par frictionLe principe général de toutes les techniques de production du feu par friction du bois est très simple. Le frottement de deux pièces de bois entraîne la formation de sciure et un dégagement de chaleur. Si la friction est suffisamment intense, l’augmentation de la température permet l’embrasement de la sciure et une petite braise apparaît. Celle-ci est alors
placée dans des herbes bien sèches puis, grâce à l’air apporté en soufflant, une flamme surgit.
A partir de ce principe très simple, l’homme a développé de nombreuses modalités de friction. Parmi celles-ci, la friction par rotation est certainement la technique traditionnelle de production du feu la plus présente dans notre imaginaire collectif. Elle consiste à faire tourner un foret (ou drille) sur une planchette de bois. Le mode d’entraînement et la forme du foret peuvent varier. Dans tous les cas, il est nécessaire d’aménager une gouttière permettant l’évacuation de la sciure produite par le frottement. Grâce à elle, la zone de contact est alimentée par l’oxygène. Sinon, sans air pas de feu ! C’est dans cette gouttière que la sciure rencontrera la chaleur produite par la friction et pourra ainsi se transformer en braise.
Le foret tourne rapidement entre les mains de l’opérateur. Avec le foret à main, une braise peut être produite en une cinquantaine de secondes (cliché : B. Roussel).

La percussion de la pierre

La production du feu par percussion de deux pierres s’incarne dans un geste extrêmement simple : « taper » une pierre contre une autre. Il est donc très facile d’allumer le feu en percutant deux pierres à condition de bien les choisir. Pour Production du feu par percussionsusciter des étincelles efficaces, il est nécessaire d’employer un sulfure naturel de fer dont il existe deux formes : la pyrite et la marcassite. Ces deux minéraux percutés par une roche dure, comme le silex ou le quartzite, produisent de belles étincelles. Pour obtenir une braise, il suffit de les diriger sur une matière sèche et très combustible que l’on désigne par le terme « initiateur ». Dès qu’il reçoit une étincelle, ce matériau s’embrase. Quelques herbes bien sèches et un peu d’air permettent alors de passer de cette petite braise à une véritable flamme.
Ce moyen d’allumer le feu était connu au moins dès le Paléolithique supérieur. On trouve des restes de sulfures de fer portant des traces de percussion dans différents gisements (couche aurignacienne de la grotte de Vogelheard en Allemagne, grotte magdalénienne du Trou du Chaleux en Belgique). Au Néolithique, les restes de sulfures de fer, plus nombreux, sont parfois associés à des pièces de silex présentant des traces de percussion qui ont pu être utilisées pour produire les étincelles.
La production du feu par percussion de la pierre semble encore connue durant l’Antiquité, comme le suggèrent des textes d’Aristote, Pline ou Nonnos de Panopolis ainsi que quelques découvertes archéologiques.
Production du feu par percussion d’un éclat de silex sur un morceau de marcassite. Les étincelles produites embrasent facilement un morceau d’amadou (cliché : B. Roussel).

Le briquet à silex et la percussion de l’acier

Briquet à silex
A partir du deuxième Age du Fer, un nouveau mode de production du feu apparaît en Europe : le briquet à silex. Cet objet, quasiment oublié aujourd’hui, a pourtant été le principal moyen d’allumage du feu durant la plus grande partie de notre histoire. En effet, la percussion d’un morceau d’acier contre le tranchant d’une roche dure, par exemple du silex, génère des étincelles susceptibles d’embraser une matière bien sèche, comme l’amadou.

Par souci d’esthétique mais aussi d’ergonomie (l’objet doit bien tenir en main lors de la percussion), la forme du briquet a beaucoup varié selon les régions et les périodes. Les plus sommaires ressemblent à une lame dont une seule extrémité est repliée. D’autres présentent l’aspect d’un D ou d’un B. Les plus beaux exemplaires s’ornent d’une poignée en bronze ou en argent décorée de motifs finement ouvragés. Dans certains cas, le briquet était associé à d’autres outils (pince à braise, lame de couteau, etc.) sur le principe de nos couteaux suisses.

Rapidement, une étincelle produite par la percussion du briquet d’acier sur l’éclat de silex tombe sur l’amadou et celui-ci s’embrase (cliché : B. Roussel). Dès le XVIe siècle, des systèmes mécaniques sont également mis au point pour automatiser le geste de percussion, comme le briquet à rouet et le briquet-pistolet.

Outre l’éclat de silex, deux éléments sont nécessaires au fonctionnement du briquet : l’amadou et l’allumette.
L’amadou est une matière ouatinée qui se trouve à l’intérieur d’un champignon nommé l’amadouvier. Il s’embrase facilement au contact des étincelles du briquet. Toutefois, pour être utilisable, il doit être conservé à l’abri de l’humidité. Des cornes ou des boîtes à amadou étaient spécialement dédiées à sa conservation. L’amadou ne fournit qu’une braise. Pour obtenir une véritable flamme, on utilisait, au moins depuis l’époque romaine, des « allumettes » ou « chènevottes ». Il s’agissait de petits bâtonnets de bois aux extrémités enduites de soufre qui ne s’enflammaient qu’au contact d’un
morceau d’amadou incandescent. Le mot « allumette » sera repris au XIXe siècle pour désigner les allumettes chimiques que nous utilisons encore aujourd’hui.

Le bambou, l’air et la lumière

Parmi les techniques traditionnelles de production du feu, l’une des plus originales reste la percussion d’un bambou contre une roche dure ou un morceau de céramique. Ce mode d’allumage du feu est pourtant bien attesté dans certaines régions d’Asie du Sud-Est. C’est le célèbre naturaliste Alfred Russel Wallace qui a le premier signalé cet étonnant briquet en 1869. Par la suite, plusieurs ethnographes et voyageurs de la fin du XIXe et du XXe siècle ont observé ce mode d’allumage du feu. L’aire de répartition de cette technique semble circonscrite à certaines zones restreintes du sud-est asiatique. On la rencontre aux Philippines, dans la partie malaise de Bornéo et en plusieurs points de l’Indonésie.

Une autre surprenante méthode d’allumage du feu, le briquet pneumatique ou adiabatique, est fondée sur l’augmentation de température induite par la compression de l’air. Le fonctionnement du briquet pneumatique relève d’une loi physique bien connue de toute personne ayant gonflé une roue de vélo : la compression d’un gaz entraîne son échauffement. A l’image d’une petite pompe à vélo, le briquet est composé d’un cylindre étanche, clos à une extrémité, et d’un piston parfaitement ajusté afin d’éviter que l’air ne s’échappe. Il suffit de placer au bout du piston (ou au fond du tube), une matière s’embrasant facilement, comme l’amadou, et de comprimer brutalement l’air contenu dans le cylindre.

Briquet asiatique pneumatique

Briquet pneumatique asiatique en bois (cliché : B. Roussel).

Le briquet pneumatique semble avoir eu deux foyers d’apparition : l’un en Asie du Sud-Est, l’autre en Europe.
La concentration de la lumière du soleil permet d’obtenir une chaleur très intense au niveau du foyer de convergence des rayons. Cette technique nécessite l’utilisation d’un miroir concave ou d’un objet jouant le rôle de lentille.
Durant l’Antiquité classique, la concentration des rayons lumineux du soleil a servi notamment pour l’allumage des feux rituels. De même, cette technique était connue en Amérique du Sud et en Amérique centrale ainsi qu’en Chine et en Europe. Dans les années 1970 et 1980, des briquets solaires en plastique connurent une certaine mode et différents
modèles furent commercialisés.

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La domestication du feu

L’homme maîtrise le feu : Paru sur le site http://www.hominides.com

Comment faire et maîtriser le feu à la préhistoireLa maîtrise du feu est importante dans l’évolution humaine. C’est l’une des premières preuves de notre humanité. En effet, l’homme est le seul animal qui a non seulement domestiqué le feu, mais qui a aussi été capable de le reproduire à volonté. 
« Aux environs de 400 000 ans, avec l’apparition des premiers foyers aménagés, se développe vraisemblablement autour du feu une vie sociale plus organisée. Le feu a été un formidable moteur d’hominisation. Il éclaire et prolonge le jour aux dépens de la nuit ; il a permis à l’homme de pénétrer dans les cavernes. Il réchauffe et allonge l’été aux dépens de l’hiver ; il a permis à l’homme d’envahir les zones tempérées froides de la planète. Il permet de cuire la nourriture et, en conséquence, de faire reculer les parasitoses. Il améliore la fabrication des outils en permettant de durcir au feu la pointe des épieux. Mais c’est surtout un facteur de convivialité ». Henry de Lumley 2004. 

Premières traces de foyer

Zhoukoudian : un foyer chinois de 400 000 ans 
Les découvreurs du site de ZhoukoudianLes premières traces de feu entretenues sont datées de 
- 400 000 ans à Zhoukoudian en Chine. On y a retrouvé de nombreuses pièces en os et des pointes de bois de cerfs, toutes durcies au feu. Ces différents vestiges prouvent que les Sinanthopes ont maîtrisé et entretenu des foyers sur le site. 
Cela représente une hauteur totale de 6 mètres de cendres, en 4 couches superposées, qui contenaient des charbons, des pierres brûlées et même quelques ossements humains.

D’autres feux entretenus 

D’autres sites présentant des traces de foyers ont également été repertoriés, principalement en Europe : Vertesszöllös (Hongrie), Terra Amata (Nice – France), Lunel Viel (France), Achenheim (Bas Rhin) et à Menez-Dregan (Bretagne- France).
D’une manière générale on estime que l’utilisation du feu s’est généralisée en Europe il y a environ – 400 000 ans. 
Le site de Prezletice (République Tchèque) présente également des traces de foyers estimées à – 650 000 ans… mais sans preuve que ce feu est été intentionnellement allumé. 

Et l’Afrique ? 
Quelques sites sur le continent africain présentent également des traces de combustions anciennes (1.5 Ma) mais certainement dues à des incendies naturels : Chesowanja et Gadeb (Ethiopie), Bodo (Kenya). 


Pourquoi faire du feu ? 
Retrouver d’anciennes traces de foyers ne donne pas forcément leurs fonctions !
Les restes calcinés comme les ossements, les morceaux de bois ou encore les pierres n’indiquent pas la finalité du foyer. Les anthracologues peuvent identifier les restes de combustion, les essences de bois, mais il ne peuvent, dans la majorité des cas, qu’imaginer le but poursuivi par nos ancêtres.

La production de chaleurL'homme maîtrise le feu
Neige, pluies et longues périodes de froid, nos ancêtres ont rapidement du préférer la proximité d’un foyer aux rigueurs du climat. Positionné à l’entrée d’une grotte, le feu permettait de chauffer rapidement l’espace. Les hommes pouvait donc se regrouper et profiter d’un environnement plus hospitalier. 

Protection
Comme indiqué en début d’article, l’homme est le seul animal a avoir domestiqué le feu, et surtout la peur qu’il exerce! Un feu entretenu, ou une simple torche enflammée suffisent à effrayer ou éloigner les animaux sauvages. Cette défense passive a du donner un net avantage aux tribus qui maîtrisaient son utilisation. 

Cuisson des aliments
Hasard, accident, on ignore comment nos ancêtres ont pu découvrir la cuisson des aliments… Ce que l’on peut imaginer c’est les avantages immédiats qu’ils ont pu en tirer : mastication plus aisée, digestion facilitée, goût plus agréable. Les nombreux restes d’os d’animaux retrouvés dans les foyers démontrent que la pratique s’est rapidement développée.

Comment faire du feu ? 
Contrairement à une idée reçue, nos ancêtres ne frottaient pas 2 silex pour allumer un feu… cela ne sert à rien ! Tout simplement parce que percuter 2 silexs ensemble ne produit que des étincelles qui ne s’éjectent pas… et donc sans aucune chance d’allumer une quelconque brindille !
Seuls deux moyens « simples » ont été recencés pour allumer un feu…

La Percussion
Faire du feu par percussionTrois éléments sont nécessaires pour allumer un feu par percussion : du silex, un minerai de fer (de la pyrite ou de la marcassite ) et un initiateur (un végétal ou un champignon). La percussion du silex sur le minerai de fer (comme avec un briquet) éjecte des étincelles sur l’initiateur et durent pendant 2 secondes. C’est un temps suffisant pour provoquer des braises qui seront entrenues avec des herbes sèches.
Le plus vieux briquet ?
C’est dans la grotte de Chaleux (Belgique) qu’un nodule de pyrite a été découvert… 
Il est daté de 13 000 ans BP.
Outre ce briquet le site a délivré une grande dalle de psammite représentant des aurochs.
     
Le silex
La marcassite
Brindilles enflammées
Le silex : véritable briquet de la préhistoire…
La marcassite, pour génerer des étincelles…
Des brindilles pour entretenir les braises

La Friction 
Faire du feu par frictionCette méthode ne nécessite que deux morceaux de bois. Le frottement de l’un sur l’autre génère un tas de sciure échauffé. Ce « nid » de chaleur va générer quelques braises… qui permettront d’allumer des brindilles sèches…
Le principal problème consiste à bien choisir les essences de bois en fonction du but recherché. 
Cette méthode a laissé peu de traces anciennes (le bois ne se conserve que dans certaines conditions).

Nos ancêtres qui avaient la maîtrise du feu 
Scientifiquement prouvé, la maîtrise du feu est relativement récente (-400 000 ans). D’autres découvertes pourront peut-être, dans le futur, faire reculer cette date. Ceci explique que seul un petit nombre de nos ancêtres soit reconnu comme ayant domestiqué le feu.

Homo erectus
Homo erectus
Tautavel
Homo floresiensis
Homo sapiens
Homo sapiens
Cro-magnon
Homo
neanderthalensis
Homo erectus
Homme de Tautavel
Homo floresiensis
Homo sapiens
Homme de Cro-Magnon
Homo neanderthalensis

Les traces de foyers laissées par nos ancêtres 
Les archéologues explorant les sites doivent déterminer si les traces de carbonisation dans les couches stratigraphiques sont réellement issues d’un foyer ou proviennent d’un simple incendie. 
Pour identifier un foyer fabriqué par l’homme, plusieurs indices sont possibles 
- si une ou plusieurs couches de cendres se sont déposées (indiquant par là même que le foyer a été utilisé et réutilisé), 
- la présence de pierres ou galets délimitant la zone du foyer 
- la présence d’ossements carbonisés démontrant la cuisson de morceaux de viandes…

Foyer de Terra Amata
Foyer de Laugerie-Basse
Foyer de Menez-Dregan
Terra Amata
reconstitution d’un foyer 
Expo « Les premiers habitants de l’Europe« 
Laugerie-Basse
Couche brune de foyer
Menez-Dregan
reconstitution d’un foyer 
Expo « Les premiers habitants de l’Europe« 

Pour aller plus loin : La longue histoire de la production du feu 

La flamme/le feu de l’Esprit Saint

 

Parce qu’il est le symbole de l’esprit, le feu a toujours été présent dans les temples et les églises, quelquefois sous la forme de véritables foyers, mais le plus souvent comme de petites flammes : les cierges, les bougies, les veilleuses que l’on allume au moment des offices ou qu’on laisse brûler jour et nuit comme une présence protectrice. mais que reste-t-il maintenant dans la tête de nos contemporains de ce caractère sacré de la flamme ? Ils allument des bougies quand il y a une panne d’électricité, ou pour faire joli de temps en temps, sans se rendre compte qu’ils touchent là et mettent en action des puissances primordiales.

 lumière

Oui, allumer une bougie n’est pas un acte aussi simple et insignifiant qu’il y paraît, car par cet acte on entre en contact avec les quatre éléments. Regardez : la bougie elle-même, qui est solide, représente la terre. Vous l’allumez, et le feu est présent. Puis, peu à peu, la bougie commence à fondre et un tout petit lac se forme dans le creux, à la base de la mèche : c’est l’eau. Quant à l’air, il est là tout autour, indispensable au feu. Privé d’air, le feu s’éteint ; et même si on ne le voit pas, on perçoit sa présence dans les mouvements  de la flamme qui oscille légèrement. Donc, lorsque vous allumez une bougie, vous devez être conscient que vous vous trouvez en présence des quatre éléments fondamentaux de la création et, à travers eux, en présence des quatre Anges qui les gouvernent : l’Ange de la terre, l’Ange de l’eau, l’Ange de l’air et l’Ange du feu. Même si la flamme de la bougie est encore de la matière, une matière extrêmement subtile, la plus subtile qui puisse exister dans le plan physique, elle est animée par une force, un esprit avec lequel vous pouvez entrer en relation.

 

Evidemment, ce sont des exercices qu’il est préférable de faire le soir quand la nuit est déjà tombée. Le jour, il est moins utile d’allumer une bougie, cela n’apporte pas grand-chose, il vaut mieux attendre la nuit. Vous prenez donc une bougie, mais avant de l’allumer, vous la consacrez en disant : « J’allume cette boue pour la gloire de la lumière, pour l’Ange du feu ». Il faut que vous donniez toujours un but à ce que vous faites afin que, dans le plan astral déjà, votre acte ait une détermination. Tout s’enregistre sur les objets ; ils gardent les traces des endroits par où ils sont passé, des personnes qui les ont manipulés et de paroles qu’elles ont prononcées. Même avant d’employer l’encens on doit le consacre à la Divinité, pour que ce soit Elle seule qui s’en serve et non des entités inférieures.

 

Par la puissance du Verbe vous consacrez donc la bougie à l’Ange du feu, vous l’allumez et vous éteignez toutes les autres sources de lumière. Vous regardez cette flamme qui danse devant vous, vivante, claire, joyeuse. Vous admirez son élan, ses mouvements et les nuances de son éclat ; bleuté et tout à fait transparent à sa base, intense au centre et de nouveau plus clair au sommet. Vous vous adressez à elle : « Flamme bien-aimée, symbole du Saint-Esprit, symbole de l’Amour divin, symbole du Feu cosmique, symbole du Soleil spirituel… » en lui demandant de pénétrer en vous et de tapisser vos cellules d’une couche de feu afin que le Saint-Esprit vienne faire en vous sa demeure. C’est ce feu qui attire le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit ne descend que sur les êtres qui ont beaucoup travaillé avec la pureté du feu ; pour l’attirer, il faut devenir un avec le feu.

 

Quand il voit que vous vous approchez de la flamme avec un sentiment sacré, le feu vous aime, il vous aide, il vous considère comme son ami ; il sent que vous entrez dans les mêmes vibrations que lui, et alors il ne peut plus vous nuire. Il est très important de connaître ces vérités. Chaque grande période de l’histoire de la terre est marquée par la prépondérance d’un des quatre éléments : terre, eau, air ou feu. A notre époque, c’est le feu qui va dominer ; l’humanité connaîtra le feu sous toutes ses formes, c’est pourquoi nous devons nous renforcer et devenir les amis du feu. De même qu’une goutte d’eau peut nous lier à tout l’océan, la seule flamme d’une bougie suffit à nous lier au feu cosmique, au Saint-Esprit dont le vêtement est la lumière.

 

Alors, regardez la flamme jusqu’à sentir que vous vous fondez en elle et que vous devenez vous-même une flamme. Aimez-là, parlez-lui, afin d’entrer en amitié avec elle. Et quand vous êtes découragé, inquiet ou chagriné, allumez une bougie et à travers elle liez-vous à tout ce qui est feu dans l’univers ; le soleil, les astres, les anges, les archanges, Dieu lui-même ; Cette pensée vous redonnera le courage et la paix. Peu à peu, la bougie deviendra pour vous une présence apaisante, vivifiante, vous prendrez l’habitude d’aller auprès d’elle puiser le réconfort, la joie, l’inspiration, et vous vous sentirez vraiment protégé. Car le feu est une protection.

 

Tous ceux qui ont séjourné dans les déserts ou dans la brousse le savent : une des meilleures protections contre les animaux sauvages, c’est le feu. Les fauves ont très peur du feu, ils sentent qu’il y a là une puissance redoutable dont il vaut mieux ne pas s’approcher. Et il en est de même dans la vie intérieure ; celui qui a su allumer en lui le feu sacré possède la meilleure des sauvegardes contres les « fauves », les esprits ténébreux ; ils sentent ce feu qui émane des yeux, des mains, de tout le corps du véritable Mage, du véritable Initié, et ils s’enfuient épouvantés.

 

L’aura, justement est ce feu qui protège l’homme des esprits mauvais, mais à condition évidemment qu’elle soit puissante, lumineuse. Tous les humains n’ont pas une aura capable de les protéger ; ils  n’ont rien fait pour la purifier, pour la renforcer, et évidemment elle laisse entrer les êtres malfaisants et les éléments nocifs. Mais en regardant la flamme de la bougie, vous avez aussi de grandes possibilités de travailler sur votre aura.

 

Vous l’avez compris maintenant, il existe deux sortes de feu : le feu astral des désirs inférieurs qui consume l’être en le faisant passer par de grandes souffrances, et le feu spirituel qui le libère de ses imperfections, de ses faiblesses et fait briller tout ce qui est pur et noble en lui. Tous connaissent le feu astral ; c’est celui des convoitises, des passions, et particulièrement celui de l’amour sexuel, avide, égoïste, qui plonge parfois les hommes et les femmes dans un véritable enfer. Avec quel plaisir ce feu se jette sur eux pour les dévorer, car ils sont tout à fait préparés pour lui servir de nourriture ; ils souffrent, ils poussent des cris et il ne reste bientôt plus d’eux que cendres et fumée. Quand au feu céleste, il cherche tous ceux qui marchent sur le chemin de la pureté, du désintéressement, du sacrifice, il se jette aussi sur eux et les embrase, mais pour faire d’eux des êtres de lumière. Car le feu divin possède une propriété qu’il faut connaître ; il ne détruit jamais ce qui est de la même nature que lui. Au moment où ce feu pénètre en l’homme, il ne brûle que ses impuretés ; la matière qui est pure ne se consume pas, elle résiste au feu et devient lumineuse, parce qu’elle vibre à l’unisson avec lui.

Attirer le feu céleste doit être la principale préoccupation du spiritualiste. Il sait que ce feu viendra seulement dans un lieu préparé pour lui. Ce lieu, qui est évidemment en lui-même, il travaille inlassablement à le purifier, à le sanctifier ; par la méditation, la prière, par la pratique quotidienne des vertus, il édifie une demeure faite d’une matière pure et lumineuse où le feu reconnaît sa propre quintessence, c’est pourquoi il est attiré. Dans la tradition chrétienne, ce feu céleste est appelé le Saint-Esprit.

Le feu visible est l’image matérielle du feu invisible. C’est pourquoi, chaque fois que nous allumons le feu, nous devons par notre âme et notre esprit nous lier au feu céleste qui est amour, intelligence, puissance, qui est le Saint-Esprit. Sinon, à quoi cela sert-il vraiment ?… Et quand ce feu voit un être qui s’intéresse à lui, qui chante avec lui, qui le comprend, il se sent attiré. Voilà pourquoi on l’a présenté comme un fiancé, comme un époux qui va vers sa bien-aimée, l’âme humaine (réf. à la Fête de la Pentecôte chrétienne).

Dans la Rome antique, les prêtresses de Vesta, déesse du foyer, étaient chargées d’entretenir jour et nui le feu sacré. Ces Vestales étaient des vierges qui étaient punies de mort si elles ne respectaient pas leur vœu de chasteté. Je n’ai pas à me prononcer maintenant sur la véritable utilité de ces Vestales, ni sur la cruauté du sort qui leur était réservé quand elles transgressaient leur vœu. Ce qui m’intéresse, c’est la signification symbolique de ces prêtresses, car si actuellement il n’y a évidemment plus de Vestales, ce qu’elles représentaient correspond quand même à une vérité éternelle. Pourquoi entretenir un feu physique ? Ce n’est pas nécessaire, et s’il vient à s’éteindre on a toujours le moyen de le rallumer ; on n’est plus aux temps préhistoriques. En réalité, c’est le feu intérieur que l’on ne doit jamais laisser s’éteindre ; les Vestales, qui étaient des vierges, représentaient la Mère divine dans son aspect le plus pur. Car la pureté est la condition du feu et de la lumière. La présence de la Mère divine est indispensable à l’entretien du feu, du feu sacré de l’amour. Chaque être humain doit devenir dans on âme une vierge qui attire et entretient le feu. Ensuite, le principe masculin qui, en nous, est la volonté, l’esprit, utilise ce feu pour créer. Car le feu est à l’origine de toutes les créations ; Regardez ; depuis la préparation tellement simple d’un repas jusqu’au décollage d’une fusée spatiale, le feu est nécessaire.

Pour moi, rien n’est plus précieux, plus rare, aucune grâce ne peut se comparer à cette visite de l’Esprit saint ; C’est comme un coup de foudre céleste… Mais ce n’est pas parce que l’homme a reçu ce coup de foudre qu’il devient immédiatement omniscient, tout-puissant et parfait ; non, il reçoit seulement les possibilités de le devenir, et c’est à lui de travailler avec ce feu. Malheureusement il peut arriver aussi qu’il perde cette grâce, qu’l perde le Saint-Esprit, et c’est là la perte la plus terrible que puisse faire un être humain. Beaucoup de spiritualistes, de mystiques, d’Initiés qui possédaient ce feu l’ont perdu d’une façon ou d’une autre. Certains sont arrivés à le reconquérir, mais au prix de combien de souffrances, de repentirs, de travaux ! Il a fallu supplier longtemps et donner de grandes preuves d’humilité pour que le feu accepte de revenir. Mais du moment qu’il a accepté, il s’accroche alors si fort, il pousse et enfonce ses racines si loin à l’intérieur de l’être, qu’il ne le quitte plus ; il dirige, ordonne et oriente définitivement sa vie.

omraam

allumer le feu en nous

 

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Le feu reste un des plus grands mystères. Il y a un feu qui consume et un feu qui entretient la vie. Le feu qui consume est celui que nous voyons et dont nous nous servons ; le feu qui entretient la vie est invisible et c’est lui qui brûle à l’intérieur des minéraux, des métaux, de la végétation et de toutes les créatures dans l’univers. Le feu produit la chaleur et la lumière, mais lui-même n’est ni chaleur ni lumière, il n’est ni lumineux ni chaud. Ce que nous appelons feu est seulement un reflet du vrai feu. Le vrai feu, nous ne le connaissons pas ; il produit et met en évidence la chaleur et la lumière, mais lui-même, on ne peut pas l’atteindre. 

Les plus grandes puissances sont cachées dans le feu : il fond, il liquéfie, il réduit en cendres. Les autres éléments : la terre, l’eau, l’air ont de grands pouvoirs, mais ils ne produisent pas de transformations aussi radicales dans la matière. Les tremblements de terre secouent la croûte terrestre, ils entrouvrent les montagnes, engloutissent les villes, mais la terre ne change pas la nature profonde des choses. L’eau les emporte ou les dilue, l’air les disperse, mais seul le feu est capable de les faire complètement disparaître : après son passage, il ne reste que des cendres ; ou alors, c’est un nouveau corps qui apparaît. 

Comme autrefois dans la Fraternité de Bulgarie avec le Maître Peter Deunov, nous nous réunissons certains soirs d’été autour d’un feu. Mais je sens que vous ne savez pas encore comment entrer en relation avec lui pour faire un vrai travail. Instinctivement, la plupart des humains éprouvent une sorte de fascination devant le feu. Pourquoi ? Parce que le mystère du feu est le mystère de la vie, et ils restent là à regarder. Mais il ne suffit pas de regarder le feu comme on assiste à un beau spectacle, il faut prendre conscience qu’il y a là des créatures très puissantes, accompagnées de quelques âmes humaines qui, ayant quitté la terre et s’étant libérées de leur corps physique, se plaisent à plonger dans le feu où elles continuent  se purifier. Et ne dites pas que vous savez ce qu’est le feu parce que vous l’avez déjà très souvent regardé. Au contraire, apprenez à le regarder comme si vous le voyiez pour la première fois et vous comprendrez les plus grands mystères de la vie. 

Quelquefois, dans ces branches qui brûlent on voit des formes apparaître : un oiseau, un fleuve, une fleur, un visage … Chacun doit essayer d’interpréter ce que ces formes qu’il découvre signifient pour lui, car le feu parle à chacun d’entre nous. Il peut nous faire des révélations, nous  apporter un message, nous annoncer un événement. Les êtres qui sont dans le feu nous observent aussi, et comme ils sont très sensibles à l’amour qu’on leur manifeste, à l’intérêt qu’on leur porte, ils s’approchent de nous pour nous instruire, nous aider. Qu’on ne les discerne pas, qu’on ne les comprenne pas, est sans importance ; ce qu’ils nous disent s’enregistre dans notre subconscient et un jour, dans certaines conditions favorables, nous aurons une intuition, une illumination subite. Voilà l’utilité de passer de tels moments auprès du feu. Même si vous croyez ne rien comprendre, cela n’a pas d’importance ; l’important, c’est d’être là, attentif, concentré, car vous préparez ainsi les centres subtils qui vous mettront en contact avec cette formidable puissance de vie : le feu. 

Liez-vous donc au feu pour sentir ce qu’il vous dit, ce qu’il vous montre ; cela s’enregistrera en cous, et dans quelque temps, quand vous commencerez à sortir un peu ces enregistrements, à regarder ces pellicules, il se peut que vous réussissiez à développer certains clichés, à entendre une musique ou quelques paroles ; C’est ainsi que vous allez vous instruire, vous transformer, et un jour vous sentirez que vous êtes devenu un être nouveau. Nous sommes réunis autour du feu pour donner « chair et os » à une idée divine, en l’enveloppant de notre amour, en lui fournissant les éléments de sa matérialisation ; nous devons tout faire pour que nos amis du monde invisible trouvent cette matière en abondance dans nos pensées, nos sentiment s, nos émotions, et puissent grâce à elle envelopper l’enfant qui doit naître ; le Royaume de Dieu. 

Les entités lumineuses du monde invisible aiment l’harmonie. Où qu’elles soient, elles sont attirées par cette unité que nous formons autour du feu. Elles se disent entre elle : « A la différence de tant d’autres humains qui ne se rassemblent que pour fulminer, pour se dresser contre des ennemis réels ou imaginaires, voilà des êtres qui sont réunis pour préparer le Royaume de Dieu. Allons les voir et les aider ». Un parfum se dégage de cet état d’harmonie, un parfum que les humains ne perçoivent peut-être pas, mais que ces créatures sentent. Et même les étoiles là-haut dans le ciel sourient et nous envoient leurs messages et leur amour. Le feu représente la frontière entre le plan physique et le plan éthérique. C’est pourquoi il est le moyen le plus puissant pour entrer en communication avec le monde spirituel. Si, avant de commencer un travail de quelque importance, les Initiés ont l’habitude d’allumer une flamme, c’est parce qu’ils savent que le feu les introduira dans les régions subtiles où leurs pensées, leur voix seront entendues et où ils trouveront les conditions de la réalisation. Tous les véritables mages ont un lien très puissant avec le feu. Et, bien que la religion ait perdu de plus en plus le sens de ces pratiques initiatiques, dans les églises on continue à maintenir la tradition d’allumer des cierges ou des veilleuses, comme si on conservait inconsciemment ce savoir très ancien que la présence du feu est un gage de réalisation. 

Là où le feu participe, il y a toujours des résultats, car il est l’élément le plus puissant, le moyen de transformation le plus efficace ; rien ne résiste au feu. C’est pourquoi la tradition initiatique enseigne que, pour se transformer, les humains doivent nécessairement passer par le feu. Il existe en nous deux sortes de feu : celui des passions et celui de l’esprit. Le feu des passions est un brasier qui consume l’être en le faisant passer par de grandes souffrances ; et malheureusement la majorité des humains préfèrent souffrir dans ce brasier plutôt que de renoncer à satisfaire leurs désirs. Très peu ont compris les avantages qu’il y a à travailler avec le feu de l’esprit pour posséder le secret de la transformation de la matière, en soi-même tout d’abord, et ensuite, peu à peu, autour de soi. 

Par le feu de la souffrance doivent obligatoirement passer tous ceux qui sont devenus tellement durs et coriaces que seules les épreuves pourront les améliorer. Celui qui veut échapper à ce feu-là doit travailler avec le feu de l’esprit, le feu divin qui le transformera en le rendant lumineux et rayonnant ; Il sera enveloppé de ses flammes sans être brûlé… et même s’il doit encore souffrir – car sur la terre il est impossible de ne pas souffrir – il saura comment traverser ces souffrances. Le feu des passions contraint et asservit l’homme. Le feu de l’esprit le libère. 

Toutes les réussites dans la vie dépendent d’une seule chose : si l’on sait ou non allumer le feu. C’est tout d’abord une inspiration, une idée divine que l’on doit capter. Cette idée divine est comme une étincelle, quelque chose de lumineux, très rapide, qui se communique au monde mental – si celui-ci est prêt à le recevoir. Dans le mental, cela devient un projet. Puis ce projet, le cœur commence à s’y intéresser, à désirer sa réalisation, à s’en réjouir. Et enfin, intervient la volonté qui déclenche l’action. Pour être correct, bénéfique, tout acte doit avoir son origine en haut dans le plan divin. C’est cette impulsion divine qui descend dans le plan mental (la pensée), puis dans le plan astral (le sentiment) en s’enveloppant de matière de plus en plus dense, jusqu’à s’incarner enfin dans le plan physique. Tout ce qui n’est pas inspiré par l’esprit se révélera défectueux à un moment ou à un autre. Et quand quelqu’un se lance dans l’action ou fait confiance à ses sentiments sans s’être demandé quelle est la nature de l’impulsion qui l’anime, ce la révèle tout simplement qu’il n’a pas compris comment on allume le feu. 

On peut encore présenter cette question d’une autre manière. Pour faire un feu, une seule bûche ne suffit pas, on en utilise deux ou trois, et on ne les place pas côte à côte, mais en triangle. Ce triangle représente symboliquement les trois principes : cœur, intellect, volonté ; ou bien, dans un autre plan, corps, âme et esprit. Car pour que le feu brûle, c’est à dire pour que la vie s’épanouisse harmonieusement, les trois sont nécessaires. Oui, méditez sur la façon d’allumer le feu et vous découvrirez de grandes vérités en vous-même. Vous comprendrez que si vous grelottez intérieurement, c’est que vous n’avez pas su allumer votre feu : ou vous n’avez pas trouvé d’allumette, ou le bois est humide, ou le papier n’a pas pris, ou vous avez oublié les brindilles, ou vous n’avez pas su placer correctement les bûches, etc. Et même si vous déclenchez des incendies avec des passions incontrôlées, vous aurez toujours froid. 

Depuis le commencement il existe en chaque être un foyer préparé avec tout le combustible nécessaire. Mais, le plus souvent, c’est l’allumette qui manque, l’étincelle de l’esprit qui fera jaillir la flamme : le contact avec le monde divin. Parfois même si le feu semble éteint, il reste sous la cendre de petites vraies qu’on peut ranimer pour faire un nouveau feu. Chacun peut ainsi trouver en lui-même une braise chaude, cachée sous la cendre, et souffler dessus pour rallumer le feu. Apprenez donc à souffler sur votre feu afin qu’il vous illumine et éclair le monde entier. Il y a beaucoup de braises dans vos âmes, fouillez profondément pour les trouver, et ranimez-les ; à ce moment-là d’autres âmes pourront elles aussi venir se rallumer auprès de vous ! 

omraam

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