Archives pour la catégorie Le Monde des Eléments

Accorder son âme à la fréquence de l’univers

 

 

Aborder le concept encore très intellectuel de notre nature cristalline, c’est peut-être d’abord accepter que celle-ci émerge patiemment depuis peu à l’échelle planétaire, même si ses apôtres essaiment depuis bien longtemps ses germes dans tous les domaines du vivant, consciemment ou pas.

C’est aussi reconnaître que nombre de nos instructeurs spirituels ou Sages, qui ont réalisé cet état de conscience, nous ont enseigné son existence selon leurs terminologies, leurs Traditions et leurs pratiques et qu’en elle-même, cette nature supérieure porte des qualités de pureté, de vacuité et de conscience universelle qui la rend encore si lointaine en notre quotidien. Et pourtant…

 HARMONISER

Nos nombreuses incarnations tournées vers l’éveil et l’implication de notre vie à libérer notre psychisme de nos blessures d’âme nous ont conduit à contacter progressivement notre Présence JE SUIS. Dans l’observation permanente des phénomènes physiques par ses sens, des mouvements de vie mus par Le désir vital et des formes pensées ou croyances structurant son mental, l’initié cultive par la voie des œuvres et du service, par la dévotion et la connaissance un art nommé yoga ou alchimie intérieure. Sur les chemins de la synchronicité, le chercheur de Vérité déploie fébrilement ses ailes de transparence.

Notre nature intrinsèque vibre énergie, comme elle irradie lumière. Cette nature d’être pur existant rayonne de ses qualités et attributs différemment selon l’identification à l’Ego et/ou à notre âme. Et dans la paix de l’Equilibre conquise, la pureté du Soi est perçue subrepticement par l’âme nettoyée de ces filtres immémoriaux.

Alors l’être cristallin que nous sommes retrouve sa demeure en une pure conscience, un pur amour, une pure félicité, prêt à s’unir à l’océan de l’Eternel infini.
Et cela, est sans doute, aucun le début de son éveil. Juste le commencement de l’exploration de sa nature spirituelle.

L’âge de cristal

La civilisation technologique qui flamboie aujourd’hui repose sur la maitrise du cristal sous sa forme du quartz miniaturisé en carte à puce et intégré dans des systèmes électronique de plus en plus complexe. La physique quantique et ses applications à venir peuvent s’associer aux qualités mémorielles et semi-conductrices du quartz pour développer des capacités dont la période atlante n’aurait à rougir. Cependant, l’Ère du verseau porte en son sein la Sagesse des Anciens et la pureté des Hautes sphères dont émanent nos enfants appelés « cristal » et les bouleversements actuels annoncent une mutation d’espèce.

L’ADN en ses multi-dimensions nous révèlera peut-être la clé du Mystère divin incarné sur Terre. Dans tous les cas, la dimension cristalline nous ouvre à une conscience cosmique pour réintégrer notre place dans l’univers. Et que ce soit par la litho-thérapie, les crânes de cristal ou les bols chantants, nous assistons à une déferlante cristalline qui vibre depuis la grille du même nom et conspire à nos retrouvailles d’âmes.

Le retour du Son, serviteur et médiateur d’unité.
Les Anciens connaissent parfaitement la puissance curative et éveillante du Son.
Et nous retrouvons traces dans les livres sacrés, comme au cœur de notre temple, l’empreinte du Son des Origines, l’émanation de l’absolu silence dans la manifestation.
OM – AMEN – AMIN – AWEN – SHALOM – TAO
Lorsque ce Son porte les propriétés d’une peau de bête pour un tambour, du bois sculpté du didgéridoo, la résonnance métal du bol tibétain, il nous ramène à intégrer les règnes en nous. Quand ce Son chante d’un vaisseau de quartz ou bol de cristal, nous vibrons immédiatement à la fréquence cristalline ; donc par résonnance à notre nature profonde et essentielle. Celle qui porte la Mémoire des Mondes et circule dans la trame multidimensionnelle de la conscience infinie.

Alors Capitaine de vaisseau le Temps est venu ! A vous pionniers des terres spirituelles inexplorées, pour vous aventuriers de la Conscience ! Ensemble, chevaliers du nouveau monde !
Portons hauts l’étendard de nos valeurs et sonnons le chant cristallin de notre âme.

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par Pascal et Muriel Lacombe 

Renaître dans l’eau

 

Quelle est la démarche des êtres que j’accompagne?
Se réconcilier avec le monde de l’eau dans la sécurité et le plaisir, affrontant les peurs d’y plonger malgré de profondes motivations. Ils vont réaliser d’une façon qu’ils n’imaginaient pas ce que veut dire être au bord de l’eau, dans l’eau, sur l’eau, sous l’eau et enveloppé par l’eau, mais aussi la joie de barboter ou la fluidité de nager et pour certain développer l’aquacité.

Mon accompagnement se fait dans un bassin de balnéothérapie à 35°, d’un mètre vingt de profondeur. Cette température de 35° et le peu de profondeur permettent de travailler en douceur et sécurité la détente sur tous les plans, physique, émotionnel et mental. Cette détente permet l’émergence spontanée des mémoires (vie intra-utérine, émotion refoulée, mémoires en relation à l’eau). Dans cette détente, l’être s’ouvre et s’offre. L’accompagnant se doit d’être centré. C’est souvent le défi inconscient pour les groupes de détente dans l’eau.

Je commence mes séances en demandant à la personne quelle est son intention, ce qui lui permet de se choisir dans son processus d’accompagnement à elle-même.

renaitre dans l'eau

Prenons l’exemple de Jeannette :
C’est une femme enracinée dans sa vie et sa relation aux autres qui a déjà beaucoup guéri son histoire personnelle. Elle vient avec l’intention d’arriver à se relaxer dans l’eau allongée sur le dos. Elle veut arriver à faire la planche. Je lui explique et je la rassure qu’à aucun moment elle n’aura le visage dans l’eau. Je l’assure que je la tiendrai toujours par au moins une main et qu’elle m’entendra, bien que ses oreilles soient dans l’eau. Je l’invite à fermer les yeux afin de tourner son regard vers l’intérieur et à respirer naturellement par la bouche. Je lui explique que cette respiration par la bouche lui permet de ne pas être happée par la panique ou l’appréhension. Elle se mobilise ainsi dans la présence à elle-même et évite ainsi de se retirer de l’émotion et même pour certaines personnes de se retirer du corps.

J’explique à Jeannette qu’elle va rentrer dans l’eau et faire le tour du bassin afin de définir son territoire de sécurité. Je lui donne des pistes qu’elle pourra adapter quelque soit le lieu (piscine, mer, rivière, lac ) : la profondeur du lieu, sa dimension, la barre de sécurité ou la taille des rebords de la piscine, la température de l’eau, la zone de baignade surveillée…

Jeannette peut ainsi commencer à construire les bases de sa sécurité en prenant en charge son territoire d’exploration et de détente. Seulement alors je l’allonge sur le dos, une main sous la nuque et une main sous les reins. Dès que j’allonge Jeannette, elle s’agrippe à moi et à la barre du rebord de toutes ses forces. Elle a les yeux grand ouverts et m’implore de ne pas la lâcher. Son corps est raide comme un bout de bois.

Je lui dis et lui fais sentir qu’elle est totalement soutenue. Je ne bouge plus jusqu’à qu’elle s’assure de ses prises et de ses repères dont le bord du bassin, ses appuis sur moi, notre contact visuel, mon soutien concret, sa tête hors de l’eau.
J’approfondis alors mon état intérieur d’enracinement et de présence. Jeannette ferme finalement les yeux. Je l’invite à sentir où sont les tensions et comment est sa respiration.

Je l’invite à dire ses peurs et ses émotions. En fait je l’invite à prendre conscience d’elle-même et de ce qui s’exprime en elle. Elle me partage que de s’allonger dans l’eau la panique car elle se sent tomber, basculer au plus profond et perdre tous ses repères Elle est alors totalement déracinée. Elle pose ainsi sa conscience sur cette panique qui l’envahit telle une déferlante et l’oblige à se cramponner à moi et à la barre. Je sais qu’elle ne pourra lâcher la panique que si elle en prend conscience sans s’y identifier. Le territoire de sécurité installé précédemment devient sa ressource.

Jeannette m’amène à un point important de mon accompagnement.
Dans l’eau, sous l’eau tout au fond de l’eau, il y a toujours la Terre. Au fond de la piscine, au fond du lac, au milieu de l’océan en son point le plus bas, la Terre est là. Nous sommes sur la Terre. C’est un moment clef pour l’être que je peux approfondir si nécessaire par la conscience que les oiseaux sont eux aussi enracinés, comme les dauphins d’ailleurs.

Pour moi cette compréhension intime a été une sorte de révélation. J’ai pu réunir en moi l’eau et la terre.

Je fusionnais avec l’eau et je refusais la Terre et les humains. Je me voyais un peu un dauphin perdu parmi les humains. Dans cette intégration de l’eau sur la Terre, je me reconnais dauphin parmi les miens humains.

Je fais ressentir et visualiser à Jeannette ses racines ancrées dans la Terre et Jeannette ne se sent plus flotter ou perdue au milieu d’un vaste espace inquiétant, mais dans un contact intime avec la Terre-Mêre. Cet enracinement est une clef essentielle pour ceux qui ont peur de ne plus avoir pied, peur du noir dessous… Jeannette se détend et plonge dans une relaxation profonde. Je l’invite à percevoir si son corps flotte, ou si c’est plutôt l’eau qui la porte… C’est une sensation très sécurisante de ressentir que l’eau nous porte. Monte alors le défi habituel de ce moment où la personne est portée sans aucune sollicitation extérieure : être simplement présent à soi-même. Jeannette elle, rentre dans un état profond de bien-être, jusqu’à s’approcher de quelque chose comme le « Je Suis » car elle a l’habitude des états méditatifs. Pour terminer avec Jeannette, sa plus belle expérience a été, à notre troisième séance, de découvrir d’autres repères spatio-temporels et de laisser exploser sa joie dans une roulade avant et une roulade arrière.

Me revient aussi Colette. Une fois qu’elle a traversé l’inquiétude d’être dans les bras d’un homme jeune à qui faire confiance, je l’ai invitée à accueillir ses émotions. Cette quinquagénaire m’a confié alors que jamais sa mère ou quiconque ne l’avait tenue dans les bras avec autant de douceur et de justesse. Elle s’engageait en rentrant de prendre son grand fils dans les bras.

Il m’est important d’aborder aussi le passage au-dessus de l’eau / au-dessous de l’eau que j’appelle dessus/dessous.
J’accompagne régulièrement des personnes à réconcilier toute la sphère ORL dans le passage dessus/dessous. C’est un processus par étape, face à face, où nous nous tenons les mains et palier par palier, la personne va mettre sa tête sous l’eau en travaillant sur l’inspir/l’expir. Une séance d’une heure suffit souvent pour traverser cette appréhension de mettre la tête sous l’eau…

Pour ceux-là, j’enchaîne par la suite logique pour moi de la phase dessus/dessous :
s’allonger sous l’eau.

Prenons Claire. Je vérifie que Claire n’a pas de mémoire ou de traumatisme d’avoir était amenée ou poussée de force sous l’eau.

Je lui demande de souffler pour pouvoir descendre. Traversés les appréhensions et les doutes, Claire n’en revient pas de réussir à s’allonger sous l’eau. Je l’invite à aller plus loin en lâchant de l’air une fois au fond afin de se stabiliser. Claire me partage sa stupéfaction de la grande détente qu’elle ressent. Plus Claire se détend, plus elle reste au fond et plus elle y a de plaisir. Claire exulte de raconter ce qui est un exploit pour elle à son mari et à ses enfants. Sa séance se termine comme une renaissance à l’eau où elle se sent pour la première fois accueillie sur la Terre dans son entièreté. Il me revient Mathieu, moniteur de plongée, étonné de se rendre compte qu’il n’arrivait pas à s’allonger sous l’eau. Il accepte de suivre mes étapes. Il finit par s’allonger et peut s’y détendre profondément. Il remonte alors les yeux remplis de lumière, émerveillé et stupéfait du temps resté au fond et d’un bonheur nouveau qu’il a trouvé d’être sous l’eau, avec l’eau. Tout simplement, calme, allongé, sans bouger, sans effort, juste présent à lui, il a pris conscience de cette matrice aquatique finie et infinie. Mathieu a eu l’humilité de lâcher sa connaissance du milieu marin pour expérimenter cette expérience intime de l’eau.

Ceci est ma plus belle des récompenses et le dauphin en moi se réjouit de partager l’intimité avec l’eau.

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Patrick Ferrer
Moniteur de plongée. Connecté énergétiquement aux dauphins et aux cétacés.
Anime des stages de développement personnel et un groupe d’hommes.

Patrick Ferrer – 33, rue des Lilas 75019 Paris
Courriel : dbellego.pferrer@wanado.fr
Rubrique Patrick Ferrer dans le site : www.tantradianebellego.com

LA THORIE DES 5 ELEMENTS

 

La théorie des Cinq Eléments constitue, avec la théorie du Yin et du Yang, la base même de la théorie médicale chinoise. 

L’expression « Cinq Eléments » est utilisée depuis longtemps par les Occidentaux qui pratiquent la médecine chinoise. Certains y voient une compréhension erronée du terme chinois Wu Xing qui s’est perpétuée à travers les âges. Wu signifie « cinq », et Xing signifie « mouvement », « processus », « aller », ou encore « conduite, comportement ». La plupart des auteurs considèrent donc que le terme Xing ne peut avoir la signification « d’élément », partie constitutive de la Nature, comme on l’entendait dans la philosophie de la Grèce antique.

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En réalité les éléments, tels qu’ils furent définis par les divers philosophes grecs tout a cours des siècles, n’ont pas toujours été considérés comme des constituants de base de la Nature, comme des « substances fondamentales inertes et immobiles ». Certains philosophes grecs les considéraient comme des caractéristiques dynamiques de la Nature, se rapprochant en cela des conceptions de la philosophie chinoise. Les philosophes grecs utilisèrent différents termes pour désigner les éléments, témoins du manque d’homogénéité dans la vision qu’ils en avaient. Empédocle les appelait « racines » (rhizomata), Platon les appelait « composantes simples » (stoicheia). Aristote donnait une définition plus dynamique des quatre éléments et les appelait « formes primaires » (prota somata). Il écrivait : « Le Feu et la Terre sont des contraires qui sont nés de l’opposition de leurs caractéristiques respectives, telles qu’elles sont révélées à nos sens : le Feu est chaud, la Terre est froide. 

En plus de cette opposition fondamentale entre le chaud et le froid, il en existe une autre, entre le sec et l’humide d’où les quatre combinaisons possibles chaud-sec (le Feu), chaud-humide (l’Air), froid-sec (la Terre), et froid-humide (I’Eau). Les éléments peuvent se combiner et même se transformer l’un en l’autre. Ainsi la Terre, qui est froide et sèche, peut engendrer l’Eau si l’humidité remplace la sécheresse ». Pour Aristote, les quatre éléments sont donc les quatre caractéristiques de base de tout phénomène naturel qui se ramène à la combinaison de quatre qualités fondamentales : chaud, froid, sec et humide. Comme on le comprend aisément d’après les lignes ci-dessus, les éléments aristotéliciens pouvaient se transformer l’un en l’autre et s’engendrer mutuellement. Cette interprétation est très proche de la conception chinoise qui considère les éléments comme des caractéristiques fondamentales de la Nature.

 

Aussi n’est-il pas entièrement juste d’affirmer que les Grecs ne voyaient dans les éléments que des constituants de base de la matière, des « briques » de l’édifice Nature. De plus, le terme « élément » n’a pas toujours ces connotations, si ce n’est dans l’acception qu’il prend en chimie moderne. 

Enfin, il n’est pas non plus tout à fait exact d’écrire que les Chinois ne concevaient pas les éléments comme des constituants de base de la Nature. Bien sûr, les éléments sont des caractéristiques fondamentales primaires et dynamiques de tout phénomène naturel, et de nombreuses affirmations le confirment, mais ils sont, en plus, des constituants de base de la Nature. Ainsi peut-on lire : « Lorsque le Qi des éléments se stabilise, les choses prennent une forme ». 

En conclusion, il n’y a pas de raison véritablement valable pour affirmer que le terme « élément » est une traduction inacceptable du mot chinois Xing. De plus, si l’on considère que cette traduction est universellement acceptée dans le monde de la médecine chinoise, la changer ne ferait que semer une confusion inutile. 

Les Cinq Eléments ne sont donc pas des constituants de base de la Nature, mais cinq processus fondamentaux, cinq caractéristiques, cinq phases d’un même cycle, ou cinq potentialités de changement inhérentes à tout phénomène. La théorie des Cinq Eléments n’a pas toujours été appliquée dans l’histoire de la médecine chinoise et sa popularité a connu des hauts et des bas tout a cours des siècles. Elle devint extrêmement populaire à l’époque des Royaumes Combattants et se vit appliquée à la médecine, à l’astrologie, aux sciences naturelles, au calendrier, à la musique et même à la politique. Sa popularité était telle qu’elle servait à classer pratiquement tous les phénomènes. 

Toutefois, des critiques se firent entendre dès le début du 1er siècle. Le grand philosophe sceptique Wang Chong (27-97 après J.C.) critique la théorie des Cinq Eléments, qu’il trouvait trop rigide pour permettre d’interpréter correctement tous les phénomènes naturels. Il disait : « Le coq est associé au Métal et le lièvre au Bois : si le Métal domine effectivement le Bois, pour quoi le coq ne dévore-t-il pas le lièvre ? ». 

A partir de la dynastie des Han, l’influence de la théorie des Cinq Eléments en médecine chinoise a commencé à décliner. Ainsi, le grand livre classique de médecine écrit sous la dynastie des Han par Zhang Zhong Jing, Traité des maladies dues au Froid, ne mentionne pas les Cinq Eléments. Ce n’est que sous la dynastie des Song (960- 1270) que la théorie des Cinq Eléments a connu un regain de popularité et a été appliquée de façon systématique en médecine chinoise, dans le diagnostic, la symptomatologie et le traitement. 

A partir de la dynastie des Ming, la théorie des Cinq Eléments a connu un nouveau déclin car la médecine chinoise était alors dominée par l’étude des maladies infectieuses dues à la Chaleur externe, pour lesquelles on préférait, pour le diagnostic et le traitement, utiliser l’identification des tableaux pathologiques selon les Quatre Couches ou les Trois Réchauffeurs.

Pour lire l’intégralité : http://lartetlavoie.free.fr/theorie_des_5_elements.pdf

Le Jardin Zen

 

Dans la conception du jardin Zen l’homme ne domine pas la nature mais s’y conforme et s’y intègre Une composition subtile et naturelle Les plus célèbres jardins Zen se situent au Japon et le plus connu d’entre-eux est, sans conteste, le jardin de pierre du temple Ryoanji à Kyoto qui fut aménagé en 1499 et qui est simplement composé de pierres moussues au nombre et au rythme de sept, cinq, trois disposées sur du sable blanc harmonieusement ratissé.

Ces rochers représentent symboliquement les « Iles dans la grande mer », « les sommets de montagne dans la mer de nuage » ou « la tigresse traversant un lac avec ses petits » sinon « les seize Rakkan (Arharts ou moines bouddhistes) déambulant et méditant »suivant l’endroit où l’on se place pour observer ou méditer.

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La tradition populaire affirme à ce sujet qu’il existe en fait seize pierres et non quinze car une des pierres de la composition demeure toujours invisible et ceci quel que soit l’endroit où on se place. Même un survol du jardin ne fait apparaître que quinze pierres et les moines refusent toujours de donner tort ou raison à cette hypothèse. Mais, il s’agit ici d’une expression artistique et symbolique poussée jusqu’à l’extrême comme seuls les Japonais savent le faire.

Originellement le jardin Zen est né en Chine où il servait tout simplement de lieu de méditation et de pratique aux moines. La plupart des monastères étant situés en montagne, il fut pris l’habitude d’utiliser des rochers pour agrémenter le lieu de méditation qui était souvent fort restreint en raison de la conformation du terrain. Ce jardin était aussi très généralement le lieu où se trouvait le puits ou une réserve d’eau. Lorsque le Chan originel se fit connaître en Corée sous le nom de Sôn puis au Japon sous le nom désormais plus connu de Zen, entre le septième et le neuvième siècle, la tradition d’utiliser des rochers et des pièces d’eau se transmit également. Au Japon, ces jardins de temple (Tei ou Niwa) s’agrémentèrent des compositions particulières à la religion locale qu’est le Shinto.

On y retrouve donc des lanternes de pierre (Ishi Doro), des tablettes votives dédiées aux divinités de la nature (Kami) ainsi que des portiques (Tori) qui les caractérisent et les différencient des jardins d’origine. Mais, la réelle particularité de ces jardins est une conception philosophique particulière où l’homme ne domine pas la nature mais y participe harmonieusement. Le jardin, considéré comme une création humaine par excellence, ne s’oppose donc pas à la nature mais s’y intègre harmonieusement tout en réduisant celle-ci à des proportions plus humaines. Le jardin doit donc se présenter comme un paysage naturel, sinon idéal, où l’art de la composition doit s’effacer au profit de l’image que l’on se fait de la représentation symbolique d’un lieu de séjour divin.

Le jardin est donc l’emplacement où on honore les divinités de la nature comme l’autel familial est celui où on honore les divinités ancestrales. Il est donc avant tout un microcosme servant à retenir les énergies subtiles et bénéfiques qui, petit à petit, viennent l’habiter. Peu importe sa taille car une simple pierre peut alors se transformer en lac ou en montagne au gré de la composition. Le jardin joue donc un rôle essentiel d’espace intermédiaire entre le sacré et le profane, l’invisible et le visible, le subtil et le grossier, l’interne et l’externe. Il permet, par exemple, de passer de l’extérieur, la cité, à l’intérieur, le foyer donc du public au privé et, ce faisant, de se dépouiller des contraintes excessives de la société et de la pollution. C’est littéralement « l’harmonie du vide médian » dont parle Laozi (Lao Tseu) au chapitre XV du Daodejing (Tao Te King) le « Traité de la Voie et de son Efficace » D’où on peut conclure, un peu à la japonaise, que « L’Harmonie c’est l’Efficace ! » Et l’efficace se doit d’être « simplement » utile.

Le jardin permet donc de se purifier puis de se régénérer avant de passer le seuil de la maison. Ce rôle est particulièrement important dans les « jardins de thé » (Roji) qui mènent aux « pavillons de thé » où s’effectue la cérémonie traditionnelle du thé (Chado ou Cha No Yu). L’énergie bienfaisante et naturelle du jardin pénètre dans la maison par l’intermédiaire des fameuses compositions florales de l’Ikebana, essence même du microcosme…

Quelques règles essentielles Les jardins japonais surprennent toujours quelque peu les visiteurs qui ne savent pas toujours où poser les pieds. Comme il existe un art de la composition des jardins il existe également un art de les regarder et de s’y promener. La première caractéristique est que ces jardins disposent souvent d’un « tapis de pierre » (Ishidatami) qui permet, tout simplement, d’y marcher sans avoir à se salir les pieds. Jadis, la plupart des japonais de la bonne société portaient des socques de bois à hauts talons (Geta) qu’ils laissaient à l’entrée de la maison ou, s’ils étaient d’un rang moindre, des sandales de paille.

Dans un cas comme dans l’autre cela se révélait très glissant sur un sol meuble. Il fut donc pris comme habitude de réaliser comme un gué de pierres qui traversait le jardin en suivant ses courbes et en les accentuant. Ce dallage se devait, évidemment, de paraître le plus naturel possible tout en faisant en sorte que l’eau puisse s’écouler sans provoquer de flaques inharmonieuses. Il s’agit donc d’un chemin sinueux qui relie les diverses parties du jardin entre-elles et communique tant avec l’extérieur qu’avec l’habitation et les éventuelles dépendances.

chemin de pierre

Ce « tapis de pierre » doit simplement permettre, dans un espace généralement rfestreint, de rendre la promenade la plus longue et la plus agréable possible. Certaines pierres servent au simple passage tandis que d’autres incitent à marquer une pause. La disposition harmonieuse de ce tapis de pierre incite donc à un rythme particulier au jardin. Les pierres destinées à marquer une pause permettent de contempler l’ensemble du jardin ou, au contraire, une composition particulière comme la margelle d’un puits sur laquelle repose une louche de bois destinée à recueillir l’eau, un ensemble de rochers et de mousses, une lanterne de pierre ou un minuscule étang.

Les arbres ne sont pas exclus, au contraire, de ces compositions mais sont mis en valeur par le choix des essences et une taille très particulière que l’on retrouve dans la pratique des Bonsaï (arbres miniatures) (Benjin en chinois -littéralement « racines en pot » ) qui étaient originellement destinés aux minuscules jardins entretenus par les moines des montagnes (Yamabushi). Les bouleaux et les érables (liquidembar) y sont particulièrement appréciés ainsi que les arbres fruitiers dont la floraison est attendue avec la plus grande impatience.

Le prunier et le cerisier en fleur sont, ainsi, devenus les emblèmes du Japon médiéval et de son romantisme guerrier. Ne dit-on pas que le Samurai, comme la fleur du cerisier au printemps, ne vit que pour un l’instant ultime où il tombe emporté par le vent divin (Kamikaze) de l’histoire ?
A vrai dire seuls les Japonais ont pu imaginer, à cet effet, de créer par sélections successives, des arbres fruitiers ne produisant surtout aucun fruit qui serait venu, malencontreusement, tacher les pierres du jardin. Ainsi des variétés japonaises de cerisiers ne produisent, surtout pas, de cerises !

Les diverses parties du jardin représentent symboliquement des étapes qu’il convient de franchir les unes après les autres et dans un ordre précis pour parvenir, petit à petit, à l’illumination ou, au moins, à la sérénité. On escalade donc une montagne minuscule comme on enjambe une rivière ou qu’on traverse un lac grâce à une pierre plate qui suggère un pont.
Lorsqu’il existe un pont, en dos d’âne comme il se doit, celui-ci ne sert qu’à empêcher les esprits malfaisants de se déplacer en ligne droite tandis que le portique (Tori) de bois coloré en rouge ne se situe surtout à aucune entrée et moins encore à une quelconque sortie ce qui serait d’un vulgaire affirmé. Il ne marque que le passage des divinités (Kami – littéralement « Feu » (Ka) et « Eau » (Mi) familières à l’endroit) or, celles-ci ne pourraient entrer ou sortir puisqu’elles sont partout présentes.

Feu et Eau (Kami en japonais) correspond à Li Kan en chinois (trigrammes du Feu et de l’Eau). Enfin, des barrières ou des haies, parfois simplement constituées de quelques bambous, permettent de situer des limites abstraites et, paradoxalement, d’agrandir le lieu par un jeu subtil d’ombres et de lumières. En fait ce qui caractérise le mieux ce type de jardin est l’extrême économie de moyen qui permet, malgré tout, de suggérer un espace à la fois restreint et infini utilisant le symbole et l’abstraction pour mieux synthétiser la nature dans ce qu’elle a de plus harmonieux.

Le jardin est donc composé tant pour le spectateur ou le promeneur que pour la nature elle-même qui s’y reflète sans contrainte. On est donc à l’opposé du jardin à la Française et de sa rigueur cartésienne.

Source http://tao-yin.fr/preceptes-des-maitres-du-poing-de-linterne/

Une conscience des rythmes du vivant

 

Patrice Levallois, l’un des créateurs du Jeu du tao de la santé et du mieux-être avec Patrice Van Eersel, Sylvain Michelet et Daniel Boublil (Albin Michel- Taovillage, 2009). (Voir aussi le site taovillage.com), trouve dans l’esprit de ce courant deux principes qui l’accompagnent et éclairent sa route depuis des années : « Le premier est qu’en vivant simplement ici et maintenant, comme nous y invite la voie du tao, je prends conscience que la joie et l’amour sont à l’intérieur de moi et que je n’ai pas d’effort à faire pour accéder à eux. Second enseignement : la vie, comme notre nature, est foncièrement duelle, elle est faite de yin comme de yang. À nous de ne pas transformer l’opposition qui enrichit en affrontement qui détruit. »

Dompter ses dragons intérieurs

Pour trouver la paix et l’harmonie en soi et autour de soi, mieux vaut, selon le tao, être à la fois souple, mesuré et déterminé. Didier Gonin, auteur de Réussir sa vie avec le tao (Albin Michel, 2007), nous propose quatre expériences à tenter pour un quotidien plus serein.

TAO

Agir dans l’eau

« L’homme du bien suprême est comme l’eau » Tao-tö-king, chapitre 8.
L’eau est, dans le tao, le symbole de la « bonté agissante », la parfaite illustration de la passivité active. Symbolisée par le yin, elle nous enseigne que, dans les situations de conflit ou d’impasse, les passages en force, les affrontements brutaux sont souvent aussi vains que grands consommateurs d’énergie vitale. Ils affaiblissent l’être tout en lui donnant l’illusion du contrôle et de la puissance. Agir comme l’eau signifie faire le calme en soi et analyser le problème sous toutes ses facettes de manière à contourner l’obstacle. Cela peut être suspendre momentanément l’action, avoir recours à des outils et à des cheminements inhabituels, ou encore faire marche arrière et s’interroger sur le bien-fondé de son objectif ou de sa stratégie. C’est ainsi que l’eau, calme et entêtée, se fraye son chemin et atteint son but sans efforts superflus.

Etre un exemple

« Le sage embrasse l’Un, devenant un modèle, il ne s’exhibe point et du coup resplendit » Tao-tö-king, chapitre 22.
« Embrasser l’Un » veut dire cesser de vivre dans la division et réunir, en soi et en conscience, les oppositions naturelles : yin et yang, agir et non-agir, ombre et lumière… Une fois unifié, dans l’acceptation mais non dans la complaisance de sa dualité, il ne s’égare plus et ne juge plus. Ainsi, les autres, apaisés par sa paix, confiants dans ses paroles (il fait ce qu’il dit) et réconfortés par sa bienveillance (il n’accuse pas les autres des faiblesses qu’il sait être aussi les siennes), non seulement ne l’agressent pas, mais recherchent sa compagnie et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pour le tao, le sage n’est pas le surhumain, mais l’humain pleinement conscient de sa nature, de ses forces et de ses faiblesses, et qui essaie de faire cohabiter en équilibre ses deux polarités.

Entretenir le feu sacré

« Réduire son moi et brider ses désirs » Tao-tö-king, chapitre 9 
Le feu sacré est une métaphore du vivant, du qi, c’est-à-dire de l’énergie vitale. Toute la pratique taoïste – méditation, respiration, nutrition… – considère que l’équilibre est à la fois la fin et les moyens pour vivre une vie juste et noble. L’homme se perd dans les excès, il se consume et éteint ainsi le feu sacré dont il est le dépositaire. Repérer ses excès, matériels, relationnels et émotionnels, puis les ramener à un niveau qui ne consomme pas plus d’énergie que nécessaire est le préalable indispensable pour tous ceux qui désirent vivre longtemps et sereinement. Réduire le moi, c’est le ramener à sa juste proportion dans la chaîne du vivant, ne pas faire passer son ego devant tout et tous, et prendre en considération le moi d’autrui comme on prend soin du sien, avec mesure, respect et bienveillance.

Désapprendre

« Suivre la voie, c’est de jour en jour décroître » Tao-tö-king, chapitre 48.
Nettoyer son esprit, c’est le débarrasser des idées reçues, des certitudes, en les passant régulièrement au tamis du questionnement sans complaisance. L’encombrement de l’esprit est semblable à l’encombrement des maisons : quelles croyances nous sont vraiment utiles, lesquelles pourrions-nous jeter ? Quelles vérités imposons-nous aux autres ? Quels changements refusons-nous ? Ne pas rester figé, s’exposer au changement, s’inscrire dans la dynamique cyclique de la nature nous permet de nous débarrasser de nos peurs et d’expérimenter notre potentiel de vie sans restriction ni discrimination. Désapprendre l’ancien pour s’ouvrir au nouveau, tel est le sens de cette invitation paradoxale.

Krishnamurti, la nature et la vie

 

Qu’est-ce que la nature pour notre sage ? Ne tombe-t-il pas dans les rets d’une idéologisation de la nature, si prégnante du Romantisme à l’Ecologisme, en particulier dans ce que l’on nomme aujourd’hui « l’écologie profonde » ?

La nature, en tant qu’être vivant, faisant partie du Grand Vivant, est d’abord ce qui s’oppose, instinctivement, aux engluements du passé et de la mémoire. Si l’instinct répète, il le fait dans une mouvance qui est toujours de l’ordre de la création universelle. L’être naturel ne construit pas de savoir sur les choses. Il ne s’empêtre pas dans des représentations qui l’éloigneraient du contact immédiat avec ce qui est, pour le meilleur ou pour le pire. Si le vautour attend encore avant de fondre sur le rat des champs qu’il observe, ce n’est pas par réflexion ni représentation imagée. Seul l’instinct lié au devenir même de la vie d’instant en instant, lui commande de ne rien faire. Une seconde après, il tombera soudainement sur sa proie innocente. Une minute plus tard, peut-être succombera-t-il lui-même sous les balles d’un chasseur illégitime ?

nature sauvage

Qu’est-ce que la nature ?

La nature fait partie de notre vie. Nous sommes issus de la graine et de la terre et nous faisons partie de tout cela mais nous oublions vite que nous sommes des animaux comme les autres. Pouvez-vous être sensible à cet arbre, le regarder, en voir la beauté, écouter le son qu’il produit, être sensible à la moindre petite plante, à la moindre mauvaise herbe, à cette vigne vierge qui monte le long du mur, aux jeux de lumière et d’ombre sur les feuilles ? Il faut être conscient de tout cela et éprouver un sentiment de communion avec la nature qui nous entoure. (1994, p.71)

L’homme ne sait contempler la nature parce qu’il projette sans cesse les images de sa détresse ou de sa volonté de maîtrise sur elle. Ses représentations embourbent la nature dans un calcul utilitaire et fonctionnel. La nature n’a aucun droit bien qu’elle soit l’expression du vivant. L’homme lui impose sa toute-puissance désastreuse. Il ne se contente pas de l’aménager (« l’aménagement du territoire » comme disent les technocrates), il la détruit systématiquement, au nom de la survie humaine (dans certaines régions sous-développées) ou au nom du profit de quelques-uns.

Pour cela il nous faut passer par la pensée, par l’image. Sans elles nous serions capables de nous rendre compte du mal que nous infligeons à la nature. Avec la pensée nous rationalisons nos comportements en les situant dans un « ordre des choses » que d’aucuns nomment le « réalisme » lorsqu’ils sont soumis au feu critique des poètes.

Lorsqu’on est capable de voir sans préjugés une image, quelle qu’elle soit, alors seulement peut-on entrer en contact direct avec ce que présente la vie. Tous nos rapports sont imaginaires, en ce sens qu’ils s’établissent sur des images que forme la pensée. (1994, p. 63).

Les images éliminent l’amour authentique et notre rage de tuer, de détruire, s’en donne à coeur joie. Saccager la nature devient un jeu non seulement d’enfant mais d’adulte. En juillet 1995, dans une province française assez sèche mais où l’on fabrique du vin de qualité, un inconnu n’a pas trouvé mieux que de gaspiller l’eau précieuse d’un vieux village en ouvrant les vannes d’un petit barrage. Ailleurs on jette allégrement le mazout des cuves de pétrolier dans les eaux du large à moins que l’on stocke des déchets nucléaires dans les fonds sous-marins ou dans des décharges proches de nappes phréatiques. Les êtres humains aiment tuer comme le remarque Krishnamurti.

Les être humains aiment tuer, soit les autres humains, soit les animaux qu’il s’agisse d’un daim des forêts aux grands yeux inoffensifs, ou d’un tigre venant d’attaquer le bétail. On écrase délibérément un serpent sur la route, on prend au piège les loups ou les coyotes. Des gens très bien vêtus et très gais s’en vont avec leurs précieux fusils tuer des oiseaux qui, l’instant d’avant, chantaient encore. Un jeune garçon tue un geai bleu caquetant avec un revolver à plomb et parmi ses aînés, nul n’a le moindre mot de pitié, et personne ne le gronde ; tous, au contraire, le félicitent d’être si fin tireur. (1994, p. 53)

Cette attitude est quasi permanente en Occident. Elle est acquise et développée par notre culture de domination et de compétition. Nous avons beaucoup à gagner dans la rencontre interculturelle à cet égard. L’Orient semble posséder une autre sagesse.

Pour l’Occidental, les animaux n’existent qu’en fonction de son estomac, ou en vue du plaisir de tuer, ou simplement pour la fourrure qu’ils procurent. Et à l’Oriental, on enseigne depuis des siècles, à travers des générations, de ne pas tuer, d’avoir pitié et compassion envers les animaux. (1994, p. 53)

Seul le poète peut nous questionner, du fond de notre propre culture, sur le mystère de l’assassinat d’une alouette en plein vol, comme l’écrit René Char : Fascinante, on la tue en l’émerveillant 

Et ce n’est peut-être pas pour rien que François d’Assise ou le poète O. de L. Milocz avaient l’écoute des oiseaux.

Quand apprendra-t-on à voir la grâce et la formidable puissance de la nature, par le biais de la multitude de ses créatures ?

Krishnamurti, un jour, à été touché par la puissance féline d’un tigre mangeur d’homme en Inde.

C’était un très grand animal, superbement strié. Ses yeux étincelaient dans la lumière des phares. Il s’approcha de la voiture en grondant et se glissa tout près de la main tendue, quand l’hôte dit : « Ne le touchez pas, il est trop dangereux, faites vite, il est plus rapide que votre main ». Mais l’on sentait cette énergie, cette vitalité de l’animal, une vraie dynamo. On ressentait à son passage une étrange attirance. Puis il disparut dans les bois (1994, p. 92).
 

Krishnamurti a eu envie de toucher, de caresser le merveilleux animal. Il n’avait aucune peur. Il était en communion parfaite avec cette masse vitale et odorante qui frôlait la voiture. Aurait-il été mordu si ses amis ne l’avaient pas préservé ? Nous ne le saurons jamais. Mais gageons que sans la peur de l’un la peur de l’autre a peu de chance de se développer. Krishnamurti était sans peur et plus encore, il était le tigre même. Comment le tigre aurait-il l’instinct de se dévorer lui-même ?
 René Barbier (université Paris 8)

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