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Dans le Monde de l’EAU

Sa couleur associée est le blanc.

Tout d’abord une formule :H2O C’est la formule chimique la plus connue dans le monde, et pour cause :

85% de la surface du globe en est recouverte.

75% du corps humain en est constitué

95% pour certains animaux (méduses), végétaux (algues), champignons.

 Dans le Monde de l'EAU dans Le Monde de l'EAU images-10

Toute notre planète est une immense flaque d’eau.

 

Admirons quel fabuleux élément que voilà : il possède les trois états : gazeux (nuage, vapeur) liquide (eau), solide (glace. Son cycle est donc parfait : le cercle. A l’identique de l’évolution spirituelles : nous passons par le matériel (solide), puis la connaissance (liquide) et enfin le spirituel (l’éthéré). C’est un beau résumé que cette identification à cet élément .

 

En effet nous naissons dans l’eau (le liquide amniotique) ; nous sommes issus des océans primordiaux, et d’après notre cosmogonie le feu et la glace s’unirent dans Ginungagap pour créer la vie. Ce dernier étant le nom du gouffre originel des

mythologies nordico-scandinaves d’où fut issu la Vie.

 

L’eau est l’origine, le flux permanent, la montée, la descente, le drainage de tout notre être physique et spirituel. Elle s’infiltre partout, c’est une énergie lourde (au contraire du feu qui lui s’élève), coule, descend au plus profond, remonte et resurgit

TRANSFORMÉE L’eau symbolise la persévérance, la volonté, la régularité, et la

canalisation. Elle est l’élément de l’enrichissement.

 

D’un gaz pur elle s’effondre, se condense et se matérialise, heurte l’élément terre, vit, parcours glane des informations et même parfois s’immobilise en banquise et devient donc mémoire vivante de l’histoire de la vie de sa planète, parce qu’elle est en quantité identique malgré sa transformation perpétuelle.

 

Nous procédons pareil : de l’éther nous sommes issus, puis matérialisé, vécu, mort et transformés à chaque vie nouvelle.. Le symbolisme de l’eau peut nous mener encore très loin, de la source à l’estuaire.

Le processus est riche de nombreux enseignements. Ne serait ce que celui de la fin qui engendre son commencement, car l’eau par son cycle perpétuel semble ne jamais finir ni commencer.

L’eau est fluide : elle épouse toutes les formes qu’elle rencontre sans jamais les contrarier, l’eau suit son cours, elle semble faible alors qu’en réalité elle est la force. Elle devient alors l’image même de la Diplomatie. Des trois éléments terrestres, elle domine toujours. Que ce soit par la douceur lorsqu’elle érode les rochers au fil des siècles et dessine les côtes au gré des marées. Ou alors par ses colères en torrent et pluie elle soumet la terre à son courroux.

Même le feu, pourtant symbole de purification, ne lui résiste pas.

Si par hasard le feu devient vengeur, l’eau toujours le ramène à la Si par hasard le feu devient vengeur, l’eau toujours le ramène à la raison.

Chez les « Gentils » elle est aussi la sagesse car elle ne conteste pas, elle coule sur les reliefs de la terre sans accroche, exprimant ainsi notre caractère en quête de Sagesse à épouser les difficultés de la vie pour mieux les dépasser .

 

EN CONCLUSION- Il est difficile d’évoquer cet élément, l’EAU, sans évoquer le

« VERSE-EAU » ou  » DEVERSEUR « .

 

Cette ère nouvelle arrivant, déverse ses eaux violentes en tempêtes, pluies, neige, ouragans et cyclones, inondations, qui heureusement, ne sont pas la fin du monde.

Il faut comprendre : la fin d’un MONDE. Ce sont les derniers soubresauts d’un POISSON à l’agonie. Car déjà Ganymède inonde les terres arides des cerveaux humains, de cette Eau : la Connaissance !

 

L’Apocalypse, la révélation (qui vient du grec « apokaluptein » = révéler ce qui était caché) viendra en temps voulu, lorsque les 4 éléments dont nous sommes constitués seront prêts. Cette révélation est en cours, et comme l’eau, elle imprègne nos Terres sans que nous semblions la voir, elle fait germer des graines invisibles qui bientôt sortiront s’épanouir et s’épandre. Elles feront remonter la mythique Atlantide(même symbolique) des Eaux.

Dans le monde de la Terre

Dans le monde de la Terre dans Le Monde de la TERRE images-9Sa couleur associée est le jaune, et dans notre enseignement elle est la matrice, dans laquelle nous sèmerons notre graine de spiritualité, et dans laquelle , à notre tour nous nous en nourrirons.

Nous sommes notre  » terre « , la BASE de notre moi : tout est en nous.

C’est tout d’abord un élément de reconnaissance : je SENS cela, je SAIS cela, je SUIS cela En avançant dans notre moi intérieur nous allons sur un terrain connu : notre Terre, notre fondement, notre composition.

Ce qui en naîtra sera issu de nous-mêmes et c’est en cela que nous sommes matrice, donc TERRE.

La terre est symbole de patience et d’exemple. En effet de l’explosion originelle jusqu’à l’obtention de la première matière fécondable  » terre  » il s’est écoulé des milliards d’années ! Elle est le résultat d’une très lente et longue transformation des bases par l’intermédiaire des 3 autres.

L’élément Terre est aussi symbole d’abandon et confiance, car, parfois , sans la patte, la griffe ou la main elle serait inculte.

La Terre, symbole de la fécondité, de la régénération, dans un rituel palingénésique avec l’Eau, l’Air et le Feu lui donne le pouvoir de créer, recréer, faire naître.

On lui prête alors le travail agricole comme un des éléments de sa fertilité en lui désignant cet acte de la Régénération.

Nous possédons en nous ses mêmes pouvoirs : faire naître, fleurir, grandir, mûrir.

FEU SACRE


FEU SACRE dans Le Monde des Eléments images-8-300x139Cet élément qui semble habité d’une vie autonome, réchauffe et éclaire, mais il peut aussi dévorer dans l’incen­die et tout brûler sur son passage, ce qui le lie étroitement à la souffrance et à la mort. Il possède donc une double signi­fication, d’où découle l’ ambivalence dont il a toujours été marqué dans l’ imagina­tion humaine. 
Du côté positif, il est avant tout le symbole sacré du foyer domes­tique (ainsi, dans la Rome antique, le culte du feu était-il entretenu par de jeunes vierges, les vestales et la Déesse du Foyer était Vesta, sa correspondante en mythologie grecque étant Hestia ), celui de l’inspiration et l’ Esprit-Saint qui s’est manifesté aux apôtres à la première fête de la Pentecôte sous la forme de langues de feu ; de même, dans le Mexique ancien, allumer le nouveau feu, au début de la nouvelle année, était un acte sacré. 
Du côté négatif, le feu est associé aux images des flammes de l’ enfer, de l’incendie ravageur, des destructions entraînées par le « feu du ciel » , c’est-à-dire par l’éclair, et par le feu du volcan issu de l’intérieur de la terre. Donc nous voyons bien l’ arrivée, ou même l’ invasion du feu destructif , soit d’ en haut c.a.d. du ciel des Dieux, soit d’ en bas c.a.d. des Ténèbres de la Terre.
Donc, déja sans heurter contre l’ eau qui est l’ élément  neutralisant, voire destructeur du feu, le feu peut etre désormais contradictoire c.a.d. utile ou au contraire nuisible.
Le feu est de façon générale un élément masculin (par opposition à l’eau qui est féminine), associé à l’énergie vitale, au coeur, à la procréation, à l’illumination spi­rituelle et au soleil (voir Phénix) : ainsi étant positif il peut nous illuminer spirituellement.
Alors que négativement parlant dans les villes antiques, dès que quelqu’un prononçait le mot ignis (feu), on versait de l’eau pour conjurer la menace de façon à la fois magique et symbolique.

Qui peut nier l’ effet a la rigueur positif du feu destructeur et mener ainsi les gens a essayer de reconstruire  ce qui a été détruit ? 

Il est important de noter à ce propos que c’est la domestication du feu aux origines de l’ histoire de l’humanité, il y a des millions d’années, qui a marqué le début de la civilisation, et que contrairement à ce qu’ affirment certaines doctrines peu scientifiques, il n’existe aucune tribu primitive qui ne connaisse pas le feu.

 Dans Les Structures anthropologiques de l ‘imaginaire, Gilbert Durand a distingué les techniques de pro­duction humaine du feu:

soit il naît de la percussion de deux pierres (mouvement vertical), auquel cas il renvoie à la notion d’illumination ;

soit il jaillit du frottement de morceaux de bois (et souvent, par enfoncement circulaire de l’ un dans l’autre), affirmant alors sa nature sexuelle et fécondatrice (le feu était supposé pouvoir fertiliser filles, d’où sa fonction de phallus)

En générale, la relation sexuelle causera la fécondation de la femme qui aboutira a la formation du foetus ; ces deux modes peuvent d’ailleurs se rejoindre et même fusionner dans les techniques sexuelles comme celles du tantrisme de la main gauche ou de l’alchimie taoïste qui mènent à la libération suprême par la voie de l’énergie que l’extase sexuelle rend à son essence.

La psychologie symbolique souligne la relation étroite qui existe entre le feu et le fourneau (le centre de la maison et de la famille), la préparation des repas et la fonte des métaux; le feu apparaît également dans l’image poétique de « la flamme de l’amour ». « Lorsqu’un individu s’ap­proche en rêve d’un grand feu, regarde une flamme s’ élever vers le ciel, il se trouve à proximité des forces divines » ; cependant, « on peut aussi se bruler en jouant avec le feu de la passion et celui de l’amour des idées » (Aeppli).

Et ceci n’ est – il pas une autre façon de se renouveler pour l’ âme de l’ être humain par le feu de la passion ?

Le feu est le seul élément que l’homme puisse « produire », et c’est pour­quoi, il est pour lui la marque de sa res­semblance avec la divinité. Divers mythes de la Grèce antique racontent que le feu était àl’origine, la pro­priété des dieux, que l’homme est venu leur dérober.

Le feu peut aussi avoir une action purificatrice en détruisant le mal, en faisant disparaître le corps des sor­cières et autres étres démoniaques, et en effaçant la trace des péchés dans le purgatoire des chrétiens. Cette flamme purificatrice est sacrée en particulier dans la religion parsie (doctrine religieuse de Zoroastre) et la croyance dans l’ac­tion du feu pour détruire les mauvais sorts est ici particulièrement nette. La coutume que l’ on retrouve sur plusieurs continents et qui consiste à marcher pieds nus, sans se blesser, sur des char­bons ardents , était sans doute à l’origine un rituel de purifi­cation à l’aube de la nouvelle année, et il était accompli encore récemment au Tibet (le quinzième jour du premier mois). Ainsi les Tibétains n’ essayent-ils pas de se purifier et de se renouveler par le feu ?

Certaines formules incan­tatoires anciennes s’ adressaient au feu comme à un ètre surnaturel. On accomplissait autre­fois des rondes de flambeaux autour des malades mentaux et des pêcheurs. D’après la mythologie grecque, la déesse Déméter aurait placé le héros Démophon dans les flammes d’un four pour le laver des impuretés terrestres et le rendre immortel.

De façon générale, les dieux du feu ou les êtres surnaturels associés à cet élément sont, en raison de la nature ambiguë de la flamme, des figures « fourbes » aux­quelles l’ homme ne peut jamais vraiment faire confiance.

L’ alchimie correspondait a la transformation du plomb qui est un élément facile a obtenir de la nature, en or qui est un élément emblème de la richesse de l’ Antiquité, même de nos jours. Les alchimistes utilisait les feux ardents pour essayer donc de transformer le plomb en or…

İci rappelons-nous brièvement la fameuse grotte de Platon :

İmaginez une grotte a l’ intérieur de laquelle se trouvent des esclaves enchaînés qui ne peuvent voir que les ombres formées par la lumiere pénétrant par une seule issue derrière eux : ces gens ne connaissent que les flammes ou ombres fourbes formés par le plus grand feu de leur univers : le soleil. Ces esclaves pensent obligatoirement que ces ombres dansants sont le monde, la vie, la vérité…

Et imaginez qu’ un jour un de ces esclaves casse ses chaînes, se libère et sorte de cette caverne : qu’est-ce qu’ il va voir ?

le soleil aveuglant ses yeux par ses vrais rayons flamboyants et il se rendra compte que les ombres qu’ ils s’ apercevaient a l’ intérieur de la grotte n’ étaient que des reflets de la Vérité c.a.d. la simple réalité et que nous tous, en tant que maçons, nous essayons d’ atteindre tant bien que mal.   

Pendant sa conférence du 13 mai 2001 notre cher frère Bernard Moreau avait dit :

« Peut-être y-a-t-il plusieurs vérités, ces vérités sont peut-être interactives, hiérarchisées comme l’ est Univers. »

et lors d’ une de mes conférences quelqu’ un  m’ avait demandé :

« S’ il existait un miroir dans la grotte et que les esclaves voyait les reflets des flammes reflechies par ce miroir, qu’ est-ce qu’ on pouvait en conclure pour les relations réalités / vérité ?

Si voulez bien gardons le mot Vérité ( Hakikat ) pour la Vérité immuable que nous ne pouvons pas atteindre et la ou les réalités (Gerçek(ler)) celles que nous pouvons atteindre au fur et a mesure de nos connaissances :

Les reflets sur les murs pouvaient être appelés : Réalité no : 1

Les reflets du miroir : Réalité no : 2

et s’ il existait d’ autres miroirs , leurs reflets s’ appéleraient Réalités no :2,3,..etc..

La « flamme vivante» est cependant le plus souvent perçue de façon positive, sur­tout après que les conquêtes de la civilisation aient permis de la maîtriser quel­que peu, comme en témoignent les coutumes antiques des marches aux flambeaux; on peut citer aussi l’ usage qui persiste encore de nos jours de disposer sur la table des bougies en guise de décoration. Les bou­gies de l’ autel, celles du baptême, des communions, etc., jouent également un grand rôle symbolique au sein de l’Eglise comme porteuses de la lumière divine.

Au milieu de nos loges, nous voyons bien les mêmes bougies dont les flammes répandent de la lumière fraternelle et spirituelle aux quatre coins de la Terre….

En Extrême-Orient, mais plus encore dans l’ Inde védique, le feu était considéré comme un symbole central : il renvoyait aussi bien à Agni, le dieu du Feu lui-même, qu’ à lndra, dieu de la Foudre (vajra) et des Éclairs, et à Surya, le Soleil. Il est le grand élément purificateur et c’est sur lui que s’appuient les rituels de sacri­fices. Assimilé à la force de l’esprit et à la lumière, il en devient tout naturelle­ment le signifiant majeur de l’illumina­tion que cherche le mystique ou l’adepte du yoga. Dans ce dernier, d’ailleurs, le serpent de la Kundalini est assimilé au feu intérieur qui monte à travers le corps, notion que l’on retrouve à l’identique dans le tantrisme tibétain et, d’une façon générale, dans le bouddhisme qui insiste particulièrement sur cette action spiri­tuelle du feu.

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