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La Torah compare l’homme à un arbre

 

La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s’y attachent. (Proverbes 3:18)

Peut-être avez-vous un vague souvenir du Talmud-Torah… une fois par an, vous receviez un petit sachet contenant des raisins secs, des dattes et de la caroube (le fruit dur et brun que l’on appelle parfois carouge). Et vous ramassiez de l’argent pour planter des arbres en Israël. C’était cela Tou Bichevat.

Il y a bien entendu un sens plus profond à cette fête, au-delà de cette vision enfantine du Judaïsme !

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À LA SOURCE

La source de Tou Bichevat est la phrase d’ouverture du Traité talmudique de Roch Hachana : l’académie de Hillel enseigne que le 15 Chevat est le Nouvel An des Arbres.

Que faut-il entendre par « Nouvel An des arbres » ? Tous les cèdres et les pins se réunissent-ils pour prendre la résolution de s’améliorer et pour tremper des pommes dans le miel ?!

Bien entendu que non. Tou Bichevat est techniquement le jour où les arbres cessent d’absorber l’eau du sol, et au lieu de cela, tirent leur subsistance de leur sève. Dans la Loi juive, cela signifie que des fruits qui ont poussé avant le 15 Chevat ne pouvaient être employés comme dîme pour des fruits ayant poussé après cette date.

Alors quel rapport avec nous qui vivons au 21e siècle ?

En différents endroits, la Torah compare l’homme à un arbre :

- Un homme est comme un arbre des champs… (Deut. 20:19)

- Comme les jours des arbres seront les jours de mon peuple… (Isaïe 65:22)

- Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau… (Jérémie 17:8)

Pourquoi cette comparaison ?

Pour survivre, un arbre a besoin des quatre éléments de base : le sol, l’eau, l’air et le feu (le soleil). Les êtres humains ont également besoin de ces quatre éléments de base. Examinons-les, l’un après l’autre :

LE SOL

Un arbre doit être solidement planté dans la terre. Le sol n’est pas seulement la source par laquelle la nourriture est absorbée, il procure aussi de la place aux racines qui doivent pousser.

Ce principe s’applique également à l’homme. Le Talmud explique :

Une personne dont la sagesse dépasse ses bonnes actions est comparée à un arbre dont les branches sont nombreuses, mais les racines clairsemées. Le vent souffle, le déracine et le retourne.   

Mais une personne dont les bonnes actions dépassent sa sagesse est comparée à un arbre dont les branches sont peu nombreuses, mais dont les racines sont nombreuses. Même si tous les vents du monde venaient à souffler, ils ne seraient pas en mesure de le faire chuter. (Avot 3:22). 

Un homme peut sembler avoir du succès en apparence, tel un arbre aux branches bien fournies : il possède une voiture de luxe, etc. Mais si les racines sont peu nombreuses – s’il entretient un lien ténu avec sa communauté et son héritage – la vie peut alors lui présenter des défis qu’il lui sera impossible de relever. Un vent fort peut renverser les arbres à terre. Une personne seule est vulnérable aux tendances et à la mode qui sont susceptibles de conduire au désespoir et à la destruction.

Mais si un individu – indépendamment de sa richesse et de son statut – est lié à sa communauté et à son héritage, même si tous les vents du monde venaient à souffler contre lui, ils ne réussiraient pas à l’ébranler.  

Les êtres humains ont besoin d’une solide base de départ, où les valeurs et les principes moraux sont assimilés, et qui procure un environnement sûr dans un monde empli de négativité. Il nous faut un abri, un havre où il nous est possible de revenir pour nous régénérer. Une communauté procure une armure solide : un « sol » où nous pouvons être nous-mêmes, commettre des erreurs, et être tout de même acceptés, aimés et nourris. 

L’EAU

La pluie : l’eau est absorbée dans le sol et, grâce à un système sophistiqué de racines, est acheminée à travers le tronc, les branches et les feuilles de l’arbre. Sans eau, l’arbre va flétrir et mourir.

La Torah est comparée à de l’eau, comme Moïse le proclame : « Que mon enseignement s’épande comme la pluie » (Deut. 32:2). La pluie et la Torah descendent du Ciel et procurent un soulagement aux assoiffés. La Torah découle de D.ieu et a été absorbée par les Juifs à chaque génération. La Torah confère de l’entrain et de la vitalité à l’esprit humain. Celui qui mène une vie de Torah s’épanouira en déployant de la sagesse et des bonnes actions. 

Privée d’eau, une personne va se déshydrater et se retrouver finalement désorientée, au point où elle ne sera peut-être plus capable de reconnaître son propre père. De même, sans la Torah, une personne est désorientée – au point qu’elle ne reconnait même pas son Père céleste, le D.ieu Tout-Puissant d’Israël.

L’AIR

Un arbre a besoin d’air pour survivre. L’air contient de l’oxygène nécessaire à la respiration de l’arbre, et du dioxyde de carbone pour la photosynthèse. Dans une atmosphère déséquilibrée, l’arbre suffoquerait et mourrait.

La Torah (Genèse 2:7) établit que D.ieu a insufflé la vie en l’Homme. Le terme hébraïque désignant la respiration – néchima – est le même que celui désignant l’âme – néchama. Notre force de vie spirituelle provient, métaphoriquement, de l’air et de la respiration.

Nous employons nos sens du goût, du toucher et de la vue pour percevoir des éléments physiques. (Même l’écoute nécessite la perception d’ondes sonores.) Mais l’odeur est le sens le plus spirituel, en ce que la dimension physique est la moins présente. Comme le souligne le Talmud (Berakhot 43b) : l’odorat profite à l’âme, et non au corps.

Dans le Saint Temple, l’offrande d’encens (le sens de l’odorat) était élevée au statut d’offrande une fois par an à Yom Kippour, dans le Saint des Saints. Le Talmud (Sanhédrin 93a) dit également que lorsque le Messie viendra, il sentira et jugera – à savoir qu’il emploiera sa sensibilité spirituelle pour discerner la vérité dans des cas complexes.

LE FEU

Un arbre a également besoin de feu – la lumière du soleil – pour survivre. L’absorption d’énergie par la lumière active le processus de photosynthèse, une réaction chimique essentielle à la croissance et à la santé de l’arbre. 

Les hommes ont également besoin de feu – de chaleur – pour survivre. C’est la chaleur de l’amitié et de la communauté. Les êtres humains absorbent l’énergie de leurs semblables, de leurs amis, familles, voisins et associés – pour se forger une identité et la traduire en actes. Tous les rites et cérémonies du judaïsme reposent sur la famille et la communauté – depuis la célébration de la naissance, en passant par l’accès à la maturité, le mariage, l’éducation, et jusqu’à la mort.

Le pouvoir de la communauté est illustré dans l’histoire talmudique suivante :

Un vieil homme plantait un arbre. Un jeune homme passa par là et l’interrogea :

- Que plantez-vous ?

- Un caroubier, répondit le vieil homme.

- Imbécile, répliqua le jeune homme. Ne savez-vous pas qu’il faut soixante-dix ans avant que le caroubier ne produise de fruits ?

- Cela ne me dérange pas, répondit le vieil homme. De même que d’autres ont planté des arbres pour moi, j’en plante pour les générations futures.

UN MOMENT PROPICE AU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

Cette année, à Tou Bichevat, alors que vous grignotez un morceau de caroube, interrogez-vous :

Ai-je à ma disposition la nourriture et l’abri spirituels dont j’ai besoin pour survivre, ou mon être est-il menacé par la surcharge accablante d’informations et le matérialisme ambiant ?

Fais-je partie d’une communauté juive solide, qui me procure un environnement chaleureux et bénéfique ? Ou suis-je confiné à l’anonymat pâle et sombre de la vie urbaine et du cyberespace ?

Mon regard est-il tourné vers les générations futures, sachant que je leur procure les fondations adéquates pour leur future existence ?

Source : http://www.aish.fr

LE TAO est une leçon de Vie

 

Le tao. Un petit mot mystérieux en forme de sésame pour une vie plus équilibrée, nous assurent ses adeptes. Née en Chine, cette voie spirituelle séduit de plus en plus en Occident, sans doute parce qu’elle répond avec simplicité et modernité à nos aspirations existentielles. Flavia Mazelin-Salvi

 

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Un tirage de Yi-king, une référence au yin et au yang, des mouvements de tai-chi-chuan ou de qi gong, une séance d’acupuncture, une maxime du Tao-tö-king (de Lao-tseu (Gallimard, “Folio”, 2002)). Le fil rouge qui relie ces éléments disparates ? La Chine, évidemment, et le tao plus précisément. Une voie spirituelle remontant au Ve siècle avant notre ère et qui, depuis plusieurs mois, connaît un regain d’intérêt fasciné. Témoin, le succès populaire de la superbe exposition « La voie du tao, un autre chemin de l’être », qui s’est tenue cette année de mars à juillet au Grand Palais, à Paris, ainsi que le nombre croissant de publications consacrées au taoïsme. Si ce courant spirituel, à la fois philosophie et art de vivre, séduit tant les Occidentaux, c’est qu’il entre en résonance avec nos aspirations existentielles, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Vivre plus en phase avec sa nature profonde et la nature elle-même, savoir équilibrer ses désirs et ses besoins, faire la paix en soi et autour de soi… Tel est le but du tao, basé sur la recherche de l’équilibre et de l’action juste. Dans le Taotö-king, pièce maîtresse de la philosophie taoïste, on trouve quatre-vingt-un préceptes enseignant autant l’art de gouverner que celui de se nourrir ou de gagner en sagesse. Tous sont traversés par une affirmation forte et paradoxale : il faut s’installer dans le non-agir pour vivre pleinement sa vie.

Mais gare aux interprétations erronées. « On prend trop souvent l’expression taoïste “agir par le non-agir” pour une incitation au laxisme, prévient Cyrille J.-D. Javary, auteur des Trois Sagesses chinoises, taoïsme, confucianisme, bouddhisme (Albin Michel, 2010). Il s’agit en vérité d’être dans l’action juste, celle qui se fait sans forcer, mais non sans effort. » Comme en témoignent les lents mouvements du tai-chi-chuan ou du qi gong, basés sur une gestion centrée de l’énergie vitale.
Une conscience des rythmes du vivant

Patrice Levallois, l’un des créateurs du Jeu du tao de la santé et du mieux-être avec Patrice Van Eersel, Sylvain Michelet et Daniel Boublil (Albin Michel- Taovillage, 2009). (Voir aussi le site taovillage.com), trouve dans l’esprit de ce courant deux principes qui l’accompagnent et éclairent sa route depuis des années : « Le premier est qu’en vivant simplement ici et maintenant, comme nous y invite la voie du tao, je prends conscience que la joie et l’amour sont à l’intérieur de moi et que je n’ai pas d’effort à faire pour accéder à eux. Second enseignement : la vie, comme notre nature, est foncièrement duelle, elle est faite de yin comme de yang. À nous de ne pas transformer l’opposition qui enrichit en affrontement qui détruit. »

Même interprétation chez Diane Dreher, chercheuse au Spirituality and Health Institute de Californie, aux États-Unis : « Il nous ramène en douceur à la sagesse de la nature et de ses rythmes, et nous aide à découvrir la richesse de notre propre nature, l’alternance des marées, les phases de la lune, la succession des saisons de notre vie », écrit-elle dans Dix Leçons pour être forte et sereine, le tao de la femme de Diane Dreher (Payot, 2010). Se laisser porter par le courant de la vie, s’ouvrir et sourire à sa beauté… Ce n’est pas un hasard si les adeptes du tao résument souvent son enseignement en deux mots : sérénité et simplicité.
Dompter ses dragons intérieurs

Pour trouver la paix et l’harmonie en soi et autour de soi, mieux vaut, selon le tao, être à la fois souple, mesuré et déterminé. Didier Gonin, auteur de Réussir sa vie avec le tao (Albin Michel, 2007), nous propose quatre expériences à tenter pour un quotidien plus serein.

Agir dans l’eau

« L’homme du bien suprême est comme l’eau » Tao-tö-king, chapitre 8.
L’eau est, dans le tao, le symbole de la « bonté agissante », la parfaite illustration de la passivité active. Symbolisée par le yin, elle nous enseigne que, dans les situations de conflit ou d’impasse, les passages en force, les affrontements brutaux sont souvent aussi vains que grands consommateurs d’énergie vitale. Ils affaiblissent l’être tout en lui donnant l’illusion du contrôle et de la puissance. Agir comme l’eau signifie faire le calme en soi et analyser le problème sous toutes ses facettes de manière à contourner l’obstacle. Cela peut être suspendre momentanément l’action, avoir recours à des outils et à des cheminements inhabituels, ou encore faire marche arrière et s’interroger sur le bien-fondé de son objectif ou de sa stratégie. C’est ainsi que l’eau, calme et entêtée, se fraye son chemin et atteint son but sans efforts superflus.

Etre un exemple

« Le sage embrasse l’Un, devenant un modèle, il ne s’exhibe point et du coup resplendit » Tao-tö-king, chapitre 22.
« Embrasser l’Un » veut dire cesser de vivre dans la division et réunir, en soi et en conscience, les oppositions naturelles : yin et yang, agir et non-agir, ombre et lumière… Une fois unifié, dans l’acceptation mais non dans la complaisance de sa dualité, il ne s’égare plus et ne juge plus. Ainsi, les autres, apaisés par sa paix, confiants dans ses paroles (il fait ce qu’il dit) et réconfortés par sa bienveillance (il n’accuse pas les autres des faiblesses qu’il sait être aussi les siennes), non seulement ne l’agressent pas, mais recherchent sa compagnie et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pour le tao, le sage n’est pas le surhumain, mais l’humain pleinement conscient de sa nature, de ses forces et de ses faiblesses, et qui essaie de faire cohabiter en équilibre ses deux polarités.

Entretenir le feu sacré

« Réduire son moi et brider ses désirs » Tao-tö-king, chapitre 9
Le feu sacré est une métaphore du vivant, du qi, c’est-à-dire de l’énergie vitale. Toute la pratique taoïste – méditation, respiration, nutrition… – considère que l’équilibre est à la fois la fin et les moyens pour vivre une vie juste et noble. L’homme se perd dans les excès, il se consume et éteint ainsi le feu sacré dont il est le dépositaire. Repérer ses excès, matériels, relationnels et émotionnels, puis les ramener à un niveau qui ne consomme pas plus d’énergie que nécessaire est le préalable indispensable pour tous ceux qui désirent vivre longtemps et sereinement. Réduire le moi, c’est le ramener à sa juste proportion dans la chaîne du vivant, ne pas faire passer son ego devant tout et tous, et prendre en considération le moi d’autrui comme on prend soin du sien, avec mesure, respect et bienveillance.

Désapprendre

« Suivre la voie, c’est de jour en jour décroître » Tao-tö-king, chapitre 48.
Nettoyer son esprit, c’est le débarrasser des idées reçues, des certitudes, en les passant régulièrement au tamis du questionnement sans complaisance. L’encombrement de l’esprit est semblable à l’encombrement des maisons : quelles croyances nous sont vraiment utiles, lesquelles pourrions-nous jeter ? Quelles vérités imposons-nous aux autres ? Quels changements refusons-nous ? Ne pas rester figé, s’exposer au changement, s’inscrire dans la dynamique cyclique de la nature nous permet de nous débarrasser de nos peurs et d’expérimenter notre potentiel de vie sans restriction ni discrimination. Désapprendre l’ancien pour s’ouvrir au nouveau, tel est le sens de cette invitation paradoxale.
« La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant »

Questions à Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et analyste reichien

Passionné par les thérapies énergétiques, Gérard Guasch s’est initié très jeune à la médecine chinoise (acupuncture) et au taoïsme. Disciple de maître Tian Chen Yang, il appartient à la vingt-cinquième génération du courant taoïste « La porte du dragon » (Long Men). Il est engagé depuis plus de trente ans dans cette voie, qu’il enseigne dans le cadre de cercles taoïstes baptisés « Le tao du coeur ». Et l’auteur de Vivre l’énergie du tao, traditions et pratiques (Presses du Châtelet, 2010) et, avec Anne-Marie Filliozat, d’Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel, 2006).

Psy : Qu’est-ce que le tao a changé dans votre vie ?

G.G. : Sans doute moins de jugements, sur moi et sur les autres, et plus de bienveillance et de simplicité. Le tao m’a aussi incité à prendre davantage soin de mon équilibre et de mon harmonie intérieurs, à jouir pleinement de ce qui « est » au lieu d’en vouloir toujours plus, à ralentir au lieu de courir. S’abandonner au tao, c’est pour moi apprendre à faire le vide dans son coeur pour qu’il soit toujours accueillant. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé, au fil du temps, mon regard d’enfant, confiant et émerveillé.

Comment intégrez-vous le tao à votre pratique ?

G.G. : Essentiellement dans ma façon d’être, par la présence et l’écoute, par l’intérêt constant que je porte aux manifestations énergétiques chez l’autre, mais également par l’usage de pratiques que je transmets à mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur bien-être, des méthodes de respiration ou des techniques de contrôle de l’éjaculation, par exemple. J’utilise aussi l’acupuncture et d’autres approches traditionnelles pour équilibrer les énergies qui alimentent le corps et l’esprit. Car, dans le tao, une bonne santé, c’est une circulation harmonieuse du qi, l’énergie vitale.

Le taoïsme est aussi une spiritualité, comment la vivez-vous ?

G.G. : Pour le tao, nous sommes les filles et fils de la terre et du ciel, et nous devons maintenir en nous l’équilibre énergétique de ces deux pôles, le yin (non-agir) et le yang (agir). Pour cela, je médite deux fois par jour, je pratique le qi gong et, dans la journée, je me mets autant que possible en « attitude méditative ». Chaque mois, nous méditons entre amis, les séminaires que j’anime sont une occasion de méditer en groupe. Je célèbre aussi des rituels d’offrande à l’occasion d’un changement de saison, d’une naissance ou d’un événement spécial, ce sont des moments propices pour honorer la vie et la source de vie qu’est le tao. Enfin, je lis et relis les textes classiques qui m’aident à ne pas perdre de vue mon objectif : cultiver le tao, c’est-à-dire l’amour de la vie, et le manifester dans mon quotidien.

A lire

La Voie et sa vertu de Lao-tseu. Textes chinois présentés par François Houang et Pierre Leyris (Seuil, “Points sagesse”, 1979). Un peu de sagesse dans un monde de brutes du Barefoot Doctor. Les conseils d’un adepte occidental pour « calmer » le quotidien (Marabout, “Psychologie”, 2009).

CENTRE Céleste du monde du TAO

 

Selon les Taoïstes, chaque centre énergétique influe sur nos émotions en fonction. Lorsqu’on apprend à sentir ces divers points, ils s’ouvrent davantage et l’énergie peut circuler plus librement dans tout l’organisme. Ce travail avec les sensations est aussi une voie directe vers la connaissance de soi.

 

laotseu un temps taoiste

 

Centre du nombril

Il comprend le Dan Tien inférieur « centre physique du corps » où s’achemine le chi dans le corps.  

Centre sexuel

Chez les femmes il se localise un peu au-dessus du pubis entre les ovaires et chez les hommes, à la base du pénis, ce centre se trouve environ trois ou quatre centimètres à l’intérieur du corps. Il est le générateur fondamental d’énergie du corps humain. 

Centre du périnée
Le périnée est localisé entre les organes génitaux et l’anus. En raison de sa position anatomique, il relie les deux vaisseaux (Gouverneur et Conception) de l’orbite microcosmique et sert de fondation aux organes internes de l’abdomen. 

Centre du sacrum et du coccyx
Même si le sacrum et le coccyx sont distincts, ils sont considérés comme un seul et même endroit C’est dans le sacrum et le coccyx que se rassemblent d’importants nerfs provenant de glandes et d’organes. C’est aussi là que l’énergie monte dans la colonne vertébrale. Les Taoïstes pensent que c’est dans cette zone que l’énergie de la terre et l’énergie sexuelle sont affinées et transformées avant de monter vers les centres supérieurs. 

Centre du plexus solaire 

Situé au trois-quart de la distance qui sépare le nombril du bas du sternum, il est relié à plusieurs organes : l’estomac, la rate, le pancréas et le foie. C’est dans le chaudron du plexus solaire que l’énergie sexuelle (jing) et la force vitale (chi) se transforment en énergie spirituelle (shen). 

Centre des reins
Il se trouve entre les seconde et troisième vertèbres lombaires, vous pouvez le localiser en mettant votre doigt directement à l’opposé du nombril et en vous penchant vers l’avant, là où la vertèbre ressort le plus. Appelé Porte de la vie ou Ming Men, ce point stocke notre énergie prénatale (essence sexuelle). 

Centre des surrénales
Il est situé entre les onzième et douzième vertèbres dorsales, à l’opposé du plexus solaire, placé entre les deux glandes surrénales, glandes qui chapeautent les reins. Produisant l’adrénaline et la noradrénaline, et d’autres hormones, les surrénales sont la principale source d’énergie du système nerveux sympathique et sont activées en cas de stress. 

Centre du coeur

Du point de vue énergétique, le centre du cœur est situé entre les mamelons chez les hommes et environ deux ou trois centimètres au-dessus de l’extrémité du sternum chez les femmes. Il régit aussi le thymus : élément important du système immunitaire. 

Centre opposé du cœur 
Situé entre les omoplates et entre les cinquième et sixième vertèbres dorsales, ce centre a un rapport étroit avec le fonctionnement du cœur et du thymus. 

Centre de la gorge

Comprenant les glandes thyroïdes et parathyroïdes, il se trouve dans le creux en V au bas de la gorge, en haut du sternum. Il a pour fonctions : la parole, le rêve, la production d’hormones de croissance, la régulation du métabolisme…

Centre opposé de la gorge
Situé juste en dessous de la septième vertèbre cervicale, il constitue la jonction centrale où les énergies, les nerfs et les tendons du haut et du bas du corps se rencontrent. 

Centre du cervelet
Appelé coussin ou oreiller de jade, il est situé à la base du crâne au-dessus de la première vertèbre cervicale et dans le trou occipital. Comprenant le cervelet et le bulbe rachidien, il contrôle la coordination musculaire, la respiration et le rythme cardiaque. Pour les Taoïstes, ce centre sert à entreposer la force terrestre et l’énergie sexuelle affinée. 

Le centre de la couronne
Situé sur le sommet de la tête, au point de rencontre de la ligne médiane de la tête avec une ligne imaginaire qui court du sommet d’une oreille à son opposé. Ce centre a un rapport avec la glande pinéale, le thalamus et l’hypothalamus. Il est connecté au système nerveux central ainsi qu’au système sensoriel et moteur. 

Centre du troisième œil
Il se trouve entre les deux sourcils environ huit à dix centimètres à l’intérieur du cerveau. Ce centre produit les hormones qui régissent une grande diversité de fonctions corporelles, il est la demeure de l’esprit.

 

SOURCE http://www.taodelavitalite.org/

Légende de l’eau, du feu, du vent et de l’honneur

 les elements
 
Dans la Provence du XIXe siècle il se trouvait des anciens pour narrer une naïve légende aux petits, ceux-ci les écoutant bouche béante, les yeux grands ouverts, éprouvant au fond de leur cœur d’enfant une crainte vague devant l’honneur perdu

L’Eau, le Feu, le Vent et l’Honneur, racontaient les vieux Provençaux, voyageaient de compagnie. C’étaient quatre bons amis, marchant gaiement, comptant peu, ne se chagrinant point et s’amusant beaucoup. Un jour, il fallut pourtant se séparer. Mais la séparation les attristait tous.

Chacun s’en allait donc de son côté, ne sachant s’il reverrait jamais ses autres compagnons, quand le Vent les arrêtant leur dit : « Or çà, mes amis, nous ne pouvons nous séparer ainsi. Donnons-nous rendez-vous, afin que nous refassions ensemble, aussi joyeusement que nous venons de le faire, le tour du monde. Nous retrouver n’est pas si difficile. Pour moi, ajouta-t-il, la chose est des plus simples. Sitôt que vous verrez seulement frissonner les dernières branches des longs peupliers, vous pourrez sans crainte vous dire : Le Vent n’est pas loin. »

 « Si ce n’est que cela, interrompit l’Eau, rien n’est plus facile. Dès que vous apercevrez dans la plaine une petite touffe verte de joncs, arrachez-la, je serai dessous ! » « Un peu de fumée bleue s’envolant légère dans le ciel, fit à son tour le Feu, vous annoncera ma venue ! »

L’Honneur ne disait rien. Tout triste, il restait là, considérant ses compagnons. « Et toi, l’Honneur, tu ne nous dis rien ? demandèrent-ils. Apprends-nous donc comment nous pourrons te retrouver. » « Moi ! répondit-il, en secouant la tête. Hélas ! mes pauvres amis, nous nous séparons pour toujours. Qui m’a une fois quitté ne me retrouve jamais plus ! »

(D’après « L’Almanach de France et du Musée des familles », paru en 1886)

L’Unicité de toute chose

 

10 Emanation lumièreTout ce qui existe sur cette Terre se compose des mêmes éléments communs à l’ensemble de la planète. Pourtant, les Humains qui marchent ici-bas ont tendance à se percevoir comme des êtres entièrement à part. Ils foulent son sol, ils attestent de sa magnificence, et ils sont fascinés par sa beauté. Mais s’ils craignent aussi sa puissance, ils ont l’impression d’être totalement distincts et séparés d’elle. Nous aimerions vous rappeler une caractéristique très particulière. Les éléments dont se compose votre corps sont l’exacte représentation des éléments qui composent votre planète. Tel un biotope en système clos, tout ce qui existe ici-bas, et tout particulièrement le corps humain, vient de la Terre. Tout ce qui a contribué à la croissance de l’Humanité est venu de celle que vous appelez votre Mère et a d’abord été prélevé dans son sol avant d’être ingéré, et cela lui a permis, à votre Mère, de croître au côté de ses enfants – et voila, maintenant vous êtes là! C’est le sol de la Terre, la glèbe par conséquent, qui a fait croître la nourriture qui a alimenté votre Mère et permis que vous existiez.

Puisque vous connaissez le cycle de la vie, vous savez également ce qu’il se passe lorsqu’elle se termine: l’être humain retourne à ses éléments de base, n’est-ce pas? Le cycle est assurément achevé. Malgré cela, les Humains croient qu’ils sont à part. Et c’est de cela dont nous souhaitons vous entretenir: de ce qui vous fait dire, intuitivement, que vous êtes à part. Mais avant que nous abordions cette discussion, nous souhaitons raviver dans votre mémoire le souvenir que vous faites partie des éléments, concrètement, de votre planète.

Nous avons parlé de la « conscience de Gaia ». Et donc avons-nous parlé du fait que l’Humanité et la planète sont vues comme une seule UNité. Vous ne pouvez pas les séparer – jamais. C’est ainsi que l’équilibre est maintenu, et c’est de cette façon que cet équilibre perdurera. Vous rappelez-vous de votre histoire? Les peuples autochtones de votre pays reconnaissaient cette connexion. Ils ne se contentaient pas de la reconnaître, ils l’amplifiaient – en la célébrant, en l’honorant, et par des rituels. Que cette conférence soit pour vous l’occasion d’entendre une fois de plus que les rituels conviennent parfaitement pour rétablir votre enracinement, votre connexion et votre ancrage, à la terre de cette planète! Les rituels n’amplifieront que ce qui doit s’ensuivre dans votre futur – et il se peut bien que ce qui va s’ensuivre s’avèrera vraiment grandiose. Ceci est en rapport avec ce paquet, sur vos genoux, que nous allons vous montrer dans quelques instants.

Les peuples autochtones, même ceux de votre région comme partout dans ce pays, comprenaient le besoin de célébration des éléments. Si vous cherchez dans leur passé, vous y découvrirez le rituel qui concerne les multiples éléments de la Terre. Ils recouraient à ces éléments dans leurs cérémonies d’une façon qui reconnaissait le fait que l’Esprit faisait partie du sol de la Terre! Ils reconnaissaient qu’ils étaient faits aussi, en tant qu’Humains, de granit, et même des arbres et de toute autre vie. Si vous approfondissez vos recherches sur ce qu’ils faisaient, vous allez découvrir une chose étonnante: à leur façon, sur un certain niveau, ces peuples autochtones avaient également conscience du magnétisme terrestre! Saviez-vous cela? Car ils honoraient les quatre directions de la boussole – ils traçaient des lignes sur les rochers des montagnes dont les herbages leur servaient de repères pour la grille magnétique. Oui, ils faisaient ça! C’est toujours là, vous pouvez vérifier. Car leur connaissance était intuitive, et ils suivaient cette intuition – ils connaissaient la relation entre la Mère Terre et les Humains qui foulaient son sol.

Enfin, ils honoraient la vie qui leur était aussi une nourriture. Ils comprenaient tout autant le cycle qui leur permettait de se nourrir du bison pour leur propre bénéfice et celui de leur espèce, que le cheval qui leur assurait le portage de leurs charges. Ils les honoraient dans leurs cérémonies et dans leurs dessins, et ils considéraient qu’ils contribuaient tous à la vie du sol de la planète. Nous vous rappelons cela parce que votre découverte et votre illumination consistent en partie en un retour à ces racines – en un retour à la connaissance que la conscience de la planète vous appartient, et ceci est notre sujet suivant.

Kryeon –Extraits du channeling La Terre et Vous, mai 1998 – LA VIE DEVANT SOI http://devantsoi.forumgratuit.org/

Nous sommes des parts d’éternité

 

univers bleuEn dehors de ce qui fait notre vie de tous les jours, nous faisons également partie de cet ensemble merveilleux qu’est l’univers, partie de chaque famille de vie qui habite notre planète. Et pour pouvoir avancer dans ces domaines, nous mettrons en œuvre un autre registre, celui de l’Intention. Je ne parle bien sûr pas de l’intention d’aller au cinéma, de partir en vacances ou de faire un taboulé ce soir. L’intention … force que nous utilisons parfois contre nous-mêmes lorsque nous nous baignons dans notre soi-disant médiocrité en nous traitant nous même de tous les noms possibles ! L’Intention… une des plus grandes forces dont nous disposons… L’intention, cette tension de tout notre être vers… Les chamanes disent : « une fois l’Intention envoyée, tout l’univers conspire à sa réalisation. » D’où la nécessité de devenir les maîtres de nos pensées ! Sandra Ingerman* nous avait raconté qu’elle avait fait une liste de toutes les pensées négatives qu’elle pouvait avoir. Puis, elle en a écrit la balance positive sur des post-its qu’elle avait collé autour de son ordinateur afin de s’en souvenir pour ne plus être victime de ce type de pensées. 
Nous avons tous quelque chose à faire ici, là où nous sommes… sinon, nous ne serions pas là. Et si nous pensons que nous devrions être ailleurs, alors allons ailleurs… après s’être assuré que ce n’est pas une fuite.
Nous avons cette chance de pouvoir devenir acteur de nous même. Et je constate que plus les personnes « deviennent », plus elles rayonnent alentour, plus elles aident d’autres à désirer « devenir », à « être ». 
En fait, quel est le but d’une vie ? Gagner de l’argent ? Réussir ? Que veut dire réussir ? Penser à lier l’harmonie à ses intentions permet d’allier le nécessaire vital à la réalisation intérieure, sans limites.

Tout a changé dans ma vie le jour où j’ai compris pourquoi mes livres ou films favoris avaient été du fantastique ou de la SF… pourquoi mon premier livre de chevet avait été « La Quête du Graal ». De cette conscience j’ai senti à quel point notre vie peut être exceptionnelle si on la vit, au quotidien, comme une quête… 
Je voulais être artiste… j’ai fait du théâtre, du chant, du dessin… la vie est drôle, bizarre… à chaque fois j’ai arrêté, à chaque fois, j’ai peu après rencontré sur mon chemin des personnes qui auraient pu m’aider si j’étais restée dans tel domaine. Que me disait la vie ? – tu vois, tu aurais pu, ce n’est pas un ratage… il y a autre chose pour toi. – Oui, mais quoi ? Alors j’ai regardé mon chemin et vu comment j’ai sauté sur chaque opportunité en confiance, quitte à me « planter » en pensant : c’est une partie du voyage, oui, même les passages les plus noirs. Et pour la petite histoire, comme mon intention d’enfant a dû être forte, le théâtre est venu me retrouver, pour le plaisir.
En sus de l’harmonie, j’ajoute l’intention de l’autonomie… s’en approcher au plus près possible, approcher et goûter l’alliance de ces deux états pour soi-même et pour celles et ceux qui le désirent. Devenir autonome permet de ne plus attendre de solutions de l’extérieur et l’on constate vite, qu’elles arrivent les solutions, par des biais auxquels nous n’aurions jamais pensé. Alors on commence à mieux vivre le moment présent, mieux y déceler les opportunités qui s’ouvrent à soi et on trouve le courage de s’y engager. Tout cela m’est arrivé en grande partie grâce à un maître soufi, Omar Ali Shah et depuis vingt ans, grâce à la pratique chamanique. Pour certains autre ce sera par le soufisme, le yoga, la méditation, le bouddhisme, le tantrisme, que sais-je, en tous cas, ce que je sais c’est que c’est un « boulot » continu et un « boulot » passionnant.

* Sandra Ingerman : Chamane, auteur de plusieurs livres dont « Médecine pour la Terre ».

Olga Brix http://60gp.ovh.net/~pluiedau/cadre.htm

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