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Appeler la Lune : un rituel par la méditation

Appeler la lune

J’ai eu la chance de participer à de nombreux Rituels et Rassemblements pour Appeler ou Faire descendre la Lune, debout, sous le visage resplendissant de la pleine Lune, à sentir cette sensation qui nous parcourt, pleine de l’énergie découlant de sa puissance, pendant que cette dernière enveloppe toutes les âmes qui ne font plus qu’une. Mais la vie, pour on ne sait quelle raison, ne nous facilite pas les choses quand il s’agit de trouver ou de participer à de tels rassemblements. Vous ne pouvez pas laisser quoi que ce soit barrer votre chemin lors de votre voyage personnel avec la Déesse.

Avant de commencer, il faut éteindre tous les objets électriques : téléphones, portables et ce qui s’y apparente ; télé ; répondeur, sonnettes, bipeurs, et ainsi de suite. Je sais que certains de ces objets font tout simplement partie de votre vie de tous les jours, mais à moins d’être capable de laisser derrière vous ces soucis et ces bruits du monde, vous serez incapable d’entrer complètement dans le voile de la Déesse. Si vous allez à l’extérieur, il serait bon de placer tous les objets dont vous avez besoin dans un petit panier ou une petite boîte. Vous éviterez de commencer puis d’avoir à vous arrêter puis de recommencer. À l’intérieur, assurez-vous de tout avoir avec vous dans un endroit où vous ne serez pas dérangé. Objets nécessaires :

– Une bougie afin de représenter votre Déesse. Si vous travaillez à l’extérieur, mettez-là sous verre afin que le vent ne l’éteigne pas et vous force à vous arrêter pour la rallumer pendant votre pratique ;

- de l’encens, aussi pour la représenter ;

– des fleurs que votre Déesse affectionne afin de les lui offrir en échange de ses bénédictions.

Encore une fois, la vie essaiera de se frayer un chemin et de perturber votre concentration. Si vous avez une famille qui voudra frapper à la porte pour vous demander ce que vous faites ou des enfants (ou un mari) qui voudront attirer votre attention, il est peut-être mieux de faire ce rituel de méditation tard le soir ou tôt le matin, quand tout le monde dort. Habillez-vous, ou ne vous habillez pas, selon votre tradition, de façon à vous libérer des contraintes de ce monde. À présent, il vous faudra trouver ce lieu qui vous servira à vous et à votre Déesse.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, tracer un simple cercle autour de vous.

Allumez la bougie et l’encens. Asseyez-vous et mettez-vous le plus à l’aise possible. Étirez-vous et respirez profondément. Concentrez votre regard sur la flamme de la bougie tandis que vous détendez votre corps et votre esprit. Utilisez votre troisième œil pour vous visualiser en train de bouger à travers le temps et l’espace et passer dans un autre plan d’existence. Je ne peux pas décrire ce lieu pour vous, car vous seul le connaissez ; vous le reconnaîtrez quand vous y arriverez. À ce moment-là, inspirez profondément. Au moment d’expirer, ouvrez les yeux.

Devant vous, vous verrez votre Déesse sous la forme qu’elle aura choisie pour se montrer : esprit, être, animal, étoile ou Lune. Parlez-lui, racontez-lui vos rêves et vos désirs. C’est votre moment avec la Déesse. Le temps n’a pas de signification ici. Quand vous aurez fini, ou quand votre Déesse se sera retirée, fermez les yeux et retournez à travers les voiles que vous avez traversés pour entrer dans ce lieu sacré.

Levez-vous et faites face à la Déesse dans sa forme lunaire. Joignez les mains et levez-les vers le ciel.

Donnez-lui votre bénédiction et rendez-lui honneur avec vos paroles et vos cadeaux.

Quand vous aurez terminé, soufflez la bougie et revenez dans le monde, rafraîchi par les pouvoirs de la Dame. Ainsi soit-il.

Retrouvez les articles de Lady Abigail sur le site Witches’ Voice : http://www.witchvox.com/va/list_articles.html?a=usin&id=259435

L’ARBRE AU FIL DE L’EAU

 

imagesLa plante a besoin d’eau pour vivre, et développe de multiples stratégies pour la capturer et la stocker à proximité le plus longtemps possible. Injustement suspectés de “consommer“ de l’eau, les végétaux sont garants d’une ressource en eau de qualité et participent à activer les flux et le cycle de l’eau.

Comme l’ensemble des êtres vivants, l’eau est indispensable à la vie de l’Arbre. L’arbre n’est capable d’absorber les minéraux du sol que s’ils sont solubles et donc transportés par l’eau. Ainsi les racines absorbent par le truchement de mycorhizes cette solution qui va alimenter le flux de sève brute montant jusqu’aux parties aériennes, où une partie de l’eau va s’évaporer par les stomates des feuilles. Cette transpiration génère un phénomène d’aspiration qui permet à la sève brute de “monter dans l’arbre“ et de réguler sa température. Au niveau des feuilles, la photosynthèse permet à l’arbre de fabriquer des sucres en utilisant l’eau du sol, le dioxyde de carbone (CO2) de l’air et l’énergie solaire. Ces sucres ajoutés à la sève brute vont constituer la sève élaborée qui va nourrir l’arbre. L’eau ne fait que passer et seule une partie est temporairement fixée par l’arbre. Au contraire l’arbre va synthétiser de l’hydrogène (H) et de l’oxygène (O) pour faire de l’H2O : environ 500 l pour une tonne de bois produit ! (d’après les travaux de Zimmer & Wegener – 1996). L’arbre est ainsi producteur et non pas consommateur d’eau, et en plus il la stocke.

La première action de l’arbre consiste à stocker l’eau. Son houppier capte l’eau de pluie qui ruisselle jusqu’aux racines tandis que la base de son tronc et ses branches basses forment un barrage à l’eau qui ruisselle sur le sol, l’obligeant à ralentir et à pénétrer en profondeur sous l’arbre, aidée par les drains naturels que forment les racines. Ainsi, l’arbre se garantit une réserve d’eau assimilable en cas de besoin.

> 50 mètres linéaires de haie peut intercepter 250m3 d’eau.

> La végétation capte 25% de l’eau des précipitations. Puisant également dans les réserves du sol, elle rejette 38% de l’eau des précipitations. 1% seulement de l’eau captée sert à l’élaboration de la matière végétale.

En assimilant cette eau stockée, les racines captent également une partie de l’azote ou du phosphore en surplus provenant des cultures en amont. Cette action de prélèvement et de filtre s’effectue de la surface en profondeur, bien au-delà de l’action de la strate herbeuse, sur un volume de sol conséquent prospecté par les racines et mycorhizes.

Une haie peut absorber 85% de l’azote lessivé provenant des cultures ramenant une teneur en azote de 40mg/l en amont à 6mg/l en aval de la haie

Telle une véritable pompe à eau solaire l’arbre va remonter cette eau jusqu’aux feuilles ou une grande partie va être transpirée. L’eau du sol se retrouve en quelques heures sous forme de vapeur qui vient ainsi hydrater l’atmosphère.

Un arbre évapore environ 2500 tonnes d’eau dans l’atmosphère en 100 ans. Cela en fait un recycleur d’eau et un climatiseur exceptionnel.

L’arbre protège le sol, principal réservoir d’eau potentiel : l’effet “parapluie“ limite l’impact des précipitations en dispersant les flux d’eau ; l’effet “parasol“ abrite du rayonnement et diminue la chaleur, ce qui réduit considérablement l’évaporation.

Travailler sur l’eau c’est considérer les cours d’eau bien sûr mais aussi les parties plus en amont sur lesquelles l’eau ruisselle, stagne, se disperse ou s’infiltre, en gardant à l’esprit que les actions les plus en amont auront des répercussions directes et inévitables, positives ou négatives, sur les parties en aval.

Quand la Quantique s’en mêle

 

La physique quantique gagne petit à petit le monde médical. Un des grands spécialistes de l’aromathérapie, le Dr Pénoël, en a fait la pierre angulaire de sa démarche et élabore désormais des huiles essentielles quantiques. Zoom sur cette nouvelle approche qui implique tout un état d’esprit.

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Quantique… Le mot peut évoquer une approche quelque peu ésotérique. Le concept est pourtant au cœur des recherches de la communauté scientifique. En effet, l’étude du domaine microscopique bouleverse les concepts de la physique classique. L’infiniment petit ne peut se comprendre qu’en intégrant de nouveaux concepts : l’information reçue et émise par la cellule ainsi que l’influence réciproque avec le monde extérieur. L’air, l’eau, la nourriture, les champs électromagnétiques, la terre, le ciel, l’univers mais aussinos pensées, nos intentions et notre psyché agissent sur notre organisme (et sur la matière en général), tout comme ce dernier transforme l’extérieur. Dans l’infiniment petit, il n’y a pas de monde physique objectif qui évolue de façon indépendante de nous. Le principe d’incertitude remplace le principe de causalité. La physique quantique est unethéorie révolutionnaire qui remet en question la manière d’observer et de raisonner. L’observateur influence sa perception de la réalité de par sa position, son intention. L’« œil quantique » est guidé par la conscience. Ainsi, Masaru Emoto a montré que la structure moléculaire d’une eau (observée au microscope) change lorsqu’elle est soumise à des informations (musiques, émotions, intentions) différentes.

 

L’œil quantique

La dimension quantique implique donc un nouvel « état d’esprit », une autre manière d’observer la matière et la vie. C’est cette dimension qu’intègre l’Aromathérapie quantique (AQ). De fait, l’aromathérapie véhicule non seulement des molécules, mais aussi une information. L’Aroma­thérapie quantique consiste donc à prévenir ou à soigner les maladies, en choisissant la (ou les) plante aromatique qui de par sa (leur) nature même (forme, biotope, nom, couleur, région d’origine, manière de pousser et de se comporter avec les autres…) rentre en résonance avec l’histoire et la nature même de l’organisme qui va la recevoir. Organisme avec ses zones fragiles ou en souffrance, ses événements de vie douloureux, ses racines, ses aspirations, ainsi que ses rapports avec son environnement. Voilà pourquoi l’Aro­ma­thérapie quantique n’est pas forcément en contradiction avec l’aromathérapie scientifique, elle la prolonge.

Le docteur Pénoël, un des grands spécialistes de l’aromathérapie, de la stature des Gattefossé et autres Franchomme, est à l’origine de ces avancées. Médecin engagé depuis trente-cinq ans dans le combat pour les médecines naturelles et l’écologie intégrale, il donne à l’aromathérapie un nouvel élan, à la lumière de l’approche quantique, depuis qu’il a été frappé par le « miracle de fragonia ».

De l’intuition et sept principes

Selon lui, l’Aromathérapie quantique permet de se réapproprier son état de santé, la personne apprend à rééduquer son pouvoir d’autoguérison. Dans le Centre aromatique de soins et de services intégrés de santé (CASSIS), qu’il dirige dans la Drôme, les personnes se rendent rapidement compte que son retentissement ne se cantonne pas aux propriétés pharmacologiques pour la plupart répressives (anti-inflammatoire, antibiotique, antihistaminique, antidépresseurs…). Les effets thérapeutiques (sur le corps physique ou la sphère émotionnelle) de ces HE ont toujours une dimension de rééquilibrage et d’éducation dans le respect de la globalité de l’organisme et des relations entretenues avec l’environnement.

Dans l’Aromathérapie quantique, chaque observation ou intuition est étayée par les grands principes de la physique quantique. En voici quelques-uns. Le principe n° 3 est celui de la non-séparabilité : une HE ne doit pas être dissociée de la plante aromatique dont elle est issue. Et le choix de celle-ci se fait non seulement en fonction de ses principes actifs (le cinéole, par exemple) mais aussi de son nom, de son apparence, de son origine. Car chaque famille, chaque biotope, chaque plante transmet une information différente.

Le principe n° 4 est celui du continuum espace-temps. Concrètement, l’Aromathérapie quantique accorde de l’importance à la place de la plante aromatique sur l’échelle de l’évolution botanique et géographique. Quand et où est-elle apparue ? Ce principe est aussi à la base des phénomènes de synchronicité pour lesquels les notions d’espace, de temps et de conscience se font complices et nous donnent ainsi l’impression saisissante qu’un Sens plus grand que notre Moi nous interpelle, et peut nous éclairer dans nos décisions. Pour illustrer ce principe, le docteur Pénoël aime souligner que, bien souvent, lorsqu’il découvre une propriété intéressante pour une HE, il arrive quelques jours après un patient pour lequel l’HE en question sera l’une des clés pour réveiller ses forces d’autoguérison. Ce parcours quantique a aussi amené le docteur Pénoël à faire écho aux grands principes complémentaires de la tradition chinoise que sont le yin et le yang. D’une manière purement intuitive et instinctive, par sa manière d’observer toute chose avec conscience, il a repéré deux plantes qui, de par leur parfaite complémentarité, leur apparence, leur biotope, leur fragrance, leur « conscience » et leur impact énergétique sur les organismes vivants, apparaissent comme l’incarnation du yin et du yang.

Fragonia et kunzea, deux plantes originaires d’Australie occidentale et de Tasmanie, sont respectivement le yin et le yang, la nuit et le jour, le froid et le chaud, le féminin et le masculin. L’analogie spontanée avec la tradition chinoise lui a permis de constater que ces deux plantes se complètent. Lorsque leurs quintessences aromatiques touchent un organisme, elles le nourrissent du souffle vital et viennent rétablir l’harmonie, elles rappellent à la vie. Sur le plan de la psyché, fragonia est l’énergie féminine et protectrice, elle aura le potentiel de pacifier et réconcilier. Kunzea, de par son pôle masculin, saura relever, donner du courage, de la force physique, elle aidera le procrastinateur et le sujet victime d’une dépendance à s’affirmer. Selon le pôle dominant d’un individu, sa préférence ira vers l’HE en correspondance. L’appréciation peut d’ailleurs varier selon l’énergie ou les manques du moment.

Mais les exemples de fragonia et kunzea ne sont pas isolés. C’est l’univers complet des huiles essentielles qui s’intègre à cette approche intuitive. Pour en ressentir les impacts subtils, il convient de les intégrer à son quotidien, de les respirer, de les toucher, de les déposer sur sa peau… voire de les ingérer, chaque geste étant fait avec envie. C’est un long parcours initiatique qui, nous promet-on, peut nous amener vers une autre manière de penser, d’agir et de réagir en harmonie.

  •  À lire

« L’Aromathérapie quantique », par le Dr Daniel Pénoël. Éd. Trédaniel, 2010.

  • Contacts :

L’École Pénoël a vocation à former des praticiens en Aromathérapie quantique.
Site : www.ecolepenoel.com

LES JOURNEES PASSAGE AU SOLSTICE

Solstice-equinoxe-hiver

 

Qu’elles peuvent nous paraître longues et monotones, ces journées qui nous séparent du solstice d’été quand on n’est encore qu’en janvier ! Le solstice d’hiver est depuis quelque temps derrière nous, le froid et l’obscurité sont les maîtres de cette période charnière même si, imperceptiblement, les nuits s’amenuisent et que les jours grandissent du saut d’une puce. 

Chaque année, la même antienne est répétée, mais les protestations sont vaines car nous sommes, bien malgré nous, assujettis à ce cycle annuel, calé sur celui du soleil, immuable depuis que l’homme est homme. Pourtant, le chemin qui nous mènera jusqu’au solstice suivant est pavé de lumière… Avant de le parcourir, il est nécessaire de prendre en considération l’étendue de ce cycle, afin de comprendre que le solstice d’été n’est pas un élément isolé, mais un passage temporel s’inscrivant dans un plus vaste ensemble. Quatre événements majeurs jalonnent l’année solaire sous nos latitudes : 

 - le solstice d’hiver : point solaire le plus bas – les équinoxes de printemps et d’automne : points d’équilibre

 - le solstice d’été : point solaire le plus haut À l’aide de ce schéma, on évalue mieux les distances temporelles : la courbe rouge s’étend du 21 mars (équinoxe de printemps) au 21 septembre (équinoxe d’automne), et culmine au solstice d’été. À l’inverse, la courbe bleue, qui débute le 21 septembre et se termine le 21 mars suivant, passe par le point le plus bas, à savoir le solstice d’hiver. 

On peut dire que chaque courbe est le « négatif » parfait de l’autre. Bien que similaires par leur forme et leur amplitude, en aucun cas ces deux périodes se ressemblent, comme le suggère cette sinusoïde du temps, ainsi que les couleurs employées pour les démarquer (lesquelles rendent une fausse idée du continuum temporel). D’aucuns estiment que la « belle » période débute à l’équinoxe de printemps, car c’est à partir de cette date que la durée du jour excède celle de la nuit, et s’achève à l’équinoxe d’automne qui marque le moment où, à nouveau, la durée de la nuit dépasse celle du jour. Aussi, la « morte » période succède-t- elle à la « belle » et ainsi de suite, de la même façon qu’après le beau temps vient la pluie, mouvements orchestrés selon un rigoureux ballet depuis des lustres. 

Schématiquement, la période filant du 21 mars au 21 septembre représente une face lumineuse, la suivante une face obscure. Chacune d’elles est dominée par un apex : il est de lumière pour la première, d’obscurité pour la seconde. Il s’agit évidemment des deux solstices. Durant toute l’année, que le soleil soit plus ou moins présent, l’homme a pris l’habitude d’allumer des feux. Ils sont, grâce à leurs flammes et à leur chaleur, la représentation terrestre d’une magnificence céleste. Nous verrons que la portée symbolique de ces feux n’est pas tout à fait la même selon qu’ils prennent corps dans la « belle » ou la « morte » période. 

Dès l’équinoxe de printemps, sachant que le jour prend le pas sur la nuit, on pourrait penser que ces feux célèbrent la renaissance solaire, qu’ils sont une manière d’accueillir le soleil. Mais, au sortir de cette période, c’est-à-dire dès l’équinoxe d’automne, lorsque la nuit reprend ses droits, pourquoi continuer à enflammer des bûchers alors que le soleil s’éloigne petit à petit ? Il a été dit que les feux propres à la « belle » période permettaient de rendre grâce au soleil. Aussi seraient-ils une célébration, ainsi qu’une offrande, un remerciement adressés au soleil, en raison d’une durée diurne supérieure. On a aussi dit que les feux de la « morte » saison étaient une manière d’épauler symboliquement le déclin du soleil, de l’accompagner (et de se rassurer par la même occasion) jusqu’à la porte solsticiale ascendante, mais avant tout de chasser autant que possible les ténèbres s’insinuant partout. À l’image de l’humble chandelle, le soleil disperse les ténèbres. 

Mais lorsqu’il est moins présent, des feux qui en sont la représentation symbolique cherchent à faire de même. Célébrer le retour de la lumière, chasser son corollaire qui lui fait suite, n’est-ce pas (un peu) stéréotypé ? Nous allons voir que cette logique présente des éléments de véracité mais qu’elle ne saurait s’arrêter à une représentation aussi binaire. Évoquons, pour commencer, deux célébrations celtes, Beltane et Samhain. Selon la spiritualité celte, Beltane, célébré le premier mai, marque le début de l’été, donc de la « belle » saison celte. 

Samhain, le 31 octobre, ferme cette saison et en ouvre une autre. Comme les équinoxes, ces deux célébrations sont distantes de six mois, mais présentent un décalage temporel par rapport à eux. Beltane signifiant « grand feu », on ne s’étonnera donc guère de voir, déjà à cette période, des feux être embrasés. On a également eu recours au feu lors de Samhain et on avait coutume de faire passer les troupeaux dans les fumées à ces deux dates pour, il me semble, deux raisons bien distinctes: les fumées de Beltane cherchaient à prémunir le bétail des épidémies (vertu protectrice), alors que celles de Samhain le purifiaient des parasites accumulés entre deux. 

Les feux de Beltane semblent être habités par une volonté propitiatoire, tandis que ceux de Samhain donnent l’occasion de festoyer gaiement et de repousser les mauvais esprits. Les ombres, donc… Ce désir de fêter la lumière au premier mai n’est pas l’apanage de Beltane, loin s’en faut. En Rome antique, les Florifertum, durant lesquelles on invoquait les déesses Flora et Maïa, permettaient de célébrer le retour progressif du soleil mais également celui de la végétation. Les arbres de mai procèdent de la même intention, ainsi que la fête des fleurs célébrée finavril début-mai dans les Balkans et en Italie entre autres. Et que dire de la nuit de Walpurgis ! 

Puisque la floraison est clarté, on aura célébré cette manifestation florale en l’accompagnant de feux dans bien des pays d’Europe. Est-ce bien tout ? Non.

 

Comme nous l’avons vu, on allume des feux en dehors de la « belle » saison, Samhain en est l’un des exemples mais n’est en rien un cas isolé comme nous allons maintenant l’exposer. Lors des premiers jours qui suivent le solstice d’hiver, on constate un retour encore fragile de la lumière. Aussi a-t-on eu coutume d’employer le feu afin de soutenir le « Soleil invaincu » (Sol invectus). On faisait de même au Japon en honorant Amaterasu, la déesse du soleil, ou en Perse lors de Khoram Rooz. 

Aujourd’hui, notre actuelle bûche de Noël renvoie à cette détermination de ne pas interrompre le feu perpétuel dont l’homme a besoin. C’était alors un morceau de chêne que l’on plaçait dans l’âtre, un bois réputé pour brûler très lentement. Au mois de janvier, on allumait des bougies fabriquées grâce à la cire d’abeilles récoltée l’été précédent. Notons cet « effort » prévoyant en direction de la morne saison ! Couramment employées durant la saison obscure, ces chandelles représentent un peu du feu estival différé dans le temps, et disent la volonté de repousser les ombres, à l’aide de flammèches aussi malingres soient-elles. 

Un mois plus tard, chez les Celtes, c’est Imbolc, une fête païenne dont le nom tire son origine de la naissance des agneaux et de la lactation des brebis. Cette célébration marquait aussi le moment durant lequel on purifiait les champs afin que les semailles se dé- roulent bien. À travers les fumées des feux qu’on enflammait à cette occasion, on faisait défiler le bétail, comme à Beltane et à Samhain. On fêtait aussi ce qui est aujourd’hui pour les chrétiens une sainte, Brigitte. Elle n’est ni plus ni moins que l’héritière chrétienne de divinités païennes qui lui sont antérieures, Birgit (Brighid) et Belisama. À propos de cette dernière, l’étymologie nous explique, grâce à la syllabe bhel, que son nom signifie « la très brillante, la très rayonnante ». De même, Brighid s’explique par le mot brid qui veut dire… « la brillante ». 

Imbolc et Sainte-Brigitte – qui n’est pas autre chose qu’une fête syncrétique – se superposent et cherchent à montrer la renaissance du soleil au milieu de l’hiver. Bien sûr, de Birgit/Brighid à Brigitte, il n’y a qu’un pas. Sainte Brigitte, de Kildare en Irlande, née durant la seconde moitié du Ve siècle ap. J.C., était la fille d’un chef de clan païen. 

Elle a élevé un couvent de femmes sur l’emplacement d’un ancien néméton. Un feu y était perpétuellement entretenu… Aux héritages païens se sont souvent substituées des pratiques devenues chrétiennes. La chandeleur, que l’on fête le 2 février, n’y fait pas exception. Originellement, elle est instaurée au Ve siècle ap. J.C. A l’époque, c’était avant tout la fête de la purification de la vierge Marie, ainsi que la fête des chandelles (festa candelarum), de laquelle la chandeleur a tiré son nom, un rite cherchant à célébrer la lumière (re)naissante, emprunté aux… Celtes. Nous voyons donc que cela fait tout de même beaucoup d’occasions, durant cette « morte » saison, de faire appel au feu. 

Dans l’hémisphère nord, le solstice d’été a lieu le 21 juin (mais parfois le 19, le 20 ou le 22). Lors de ce solstice, on se trouve à un autre moment charnière de l’année solaire. Après de multiples célébrations commémorant le retour progressif de la lumière que l’homme accueille par différents moyens, on fête la fertilité accomplie, la maturité, la puissance génératrice du soleil. Au solstice, le temps, comme le soleil, semble suspendu (ce en quoi l’étymologie du mot solstice fait du reste référence). C’est le cas sous nos latitudes, ça l’est beaucoup moins plus on s’approche de l’Équateur, bien davantage lorsqu’on se trouve dans des contrées septentrionales, comme la Scandinavie par exemple, où le soleil ne se couche pas de mi-mai à fin-juillet. L’activité agricole est, elle aussi, interrompue, comme en dormance. C’est une période beaucoup plus calme qui s’offre aux hommes, les moissons et les vendanges ne débutant qu’aux mois suivants. Ce qui fait qu’à une époque beaucoup plus rurale que peut l’être la nôtre, on pouvait prendre le temps de célébrer le solstice d’été, toutes affaires cessantes, en allumant des feux ou en faisant dévaler des roues ou des tonneaux enflammés du haut d’une colline. 

Cette relation du solstice d’été au feu se retrouve dans bien des pays européens. C’est un phénomène généralisé qui s’accompagne, çà et là, de particularismes locaux : des chants, des musiques, des danses. C’est aussi l’occasion de prononcer des vœux en faisant appel à une plante qui contait l’oracle. On en jetait d’autres dans le brasier ou bien dans une fontaine. Mais on ne s’obligeait pas forcément à les employer instantanément. Prenons le cas du millepertuis. En le ramassant à l’époque du solstice d’été, c’est comme si on dérobait une partie du feu solaire condensé dans ses pétales d’un jaune vif. Si l’on est précautionneux, on en fera sécher une partie en vue de la saison sombre, afin d’apporter, six mois plus tard, quelques rayons solaires dans le paysage hivernal et son cortège de déprimes saisonnières… Grâce aux feux du solstice d’été, on remercie le soleil de ce qu’il a déjà apporté aux hommes. 

Mais on l’exhorte aussi, par le biais de diverses offrandes, à poursuivre et achever son œuvre de fertilisation et de maturation, les futures récoltes étant à ce prix ; la pérennité de la destinée humaine en est l’enjeu crucial, aujourd’hui conditionnant demain ! Si d’un solstice à l’autre il est toujours question de feu, on peut noter cependant de grandes différences: les feux de la « belle » saison sont des feux extérieurs dont l’exubérance n’est pas étrangère à la joie qu’ils véhiculent. Ceux de la « morte » saison sont plus discrets, voire introspectifs. Le feu hivernal est un feu couvert qui réchauffe, alors que le feu estival illumine plus qu’il ne chauffe. Retrouvez les écrits de Dante dans son nouvel ouvrage Herbes & feux de Saint-Jean, une survivance du paganisme ?, dans lequel il explore davantage les différents thèmes abordés dans cet article.

 

SOURCE / Magazine LUNEBLEUE.

Pourquoi ritualiser ses pratiques

 

 

RituelJ e pense que l’explication de l’intérêt «humain» des rites tient dans cet extrait du Citadelle de Saint-Exupéry : «Et les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l’espace. Car il est bon que le temps qui s’écoule ne nous paraisse point nous user et nous perdre, comme la poignée de sable, mais nous accomplir. Il est bon que le temps soit une construction. Ainsi je marche de fête en fête, et d’anniversaire en anniversaire, de vendange en vendange (…)» Je suis, depuis longtemps, accro aux rites. Dans les arts martiaux orientaux notamment, ils constituaient une grande partie de l’attrait que j’y trouvais (les saluts, les katas, les taos, la symbolique, etc… ).

La Wicca Éclectique me plait car j’aime le rythme de l’existence que donnent les huit fêtes de la roue de l’année (elles-mêmes liées à des phénomènes astronomiques récurrents et donc indépendantes de personnes ou de cultures).

Ceci couplé avec l’absence de dogme dans la Wicca confère une grande liberté aux rites. Ces deux facteurs aident beaucoup dans la progression spirituelle (enfin pour moi c’est le cas). Nous avons une dimension humaine et confortable dans la pratique rituelle qui nous permet de travailler sur nous (et avec les divinités si l’on est dans une pratique religieuse) bien mieux qu’avec des méthodes modernes et scientifiques qui traitent l’homme comme une machine rationnelle qu’il faut réparer et/ou optimiser.

(Pour être précis, je pense que certains êtres humains sont ainsi, mais qu’ils sont une infime minorité.) Ceux qui méprisent l’aspect rituel et symbolique de nos existences, nient simplement l’aspect humain et imparfait de nos psychismes (en plus du fait que c’est agréable et joyeux). Danger sur eux, c’est exactement dans ce genre de cas que Dionysos se met en colère et punit les humains faisant preuve de l’Hubris de se croire plus rationnels qu’ils ne le sont en réalité.

 

Retrouvez les articles de Onrique sur son blog : http://wicca-monde.over-blog.com

 

Les niveaux multidimensionnels des grilles

 

A4Il y a des grandes grilles qui sont les conduits vitaux principaux de la terre. Ces grandes mailles sont divisées en mailles plus petites, elles-mêmes sous-divisées en mailles encore plus petites dessinant un treillis plus fin. Il y a des grilles dans des grilles, selon une hiérarchie d’échelle qu’on peut qualifier de fractale. 

On peut comparer cette imbrication de réseaux aux réseaux vitaux du corps humain. Le système sanguin est fortement couplé au réseau respiratoire, au système lymphathique et au système nerveux, par exemple. Il est lui-même constitué de gros vaisseaux principaux, qui se ramifient en vaisseaux plus fins, et encore jusqu’aux vaisseaux capillaires extrêmement fins.

Par ailleurs, le corps humain est fait de la superposition d’au moins 5 corps énergétiques de niveaux vibratoires différents: corps physique, vital, émotionnel, mental et spirituel (voir article Chakras et corps subtils). Il en est de même pour la Terre. Elle a ses propres corps énergétiques. Ainsi la comparaison entre le corps humain et le corps de la Terre n’est pas qu’une image commode. Il est une réalité: corps humain et corps terrestre sont constitués selon des structures semblables. Chacun des corps de la Terre est parcouru de son propre système circulatoire: c’est une grille.

La superposition multidimensionnelle des grilles a par exemple été décrite par Richard Leviton (Leys lines and the meaning of Adam). Selon sa vision, une certaine forme de structure énergétique s’est mise en place dans les premiers temps de l’existence de la Terre, en relation avec l’apparition de la vie biologique. La structure d’origine était faite de lignes droites reliant des vortex énergétiques en forme de dômes posés à la surface de la terre. Ces lignes étaient doubles, l’une portant la vibration de l’or et l’autre celle de l’argent. Ces lignes montaient aussi verticalement d’une certaine façon pour se rejoindre en un point particulier de la Terre, son nombril en quelque sorte. Ce nombril pourrait être Avebury en Angleterre. Il est intéressant de remarquer que d’autres lieux sur la planète ont été nommés nombril, comme Delphes en Grèce ou Cuzco au Pérou.

Levinton distingue 4 grilles de niveaux vibratoires différents, correspondant aux corps énergétiques de la Terre, localisées en surface ou dans l’atmosphère, jusqu’à environ 3 km d’altitude. L’une d’elle est faite de 15 grands cercles entourant la terre au-dessus de sa surface, déterminant 62 points de croisement et 120 triangles. La ligne de ley St-Michael en Angleterre en fait partie. Elle ne se limite pas à l’Angleterre, elle fait le tour de la Terre. Une autre grille, souvent parallèle à la précédente, inclut une multitude de dômes secondaires, au total 1746 dômes qui sont devenus des lieux potentiels de menhirs, de centres mégalithiques ou de temples. Chaque dôme était porteur des codes de lumière nécessaires pour créer la vie.

Lire l’article en son entier sur http://rustyjames.canalblog.com/archives

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