Archives pour la catégorie MEDITATIONS du JEU du TAO

Pour une écologie humaine (spirituelle)

Une « écologie humaine » (différente de l’écologie physique) concerne par définition à tout le monde, car elle passe par l’amélioration et l’assainissement des « relations entre les hommes ». Et les partisans de l’« écologie humaine » constatent que la « situation actuelle des connaissances » crée la zizanie et nous sépare les uns des autres à des « niveaux essentiels à la vie humaine ».

Or de tout temps , les liens entre les humains ont été considérés comme vitaux pour la santé, l’équilibre et le bonheur des êtres humains. Aristote a consacré son livre « Philia » à l’amitié. Il définit la politique aussi comme « l’art de créer la fraternité entre les hommes ». Le savant humaniste polyvalent, Edgar Morin, considère également les liens de fraternité comme la condition incontournable à développer pour espérer un avenir humain viable.

L'EAU

L’idéal républicain aussi, chacun le sait, avait posé la « fraternité » comme un des trois fondements de la société à construire .La destruction des liens sociaux explique l’accroissement des détresses humaines .Cette situation est soulignée par de nombreux auteurs modernes, tel que Edgar Morin qui déclare que la seule solution pour assurer l’équilibre individuel et social consiste à tout faire pour développer des rapports « matériellement désintéressés » entre les citoyens.

De même, l’ancien premier ministre Michel Rocard, constate aussi que la destruction de tels liens entre les humains nous a amené à une « dépression collective » [voici quelques extraits de son texte à ce sujet, paru dans le Nouvel Observateur du 10 Novembre 1994 :«(…) Cinq exigences à mes yeux conditionnent l’avenir de la France et bien au delà d’elle, celui de l’Europe et du Monde (…).Le travail qui vise simplement des rapports entre des personnes n’est pas jugé noble. or, c’est celui -ci seulement, qui, sous des formes très diverses sera de plus en plus requis dans l’avenir (…). Keynes sentait tout cela, qui écrivait dès 1930 que, sans une mutation culturelle fondamentale, les sociétés d’abondance, saturées de biens matériels (…) sombreraient dans une «dépression nerveuse collective». Nous y sommes ! Même Adam Smith concluant son traité sur la richesse des nations (1776) évoquait le problème «du lien social au-delà de l’économie»].Or, nombre d’auteurs montrent comment formations et enseignements créent la confusion, la schizophrénie culturelle et génèrent les bases psychologiques de la détresse individuelle .

sortir du 20è siècle

Ainsi Edgar Morin écrit, dans son livre « Pour sortir du 20ème siècle » (pages 78,85,86,87) :

« Nous sommes, non aux portes de l’âge d’or, mais au cœur de l’âge de fer planétaire, non dans l’ère des lumières mais dans la préhistoire de l’esprit humain(…) Notre mode de penser nous aveugle plus qu’il nous éclaire , en mutilant, fragmentant, dissociant le réel(…).

Nous sommes dans le nécessaire désenchantement(…).

Mais le monde désenchanté n’est pas le monde plat et prosaïque des intérêts égoïstes (…) Nous pouvons et devons investir nos forces d’amour (…). C’est de la détresse informationnelle (…) de l’incertitude cognitive (…) qu’il nous faut repartir ».Il s’agit donc de « communiquer différemment entre soi » !Et cela constitue la voie d’avenir ! Il déclare ailleurs « Notre Humanité a un besoin de foi, d’aventure, d’exaltation. Notre société n’apporte rien de cela, que nous trouvons seulement dans nos vies privées, dans nos amours, fraternités, communions temporaires.

Un idéal de consommation, de supermarchés, de gains, de productivité, de PIB ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d’une communauté solidaire(…).On peut révéler ce que chacun porte en lui-même, mais occulté par la superficialité de notre civilisation présente (…) On peut avoir foi en l’amour et en la fraternité »( Edgar Morin :« Éduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre » (article disponible sur Internet)].

En effet comment « structurer« (organiser) les éléments de telle ou telle connaissance ,en faisant appel à tous les citoyens, voici le problème ! (dans cette situation où , l’émiettement sans précédent des connaissances et leur éloignement de l’homme, ont créé mésententes, absence de projet et d’espoir, séparation et discordes entre les hommes. Le «gai savoir» qui nous élève au-dessus de ce chaos est «celui qui nous rapproche fondamentalement de nos semblables» et constitue le chemin véritable vers la fraternité (les autres savoirs se mettront au service des hommes qui auront ainsi retrouvé leurs liens fondamentaux).On connaît le célèbre adage de Rabelais : « Science sans conscience est ruine de l’âme ».

Les approches actuelles des enseignements nous éloignent les uns des autres .Tandis que les vraies connaissances « centrées sur l’humain » nous rapprochent. Pour offrir une manière d’enseignement dans ce sens , nous avions mis au point une «formation transdisciplinaire» (allant au-delà des «spécialisations » et créant des « liens à des niveaux essentiels » entre des personnes de toutes les catégories socio-professionnelles).A cet « enseignement transdisciplinaire ouvert à tous», participaient, entre autres ,des chercheurs partisans d’Edgar Morin et plusieurs auteurs humanistes .L’enchantement des personnes intéressées et venues de toutes les catégories sociales était constant.

Dans cette optique d’« écologie humaine », nous créons une association « Connaissance et Amitié » ouvertes à toute personne réellement motivée. L’Association aidera à la création des groupes. Ces démarches permettront aux personnes intéressées de découvrir bien des choses importantes dans leur vie et de vivre des liens édifiants. Nous ne sommes pas à la recherche de clientèle! Cette attitude de « désintéressement matériel » n’est certes pas courante !

Elle rejoint précisément la philosophie à la fois humaniste et écologique des auteurs tel que Pierre Rabhi (dont nous approuvons toutes les idées ).

Nous sommes à l’écoute de toutes les suggestions et propositions.
SOURCE : Dr.Iranpour.D – www.coecrire.fr

Le culte préhistorique du serpent

 

Briser les coquilles d’œufs

 

 

En 1931, l’archéologue et le spécialiste de l’histoire des religions Salomon Reinach se demande pourquoi, depuis l’antiquité, c’est une règle de civilité de briser les coquilles d’œufs après les avoir sucés

Pline l’Ancien (Ier siècle ap. J.-C.), qui énonce déjà l’interdiction de les laisser intactes, fait vaguement allusion aux malédictions terribles qui résulteraient d’une conduite différente.

coquilles

 

On a proposé de voir là un cas particulier de la défense de laisser des restes de repas exposés à l’air, dont la magie nocive pourrait tirer parti pour causer du mal au mangeur négligent ; mais cette explication ne tient pas, parce qu’un fragment même de coquille brisée pourrait être employé à la même fin.

Reinach a donc recours au fait que les anciens, dès les temps les plus reculés, ont entretenu dans leurs demeures des serpents familiers, considérés comme protecteurs des maisons et personnifications de l’esprit des ancêtres ; ces animaux tutélaires, apprivoisés mais non domestiqués, participaient aux repas de leurs patrons.

Or, le serpent, outre le miel et le lait, se nourrit volontiers d’œufs et de mollusques. Un serpent, trompé par l’apparence d’un œuf vide, aurait éprouvé de l’irritation contre ceux qui l’avaient déçu.

L’explication de la défense rapportée par Pline, qui s’est conservée à l’état de règle d’étiquette, doit donc peut-être se chercher dans le culte préhistorique du serpent, élevé dans la maison, gardien du foyer et du tombeau.

 

(D’après « Comptes-rendus des séances
de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres », paru en 1931)

Les druides hostiles à la représentation des dieux

 druides

 

Le druidisme fut hostile à l’anthropomorphisme, ce qui explique pourquoi les premières statues de dieux ne paraissent en Gaule qu’à l’époque de la domination romaine (après 51 av. J.-C.)

En 1931, Salomon Reinach, archéologue et spécialiste de l’histoire des religions, rapporte qu’après l’efflorescence de l’art en Gaule, à l’époque du renne, nous trouvons une longue période, depuis l’ère des monuments mégalithiques jusqu’à la conquête romaine, où les sculptures font entièrement défaut.

Les passages de César et de Lucain qu’on a allégués pour prouver que les Gaulois représentaient leurs dieux en pierre et en bois doivent être interprétés autrement : il s’agit, pour le premier, de piliers de pierre, et, dans le second, de troncs d’arbres plus ou moins équarris.

Comme l’industrie gauloise était fort avancée, on est obligé d’attribuer l’absence de statues en Gaule à une interdiction religieuse. Cette prohibition, que l’on retrouve chez les Romains, les Germains et les Perses, ne peut guère avoir été mise en vigueur que par une aristocratie religieuse.

En Gaule, cette aristocratie est le collège des druides, à l’influence desquels on attribue les monuments mégalithiques (dolmens, menhirs, etc.). Ces derniers ne sont pourtant pas celtiques : c’est que le druidisme, dans l’Europe occidentale, est antérieur aux Celtes, qui ont accepté en partie la religion druidique, comme les Grecs ont adopté les vieux cultes des Pélasges.

L’aversion du druidisme pour les représentations des dieux n’est attestée par aucun texte formel ; mais Plutarque dit que Numa, élève de Pythagore, défendit aux Romains d’élever des statues, et d’autres écrivains font de Pythagore l’élève des druides. Ce sont là des légendes qui, bien que sans autorité en elles-mêmes, attestent nettement l’affinité des doctrines.

 

(D’après « Comptes-rendus des séances de l’Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres », paru en1892)

UN ARBRE AU CŒUR DES CROYANCES

 

Grandement apprécié jadis en Alsace pour ses vertus, l’érable occupe une place particulière dans un conte au sein duquel on retrouve nombre de récits et figures mythiques, cet arbre y jouant un rôle à la fois funéraire et générateur attribué, entre autres, au cornouiller, au cèdre, au cyprès

Autrefois, en Alsace, on attribuait à la chauve-souris la propriété de faire avorter les œufs de cigogne ; dès qu’elle les avait touchés, ils étaient frappés de stérilité. Pour s’en préserver, la cigogne plaçait dans son nid quelques rameaux d’érable, et la seule puissance de cet arbre redouté en interdisait l’entrée au vespertilio. On plaçait aussi des branches d’érable au-dessus de l’entrée des maisons que l’on voulait soustraire aux visites de la chauve-souris (Gérard, Les Mammifères de l’Alsace, cité par Rolland, Faune populaire de la France).

1

Il existe, au sujet de l’érable, un conte hongrois d’un intérêt saisissant, et qui a donné lieu à un joli poème de l’écrivain Michel Tompa (1817-1868). Quoique incomplet, ce conte contient une série de détails curieux, grâce auxquels il nous est permis d’établir un rapport plus évident, non pas seulement analogique, mais généalogique, entre les contes et mythes suivants : légende du roi Lear, conte de la Belle et la Bête ; contes bibliques de Caïn et Abel, et de Joseph vendu par ses frères ; légende de Romulus et Rémus ; conte du roseau et de la colombe ; légende indienne de Çakuntala ; conte de Polydore changé en cornouiller ; des deux frères se querellant pour une plume de paon ; mythe d’Orphée ; conte de la flûte magique ; conte estonien des fraises ; conte piémontais des bottines rouges.

Ces différents détails qui s’entrelacent s’expliquent par leur origine mythique commune. Voici donc le conte hongrois de l’Érable :

Un roi avait trois filles. La plus jeune des trois était blonde, d’une beauté et d’une bonté incomparables (Cordélia). Un jeune pâtre qui paissait son troupeau sur la prairie du château jouait tous les soirs de la flûte (Orphée), et la jeune princesse l’écoutait (Eurydice). Une nuit, le roi, la princesse et le pâtre eurent un mauvais songe : le roi vit en songe que sa couronne avait perdu ses diamants ; la jeune princesse qu’elle avait visité le tombeau de sa mère et qu’elle n’en était point revenue ; le pâtre que deux bêtes fauves avaient dévoré le plus bel agneau de son troupeau (histoire de Joseph).

Après ce songe, le roi appela ses trois filles et leur annonça que la première des trois qui reviendrait à lui avec un panier de fraises (conte estonien des fraises) serait sa fille bien-aimée qui hériterait de lui sa couronne et ses sept royaumes (Roi Lear). Les trois filles s’en allèrent de suite à la recherche des fraises, et se rendirent à une colline verdoyante. L’aînée des trois filles jeta ce cri : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse recevoir la couronne de mon père. » Le panier resta vide. La seconde fille, à son tour, reprit : « Panier, remplis-toi pour que je puisse recevoir les sept royaumes de mon père. » Le panier resta vide.

Après que les deux sœurs aux cheveux noirs (les deux moitiés de la nuit) eurent ainsi parlé, la cadette aux cheveux blonds (l’aurore, appelée dans le Rigvedala la fille du ciel) dit avec tendresse : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse devenir la fille bien-aimée de mon père. » A l’instant même, son panier se remplit de fraises. A cette vue, les deux sœurs envieuses, craignant de perdre la couronne royale et l’héritage paternel (Caïn), ôtèrent la vie à leur sœur cadette, et, l’ayant ensevelie sous un vieil érable, brisèrent le panier en se partageant entre  elles les fraises.

Revenues chez leur père, elles lui annoncèrent que leur sœur, s’étant trop avancée dans la forêt, avait été dévorée par une bête fauve (Joseph). Le père, à cette nouvelle, se couvrit la tête de cendres (Jacob) et cria : « Malheur ! J’ai perdu le diamant le plus précieux de ma couronne. » Le pâtre, à l’approche de la nouvelle lune, essaya de mettre la flûte à sa bouche pour en tirer des sons ; mais la flûte devint muette. En effet, pourquoi la flûte jouerait-elle encore, puisque la jeune princesse n’est plus là pour l’écouter ? puisque la bête fauve a dévoré le plus bel agneau de son troupeau ?

Sur la pente de la colline verdoyante, du tronc du vieil érable, à l’arrivée de la troisième nuit, on vit sortir une nouvelle pousse, à l’endroit même où la jeune princesse avait été ensevelie. En passant par là, le pâtre vit la nouvelle pousse de l’érable et eut grande envie de s’en faire une nouvelle flûte. Dès qu’il eut approché cette flûte de ses lèvres (conte de Çakuntala, conte de Polydore, conte toscan du faux cornouiller, la flûte magique), la flûte enchantée chanta ainsi : « Joue, joue, mon cher ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable ; une flûte faite avec une pousse d’érable. »

Le pâtre apporta alors sa flûte au roi. Le roi, à son tour, l’approcha de ses lèvres, et la flûte reprit : « Joue, joue, mon père ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Les deux sœurs méchantes approchèrent, elles aussi, de leurs lèvres, la flûte magique, et l’instrument chanta ainsi : « Joue, joue, mon meurtrier ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Alors le roi, ayant maudit les deux filles, elles furent chassées très loin du château.

On devine ici que le conte est inachevé. Les détails analogues que nous connaissons par d’autres contes ajoutent la résurrection du jeune homme ou de la jeune fille que le frère ou la sœur avait tué par envie.

Source : D’après « La mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal », paru en 1882)

GUERIR GRACE A LA GRATITUDE

 

 

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un remède d’un genre nouveau – et j’aimerais que vous l’essayiez, avec moi, au cours de la semaine qui vient. 

Son efficacité contre de nombreuses maladies est impressionnante. Il n’a aucun effet secondaire… à part vous rendre plus heureux. Et pourtant, il faudra des années, probablement des décennies avant de le voir prescrit par la médecine officielle et noté noir sur blanc sur une ordonnance. Car il a un énorme défaut : il ne rapporte rien à personne ! 

Ce remède simple et gratuit consiste simplement à… dire un mot de cinq lettres : MERCI.

 

homme nature

 

Vous ne me croyez pas ? 

La science, elle, est formelle : D’innombrables études scientifiques prouvent l’efficacité de la GRATITUDE 

Tout a commencé en Californie, à la fin des années 1990, quand le Professeur Emmons annonça qu’il se lançait dans l’étude de la gratitude et de son impact sur la santé. Evidemment, ses collègues le regardèrent avec des yeux ronds. Comment une simple émotion pourrait-elle guérir ? Et comment diable pourrait-on l’étudier scientifiquement ? 

Robert Emmons a tenu bon, car il croyait à son idée. Mais il ne pouvait pas se douter de l’incroyable vague planétaire qu’il allait déclencher en à peine 15 ans. Aujourd’hui, il ne se passe plus un mois sans que des équipes de chercheurs des quatre coins du monde ne publient une étude sur la gratitude, avec des résultats des plus étonnants. Rien que sur l’année 2015 : Des psychologues londoniens ont montré que les personnes à qui ils avaient demandé d’éprouver chaque jour un peu reconnaissance avaient, au bout de deux semaines, un meilleur sommeil et une tension artérielle abaissée par rapport à un groupe comparable ; Des médecins de l’hôpital de Boston ont constaté (à leur grande surprise !) que des patients suicidaires à qui ils avaient donné des exercices psychologiques conduisant à ressentir de la gratitude voyaient leur désespoir disparaître dans 90 % des cas ! 

Une équipe irlandaise a montré qu’en seulement trois semaines, un groupe qui devait noter chaque jour 5 choses dont ils se sentaient reconnaissants voyaient leur niveau de stress et de dépression chuter jusqu’à 27 % (aucun effet n’a été noté dans un groupe comparable qui devait simplement noter 5 choses qui leur étaient arrivées dans la journée) 

Les mêmes résultats ont été trouvés par des chercheurs de Hong-Kong auprès de professionnels d’hôpitaux, par nature particulièrement exposés au stress et à la déprime. Ces conclusions sont fiables car elles proviennent d’essais cliniques solides, tous réalisés contre « placebo ». La gratitude est en train de devenir l’un des médicaments les plus efficaces qui puisse exister ! 

C’est une avancée d’autant plus extraordinaire que, au départ, c’est son impact sur le bonheur qui avait le plus intrigué les chercheurs. 

Tout a commencé avec le bonheur 

Certes, il n’est pas nécessaire de faire des études en blouse blanche pour percevoir que la gratitude est un merveilleux sentiment, digne d’être cultivé.

Ce n’est pas un hasard si toutes les traditions morales et spirituelles encouragent les hommes à être reconnaissants les uns envers les autres et à remercier la destinée, Dieu ou la nature des bienfaits qu’ils reçoivent de la vie.

Et il suffit d’observer autour de soi pour constater que les personnes  reconnaissantes sont généralement plus épanouies que les ingrats.

 p1060729

Mais on n’était pas sûr qu’il soit vraiment possible de vivre mieux simplement en se « forçant » à éprouver régulièrement de la gratitude. 

Pour en avoir le coeur net, le Professeur Emmons a sélectionné, au début des années 2000, plusieurs centaines de personnes et les a réparties en trois groupes. Pour confirmer ces résultats inédits, le Professeur Emmons fit le même test avec des personnes affectées de maladies neuromusculaires graves et dégénérescentes. Il pensait que, dans leur cas, il leur serait bien difficile de ressentir de la gratitude vu leur souffrance quotidienne et l’absence d’espoir d’amélioration. Et pourtant, les résultats ont été éclatants : les membres du groupe « gratitude » avaient un sentiment global de bien-être plus élevé que les autres. Mieux : la qualité de leur sommeil s’était améliorée. 

 Même leurs conjoints ou proches ont témoigné avoir constaté un changement  Positif, voyant qu’ils avaient davantage goût à la vie. La preuve était faite que la gratitude n’était pas un sentiment comme les autres. 

Amélioration des relations conjugales, de la productivité au bureau

Car la gratitude ne se contente pas d’améliorer notre moral. Des études ont montré qu’elle améliore aussi nos relations avec les autres – et tout particulièrement les relations de couple. Exprimer sa reconnaissance à son conjoint, y compris pour les petites choses du quotidien, est un moyen simple d’enrichir le lien qui lie deux êtres qui s’aiment. Un manager qui dit « merci » peut voir la motivation de ses troupes monter en flèche. C’est le résultat étonnant d’une étude de l’Université de Pennsylvanie. Dans la semaine qui a suivi un discours «motivant» du chef, soulignant sa reconnaissance pour les efforts de ses collaborateurs, leur productivité a augmenté de 50 % par rapport à ceux qui n’avaient pas eu le discours. Mais c’est sur la santé que l’impact de la gratitude reste le plus spectaculaire. 

La gratitude soigne aussi les maladies cardiaques

J’ai mentionné ses effets sur le sommeil, l’anxiété ou la dépression. La gratitude va jusqu’à soigner votre coeur ! Dans une étude récente , les chercheurs ont demandé à une partie d’un groupe de patients souffrant de maladie cardiaque de tenir un journal des évènements dont ils pouvaient être reconnaissants. Au bout de seulement deux mois, leur niveau d’inflammation avait reculé et leur rythme cardiaque s’était amélioré. Au total, leur risque cardiaque était devenu inférieur à ceux qui n’avaient pas tenu de journal.

Je pourrais encore continuer la liste des bienfaits de la gratitude, dont beaucoup restent d’ailleurs à découvrir. Sachez simplement qu’elle stimule le système immunitaire, aide à tenir ses bonnes résolutions (faire du sport, quitter ses addictions, manger moins sucré) et pourrait même freiner la dégénérescence du cerveau liée à l’âge.  Mais arrêtons-nous une seconde pour comprendre d’où vient cette étonnante efficacité. 

La gratitude soigne parce qu’elle nous grandit

La gratitude est précieuse car elle nous conduit à reconnaître (au sens de constater, d’admettre) qu’il y a du bien dans son existence. La vie n’est jamais parfaite et est parfois cruelle. Mais elle comporte toujours des joies, des moments dignes d’être vécus. La gratitude nous invite à célébrer ces  moments, à reconnaître ce qui va bien dans notre vie plutôt que de ruminer ce qui va mal, à se concentrer sur le positif plutôt que le négatif. 

Ce n’est pas de la simple « pensée positive ». Il ne s’agit pas de se voiler la face et d’ignorer les difficultés ou les défis de la vie quotidienne. Il s’agit de réaliser que même les épreuves peuvent nous apporter quelque chose, et que c’est sur cela qu’il faut se concentrer. La gratitude permet aussi de bloquer net les émotions toxiques comme l’envie et l’amertume. Plutôt que de jalouser celui qui a plus, la gratitude nous fait apprécier ce que nous avons. Elle nous invite à nous réjouir en pensant à ceux qui souffrent davantage, bloquant ainsi notre tendance naturelle à lorgner sur ce que le voisin a en plus. 

Plus profondément, la reconnaissance nous détourne de nous-mêmes pour nous ouvrir à autrui. Nous reconnaissons que nous devons à autrui au moins une partie des bienfaits qui nous arrivent. L’ingrat est arrogant, narcissique. Tout lui est dû. Pourquoi, dès lors, devrait-il se montrer reconnaissant envers ceux qui lui rendent service ? 

Etre reconnaissant, au contraire, c’est ne plus considérer comme acquis les bienfaits que les autres nous apportent. Plutôt que d’être froid et sec, notre lien à autrui n’en devient que plus chaleureux. Et plus nous lui exprimons notre gratitude, plus notre entourage se réjouit de nous faire du bien. Et plus il le fait, plus nous avons de raisons de lui être reconnaissant… C’est un cercle vertueux sans fin ! Mais ce n’est pas si facile.

 HARMONISER

Pourquoi il est si difficile d’être reconnaissant ?

Certains sont naturellement doués pour la gratitude. Ils peuvent atteindre des sommets : Mère Térésa disait à quel point elle était reconnaissante envers les déshérités qu’elle aidait, parce qu’ils lui permettaient d’approfondir sa propre spiritualité. Mais tout le monde n’est pas Mère Térésa. Pour vous et moi, au quotidien, c’est plus compliqué et cela demande de la pratique. Car le plus grand ennemi de la gratitude, c’est notre fâcheuse tendance à nous habituer.

On sait aujourd’hui que les gagnants du loto, après un an d’euphorie, reviennent à leur niveau de bonheur d’avant leur gain. Ils se sont habitués à leur nouvelle vie, leur belle maison, les restaurants trois étoiles. Rapidement, ils prennent pour acquis tous ces bienfaits. Leur nouvelle vie leur paraît « normale ». Ils ne se sentent plus particulièrement reconnaissants de la chance qu’ils ont eue. 

Ce glissement nous affecte tous, tous les jours : l’eau courante, le chauffage, la possibilité de se nourrir trois fois par jour, tout cela représente un confort extraordinaire par rapport à ce que l’humanité a vécu pendant des millénaire.

C’est peut-être la raison pour laquelle il semble plus difficile pour les habitants des pays développés de ressentir la gratitude. 

Pierre Rabhi a cette phrase magnifique sur la petite communauté algérienne dans laquelle il a vécu son enfance :

 

« Ici, l’existence s’éprouve d’une manière tangible. La moindre gorgée d’eau, la moindre bouchée de nourriture donne à la vie sur fond de patience toujours renouvelée, une réelle saveur. On est prompt à la satisfaction et à la gratitude dès lors que l’essentiel est assuré, comme si un jour vécu était déjà un privilège, un sursis. »

 

La sécurité et le confort ne facilitent pas la gratitude. Pensez à ces enfants rois qui reçoivent toutes les attentions. Et c’est un vrai travail que de se placer dans une posture d’humilité puis remercier la vie pour tout ce qu’elle nous apporte. De se mettre dans une attitude de réceptivité aux beautés et aux joies simples de l’existence. Pour la plupart d’entre nous, il est impossible d’y parvenir du jour au lendemain. Mais il existe des astuces simples pour cultiver ce précieux sentiment.

 

Voir :

http://www.sante-corps-esprit.com/gratitude/

 

L’art du laisser-faire c’est l’art du Qi gong

 

En Chine, où l’on doit avant tout « prendre soin de son enveloppe physique pour que l’âme ait envie de l’habiter », le qi gong (prononcez « chi kong ») fait partie du quotidien. Postures, massages, exercices respiratoires, mouvements : tout, dans cette discipline, est destiné à mieux capter l’énergie vitale (qi signifie « énergie », gong, « travail ») dans l’air ou dans la nourriture, et à la faire circuler harmonieusement dans tout le corps, le long de canaux subtils appelés méridiens. Pour la médecine chinoise, la mise en mouvement de cette énergie stimule les organes et les fonctions essentielles de l’être ; en évitant les blocages responsables des maladies, elle garantit une meilleure santé physique et psychique. Le qi gong appréhende le corps avec le plus grand respect, et les notions de souplesse et de naturel sont au cœur de sa pratique.

“Ce qui est flexible est inébranlable” Lao-Tseu

 

0Blogfrancesca

En observant les combats entre animaux, les maîtres chinois ont constaté que la souplesse triomphait toujours de la force. Ils en ont fait une des bases de leur enseignement. En éliminant les tensions et les raideurs, la souplesse facilite la circulation du qi le long des méridiens ; en entretenant la flexibilité des muscles et des tendons, elle les protège et accroît leur longévité. C’est pourquoi les mouvements en forme de spirale, inspirés du serpent, maître de la fluidité, sont souvent utilisés. Les gestes toujours amples et circulaires, le rythme continu et très lent, permettent de s’assouplir tout en délicatesse.

“Le calme est maître du mouvement” Lao-Tseu

Exit les termes de compétition, d’obligation de résultat ou de performance. Dans l’univers du qi gong, il n’y a pas de perdant, car le chemin parcouru est plus important que l’accomplissement lui-même. Et c’est toute notre relation à l’effort qui s’en trouve transformée. Les postures comme les mouvements épousent la morphologie naturelle du corps ; le bon alignement de la colonne vertébrale est toujours respecté ; les articulations ne sont pratiquement jamais en extension complète. La détente est la clé de voûte du travail. Pour l’atteindre, il faut oublier le « vouloir-faire » et découvrir le « laisser-faire ».

“Expirer l’usagé, inspirer le nouveau” Zhuangzi

C’est le travail respiratoire et la concentration de la pensée qui transforment ce qui pourrait n’être qu’une activité purement physique et mécanique en une pratique plus complète. 
La respiration est essentielle, car elle est le vecteur du qi, qu’elle guide vers nos cellules. Il en existe plusieurs, mais on utilise le plus souvent la respiration naturelle abdominale. Elle accompagne postures et enchaînements et, comme eux, doit être ronde et douce : régulière, sans à-coups, et jamais amplifiée de façon volontaire. 
En chassant les émotions négatives, qui sont souvent à l’origine du stress, la respiration participe à la détente et permet à la conscience de mieux s’impliquer dans chaque exercice.

“Plus on s’éloigne, moins on apprend” Lao-Tseu

L’aspect extérieur du travail est important, mais il n’y a pas de recherche de l’esthétique. En qi gong, le geste n’est beau que lorsqu’il est « juste », c’est-à-dire lorsqu’il n’est pas une simple imitation vide de sens, mais le résultat d’un véritable cheminement intérieur, qui passe par la prise de conscience de plus en plus subtile de toutes les parties du corps sollicitées. Ecouter ses sensations est fondamental : des impressions de légèreté ou de lourdeur, de chaleur ou de fraîcheur, des démangeaisons ou des fourmillements, sont autant d’indicateurs précieux qui renseignent sur la progression du qi dans les méridiens. Peu à peu, le corps ne travaille plus tout seul mais en synergie avec la pensée.

“Chez l’homme il y a trois joyaux : le ‘jing’, le ‘qi’ et le ‘shen’” Philosophie taoïste

La médecine chinoise partage avec d’autres cultures une notion de « corps subtil ». Celui-ci doit être pris en compte lorsque l’on veut rester en bonne santé et serein. L’être est composé de trois éléments : le jing (l’essence), le qi (l’énergie) et le shen (l’esprit). Pour simplifier, jing correspond à ce que nous appelons le patrimoine génétique, la vitalité de base, et à un plan physiologique ; qi représente le souffle vital, il est véhiculé et influencé par la respiration, elle-même reliée au cœur et au plan affectif ; shen renvoie à la vie de l’esprit. De leur équilibre dépendent bien-être et longévité.

En soulageant les tensions physiques, en permettant de mieux gérer ses émotions et en apaisant l’esprit, le qi gong permet d’harmoniser ces trois plans. « Si l’homme se délivre des lumières de l’intelligence, il pourra être exempt de toute infirmité. » Si cette invitation orientale nous choque, c’est bien parce que nous sommes habitués à laisser notre esprit gouverner notre corps d’une main de fer. Pour le rendre plus fort, plus beau, plus aimable. Et si le qi gong, ainsi que d’autres pratiques visant à rétablir l’équilibre entre notre corps et notre esprit, nous attire de plus en plus, c’est sans doute parce que nous, Occidentaux, ressentons le besoin de commencer à nous traiter avec davantage de douceur.

Remerciements à Laurence Cortadellas du Pas de Pégase, association d’arts internes et énergétiques chinois. T. : 
Site Internet : www.lepasdepegase.com

12345...65

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes