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LES HERBES AROMATIQUES

 

 

Les herbes aromatiques, les « fines herbes » poussent généralement dans nos jardins, dans nos potagers. Elles accompagnent notre cuisine depuis toujours. Elles apportent la touche de verdure et de saveur qui aide à relever nos plats, colorer, assaisonner… Elles sont, avec les épices et les les condiments, le supplément d’âme indispensable à l’art culinaire…

 herbes aromatiques

Les vertus thérapeutiques des herbes

Comme pour les épices, on prête aux herbes aromatiques des vertus médicinales depuis des temps très reculés. Nous sommes toujours, ici aussi, à la limite entre la cuisine et la pharmacopée, ce qui nous amène donc à utiliser les herbes avec discernement et parcimonie.

Nous vous présentons ci-après 12 « herbes aromatiques » parmi les plus connues, leurs indications et précautions selon la tradition chinoise. Nous indiquerons leurs utilisations culinaires et thérapeutiques courantes ainsi qu’un rappel de leurs vertus selon la vision occidentale. 

A noter que les indications thérapeutiques données dans cette liste ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en rien les conseils d’un thérapeute confirmé. 

 

L’ANETH Anethum graveolens

SHI LUO / Parties utilisées : les feuilles, les graines.

L’aneth est une plante aromatique très appréciée en Scandinavie, en Russie, où il est en quelque sorte leur  » épice  » nationale. On le trouve en graines (séchées), ou frais en feuilles. Son parfum ressemble un peu à l’anis, comme son cousin, le fenouil. C’est l’aromate par excellence qui accompagne les poissons comme les saumons, les harengs… On le trouve également dans certaines sauces froides, la crème fraîche, les concombres. L’aneth est, comme l’anis et le fenouil, doté de vertus thérapeutiques intéressantes. 
En infusion, il est excellent pour la digestion et est connu depuis longtemps pour être un remède efficace contre le hoquet.

 

LE BASILIC Ocinum basilicum

LUO LE

Le basilic est une herbe très utilisée dans les cuisines chinoises et méditerranéennes. Il en existe de nombreuses variétés, le basilic commun possédant de grandes feuilles vertes. C’est l’aromate connu chez nous pour relever les tomates et les pâtes alimentaires. C’est aussi l’assaisonnement 
de base de la soupe au pistou et du pesto italien. Ses vertus thérapeutiques sont nombreuses. Outre ses propriétés digestives, c’est un tranquillisant naturel…

 

LA CIBOULETTE Allium fistolum

CONG BAI

La ciboulette (appélée aussi parfois civette) est un « légume-feuille » utilisé comme aromate. C’est la plus petite des plantes de la famille de l’oignon, dont le goût est plus subtil. On utilise ses tiges finement hachées, qu’on ajoute à un grand nombre de plats chez nous comme : les salades, le yaourt, les omelettes, voire dans les potages … Les Chinois l’utilisaient déjà il y a plus de deux mille ans, pour parfumer leurs plats délicats et pour ses vertus « anti-poison ». C’était la plante aromatique préférée de Marco Polo !

 

LA CORIANDRE Coriandrum sativum

HU SUI

Parties utilisées : feuilles, graines

La coriandre est aussi appelé  » persil chinois « . C’est une herbe très répandue dont les feuilles et les graines sont utilisées en Asie et au Moyen Orient depuis des millénaires. Fraîche, elle ressemble effectivement à du persil plat. En Chine, on retrouve les feuilles de coriandre sur bon nombre de plats (salades, soupes chinoises, sautés, sauces…). Elles parfument les bouillons et donnent un goût caractéristique très agréable…

 

LE FENOUIL Foeniculum Vulgare

HUI XIANG

Originaire des régions méditerranéennes, le fenouil (du latin « petit foin ») est un légume-feuille dont on consomme depuis des milliers d’année le bulbe, les tiges, les feuiles et les graines. Il possède a un goût légèrement sucré, raffiné qui rappelle un peu l’anis ou la réglisse.

Il est aussi utilisé pour ses nombreuses qualités diététiques et ses propriétés médicinales : digestif, diurétique, tonique, galactogène … Le fenouil est véritablement un aliment-médicament aux nombreux atouts !

 herbes

LA MENTHE Herba Menthae

BO HE

Cette herbe assaisonne légumes (aubergine, concombre, pois, tomate), viande, gibier et crème glacée. Elle est délicieuse mélangée au citron et aromatise bien les vinaigrettes. Dans les pays anglo-saxons, on l’associe à l’agneau. La menthe verte fraîche accompagne les nems et accompagne le tabulé. Elle aromatise currys, chutneys, shish kebabs, yogourt, salades, sauces et thé. Le menthol, auquel la menthe poivrée doit ses propriétés médicinales, est absent de la menthe verte.

 

L’ORIGAN Origanum vulgare

TU XIANG RU

L’origan est une variété sauvage de la marjolaine. C’est un classique de la cuisine méditerranéenne. Très utilisé dans les plats à la tomate, c’est aussi un ingrédient incontournable de nos fameuses pizzas. Sinon il est souvent utilisé dans les soupes, les salades voire tisane. Il a de nombreuses propriétés : digestive, drainante, etc.

 

LE PERSIL apium petroselinum

QIN CAI

Le persil est dans doute l’une des herbes les plus présentes dans notre cuisine (la France en est d’ailleurs un grand producteur). On distingue généralement 2 espèces de persil : le persil frisé et le persil plat, dont les utilisations sont sensiblement différentes. Le persil est un des éléments du bouquet garni et l’ingrédient principal du taboulé. On l’utilise dans bon nombre de plats comme les soupes, les purées, les ragoûts, les poissons… Mais le persil est également connu pour ses (nombreuses) vertus médicinales

 

LE ROMARIN

Le romarin est un plante bien connue en cuisine chez nous et fait partie des « herbes de provence ». il parfume très bien les courts bouillons, les marinades… Le romarin possède aussi de bonnes indications thérapeutiques, ce qui fait qu’on peut l’apprécier en décoction, en infusions… Il a une affinité particulière avec le foie et on lui attribue généralement des propriétés digestives et bénéfiques pour l’élimination rénale.

 

LE THYM

Le thym est une herbes aux très nombreuses vertus ! il favorise le bien-être respiratoire et rénal et est un protecteur de l’intestin. Il apporte aussi son parfum savoureux à un très grand nombre de plats cuisinés.

 

LA VERVEINE verbena officinalis

MA BIAN CAO

La Verveine est connue depuis l’antiquité pour ses vertus relaxantes et digestives. L’infusion de Verveine, d’un parfum légèrement citronné, après les repas, est un classique appréciée de tous.

Pour une écologie humaine (spirituelle)

Une « écologie humaine » (différente de l’écologie physique) concerne par définition à tout le monde, car elle passe par l’amélioration et l’assainissement des « relations entre les hommes ». Et les partisans de l’« écologie humaine » constatent que la « situation actuelle des connaissances » crée la zizanie et nous sépare les uns des autres à des « niveaux essentiels à la vie humaine ».

Or de tout temps , les liens entre les humains ont été considérés comme vitaux pour la santé, l’équilibre et le bonheur des êtres humains. Aristote a consacré son livre « Philia » à l’amitié. Il définit la politique aussi comme « l’art de créer la fraternité entre les hommes ». Le savant humaniste polyvalent, Edgar Morin, considère également les liens de fraternité comme la condition incontournable à développer pour espérer un avenir humain viable.

L'EAU

L’idéal républicain aussi, chacun le sait, avait posé la « fraternité » comme un des trois fondements de la société à construire .La destruction des liens sociaux explique l’accroissement des détresses humaines .Cette situation est soulignée par de nombreux auteurs modernes, tel que Edgar Morin qui déclare que la seule solution pour assurer l’équilibre individuel et social consiste à tout faire pour développer des rapports « matériellement désintéressés » entre les citoyens.

De même, l’ancien premier ministre Michel Rocard, constate aussi que la destruction de tels liens entre les humains nous a amené à une « dépression collective » [voici quelques extraits de son texte à ce sujet, paru dans le Nouvel Observateur du 10 Novembre 1994 :«(…) Cinq exigences à mes yeux conditionnent l’avenir de la France et bien au delà d’elle, celui de l’Europe et du Monde (…).Le travail qui vise simplement des rapports entre des personnes n’est pas jugé noble. or, c’est celui -ci seulement, qui, sous des formes très diverses sera de plus en plus requis dans l’avenir (…). Keynes sentait tout cela, qui écrivait dès 1930 que, sans une mutation culturelle fondamentale, les sociétés d’abondance, saturées de biens matériels (…) sombreraient dans une «dépression nerveuse collective». Nous y sommes ! Même Adam Smith concluant son traité sur la richesse des nations (1776) évoquait le problème «du lien social au-delà de l’économie»].Or, nombre d’auteurs montrent comment formations et enseignements créent la confusion, la schizophrénie culturelle et génèrent les bases psychologiques de la détresse individuelle .

sortir du 20è siècle

Ainsi Edgar Morin écrit, dans son livre « Pour sortir du 20ème siècle » (pages 78,85,86,87) :

« Nous sommes, non aux portes de l’âge d’or, mais au cœur de l’âge de fer planétaire, non dans l’ère des lumières mais dans la préhistoire de l’esprit humain(…) Notre mode de penser nous aveugle plus qu’il nous éclaire , en mutilant, fragmentant, dissociant le réel(…).

Nous sommes dans le nécessaire désenchantement(…).

Mais le monde désenchanté n’est pas le monde plat et prosaïque des intérêts égoïstes (…) Nous pouvons et devons investir nos forces d’amour (…). C’est de la détresse informationnelle (…) de l’incertitude cognitive (…) qu’il nous faut repartir ».Il s’agit donc de « communiquer différemment entre soi » !Et cela constitue la voie d’avenir ! Il déclare ailleurs « Notre Humanité a un besoin de foi, d’aventure, d’exaltation. Notre société n’apporte rien de cela, que nous trouvons seulement dans nos vies privées, dans nos amours, fraternités, communions temporaires.

Un idéal de consommation, de supermarchés, de gains, de productivité, de PIB ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d’une communauté solidaire(…).On peut révéler ce que chacun porte en lui-même, mais occulté par la superficialité de notre civilisation présente (…) On peut avoir foi en l’amour et en la fraternité »( Edgar Morin :« Éduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre » (article disponible sur Internet)].

En effet comment « structurer« (organiser) les éléments de telle ou telle connaissance ,en faisant appel à tous les citoyens, voici le problème ! (dans cette situation où , l’émiettement sans précédent des connaissances et leur éloignement de l’homme, ont créé mésententes, absence de projet et d’espoir, séparation et discordes entre les hommes. Le «gai savoir» qui nous élève au-dessus de ce chaos est «celui qui nous rapproche fondamentalement de nos semblables» et constitue le chemin véritable vers la fraternité (les autres savoirs se mettront au service des hommes qui auront ainsi retrouvé leurs liens fondamentaux).On connaît le célèbre adage de Rabelais : « Science sans conscience est ruine de l’âme ».

Les approches actuelles des enseignements nous éloignent les uns des autres .Tandis que les vraies connaissances « centrées sur l’humain » nous rapprochent. Pour offrir une manière d’enseignement dans ce sens , nous avions mis au point une «formation transdisciplinaire» (allant au-delà des «spécialisations » et créant des « liens à des niveaux essentiels » entre des personnes de toutes les catégories socio-professionnelles).A cet « enseignement transdisciplinaire ouvert à tous», participaient, entre autres ,des chercheurs partisans d’Edgar Morin et plusieurs auteurs humanistes .L’enchantement des personnes intéressées et venues de toutes les catégories sociales était constant.

Dans cette optique d’« écologie humaine », nous créons une association « Connaissance et Amitié » ouvertes à toute personne réellement motivée. L’Association aidera à la création des groupes. Ces démarches permettront aux personnes intéressées de découvrir bien des choses importantes dans leur vie et de vivre des liens édifiants. Nous ne sommes pas à la recherche de clientèle! Cette attitude de « désintéressement matériel » n’est certes pas courante !

Elle rejoint précisément la philosophie à la fois humaniste et écologique des auteurs tel que Pierre Rabhi (dont nous approuvons toutes les idées ).

Nous sommes à l’écoute de toutes les suggestions et propositions.
SOURCE : Dr.Iranpour.D – www.coecrire.fr

UN ARBRE AU CŒUR DES CROYANCES

 

Grandement apprécié jadis en Alsace pour ses vertus, l’érable occupe une place particulière dans un conte au sein duquel on retrouve nombre de récits et figures mythiques, cet arbre y jouant un rôle à la fois funéraire et générateur attribué, entre autres, au cornouiller, au cèdre, au cyprès

Autrefois, en Alsace, on attribuait à la chauve-souris la propriété de faire avorter les œufs de cigogne ; dès qu’elle les avait touchés, ils étaient frappés de stérilité. Pour s’en préserver, la cigogne plaçait dans son nid quelques rameaux d’érable, et la seule puissance de cet arbre redouté en interdisait l’entrée au vespertilio. On plaçait aussi des branches d’érable au-dessus de l’entrée des maisons que l’on voulait soustraire aux visites de la chauve-souris (Gérard, Les Mammifères de l’Alsace, cité par Rolland, Faune populaire de la France).

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Il existe, au sujet de l’érable, un conte hongrois d’un intérêt saisissant, et qui a donné lieu à un joli poème de l’écrivain Michel Tompa (1817-1868). Quoique incomplet, ce conte contient une série de détails curieux, grâce auxquels il nous est permis d’établir un rapport plus évident, non pas seulement analogique, mais généalogique, entre les contes et mythes suivants : légende du roi Lear, conte de la Belle et la Bête ; contes bibliques de Caïn et Abel, et de Joseph vendu par ses frères ; légende de Romulus et Rémus ; conte du roseau et de la colombe ; légende indienne de Çakuntala ; conte de Polydore changé en cornouiller ; des deux frères se querellant pour une plume de paon ; mythe d’Orphée ; conte de la flûte magique ; conte estonien des fraises ; conte piémontais des bottines rouges.

Ces différents détails qui s’entrelacent s’expliquent par leur origine mythique commune. Voici donc le conte hongrois de l’Érable :

Un roi avait trois filles. La plus jeune des trois était blonde, d’une beauté et d’une bonté incomparables (Cordélia). Un jeune pâtre qui paissait son troupeau sur la prairie du château jouait tous les soirs de la flûte (Orphée), et la jeune princesse l’écoutait (Eurydice). Une nuit, le roi, la princesse et le pâtre eurent un mauvais songe : le roi vit en songe que sa couronne avait perdu ses diamants ; la jeune princesse qu’elle avait visité le tombeau de sa mère et qu’elle n’en était point revenue ; le pâtre que deux bêtes fauves avaient dévoré le plus bel agneau de son troupeau (histoire de Joseph).

Après ce songe, le roi appela ses trois filles et leur annonça que la première des trois qui reviendrait à lui avec un panier de fraises (conte estonien des fraises) serait sa fille bien-aimée qui hériterait de lui sa couronne et ses sept royaumes (Roi Lear). Les trois filles s’en allèrent de suite à la recherche des fraises, et se rendirent à une colline verdoyante. L’aînée des trois filles jeta ce cri : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse recevoir la couronne de mon père. » Le panier resta vide. La seconde fille, à son tour, reprit : « Panier, remplis-toi pour que je puisse recevoir les sept royaumes de mon père. » Le panier resta vide.

Après que les deux sœurs aux cheveux noirs (les deux moitiés de la nuit) eurent ainsi parlé, la cadette aux cheveux blonds (l’aurore, appelée dans le Rigvedala la fille du ciel) dit avec tendresse : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse devenir la fille bien-aimée de mon père. » A l’instant même, son panier se remplit de fraises. A cette vue, les deux sœurs envieuses, craignant de perdre la couronne royale et l’héritage paternel (Caïn), ôtèrent la vie à leur sœur cadette, et, l’ayant ensevelie sous un vieil érable, brisèrent le panier en se partageant entre  elles les fraises.

Revenues chez leur père, elles lui annoncèrent que leur sœur, s’étant trop avancée dans la forêt, avait été dévorée par une bête fauve (Joseph). Le père, à cette nouvelle, se couvrit la tête de cendres (Jacob) et cria : « Malheur ! J’ai perdu le diamant le plus précieux de ma couronne. » Le pâtre, à l’approche de la nouvelle lune, essaya de mettre la flûte à sa bouche pour en tirer des sons ; mais la flûte devint muette. En effet, pourquoi la flûte jouerait-elle encore, puisque la jeune princesse n’est plus là pour l’écouter ? puisque la bête fauve a dévoré le plus bel agneau de son troupeau ?

Sur la pente de la colline verdoyante, du tronc du vieil érable, à l’arrivée de la troisième nuit, on vit sortir une nouvelle pousse, à l’endroit même où la jeune princesse avait été ensevelie. En passant par là, le pâtre vit la nouvelle pousse de l’érable et eut grande envie de s’en faire une nouvelle flûte. Dès qu’il eut approché cette flûte de ses lèvres (conte de Çakuntala, conte de Polydore, conte toscan du faux cornouiller, la flûte magique), la flûte enchantée chanta ainsi : « Joue, joue, mon cher ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable ; une flûte faite avec une pousse d’érable. »

Le pâtre apporta alors sa flûte au roi. Le roi, à son tour, l’approcha de ses lèvres, et la flûte reprit : « Joue, joue, mon père ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Les deux sœurs méchantes approchèrent, elles aussi, de leurs lèvres, la flûte magique, et l’instrument chanta ainsi : « Joue, joue, mon meurtrier ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Alors le roi, ayant maudit les deux filles, elles furent chassées très loin du château.

On devine ici que le conte est inachevé. Les détails analogues que nous connaissons par d’autres contes ajoutent la résurrection du jeune homme ou de la jeune fille que le frère ou la sœur avait tué par envie.

Source : D’après « La mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal », paru en 1882)

Un fascinant voyage dans l’intimité du monde végétal

 

Ce qui n’a pas de nom n’existe pas », disait Boileau. Bienvenue dans le réel, répond Maurice Reille avec son tout nouveau Dictionnaire visuel de botanique (Ulmer, 303 p. 29,90 €.), outil impressionnant qui permet de décrire, pour les identifier, les plantes que l’on croise, sur les chemins ou sous son râteau.

livreQuestion agriculture générale, on y apprend des choses incroyables : que la tomate est une baie (fruit charnu dont les graines sont des pépins) comme l’avocat, la citrouille ou la datte ; que les petits cercles ronds tendus , genre de papier de soie, produits par la monnaie-du-pape (Lunaria annua) s’appellent des silicules ; qu’en raison de leurs « noyaux », on peut traiter de drupes les fraises, les mûres, les prunes et même les ananas ; que la noisette est un akène (fruit qui ne s’ouvre pas à maturité et qui contient une graine) et même une nucule, tant sa coque est dure ; ou que, chez les érables, larguer les samares ne veut pas dire partir à l’aventure, mais disperser au vent ses graines ailées.

C’est la force des dictionnaires que de vous balader d’un bout à l’autre de leurs pages, une idée en amenant une autre. Ici, le principe fonctionne à merveille. En 428 entrées qui sont autant de ports, Reille visite 867 espèces végétales et fait faire à son lecteur un périple irrésistible. Le voyage est d’autant plus tentant qu’il fournit au voyageur les bases d’un langage qui lui permettra de voir son jardin d’un autre œil et de discuter à binettes égales (ou presque…) avec son pépiniériste favori.

Plante « vernale »
Savoir que le très bel eucalyptus de votre tante Francine a des feuilles « perfoliée s » (c’est-à-dire que la tige semble les traverser en leur centre) lorsqu’on a oublié qu’il répondait au doux nom de Baby blue peut faire gagner du temps. Ne pas ignorer, non plus, qu’une plante « vernale » fleurit au printemps…

Mais les richesses de vocabulaire ne sont pas les seuls attraits de ce livre qui est également, grâce aux nombreux clichés de l’auteur (plus de 2200), un voyage intime au cœur des organismes végétaux. Grâce à la photo macro, Reille met en vedette les mécanismes vitaux de végétaux rares ou extrêmement communs révélant, sous son objectif, un monde incroyable.

Monstre rigolard
Le sourire rose et vert de son gynostème (la partie reproductrice de son anatomie) transforme l’orchis géant en un monstre rigolard et l’ovaire d’une simple violette semble pavé de grains de caviar… Même curiosité pour les feuilles dont les limbes, à l’échelle d’un œil de fourmi, se font tantôt broderies, tantôt feutre, tantôt labyrinthes. Plus impressionnantes encore sont les graines. On observe leur ordonnancement, simple ou compliqué, mais aussi l’ingéniosité avec laquelle cet embryon en sommeil voyage vers sa future vie.

Saule Marsault
Fourrées comme celles du saule Marsault, ailées comme celles de la gentiane jaune, sculptées chez les pieds-d’alouette ou les jusquiames, elles sont, chez les épilobes, si poilues que l’on dirait les mouches que les pêcheurs confectionnent pour taquiner la truite.

Ce foisonnement fait passer le côté impénétrable de certaines définitions que l’on croit, en début de lecture surtout, réservées aux seuls botanistes chevronnés. Mais la timidité intellectuelle ne dure pas : on s’habitue. Et puis, savoir que « dans la grande famille des Astéracées, l’ovaire infère est toujours uniovulé et le fruit monosperme vous pose un jardinier, non ?

Valérie Lejeune
Le Figaro

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Histoire d’une relation vitale

 

 

​Choisir et planter un arbre n’est jamais anodin. Cela peut être l’occasion de marquer un événement important de notre vie de famille, mariage, naissance, anniversaire, crémaillère…

 

 La symbolique de l’arbre

Derrière l’arbre se cache une forêt de symboles. On les retrouve dans l’histoire de toutes les religions et dans les traditions populaires du monde entier. L’arbre du fruit défendu, l’arbre de la connaissance, l’arbre sacré, l’arbre à palabres… et bientôt l’arbre de votre jardin secret ! Inconsciemment vous serez influencé par cette puissance symbolique avant de faire votre choix. 

Celle-ci est parfois encore très présente dans nos esprits : force et solidité pour le chêne, paix et fécondité pour l’olivier ; gloire et immortalité pour le palmier, douceur et délicatesse pour le bouleau ; indépendance et liberté pour l’érable…

 

Personnellement, en l’an 2000, j’ai planté mon propre chêne, le voici aujourd’hui, il a désormais 16 ans :

 

Chêne dans mon jardin

 

 

Planter un arbre un geste pour l’environnement

À travers leurs métamorphoses successives, ils nous font vivre en direct le rythme des saisons. Les plus expressifs dans ce domaine sont les espèces à feuillage caduc et à floraison printanière. Nous avons besoin des arbres dans notre environnement le plus proche, d’autant plus dans les jardins urbains où planter un arbre devient un geste “écologiquement correct”. 

Très vite, vous en ressentirez les bienfaits. Grâce à la photosynthèse, leur large parure de feuillage absorbe le dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Elle diffuse aussi une certaine fraîcheur en humidifiant l’air ambiant : effet climatiseur garanti ! Par son métabolisme, l’arbre purifie l’atmosphère en réduisant la quantité de gaz polluants et en absorbant une partie des particules fines. 

Porteur d’espoir, marqueur du temps qui passe, vecteur de biodiversité, l’arbre, quelle que soit sa taille, dépasse toutes nos espérances.

Respect !

 

 

 

Essayer le beurre du pauvre

 

Nous abordons les premiers jours de l’automne avec un fruit dont j’étais loin de soupçonner les vertus avant de rédiger cet article. Consommé depuis 8000 ans d’après les recherches ce fruit délicieux en version sucrée ou salée comporte de nombreux bienfaits et vertus pour la santé, je veux parler de l’Avocat.

Ne soyons pas étonnés car comme nous le savons, tout ce que Dame Nature nous offre renferme de nombreuses vertus pour la santé.

 

beurre du pauvre

 

La petite histoire de l’avocat

L’avocat est originaire d’Amérique Centrale (Mexique) du Sud et du Guatemala, où on trouve encore de nombreuses espèces sauvages. Les Mayas et les Aztèques le consommaient il y a 8000 ans. Lors de fouilles des pousses d’avocatiers ont été trouvées qui confirment la consommation de ce fruit par ces peuples. Des noyaux ont également été trouvés dans des grottes de la vallée de Tehuacan (État de Puebla).

On a pu se rendre compte de la différence de taille des noyaux laissant supposer qu’une sélection progressive vers une augmentation de la taille des fruits s’est opérée. On pense que l’avocat était très populaire chez ces peuples précolombiens car il apportait le gras qui était un manque à leur alimentation. Il était par ailleurs qualifié de « beurre du pauvre ». L’avocat était un aliment très courant et accessible à tous dans l’Amérique précolombienne.

Lors des conquêtes et de son arrivée en Amérique latine Cortez reçu en cadeau des avocats. Une découverte d’un fruit mûr et délicat, tendre comme du beurre.

La richesse des produits de la Terre
Tous les produits de la Terre, fruits et légumes ont des propriétés qui vont bien au-delà des valeurs gustatives mais également de tr»s nombreuses valeurs bénéfiques à la santé et au mieux- tre. Pour en bénéficier, il est important de choisir des produits « bio » dans la mesure du possible, sans pesticides, ni insecticides, non OGM. Ils doivent surtout  tre préparés en conscience, et avec amour. S’ils sont cuisinés, le micro-onde est à proscrire. En effet le micro-onde tue la vie présente dans les aliments. Il en résulte des produits « morts » sans aucune valeur énergétique. La pharmacopée connue de tous, n’est qu’une pâle imitation de ce nous offre la Nature.

Le saviez-vous ?

L’encre de noyau
Une fois pressé, le noyau de l’avocat produit un liquide laiteux dont l’odeur et le goût font penser à l’amande. Sa forte teneur en tanin fait virer le liquide au rouge dès qu’il est exposé à l’air.

Les conquistadores l’utilisèrent comme encre indélébile qui servit à rédiger de nombreux documents officiels, aujourd’hui conservés dans les archives de la ville de Popayàn, en Colombie..

beurre cultivéCultiver un avocatier à la maison
Vous pouvez également si vous le souhaitez faire pousser un avocatier chez vous, j’avoue avoir essayé il y a très longtemps et je n’ai pas souvenir que le résultat fut concluant. J’avais suivi la technique proposée ci-dessous pour Jardiner-malin : 

• Choisissez un ou plusieurs beaux noyaux, de bonne taille et qui n’a surtout pas été écorché par un couteau lors de son ouverture.
• Nettoyez-le sans l’abîmer, à l’eau claire et retirez la chair restante.
• Trempez-le dans l’eau chaude, entre 35 et 40°, pendant une petite demi-heure.
• Faites-le sécher plusieurs heures au soleil ou dans un endroit sec et aéré afin qu’il n’y ait plus aucune trace d’humidité.
• Plantez ensuite 3 allumettes ou cure-dents autour du noyau et posez-le sur un verre sans qu’il ne le touche.
• Maintenez la partie pointue vers le haut et remplissez le verre d’eau en immergeant la partie basse du noyau.
• Vous pouvez également mettre du coton imbibé d’eau dans le fond de votre verre.
• Changez l’eau régulièrement.
• Au bout de quelques semaines, les racines auront atteint 1 ou 2 cm.
Plantez alors le noyau dans un pot rempli de terreau et arrosez régulièrement, la terre doit rester humide au début.

Une autre technique consiste à planter directement le noyau dans du terreau humide. Il faut ensuite l’arroser régulièrement afin de maintenir le terreau toujours humide jusqu’à l’apparition des premières pousses. Bien que plus rapide à mettre en œuvre, le résultat est souvent plus difficile à obtenir.

Un peu de botanique

L’avocat (Persea americana) est le fruit de l’avocatier. Originaire du Mexique, Gatemala et des côtes pacifiques de l’Amérique centrale, il appartient à la famille des Lauracées. Ses feuilles sont ovales et de couleurs vertes.

C’est un arbre de taille moyenne pouvant atteindre 10 m de haut. La longévité de l’avocatier peut atteindre 70 ans. Les fruits commencent à apparaître 4 ans environ après la plantation. Le fruit est en forme de poire de 7 à 20 cm de long et son poids peut atteindre 100 g à 1 kg. Il ne mûrit qu’une fois cueilli et renferme un noyau qui est en réalité une graine voire un pépin.
L’origine de son nom prête à sourire, en appelé ahua qualt par les Aztèques qui signifie « testicule » pour rappeler la forme du fruit, il se transformera en aguacate en espagnol, puis avocat.

L’avocatier est cultivé à travers le monde dans des pays aux climats tropicaux et subtropicaux, comme l’Afrique, l’Océanie, Amérique centrale et les Antilles, Californie et Floride ainsi que le.
Sud de l’Europe, notamment en Corse.

La pulpe du fruit donne une huile très riche que l’on utilise en massothérapie et cosmétologie.
Le premier consommateur et producteur d’avocats au monde est le Mexique.

Il existe plusieurs variétés d’avocats. on retiendra :

Hass : petit fruit à peau épaisse, assez rigide, granuleuse de couleur brun à violacé, à maturité. Sa chair blonde est assez ferme et bien parfumée. Origine : Pérou, Chili, Espagne, Mexique, Israël.

Fuerte : en forme typique de poire, à peau fine et mate, de couleur vert sombre. Sa pulpe onctueuse, vert tendre possède une saveur prononcée. Origine : Pérou, Espagne, Israël.

Ettinger : c’est l’avocat à la forme la plus allongée, avec une peau fine lisse, vert tendre et une pulpe de saveur très délicate. Origine : Afrique du Sud, Israël.

Nabal : presque rond, à peau lisse, vert sombre, veinée de noir. Sa chair ferme et très colorée supporte bien la cuisson. Origine : Israël.

Lula : gros avocat renflé à la base, à peau vernissée et vert jaune. Origine : Antilles.

 

beurre pauvre

De quoi est composé l’avocat

L’avocat, riche en fibres, antioxydant, vitamines et minéraux présente des bénéfices nutritionnels très importants pour l’être humain. Il fait partie des fruits ayant l’apport énergétique le plus important. 169kcal/100 g. Cette teneur lui provient de sa composition particulièrement forte en lipides, (16 g/100 g) composés d’une majorité d’acides gras mono-insaturés (acide oléique surtout) (et non d’acides gras saturés) qui contribuent au bon fonctionnement cardiovasculaire.
Eau : 75 g/100 g

Dans ce tableau nous considérerons les apports énergétiques pour 100 g d’avocat.

Des fibres
L’avocat est très riche en fibres avec 6,7 g de fibres (fibres solubles et insolubles) pour 100 g de pulpe d’avocat. Les fibres insolubles favoriseraient le bon fonctionnement du transit intestinal et préviendraient ainsi du cancer du côlon. Les fibres insolubles contribueraient à une meilleure prévention des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2.

Une source de vitamines et minéraux indispensables pour notre système immunitaire.
Provitamine A Bêta-carotène : (60 µg/100 g) essentielle pour la santé, la vitamine A joue également un rôle important dans la vision au niveau de l’adaptation de l’œil à l’obscurité, elle participe également à la croissance des os, à la régulation du système immunitaire. Notre organisme peut transformer en vitamine A certains caroténoïdes on les qualifie de provitamine A ou bêta-carotène. Ce qu’il faut savoir c’est que le bêta-carotène ne se transforme en vitamine A que dans la mesure où l’organisme.
Vitamine B1 : (0,0767 mg/100 g) c’est une coenzyme, importante pour la production d’énergie puisée dans les glucides que nous absorbons. Elle favorise la transmission de l’influx nerveux et aide à une bonne croissance.
Vitamine B2 : (0,153 mg/100 g) importante dans la production d’énergie. Elle sert aussi à la fabrication des globules rouges et des hormones, ainsi qu’à la croissance et à la réparation des tissus.

 

 beurre

 Vitamine B3 : (1,28 mg/100 g) importante dans la production d’énergie. Elle participe également au processus de formation de l’ADN (matériel génétique), permettant ainsi une croissance et un développement normaux.
Vitamine B5 ou acide pantothénique : (0,935 mg/100 g) qui une fois dans l’organisme se transforme en coenzyme A et agit sur le système nerveux et les glandes surrénales, on l’appelle aussi « vitamine antistress ». Elle participe également à la formation et à la régénération de la peau et des muqueuses, au métabolisme des lipides et jouerait un rôle essentiel dans les mécanismes régulateurs de l’adrénaline, de l’insuline et de la porphyrine (un précurseur de l’hémoglobine).
Vitamine B6 aussi appelée pyridoxine : (0,24 mg/100 g), elle est essentielle car notre organisme ne sait pas la fabriquer et joue un rôle de cofacteur dans un grand nombre de processus liés au métabolisme des acides aminés et des protéines.
Vitamine B9 ou Folate : (78,5 µg/100 g), joue un rôle essentiel dans la fabrication de toutes les cellules de notre corps, dont la production de notre matériel génétique, le bon fonctionnement du système nerveux et immunitaire. Les Folates jouent également un rôle dans le processus de division cellulaire.
Vitamine C : (7,49 mg/100 g) le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.
Vitamine E : (2,36 mg/100 g), est un antioxydant très important, protecteur des cellules du corps, notamment les globules rouges et les globules blancs (cellules qui font partie du système immunitaire).
Vitamine K1 : Elle joue un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. Elle participe aussi à la formation d’une protéine de l’os : l’ostéocalcine et retarde l’apparition de l’ostéoporose en maintenant le calcium dans les os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

 

Calcium : (10,8 mg/100 g), joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le cœur.
Cuivre : (0,53 mg/100 g), en tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.
Fer : (0,51 mg/100 g), toutes les cellules de notre corps sont composées de fer. Il est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang et joue un rôle important dans la fabrication de nouvelles cellules, des hormones et des neurotransmetteurs.
Iode : (1,45 µg/100 g), acteur important dans la formation des hormones thyroïdiennes indispensables à la croissance, au développement et au métabolisme de base.
Magnésium : (27,1 mg/100 g), le  » sel antistress « . Assure un bon équilibre nerveux et régularise l’excitabilité musculaire. Une carence favorise la fatigue, l’anxiété, l’insomnie, la constipation et la spasmophilie. Très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.
Manganèse : (0,36 mg/100 g), agit à titre de prévention sur les dommages causés par les radicaux libres.
Phosphore : (41,9 mg/100 g) considéré comme le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle important pour le maintien de la santé des os et des dents.
Potassium : (412 mg/100 g), important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle.
Sélénium : (0,005 µg/100 g), très riche en antioxydant. Il est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde
Sodium : (38,8 mg/100 g)
Zinc : (0,467 mg/100 g) joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

 

L’avocat et notre santé

Les antioxydants

Les antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps jouant ainsi un rôle de prévention contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers et dans ce cas préviendraient également contre le diabète de type 2.
On retrouve plusieurs composés antioxydants dont la lutéine permettant de lutter contre certaines maladies de l’œil, notamment la dégénérescence maculaire (DMLA).

Maladies cardio-vasculaires 

Ces antioxydants agissent également sur les problèmes cardio vasculaires et les maladies coronariennes.
Les proanthocyanidines, sont également un antioxydant présent dans la chair de l’avocat. Ce sont « des tannins » très précieux et efficaces qui protègent les globules et les lipides sanguins. Ils peuvent être très efficaces en cas de varices.

Assimilation des caroténoïdes
L’avocat associé à un autre aliment facilite l’assimilation des caroténoïdes qui sont liposolubles. Du fait de sa teneur élevée en acides gras mono-insaturés, l’avocat facilite l’assimilation des caroténoïdes présents dans d’autres aliments comme le bêta-carotène.

Stabilisation du taux de glycémie
L’avocat renferme également une grande quantité de phytostérols, des composés végétaux qui contribueraient efficacement à la réduction du cholestérol.

Cancer
Les avocats pour mieux se prémunir contre le cancer
Plusieurs recherches in vitro laissent croire que l’avocat aurait des propriétés favorables à la prévention de certains types de cancer, notamment le cancer de la prostate. cancer. D’Autres études scientifiques sont cependant nécessaires pour appuyer ces résultats.

Allié minceur
L’avocat est un allié minceur, un allié santé et un coupe-faim.
L’avocat est 10 à 20 fois plus gras que n’importe quel autre produit de la même catégorie nutritionnelle et ce à cause où grâce aux acides gras mono-insaturés qu’il contient, et qui lui valent le titre d’allié santé. En effet, ces acides réduisent le taux de cholestérol, apaisent la sensation de faim et permettent de réduire la graisse au niveau du ventre.

Mise en garde

Du fait de la quantité élevée de vitamine K dans l’avocat vitamine également fabriquée par l’organisme, les personnes qui prennent des médicaments anticoagulants, doivent modérer leur alimentation en produit contenant de la vitamine K. Il est fortement conseillé de consulter un médecin pour connaître les sources alimentaires de vitamines K.

Allergie à l’avocat et au latex
Les personnes qui sont allergiques au latex pourraient être incommodées en consommant de l’avocat qui contient de l’hévéine, une protéine commune à l’avocat et à l’hévéa, arbre à l’origine du latex. Les symptômes se manifestent par un urticaire et également de l’anaphylaxie est une réaction allergique exacerbée, entraînant dans la plupart des cas de graves conséquences et pouvant engager le pronostic vital.

 avocat

L’avocat en cuisine 

Comment l’acheter
En règle générale l’avocat est cueilli dur et mûri une fois cueilli. Pour faciliter sa maturation deux méthodes : soit dans votre compotier avec des pommes et des bananes, celles-ci dégagent du gaz éthylène nécessaire à sa maturation, ou bien enveloppez vos fruits dans du papier journal et les laisser dans votre bac à légumes au réfrigérateur.

La chair de l’avocat est crémeuse au léger goût de noisette. On comprend pourquoi en Amérique latine il porte le nom de « beurre du pauvre ».

Selon les différents coins du globe, l’avocat se consomme soit sucré ou salé. Sous nos latitudes l’avocat est en général consommé salé, avec le sacro-saint demi-avocat surprise ou vinaigrette.

La chair de l’avocat est très sensible à l’oxydation, il est conseillé si vous ne l’utilisez pas immédiatement une fois coupée ou écrasée de l’arroser d’un filet de citron.
Il faut savoir que l’avocat ne se cuit pas car il devient amer. Si vous souhaitez l’ajouter à un plat chaud, l’intégrer au dernier moment.

Le saviez-vous
On peut congeler la chair d’avocat écrasé avec un jus de citron afin qu’il conserve sa couleur verte dans un contenant.

L’avocat en version salée
En tartinade, en mousse avec du saumon, en trempette ou tout simplement dans des sandwichs.
À tester l’avocat gratiné au parmesan : coupez votre avocat en deux, réalisez un mélange oignon haché et parmesan plus citron. Garnissez vos avocats et passez sous le grill. Délicieux.

En entrée pour un repas, avec le traditionnel demi-avocat mayonnaise, on pourra également l’associer a des suprêmes d’orange ou de pamplemousse, avec des crevettes, dans une salsa avec de la mangue, de la coriandre et de l’huile d’olives. Une verrinesera du plus bel effet, une terrine avec du saumon surprendra vos convives.
On retrouve également l’avocat dans les fameux maquis californiens.

Guacamole
Les Aztèques mangeaient une purée d’avocat qu’ils appelaient ahuaca-hulli, mot qui, par déformation, a donné naissance à guacamole. On s’entend qu’à cette époque, ils ne connaissaient pas la coriandre, le citron vert et l’oignon.
Incontournable de nos jours si vous allez au Mexique.

L’avocat version sucrée
J’ai découvert avec plaisir l’avocat en version sucrée avec la réalisation d’une crème glacée. Absolument délicieux et d’autres recettes me chatouillent les doigts.
Vous apprécierez l’avocat dans une salade de fruits exotiques.
Dans un milk-shake ou smoothie.
En glace ou sorbet.
En soufflé au chocolat sur une idée d’Alain Passard, une recette à venir sur mon blog.

Bref, Les combinaisons de saveurs sont nombreuses pour savourer l’avocat, une palette de recettes toutes aussi simples à faire les unes que les autres.

Site web : www.jackiecuisine.com

 

 

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