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DA ZAO (datte chinoise)

Ziziphus jujuba

Da Zao est la datte chinoise, qui peut être mangé tel quel mais qui est souvent utilsé séché dans les prescriptions.Doux, neutre, de saveur délicieuse, elle a avec une affinité sur le foyer médian, qu’elle tonifie
de façon douce. C’est également un « harmonisant » car, ajoutée aux presciptions de plusieurs « herbes », elle semble apporter une certaine harmonie.

Partie utilisée : le fruit

CATEGORIE : TONIQUE DU QI

 Le jujube (nom masculin), ou datte chinoise (étymologie: du grec ancien :  zizuphon) appelé en mandarin  (pinyinzǎo), en berbère ziεrur, et anèbe ou zefzouf en arabe, est un petit fruit produit par le jujubier commun (Ziziphus jujuba, ou Ziziphus zizyphus), arbre de la famille des Rhamnacées. Il est probablement originaire de Chine, où il est cultivé depuis plus de 4 000 ans.

 L’arbre, utilisé comme ornement, peut atteindre une hauteur de 5 à 12 mètres, avec des feuilles vert brillant, et parfois des épines. Cet arbre tropical a l’avantage de supporter des températures hivernales jusqu’à – 15 degrés Celsius.

On trouve cet arbrisseau dans le Midi de la France, dans le Nord de l’Algérie (principalement dans la région d’Annaba, surnommée en arabe Medinat el Unnab soit la ville des jujubes, où l’on fabrique du miel de jujubes), en Tunisie, au Maroc et au Tchad.

Le fruit jeune, à noyau dur comme celui d’une olive, est vert et a le goût et la consistance de la pomme. À maturation, la couleur s’assombrit et devient violet-noir, puis le fruit se flétrit pour atteindre la consistance et le goût d’une datte, d’où son surnom de datte chinoise

Le jujube est employé en décoction comme adoucissant. À la Réunion, le fruit sert à la préparation du rhum arrangé. Il fait partie, avec la datte, le raisin sec et la figue sèche, des quatre fruits pectoraux.

 DATTES CHINOISES

 

Originaire de la Chine du Nord, le jujubier est passé en Asie du sud-est, en Inde et en Perse 3000 ans avant notre ère. Puis plus tard au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et enfin dans les pays méditerranéens de l’Europe. Des fouilles archéologiques menées dans le désert égyptien, non loin de la mer Rouge, ont mis à jour dans le village où vivaient les ouvriers des carrières du Mons Claudianus, des restes de jujube. Les Égyptiens aimaient beaucoup les jujubes, les dattes, les noix du palmier dum au goût de gingembre, ainsi que les « dattes du désert » (les drupes de la balanite). Ils plaçaient ces fruits entre deux disques de pâte à pain avant de les faire cuire.

Le jujubier est arrivé en Europe sous le règne d’Auguste où il était apprécié autant pour ses qualités médicinales que gustatives.

Il n’a été introduit en Amérique qu’au 19e siècle au Venezuela et en Floride.

Homère raconte dans l’Odyssée que les compagnons d’Ulysse furent accueillis sur l’île des Lotophages par les indigènes qui leur offrirent des petites baies rouges : « Aucun de ceux qui eurent mangé du fruit mielleux du lotos ne voulut y renoncer, ni retourner dans son pays. » Frappès d’amnésie, ils oublièrent si bien et leur pays natal qu’il fallut les garrotter pour les réembarquer de force.

D’après la mythologie grecque, la nymphe Lotis se transforma en jujubier, arbuste on ne peut plus épineux et on ne peut plus défensif, pour échapper aux assauts de Priape.

Selon certains, les épines de la couronne du Christ étaient sans doute celles du «  jujubier épine du Christ  »,Zizyphus spina christi, assez courant en Israël.

Jusqu’à la Renaissance, le jujube joua un rôle important dans la pharmacopée surtout pour ses vertus pectorales, et contre les affections de la vessie et des reins. Il entrait dans la composition de «  l’eau céleste  »que l’on parait de toutes les vertus. Elle éloignait les animaux venimeux, protégeait de la peste et de la lèpre. 

Parmi les nombreux plats qui figurent sur les tables pour les fêtes de Nouvel An chinois, il y a des vermicelles transparents, les fen si, à base de haricots mungo, avec au centre un jujube. Le jujube rouge représente l’insigne des dignitaires mandarins qui portaient un bouton rouge sur leur bonnet. Ce plat annonce la réussite et la bonne fortune qui arrivent.

Pour ces fêtes du Nouvel An chinois, on sert aussi des jiaozi, des raviolis farcis, salés ou sucrés en forme de demi-lune et légèrement bombés. Celui qui prend par hasard dans tout un assortiment, un ravioli au sucre aura une existence douce dans l’année. Si le ravioli est farci d’un mélange de jujubes et de marrons, il verra ses souhaits vite réalisés. En effet, il y a homophonie entre «  jujube  », «  marron  » et «  vite réalisé  »,zaolizi. Le lendemain des mariages, la mariée fait la cérémonie du thé pour sa belle famille. Après s’être inclinée devant ses beaux-parents et tous les membres importants de l’assistance, elle offre un thé sucré aux jujubes et aux marrons. En effet, un proverbe dit: «  Manger des jujubes permet d’avoir un garçon, manger des marrons, une fille.  » Et la jeune femme montre ainsi qu’elle entend donner naissance à un fils ou une fille, le plus rapidement possible.

Coucher un nouveau-né dans un berceau en jujubier prédispose celui-ci aux dignités précoces.

Alors qu’au quotidien, les Chinois boivent le thé nature et ne le sucrent pas, lors du réveillon du Nouvel An, on sert du thé aux jujubes et aux graines de lotus qui représentent la douceur d’une vie heureuse. On l’accompagne traditionnellement de nian gao aux cent fruits, une gourmandise faite de farine de riz glutineux et de farine de riz, parfumée à l’alcool de cannelier et enrichie de fruits secs, jujubes, dattes, litchis séchés… Et on se souhaite mutuellement une vie de plus en plus «  élevée  » en tous domaines, en faisant un jeu de mots, entre gao  » gâteau  » et gao qui signifie «  élevé  ». 

L’art du laisser-faire c’est l’art du Qi gong

 

En Chine, où l’on doit avant tout « prendre soin de son enveloppe physique pour que l’âme ait envie de l’habiter », le qi gong (prononcez « chi kong ») fait partie du quotidien. Postures, massages, exercices respiratoires, mouvements : tout, dans cette discipline, est destiné à mieux capter l’énergie vitale (qi signifie « énergie », gong, « travail ») dans l’air ou dans la nourriture, et à la faire circuler harmonieusement dans tout le corps, le long de canaux subtils appelés méridiens. Pour la médecine chinoise, la mise en mouvement de cette énergie stimule les organes et les fonctions essentielles de l’être ; en évitant les blocages responsables des maladies, elle garantit une meilleure santé physique et psychique. Le qi gong appréhende le corps avec le plus grand respect, et les notions de souplesse et de naturel sont au cœur de sa pratique.

“Ce qui est flexible est inébranlable” Lao-Tseu

 

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En observant les combats entre animaux, les maîtres chinois ont constaté que la souplesse triomphait toujours de la force. Ils en ont fait une des bases de leur enseignement. En éliminant les tensions et les raideurs, la souplesse facilite la circulation du qi le long des méridiens ; en entretenant la flexibilité des muscles et des tendons, elle les protège et accroît leur longévité. C’est pourquoi les mouvements en forme de spirale, inspirés du serpent, maître de la fluidité, sont souvent utilisés. Les gestes toujours amples et circulaires, le rythme continu et très lent, permettent de s’assouplir tout en délicatesse.

“Le calme est maître du mouvement” Lao-Tseu

Exit les termes de compétition, d’obligation de résultat ou de performance. Dans l’univers du qi gong, il n’y a pas de perdant, car le chemin parcouru est plus important que l’accomplissement lui-même. Et c’est toute notre relation à l’effort qui s’en trouve transformée. Les postures comme les mouvements épousent la morphologie naturelle du corps ; le bon alignement de la colonne vertébrale est toujours respecté ; les articulations ne sont pratiquement jamais en extension complète. La détente est la clé de voûte du travail. Pour l’atteindre, il faut oublier le « vouloir-faire » et découvrir le « laisser-faire ».

“Expirer l’usagé, inspirer le nouveau” Zhuangzi

C’est le travail respiratoire et la concentration de la pensée qui transforment ce qui pourrait n’être qu’une activité purement physique et mécanique en une pratique plus complète. 
La respiration est essentielle, car elle est le vecteur du qi, qu’elle guide vers nos cellules. Il en existe plusieurs, mais on utilise le plus souvent la respiration naturelle abdominale. Elle accompagne postures et enchaînements et, comme eux, doit être ronde et douce : régulière, sans à-coups, et jamais amplifiée de façon volontaire. 
En chassant les émotions négatives, qui sont souvent à l’origine du stress, la respiration participe à la détente et permet à la conscience de mieux s’impliquer dans chaque exercice.

“Plus on s’éloigne, moins on apprend” Lao-Tseu

L’aspect extérieur du travail est important, mais il n’y a pas de recherche de l’esthétique. En qi gong, le geste n’est beau que lorsqu’il est « juste », c’est-à-dire lorsqu’il n’est pas une simple imitation vide de sens, mais le résultat d’un véritable cheminement intérieur, qui passe par la prise de conscience de plus en plus subtile de toutes les parties du corps sollicitées. Ecouter ses sensations est fondamental : des impressions de légèreté ou de lourdeur, de chaleur ou de fraîcheur, des démangeaisons ou des fourmillements, sont autant d’indicateurs précieux qui renseignent sur la progression du qi dans les méridiens. Peu à peu, le corps ne travaille plus tout seul mais en synergie avec la pensée.

“Chez l’homme il y a trois joyaux : le ‘jing’, le ‘qi’ et le ‘shen’” Philosophie taoïste

La médecine chinoise partage avec d’autres cultures une notion de « corps subtil ». Celui-ci doit être pris en compte lorsque l’on veut rester en bonne santé et serein. L’être est composé de trois éléments : le jing (l’essence), le qi (l’énergie) et le shen (l’esprit). Pour simplifier, jing correspond à ce que nous appelons le patrimoine génétique, la vitalité de base, et à un plan physiologique ; qi représente le souffle vital, il est véhiculé et influencé par la respiration, elle-même reliée au cœur et au plan affectif ; shen renvoie à la vie de l’esprit. De leur équilibre dépendent bien-être et longévité.

En soulageant les tensions physiques, en permettant de mieux gérer ses émotions et en apaisant l’esprit, le qi gong permet d’harmoniser ces trois plans. « Si l’homme se délivre des lumières de l’intelligence, il pourra être exempt de toute infirmité. » Si cette invitation orientale nous choque, c’est bien parce que nous sommes habitués à laisser notre esprit gouverner notre corps d’une main de fer. Pour le rendre plus fort, plus beau, plus aimable. Et si le qi gong, ainsi que d’autres pratiques visant à rétablir l’équilibre entre notre corps et notre esprit, nous attire de plus en plus, c’est sans doute parce que nous, Occidentaux, ressentons le besoin de commencer à nous traiter avec davantage de douceur.

Remerciements à Laurence Cortadellas du Pas de Pégase, association d’arts internes et énergétiques chinois. T. : 
Site Internet : www.lepasdepegase.com

REGIME ALIMENTAIRE POUR MEDITANTS

 

L’homme est la seule espèce dont le régime alimentaire n’est pas prévisible. Le régime alimentaire de tous les autres animaux est évident.

Leur besoin physique de base et leur nature décident de ce qu’ils devraient et ne devraient pas manger, de combien ils devraient et de combien ils ne devraient pas manger, quand ils devraient manger et quand ils devraient s’arrêter. Mais l’homme est absolument imprévisible, il est absolument inattendu. Ni sa nature ne lui indique ce qu’il devrait manger, ni sa conscience ne lui indique combien il devrait manger, ni sa compréhension ne décide de quand il devrait cesser de manger.

Comme aucune de ces qualités de l’homme n’est prévisible, la vie de l’homme est allée dans quelques directions très incertaines. Mais s’il y a ne serait-ce qu’une petite compréhension, si l’homme commence à vivre ne serait-ce qu’avec un peu d’intelligence, ne serait-ce qu’avec un petit peu de discernement, ouvre ses yeux ne serait-ce qu’un peu, alors il ne lui est pas difficile du tout de changer pour un régime alimentaire approprié. C’est très facile, il n’y a rien de plus facile. Pour bien comprendre ce qu’est un régime alimentaire approprié, nous pouvons diviser cela en deux parties.

La première chose: Qu’est-ce qu’un homme devrait manger et qu’est-ce qu’il ne devrait pas manger ? Le corps de l’homme est fait d’éléments chimiques. Le processus tout entier du corps est très chimique. Si de l’alcool est ingurgité par l’homme, alors son corps sera affecté par le produit chimique, il deviendra intoxiqué, inconscient. Aussi sain qu’il soit, aussi paisible qu’il soit, la chimie de l’intoxication affectera son corps. Aussi saint qu’il soit, si du poison lui est donné, il mourra.

N’importe quelle nourriture qui amène l’homme dans n’importe quel sorte d’inconscience, n’importe quel sorte d’excitation, n’importe quel sorte d’extrémité, n’importe quel sorte de perturbation, est nocive. Et le mal le plus intense et ultime arrive lorsque ces choses commencent à atteindre le nombril.

Peut-être n’êtes vous pas conscient que partout dans le monde, avec la naturopathie, des paquets de boue, de la nourriture végétarienne, de la nourriture légère, des bandes de tissu imbibées d’eau et des bains sont employés pour guérir le corps. Mais aucun naturopathe n’a encore compris ce point, que les effets bénéfiques des bandes de tissu imbibées d’eau, des paquets de boue ou des bains, appliqués sur le corps ne le sont pas tellement en raison de leurs qualités spéciales mais en raison de la façon dont ils affectent le centre énergétique du nombril. Et le centre énergétique du nombril affecte ensuite le reste du corps. Toutes ces choses, la boue, l’eau, le bain affectent l’énergie dormante du centre énergétique du nombril et lorsque cette énergie surgit, la santé commence à se manifester dans la vie de la personne.

Mais la naturopathie n’est toujours consciente de cela. La naturopathie pense que peut-être ces effets bénéfiques viennent des paquets de boue ou des bains ou des bandes humides sur l’estomac ! Ils ont des avantages, mais les vrais avantages viennent du réveil de l’énergie au centre dormant du nombril.

Si le centre énergétique du nombril est malmené, si un mauvais régime, une mauvaise nourriture est utilisée, alors lentement, lentement le centre énergétique du nombril devient dormant et son énergie s’affaiblie. Lentement, lentement ce centre commence à tomber en sommeil. Finalement il s’endort presque. Alors nous ne le sentons même pas en tant que centre.

Alors nous distinguons seulement deux centres: l’un est le cerveau où les pensées se déplacent constamment et l’autre est un peu celui du coeur où les émotions se déplacent. Plus profondément que cela nous n’avons aucun contact avec quoi que ce soit. Ainsi, plus la nourriture est légère, moins elle crée de poids sur le corps et plus valable et significatif cela sera pour le début de votre voyage intérieur.

 OSHO

Pour un régime alimentaire approprié, la première chose à se rappeler est qu’il ne devrait pas créer d’excitation, qu’il ne devrait pas intoxiquer, qu’il ne devrait pas être lourd. Après avoir mangé de manière adéquate, vous ne devriez pas sentir de lourdeur ni de somnolence. Mais peut-être tous, nous ressentons une sensation de lourdeur et de somnolence après nos repas, alors nous devrions reconnaître que nous mangeons d’une mauvaise façon. Certaines personnes tombent malades parce qu’elles n’absorbent pas assez de nourriture et certaines personnes tombent malades parce qu’elles absorbent trop de nourriture. Certaines personnes meurent de faim et certaines personnes meurent d’excès de nourriture. Et le nombre de personnes mortes de trop manger a toujours été supérieur au nombre de personnes mortes de la faim. Très peu de gens meurent de faim. Même si un homme veut rester affamé, il n’y a aucune possibilité pour lui de mourir avant au moins trois mois. Toute personne peut vivre sans nourriture pendant trois mois. Mais si un homme mange avec excès pendant trois mois il n’a aucune chance de survie.

Nos attitudes fausses envers la nourriture deviennent dangereuses pour nous. Elles s’avèrent très coûteuses. Elles nous ont portés à un point où nous sommes, d’un certaine façon, simplement vivants.

Notre nourriture ne semble pas créer la santé en nous, elle semble créer la maladie. C’est une situation surprenante lorsque la nourriture commence à nous rendre malades. C’est comme si le soleil se levant le matin créait l’obscurité. Ce serait une chose également surprenante et étonnante si elle se produisait. Mais tous les médecins dans le monde sont d’accord pour dire que la plupart des maladies de l’homme ont pour cause son régime alimentaire erroné.

Ainsi la première chose est que chaque personne devrait être très avertie et consciente de la façon dont elle se nourrit. Et je dis ceci particulièrement pour le méditant. Il est nécessaire que le méditant reste averti de ce qu’il mange, combien il mange et quels sont les effets dans son corps. Si un homme expérimente pendant quelques mois avec conscience, il découvrira certainement quelle est la nourriture appropriée pour lui, quelle nourriture lui donne la tranquillité, la paix et la santé. Il n’y a aucune véritable difficulté mais parce que nous ne prêtons aucune attention à la nourriture, nous ne pouvons jamais découvrir la nourriture appropriée.

OSHO, The Inner Journey, #3

L’arbre et la notion de renouveau

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La Chine , nous l’avons déjà vu, ne possède pas le monopole exclusif du symbolisme de l’arbre.

On retrouve bien évidemment l’arbre de vie dans la Kabbale et l’arbre de la connaissance (ou du péché !) dans la bible au coté de Adam et Eve. Mais on le retrouve également avec Ygdrasil l’arbre cosmique de la mythologie scandinave sans parler des arbres du zodiaque et des arbres généalogiques qui symbolisent la succession des générations, donc le passé, le présent et le futur. L’arbre représente donc et bien l’axe du monde (axis mundi) qui relie le Ciel et la Terre.

En énergétique chinoise l’arbre, donc le Bois, symbolise le Printemps, l’Est, l’Orient, le Petit (ou Jeune) Yang, la croissance, la régénération, la renaissance et la résurrection.

Il  puise sa force dans les profondeurs de la Terre , ce qui correspond au Nadir, au Grand Yin, au Nord, à l’Eau grâce à ses racines mais sort de l’obscurité pour venir à la rencontre de la lumière. Chaque année il semble mourir en hiver mais ressuscite (se remet en mouvement) à nouveau au printemps.

36
Cela correspond symboliquement en Chine à l’hexagramme 36 

http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/category/le-livre-des-mutations/

 


« Ming Yi »
« l’obscurcissement de la lumière » ou le matériel funéraire et en Occident et au Moyen Orient à la mise au tombeau. 

Cette mise au tombeau, donc à l’obscurité des profondeurs de l’hiver, est naturellement suivie par le retour à la vie, à la lumière du printemps, à la résurrection, donc à la renaissance et au renouveau des énergies. 
En Chine, le premier jour de l’année est également le premier jour du Printemps, donc celui du renouveau de la nature, de la germination des énergies. 
L’élément bois est donc rattaché à la vue. 
On dit toujours « il a vu le jour à telle date ». 
Mais également aux muscles et au tendons qui motivent le mouvement et l’activité physique.

Le symbolisme occidental de l’Arbre de Vie ou de l’Arbre de Croix

On parlait jadis de « l’arbre de la croix ». 
On arborait donc la croix. 
La croix symbolisa donc aussi l’épée franque qui souhaitait se mesurer au cimeterre, donc au croissant. Il est à noter que la croix, constituée de bois, se compose d’une barre verticale (symbolisant le Ciel) et d’une barre horizontale (symbolisant la Terre ), d’une partie visible se tournant vers l’au delà et d’une partie invisible se situant dans l’au deçà. Elle symbolise donc la vie…et la Voie.
Le métal des clous et de la lance symbolise la mort physique. 
Le tout se transforme, lors de la résurrection, en lumière céleste et en éternité.

 arbre

avant la pratique matinale

Et une information sur les faux-arbres antennes 
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Et une curiosité occidentale : l’arbre de Saint Claude ou Saint Gleude 
C’est « l’arbre à loques » situé entre Picardie et Normandie.
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L’INDIVIDU VERITABLE A UN ROLE A JOUER

 

Par la réalisation de sa véritable individualité, chaque être humain est appelé à jouer le rôle que la Totalité universelle lui assigne. Il doit être comme une fenêtre ouverte, ici, en « surface » où s’exprime en lui et par lui l’infinitude du champ de conscience universel. Il est dès lors un membre actif du « Corps cosmique ».

 Nous avons insisté à maintes reprises sur la vision de la nouvelle physique quantique et de la biologie systémique évoquée par Fr. Capra, David Bohm et plusieurs savants tels E. Jantch. Ceux-ci considèrent la Totalité-Une de l’Univers comme l’unité organique d’un seul et même « Grand Vivant » suprêmement substantiel.

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Le corps cosmique du Grand Vivant s’exprime à travers les membres innombrables que sont les véritables individus, libérés de leur égo. Le rôle de chaque unicité individuelle peut être comparé à celui que jouent les notes particulières dans la Grande Symphonie universelle. Ce rapprochement n’est d’ailleurs pas nouveau.

Chaque note possède sa singularité propre se traduisant par un son restant toujours unique mais vibrant et se renouvelant sans cesse parce qu’il s’accorde aux rythmes toujours changeants du Grand Vivant. Il est à remarquer que sans le recours au jeu des notes innombrables et différentes qui la constituent, la symphonie ne pourrait exister. Un rapport identique existe entre les parties et le Tout, entre les individus et l’Universel. La notion de Corps Cosmique évoquée dans les sagesses antiques, tel le Dharma Kaya dans le Védanta ou le Corps de Bouddha dans le bouddhisme ou « le Corps de Christ » dans l’ésotérisme chrétien se trouve curieusement mise en évidence par la nouvelle physique quantique. Fr. Capra le souligne dans le « Tao de la Physique » où il écrit  : « L’expérience du Corps est en fait soulignée dans bien des traditions orientales et est considérée comme la clef de l’expérience mystique du monde. »

Lorsque nous sommes en bonne santé, nous ne sentons aucune fragmentation de notre corps mais le percevons comme un tout unifié, et cette conscience engendre un sentiment de bien-être et de bonheur. De façon semblable, le mystique perçoit l’intégralité de l’Univers comme un prolongement du corps. » La notion de « corporéité cosmique » est évoquée par le Lama Govinda qui déclare que pour « l’homme éveillé, dont la conscience embrasse l’Univers, l’Univers devient son corps, tandis que son corps physique devient une manifestation de l’esprit universel et sa vision intérieure, une expression de la Réalité Suprême ».

 Les physiciens d’avant-garde, tels David Bohm et Fr. Capra, considèrent que l’essence ultime de la matière est le lieu de la plus haute concentration d’énergie. La nouvelle physique quantique enseigne que seuls les champs sont substantiels, et que, par contraste, la matière qui nous est familière — et qui pour nous est le symbole de la substantialité — est presque insubstantielle. La notion de la corporéité cosmique qui vient d’être évoquée, associée aux enseignements de la Bhagavad Gîta, nous suggère une image un peu simpliste. Nous citons à ce propos les versets de la Bhagavad Gîta : « Treizième dialogue » :

« CELA a des mains et des pieds, des yeux et des têtes, des oreilles et des bouches partout. CELA réside dans le monde et embrasse toutes choses ».

« Rayonnant de toutes les facultés des sens sans en avoir aucun; détaché de tout, libéré des qualités. IL perçoit les qualités».

« A l’extérieur et au-dedans de tous les êtres, immobile et mobile, d’une subtilité imperceptible, tout près et bien loin de nous est CELA ».

« Indivisible, IL réside dans tous les êtres comme s’il était partagé. IL est CE qui soutient tous les êtres.

IL absorbe et IL génère ».

« CELA, Lumière des lumières est, dit-on, par-delà les ténèbres. C’est la Sagesse et l’objet de la Sagesse que peut connaître la Sagesse qui réside dans le cœur de chacun».

Le Corps Cosmique du Grand Vivant possède des milliards de membres que sont tous les êtres humains. Il a des milliards de pieds, de jambes, d’oreilles et d’yeux. Un de nos instructeurs chinois le comparaît à un immense myriapode, sorte de millepatte géant se mouvant à l’aide de ses milliards de pseudopodes. Sans eux, il ne peut avancer. Chaque être réalisant parfaitement son individualité permet à la Totalité universelle de s’exprimer dans la souplesse que lui suggère l’Holomouvement.

En revanche, l’être humain prisonnier de son égoïsme et identifié à son image résiste à l’impulsion créatrice. En conclusion, nous avons un rôle à jouer. L’adéquacité de notre comportement dans une présence au Présent toujours renouvelé nous permet d’être une articulation parfaite, dans le temps et l’espace de CELA, de la Totalité-Une qui est au-delà du temps et de l’espace parce qu’Elle est à la fois immanente et transcendante. Le dépassement de l’égo n’est donc pas une annihilation mais une Plénitude. Ceci a été admirablement exposé par John Blofeld: « Le Tao transcende à la fois le fini et l’infini.

Puisque le Tao est tout et que rien ne lui est extérieur, lorsqu’un être finit par laisser tomber l’illusion d’une existence séparée, il n’est pas perdu dans le Tao comme une goutte de rosée qui se fond dans la mer. Plongez le fini dans l’infini, et bien qu’il ne reste qu’un, le fini, loin d’en être diminué, assume la stature de l’Infini ». « Ceux qui ne sont que logiciens n’approuveront pas mais si vous percevez la signification cachée, vous rirez de leurs arguties. Votre perception vous mettra face à face avec le véritable secret chéri par tous les Sages accomplis; un secret vaste, glorieux, à peine concevable.

L’esprit de celui qui revient à la Source devient la Source. Votre esprit, par exemple, est destiné à devenir l’Univers ». La nature exacte des rapports entre l’individu véritable et la totalité universelle permet de donner la seule réponse valable au problème de la mort. Celui-ci ne s’éclaircit vraiment qu’à partir du moment où nous avons pu discerner les parts respectives du « résiduel » et du « vivant » dans le corps cosmique. La compréhension du rapport exact existant entre le « résiduel » et le « vivant », entre le Passé et le Présent intemporel entraîne une métamorphose complète de notre approche du problème de la mort.

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Celui-ci ne nous suggère plus le climat d’angoisse et souvent de drame qui est généralement prédominant. Précisons cependant que la dédramatisation du problème de la mort ne peut être atteinte par une compréhension se limitant au niveau intellectuel et verbal. Il s’agit d’un problème fondamental dont la solution requiert une méditation approfondie, un « penser-sentir » intuitif et un silence intérieur capables de nous délivrer des perpétuelles auto-occupations de l’égo. L’attitude intérieure correcte et dédramatisée du problème de la mort ainsi que les rapports entre la conscience personnelle familière et la conscience cosmique sont exposés de façon très claire ne laissant subsister aucune ambiguïté par Renée Weber

Extrait du livre : L’arbre de vie cosmique et ses fleurs de Robert LINSSEN – Editions « Etre Libre » 1987 

La physiologie de l’arbre et son rapport avec la pratique énergétique

 

Si il s’agissait d’une simple image (Xiang) ou d’un simple symbole spéculatif, l’arbre, dans la pratique n’aurait qu’un rôle décoratif. Mais depuis des millénaires les sages de l’ancienne Chine eurent une vision assez précise des mouvements de vie qui animent les arbres.

Ils furent donc probablement les premiers, le Liji (Li Ki) ou Livre des Rites, l’un des Cinq Grands Classiques de la Chine , en atteste, à édicter des règles qui avaient pour but de les protéger (Calendrier des Xia, Prescriptions mensuelles…) :

« Premier mois du Printemps … Il est fait défense d’abattre des arbres. Qu’on ne renverse pas les nids. Qu’on ne détruise pas les petits animaux, les fœtus, les nouveaux nés, les oiseaux au sortir du nid, ni les faons, ni les œufs… » « Second mois de Printemps …qu’on protège les bourgeons et les pousses, qu’on nourrisse les petits animaux… »

« Premier mois d’Eté…que rien ne soit dégradé ni ruiné, qu’on n’abatte pas de grands arbres… » « Second mois d’Eté…qu’on protège la forêt, qu’on ne fasse pas de feux dans les endroit exposés au sud » « Troisième mois d’Eté…En ce mois les arbres prospèrent : il est ordonné aux inspecteurs d’aller à la montagne et de veiller à ce que les arbres ne soient ni taillés ni abattus ». Il est ajouté « Respecter les arbres, c’est respecter la vie ».

C’est probablement pour ces raisons que la cuisine chinoise classique permet, grâce à son découpage et à ses divers modes de cuisson d’économiser du combustible.

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Bodhidharma et son arbre

Tout d’abord, comme tout être vivant, l’arbre respire. Il absorbe l’oxygène et produit et rejette du gaz carbonique. Ce qui pourrait être un inconvénient. Mais, heureusement, ce processus est largement compensé par la photosynthèse. Celle ci se réalise au travers des feuilles qui agissent comme de multiples panneaux qui captent à la fois la pluie et la lumière solaire.

Cette lumière permet un processus alchimique subtil permettant de fractionner les molécules d’eau (H2O) amenées jusqu’à ces feuilles à partir du sol grâce à la sève brute ou a partir du ciel par la pluie. L’oxygène (O) est alors libéré et se répand dans l’atmosphère tandis que l’hydrogène (H) s’allie au gaz carbonique pour produire des glucides. Par la suite, ces glucides, toujours dans un processus subtil, se transforment en amidon, puis en lignine donc en bois.

Cette même photosynthèse permet également de synthétiser les acides aminés en utilisant l’azote puisé dans le sol et transporté par la sève brute. Cette synthèse permet la production de la sève élaborée à partir des feuilles, sève qui se répartit ensuite dans les diverses parties de l’arbre. Cela s’effectue à partir au travers d’un important réseau de canaux situés sous l’écorce au niveau du liber.

Cette circulation particulière amenant la sève brute à partir du sol dans l’aubier jusqu’à une hauteur considérable et distribuant la sève élaborée dans les différentes parties de l’arbre s’effectue grâce à deux systèmes distincts. Le premier est l’ évaporation qui attire la sève vers le haut. Le second est produit par la différence de concentration entre la sève brute et la sève élaborée, différence produisant une pression suffisante pour faire circuler la sève.

Lorsque l’évaporation n’est pas suffisante, les racines se chargent d’ions dans le sol ce qui crée un appel d’eau suffisant pour créer une circulation minimale. Il existe donc bien une différence particulière entre la respiration diurne (Yang) et la respiration nocturne (yin) de l’arbre, comme il existe une différence entre sa circulation printanière et estivale (Yang) et sa circulation automnale et hivernale (Yin). 

On retrouve donc bel et bien les quatre cycles principaux de l’énergétique chinoise, le cinquième étant celui de la production des fruits destinés à la reproduction et de lignine, donc de bois assurant la structure de l’arbre. Cette dernière production s’opère à partir du cambium qui engendre à la fois le bois de l’aubier et le liber ou circule la sève.

Chaque année l’arbre produit une nouvelle quantité de bois, le cerne. L’aubier se constitue de lignine dont les cellules vivantes sont animées par la sève brute. Le cœur même de l’arbre se constitue de lignine dont les cellules sont mortes. Il constitue en quelque sorte le squelette de l’arbre. 

Bien qu’il s’agisse à l’échelon microscopique d’échanges subtils, les quantités considérées par les grands arbres sont considérables tant au niveau de la production d’oxygène que de l’évaporation en eau. Une forêt produit ainsi plusieurs millions de mètres cubes d’oxygène et l’équivalent de plusieurs milliers de tonnes d’eau. Cette production et cette évaporation massive ne sont pas sans influence sur le climat et la climatologie.

Certaines espèces comme les pins, les mélèzes, les épicéa produisent également des substances balsamiques en grandes quantités.

Enfin, les arbres influent profondément sur le sol, permettant des associations particulières notamment avec les plantes et les champignons. 
On connaît les associations particulières entre les champignons et certaines espèces d’arbres. 

L’amanite tue mouche (Amanita muscaria) ne pousse que sous les bouleaux et est donc plus fréquente sur les sols siliceux.
Les truffes (tuber mélanosporum), comme la russule noircissante préfèrent les chênes. Lorsque l’on cueille des champignons il est donc d’abord préférable de regarder d’abord vers le haut afin de déterminer les essences d’arbres les plus favorables à la cueillette. Ce sous bois particulier aux essences d’arbres, aux espèces végétales spécifiques comme les lichens, les mousses, les fougères influe à son tour sur les espèces animales qui trouvent un biotope favorable à leur activités.

Le geai recherche les chênes dont il disperse les glands assurant la reproduction de l’arbre. Bon nombres d’insectes, particulièrement de papillons, sont liés à des espèces spécifiques (Bombyx du chêne, de l’ailante, sphinx du laurier rose…). 
L’arbre constitue donc bien un moyen d’ échange exceptionnel entre l’énergie et la matière, le ciel et la terre, l’être humain et son environnement le plus naturel. 

Dans la vision chinoise de l’énergétique l’arbre ne se limite donc pas aux seules racines et à son faîte mais prend en compte ce qui est à son origine, le sol et ses minéraux (sels minéraux, cristaux attachés au Métal) et à son environnement général. 
Un philosophe chinois, Zhang Shi (1133 1180) a pu affirmer dans « L’initiation Correcte » (Zhengmeng) :

« l’être humain possède des défauts comme l’arbre possède de la mousse, des insectes et des oiseaux. Un arbre sans mousse, sans insecte et sans oiseau n’est plus un arbre. Un être humain sans défaut n’est plus humain ».

 

taiji
Taiji et arbre dans la Cité Pourpre à Pékin

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