Archives pour la catégorie NATURE ET TAO

Sur le chemin du Tao et de sa Nature

 

 

ob_aac721_944262-598876456792221-1228699036-nLe TAO est un courant philosophique chinois basé sur l’étude et le respect de la nature. Il nous invite à créer un espace de liberté ouvert au développement d’un flux naturel d’énergie en tant que manifestation et éveil intrinsèque dans la sagesse du corps. Il se caractérise par des exercices agréables, efficaces et simples à mémoriser. Des outils adaptés à tous les âges et au rythme de chacun, pour améliorer et maîtriser sa santé globale dans un processus progressif, en résonance avec le cycle des saisons. A la fois ludique et profonde, la pratique régulière du Tao renforce notre capacité à retrouver l’état de complétude engendrée par l’accroissement de la vitalité, la paix de l’esprit et la joie intérieure. Cette approche développe la connaissance de soi nécessaire à l’équilibre dynamique des forces « Yin & Yang ».

La phylosophie Taoïste est fondée sur le cycle naturel de la vie toujours en mouvement et son interaction avec l’homme. Nous sommes reliés en permanence aux énergies telluriques et cosmiques, en synergie avec tous les phénomènes vivants, ainsi qu’avec nos émotions, quelles soient positives ou négatives. Il est fondamental de comprendre le mécanisme du stress pour apprendre à le gérer. L’étude du Cycle des 5 Éléments, permet de remonter à la source d’émotions, croyances et schémas enfouis, pour apprendre à les connaître et arriver à les démystifier, en se reconnectant à l’énergie saine des éléments naturels et à l’essence originelle de chaque être.

 

Le Tao de la Vitalité est un processus d’éveil vers cette nature oubliée, il invite à la conscience unitive, intègre l’aspect positif de l’art de vivre dans la pleine conscience du vivant et fait croitre l’énergie vitale.

 

La connaissance de cet état intérieur, en lien avec la nature, est une ressource puissante pour cultiver son équilibre et sa vitalité. Si l’on reste connecté à la source du vivant, bien ancré dans sa Terre, on peut se nourrir de son énergie vitale tout en évacuant par son biais, les énergies négatives. Toute émotion excessive devient néfaste pour l’organisme et crée des déséquilibres importants à long terme. Dans le cycle du stress, les émotions négatives et l’hygiène de vie perturbent les organes vitaux : suractivité, agitation, mal-être, fatigue, stress, impatience, agressivité… Autant de symptômes qui dénotent un disfonctionnement lié à l’accumulation d’énergies négatives : le sang devient insuffisant pour nourrir la rate, des troubles digestifs se manifestent : ballonnements, indigestion. Les toxines s’accumulent, les Reins s’intoxiquent et des problèmes articulaires et nerveux apparaissent. Le foie est à sont tour encombré et laisse place à  la colère et au surmenage. Tout un cercle vicieux de troublent, devenus communs dans notre société, se développent, fragilisent notre santé et peuvent parfois même déboucher sur de graves maladies.

 

En tant que microcosme de la nature, la santé physique et émotionnelle est reliée dans un unité énergétique, dirigée par la pensée créatrice : l’intention « Yi ». Il nous appartient à tous de changer les schémas de notre vie pour déjouer les pièges du stress et créer un espace de Vivance intérieure, cela implique un changement fondamental de la pensée  et de la transformation de là conscience. Cultiver cette attention réceptive, telle une source bienveillante, permet d’irriguer et de fertiliser toutes les cellules du corps, de renforcer la capacité d’autorégulation des organes, pour harmoniser le corps et l’esprit et stimuler la joie de vivre !

 

Prendre soin de nos organes au travers d’exercices autour de la respiration et du mouvement (Tai Ji-Chi Gong & Tao Yoga : développent le souffle & l’énergie), de la méditation (Sourire Intérieur, Sons de la santé, Orbite microcosmique…), du massage (Chi Nei Tsang : massage du ventre et TaoTouch) et en adoptant une alimentation saine et équilibrée, nous aide à mieux ressentir, à l’intérieur, ce qui se passe et nous guide sur le chemin de la transformation et de l’autoguérison.

 

Aisha Sieburth (Instructrice UHTS certifiée par Maître Mantak Chia, Tao Garden, Thaïlande)

http://www.taodelavitalite.org/#!le-chemin-du-tao/c1z2d

L’Aloès, plante à tout faire

 

La nature recèle des trésors bienfaiteurs. Nous y avons puisé ces recettes simples et efficaces à utiliser au quotidien.

Curieusement, son nom latin, aloe vera, est presque plus connu que son nom vulgaire, aloès. Celle que l’on appelle aussi « lys du désert » appartient au club fermé des plantes quasi bonnes à tout faire, et dont les vertus thérapeutiques sont avérées depuis des milliers d’années. Déjà au troisième millénaire avant notre ère, les Sumériens en faisaient la pub sur leurs tablettes d’argile et, en Chine, le Pen T’sao, l’un des premiers ouvrages de phytothérapie au monde, en mentionnait les bienfaits. En 1968, un pharmacien texan, Bill Coats, réussit à stabiliser la pulpe fraîche d’aloès, permettant de l’exploiter et de la commercialiser à grande échelle.

 

Aloe vera plantation on Furteventura

Cette plante grasse, dotée de larges feuilles dentelées et charnues, peut atteindre un mètre de haut. Elle contient en son centre une pulpe gélatineuse incolore aux multiples vertus. Leur inventaire peut donner le tournis : dermatologiques (hémostatique, bactéricide, cicatrisante, anti-inflammatoire), nutritionnelles (elle apporte acides aminés, minéraux et oligo­éléments), cosmétologiques (elle rééquilibre le pH cutané, hydrate et nourrit la peau en profondeur, stimule le renouvellement cellulaire ; elle est également astringente, adoucissante et protectrice) et digestives (elle régularise le transit et tonifie les intestins). 
Prescrite en usage interne, elle combat la fatigue, l’excès de cholestérol ou l’artériosclérose. Et en usage externe, elle soigne brûlures et coups de soleil, foulures, entorses, tendinites, ampoules, piqûres d’insectes mais également les affections dermatologiques comme le psoriasis, l’herpès (qu’il soit buccal ou génital), les vergetures et certaines formes d’eczéma.

 

un homme au service des arbres

 

Plantes & Santé L’association ARBRES (Arbres remarquables : bilan, recherche, études et sauvegarde) fête ce mois-ci ses vingt ans. Quel bilan tirez-vous de ces années au service des arbres ?

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Georges Feterman L’association est née en 1994 de la rencontre de trois passionnés, Yves-Marie Allain, ancien directeur des cultures du Jardin des plantes de Paris, Robert Bourdu, physiologiste végétal à l’origine de la notion d’arbre remarquable, et moi-même. À l’époque, nous pensions qu’avec quelques centaines d’arbres, nous aurions fait le tour du sujet. Vingt ans plus tard, nous en avons répertorié plusieurs dizaines de milliers et labellisé environ 360. Nous continuons à nous consacrer à la reconnaissance des arbres remarquables, même si nous sommes sollicités pour défendre toutes sortes de spécimens dès lors qu’ils sont menacés.

P. & S. Pourquoi avoir inventé le label Arbre remarquable de France et quels sont les critères à remplir pour qu’un spécimen soit distingué ?

G. F. En l’absence de statut administratif officiel, nous avons créé le label Arbre remarquable afin que cette reconnaissance morale joue un rôle protecteur, et cela a fonctionné dans 99,99 % des cas ! Plusieurs raisons conduisent à la distinction d’un spécimen ou d’un ensemble d’arbres : un âge ancien, une dimension exceptionnelle de par la circonférence ou la hauteur, ou une forme originale. Certains arbres sont remarquables car ils sont gardiens de faits historiques ou de légendes. S’ajoute à ces critères le coup de cœur. C’est le cas des platanes de Labouheyre dans les Landes (photo ci-contre), fruit du travail d’un jardinier qui, à force de patience, a composé le plus bel ensemble du sud de la France. Ce qui me fascine, c’est qu’ils sont non seulement soudés les uns aux autres par le haut, mais aussi par les racines. Ces arbres remarquables ne le sont donc pas seulement par la force de la nature, il y a un lien fort avec les hommes qui les ont plantés, entretenus et aimés parfois depuis plusieurs générations.

P. & S. Comment ce label parvient-il à protéger ces arbres ?

G. F. Tout à coup, l’arbre qui était là, comme un meuble, prend de l’importance aux yeux de la société. Cette démarche de labellisation fait émerger une fierté au sein du quartier ou de la commune, ce qui le protège. Nous organisons une cérémonie avec les habitants afin de renforcer la prise de conscience. Prenons l’exemple des tilleuls- de Villers-sous-Chalamont : des citoyens se sont mobilisés pour éviter que la municipalité ne coupe deux arbres très anciens situés de part et d’autre d’une chapelle. Comme bien souvent, la mairie craignait qu’il se produise un accident dont elle aurait à porter la responsabilité. Il y a eu de fortes oppositions et même du vandalisme dont témoignent des marques de scie sur les troncs des deux vétérans, mais finalement les arbres ont été labellisés et sauvés. Régulièrement, je rédige des courriers pour aider les particuliers en conflit avec leurs voisins : lorsqu’il s’agit effectivement d’arbres remarquables, nous pouvons contribuer à leur préservation. Parfois le label ne suffit pas et il faut aller plus loin : en l’occurrence, nos correspondants de l’Orne ont dû réaliser une souscription pour acheter un terrain sur lequel un chêne de 500 ans était menacé, préservant ainsi l’arbre et son entourage.

P. & S. La loi française ne prévoit vraiment rien pour les arbres très anciens ?

G. F. Dans les années 30, quelques arbres ont été classés monuments naturels, mais cela est tombé en désuétude. Aujourd’hui, une des façons de protéger le plus efficacement un spécimen en dehors de notre label, c’est qu’une commune intègre le terrain sur lequel il pousse dans son plan local d’urbanisme (PLU). L’Office national des forêts (ONF) recense plusieurs centaines d’arbres remarquables dans ses bois et nous avons un partenariat de reconnaissance mutuelle. Mais ces statuts sont insuffisants, c’est pourquoi nous lançons, à l’occasion de nos vingt ans, une pétition nationale pour une protection de ce patrimoine naturel et culturel.

P. & S. Dans la préface de votre dernier livre, le grand botaniste Francis Hallé déplore le regard trivial que nous portons sur l’arbre : dans un verger il est censé produire des fruits et rien d’autre, en ville procurer de l’ombre, en forêt du bois. Avec la prise de conscience écologique actuelle, notre regard sur les arbres est-il en train de changer ?

G. F. J’ai conscience qu’en protégeant seulement les vieux arbres remarquables, notre association ne sauve pas l’essentiel, c’est-à-dire les grands équilibres naturels. Et que le massacre des forêts se poursuit un peu partout dans le monde. Mais, à ma modeste mesure, je participe à une autre mise en valeur des arbres. Nous accompagnons une prise de conscience qui se traduit par une nouvelle façon de les regarder. Une évolution qui est sensible par exemple chez les gestionnaires d’espaces verts : je constate que dès lors qu’on leur en donne les moyens, ils cherchent à accompagner leur développement, plutôt que de se contraindre à nos propres exigences. Et dès que j’en ai l’occasion, je répète qu’il faut protéger les arbres non parce qu’ils sont utiles – pour faire entre autres des médicaments –, mais parce que ce sont des êtres vivants au même titre que nous.

 

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Georges feterman et l’association ARBRES lancent d’ailleurs une pétition pour la reconnaissance des arbres remarquables. Pour la signer aller sur :

https://www.change.org/p/minist%C3%A8res-concern%C3%A9s-pour-une-reconnaissance-officielle-des-arbres-remarquables-de-france#share

Bodhidharma et son arbre

 

bodhidharmaTout d’abord, comme tout être vivant, l’arbre respire. Il absorbe l’oxygène et produit et rejette du gaz carbonique. Ce qui pourrait être un inconvénient. 
Mais, heureusement, ce processus est largement compensé par la photosynthèse. 
Celle ci se réalise au travers des feuilles qui agissent comme de multiples panneaux qui captent à la fois la pluie et la lumière solaire.

Cette lumière permet un processus alchimique subtil permettant de fractionner les molécules d’eau (H2O) amenées jusqu’à ces feuilles à partir du sol grâce à la sève brute ou a partir du ciel par la pluie. 
L’oxygène (O) est alors libéré et se répand dans l’atmosphère tandis que l’hydrogène (H) s’allie au gaz carbonique pour produire des glucides. 
Par la suite, ces glucides, toujours dans un processus subtil, se transforment en amidon, puis en lignine donc en bois.

Cette même photosynthèse permet également de synthétiser les acides aminés en utilisant l’azote puisé dans le sol et transporté par la sève brute. 
Cette synthèse permet la production de la sève élaborée à partir des feuilles, sève qui se répartit ensuite dans les diverses parties de l’arbre. 
Cela s’effectue à partir au travers d’un important réseau de canaux situés sous l’écorce au niveau du liber.

Cette circulation particulière amenant la sève brute à partir du sol dans l’aubier jusqu’à une hauteur considérable et distribuant la sève élaborée dans les différentes parties de l’arbre s’effectue grâce à deux systèmes distincts. 
Le premier est l’ évaporation qui attire la sève vers le haut. Le second est produit par la différence de concentration entre la sève brute et la sève élaborée, différence produisant une pression suffisante pour faire circuler la sève.

Lorsque l’évaporation n’est pas suffisante, les racines se chargent d’ions dans le sol ce qui crée un appel d’eau suffisant pour créer une circulation minimale. 
Il existe donc bien une différence particulière entre la respiration diurne (Yang) et la respiration nocturne (yin) de l’arbre, comme il existe une différence entre sa circulation printanière et estivale (Yang) et sa circulation automnale et hivernale (Yin). 

On retrouve donc bel et bien les quatre cycles principaux de l’énergétique chinoise, le cinquième étant celui de la production des fruits destinés à la reproduction et de lignine, donc de bois assurant la structure de l’arbre.
Cette dernière production s’opère à partir du cambium qui engendre à la fois le bois de l’aubier et le liber ou circule la sève.

Chaque année l’arbre produit une nouvelle quantité de bois, le cerne. L’aubier se constitue de lignine dont les cellules vivantes sont animées par la sève brute. 
Le cœur même de l’arbre se constitue de lignine dont les cellules sont mortes. Il constitue en quelque sorte le squelette de l’arbre. 

Bien qu’il s’agisse à l’échelon microscopique d’échanges subtils, les quantités considérées par les grands arbres sont considérables tant au niveau de la production d’oxygène que de l’évaporation en eau. 
Une forêt produit ainsi plusieurs millions de mètres cubes d’oxygène et l’équivalent de plusieurs milliers de tonnes d’eau. 
Cette production et cette évaporation massive ne sont pas sans influence sur le climat et la climatologie.

Certaines espèces comme les pins, les mélèzes, les épicéa produisent également des substances balsamiques en grandes quantités.

Enfin, les arbres influent profondément sur le sol, permettant des associations particulières notamment avec les plantes et les champignons. 
On connaît les associations particulières entre les champignons et certaines espèces d’arbres. 

L’amanite tue mouche (Amanita muscaria) ne pousse que sous les bouleaux et est donc plus fréquente sur les sols siliceux.
Les truffes (tuber mélanosporum), comme la russule noircissante préfèrent les chênes. Lorsque l’on cueille des champignons il est donc d’abord préférable de regarder d’abord vers le haut afin de déterminer les essences d’arbres les plus favorables à la cueillette. Ce sous bois particulier aux essences d’arbres, aux espèces végétales spécifiques comme les lichens, les mousses, les fougères influe à son tour sur les espèces animales qui trouvent un biotope favorable à leur activités.

Le geai recherche les chênes dont il disperse les glands assurant la reproduction de l’arbre. Bon nombres d’insectes, particulièrement de papillons, sont liés à des espèces spécifiques (Bombyx du chêne, de l’ailante, sphinx du laurier rose…). 
L’arbre constitue donc bien un moyen d’ échange exceptionnel entre l’énergie et la matière, le ciel et la terre, l’être humain et son environnement le plus naturel. 

Dans la vision chinoise de l’énergétique l’arbre ne se limite donc pas aux seules racines et à son faîte mais prend en compte ce qui est à son origine, le sol et ses minéraux (sels minéraux, cristaux attachés au Métal) et à son environnement général. 
Un philosophe chinois, Zhang Shi (1133 1180) a pu affirmer dans « L’initiation Correcte » (Zhengmeng) :

« l’être humain possède des défauts comme l’arbre possède de la mousse, des insectes et des oiseaux. Un arbre sans mousse, sans insecte et sans oiseau n’est plus un arbre. Un être humain sans défaut n’est plus humain ».

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