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Les arbres nous ressourcent

 

Debout, l’oreille posée contre un arbre, j’écoute, comme le faisaient autrefois les Indiens avec la terre. L’expérience donne à découvrir des chuintements, des bourdonnements, des bruits de ville », raconte Idalgo, 42 ans, pourtant doté d’un esprit cartésien. Ce samedi matin, la forêt de Fontainebleau est le théâtre de curieuses expériences. Une vingtaine de personnes écoutent, touchent, hument en chœur… les arbres !

Derrière cette activité insolite se cache un homme jovial, Patrice Bouchardon, animateur de « stages nature »  pas tout à fait comme les autres. Ingénieur de formation, il a toujours nourri un vif intérêt pour les arbres qui l’a conduit à une réflexion sur notre rapport à la nature. En quoi ce contact contribue-t-il à notre équilibre ? Comment développer notre perception de ces végétaux ? Au-delà du simple engouement pour l’aventure sportive et l’écologie (91 % d’entre nous déclarent aimer la forêt, sondage Sofres 2000), notre fondu de futaies insiste sur les bienfaits des chênaies et autres sapinières.

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Retrouver son tonus

« Allez vous adosser contre un arbre qui vous inspire, détendez-vous et concentrez-vous sur votre respiration, propose Patrice Bouchardon à ses stagiaires. D’où part-elle ? De votre ventre ? De votre gorge ? » Cette exploration attentive du souffle a pour effet immédiat une sensation de tonus retrouvé… qui s’explique : les arbres ont une influence positive sur la qualité de notre atmosphère. « Ce sont eux qui transforment l’oxyde de carbone en oxygène, si précieux pour notre vitalité », rappelle Jacques Fleurentin, pharmacologue.

En forêt, chaque arbre en produit environ sept litres par jour. Plus qu’il n’en faut à l’homme, dont les besoins quotidiens tournent seulement autour de un demi-litre. De plus, cet oxygène naissant au sortir de la feuille est « anionisé », c’est-à-dire qu’il est accompagné d’ions négatifs. Ces derniers présentent trois caractéristiques majeures : ils favorisent la dilatation des vaisseaux sanguins, améliorent l’oxygénation des tissus et luttent contre le stress. Pendant une séance de respiration avec un arbre, nous pouvons en quelque sorte prendre rendez-vous avec notre vitalité d’une manière plus « végétale ».

Développer ses sens

Quand le corps est noué, nos sens ne remplissent plus leur mission et nous avançons dans la vie comme des robots. Dans la forêt, narines et oreilles ouvertes, nos gestes perdent, au contraire, de leur automatisme : une étape importante pour mettre le mental au repos. Patrice Bouchardon l’assure : « Les arbres peuvent nous aider à ouvrir nos portes sensorielles afin de mieux habiter notre corps. » D’où les quatre exercices qu’il propose.

Elargir son champ de vision

« Déroulez vos pieds sur le sol et plongez votre regard dans le feuillage de l’arbre en amoureux du voir », suggère le gourou forestier. Notre vue est tellement sollicitée que nous regardons souvent sans voir. « Au début, mon regard s’arrêtait au premier rideau d’arbres, témoigne Inès, 37 ans. En découvrant les espaces entre les arbres et les feuilles, j’ai compris que l’on pouvait aiguiser sa vue et aller au-delà des obstacles. Comme dans la vie. »

Explorer le toucher

Notre peau recèle deux millions de récepteurs sensoriels. Malgré cela, le toucher est devenu tabou dans notre société : comme nous n’établissons souvent qu’un contact visuel, l’image mentale prédomine sur la sensation. Pour rendre la place qu’il mérite au premier des sens, l’exercice consiste à occulter la vue. « Yeux fermés, mains tendues, j’ai parcouru le tronc, enjambé les racines… Ça m’a rappelé mon enfance », raconte Carlos, 26 ans. C’est vrai, ces retrouvailles sont souvent de l’ordre d’une jubilation enfantine. Mais ce n’est pas seulement pour raviver nos souvenirs que Patrice Bouchardon encourage ce contact, c’est aussi « pour renouer avec la spontanéité de l’enfance et reprendre confiance dans ses capacités physiques. »

Apprendre à sentir

Sentir au lieu de penser, serait-ce le secret ? Sentez le tronc d’un arbre, les bourgeons, les feuilles. Identifiez les odeurs. Derrière chacune se cachent des images, donc des émotions. « Le cerveau de l’olfaction, appelé aussi rhinencéphale, fait partie du système limbique, le siège de nos émotions et du plaisir », explique Benoît Schaal, biologiste au CNRS. « Un jour, dans un verger de pommiers, mon corps s’est mis à pétiller, raconte Thérèse, 45 ans. Quand je suis morose, je me replonge dans cette sensation. »

Ouvrir ses oreilles

Aujourd’hui, nous ne prenons conscience d’un son que lorsqu’il nous agresse ! « Si vous posez votre oreille contre un arbre, c’est bouleversant… » Patrice Bouchardon parle de mille bruits différents : des craquements graves, sourds ou aigus. Premier bénéfice : la détente cérébrale. Le mental encombrant et trop bavard est congédié, laissant la place à notre sensibilité et à notre réceptivité. Pratiquée régulièrement, cette technique permet d’être davantage à l’écoute de soi et des autres.

Lever des blocages émotionnels

En poursuivant ses travaux, Patrice Bouchardon s’est rendu compte que les arbres pouvaient agir sur nos désordres émotionnels : « Chacun d’entre eux possède une qualité particulière, assure-t-il. Sa mission : l’éveiller en nous. » Ainsi, le bouleau nous inviterait à abandonner la lutte pour plus de douceur et d’harmonie. Le noyer susciterait l’autonomie et le sens de la responsabilité, et serait efficace en cas de deuil difficile… Michèle, 24 ans, se souvient avoir tourné la page avec son ex-mari lors d’un exercice avec une vieille souche de noyer.

Pensée magique ? Déjà, phytothérapie et élixirs floraux nous apportaient des « médicaments » pour le corps et l’esprit, alors…

Pour le chaman

La pharmacie est la forêt
Chef de mission humanitaire en Amazonie équatoriale pour Pharmaciens sans frontières, Jean-Patrick Costa explique, dans Chamans, hier et aujourd’hui (Flammarion, 2001), comment les médecins shuar utilisent l’arbre à des fins thérapeutiques.

Qu’est-ce qu’un chaman ?
C’est un médecin dont le savoir est fondé sur le pouvoir de la nature. Pour lui, la pharmacie est la forêt. Il sait, ou plutôt il ressent, qu’il peut échanger avec l’arbre. Pour se ressourcer, il pratique le « hug tree », une respiration énergétique auprès de l’arbre. C’est une sorte de méditation.

Pourquoi l’arbre est-il “guérisseur” ?
Les Indiens shuar pensent que les âmes de leurs ancêtres se sont réincarnées dans les arbres. Ils font appel à ces esprits pour être guidés dans leurs chants et dans leurs danses de guérison. Tout un rituel, où ils utilisent l’énergie de l’arbre – tantôt vivifiante, tantôt apaisante, selon le tempérament de l’ancêtre réincarné – pour rééquilibrer celle de l’homme.

A vous !

Choisissez un arbre qui vous attire. Embrassez-le et écoutez, yeux fermés, les sensations que cela déclenche. Vous réaliserez que l’on peut entendre autrement qu’avec les oreilles.

Les mains à plat contre le tronc, écartez-les lentement et notez les picotements, la chaleur, etc., dans vos paumes : vous rencontrez les zones énergétiques de l’arbre.

Comme pour une fleur, apprenez à sentir l’arbre. A chaque inspiration, identifiez les odeurs (sucrées, amères, boisées, etc.) et déterminez précisément ce qu’elles vous inspirent.

Adossez-vous contre lui et prêtez attention à tout ce qui vous arrive : des pensées, des images, des émotions, des souvenirs. Renouvelez l’expérience auprès d’autres arbres.

 ETRE ARBRE

A lire

L’Energie les arbres de Patrice Bouchardon. 
Comment bénéficier du pouvoir des arbres (Le Courrier du livre, 1999).

Communiquer avec les arbres 
de Maja Kooitstra. Des exercices pour apprendre à établir le contact (Le Courrier du livre, 2000).

Arbres millénaires d’Anna Lewington. 
Histoire des arbres les plus anciens (Le Courrier du livre, 2000).

Ces arbres qui nous soignent

 

Depuis près de trente ans, Patrice Bouchardon travaille avec les arbres. Il écoute leurs messages et utilise leur énergie pour rétablir l’harmonie dans le corps et l’esprit. Il a également identifié 9 perturbateurs d’énergie, « des poisons », et trouvé l’espèce d’arbre qui est leur antidote.

Poison N°1 : La réaction

Face à l’inconnu, à l’imprévu, nous nous refermons pour nous protéger ou nous paniquons et perdons nos repères. Cette réaction parasite nos perceptions, altère notre raisonnement et nous empêche souvent de faire les bons choix ou de prendre les bonnes décisions. Il est donc important de rester centré, l’esprit clair et les émotions régulées.
L’antidote : Le sapin

Poison n°2 : Le jugement, la critique

Proférer des jugements sévères contre soi, manquer de bienveillance et adresser des critiques négatives envers autrui sont le meilleur moyen de se gâcher la vie et d’empoisonner ses relations. Ce  comportement nous dévitalise et nous empêche de déployer notre potentiel et aussi de voir celui des autres.
L’antidote : Le pin

Poison n° 3 : Le refus, le déni de soi

Après s’être jugé sévèrement, la stratégie inconsciente consiste à se punir, c’est-à-dire à refuser d’être « qui on est ». Chaque idée, désir, rêve ou projet qui part du cœur est étouffé sous les critiques, les peurs et le manque de confiance en soi. A la clé : amertume et sentiment de passer à côté de sa vie.
L’antidote : Le bouleau

Poison n°4 : La fermeture, le repli sur soi

Manque d’estime de soi, manque de confiance en soi, peur de l’échec… Autant de raisons de se replier dans sa tanière et de ne plus en bouger.  Cette hyper protection est un leurre car elle ne protège de rien, si ce n’est d’une vie pleinement vécue. Elle nous éloigne de notre être profond et nous maintient dans une fausse perception de soi.

L’antidote : L’églantine

arbre du jardin

Poison n° 5 : L’identification, la peur

Lorsque l’on s’identifie aux croyances négatives que l’on a sur soi, tout devient menace. Nous sommes dépendants des événements extérieurs car nous nous identifions à eux. Une réussite rebooste l’estime de soi, le moindre échec ou obstacle la lamine. Le but est de « dé-identfier » des événements extérieurs et de renforcer son « moi ».
L’antidote : Le hêtre

Poison n°6 : Le conditionnement, la répétition

Chaque situation du passé crée des mémoires énergétiques qui génèrent des schémas de répétition, formant au final une spirale de négativité. La reproduction de situations négatives, alimentée par des croyances erronées ou limitantes sur soi, sape durablement estime et confiance en soi. Il s’agit donc de rompre la chaîne de négativité en sortant du conditionnement.
L’antidote : Le buis

Poison n° 7 : La résistance au changement

Les habitudes et le « connu » rassurent. Mais ils nous empêchent de nous adapter au changement et de saisir les opportunités d’amélioration et d’évolution. Rester figer dans sa routine, utiliser les mêmes compétences, refuser d’en explorer de nouvelles nous prive d’une dimension essentielle de notre être : celle qui est faite pour déployer l’éventail de nos potentialités. Le but est donc de s’ouvrir et d’accepter de se mettre en mouvement.
L’antidote : Le genêt

Poison n° 8 : La dispersion

Zapper, papillonner, explorer… Autant de comportements qui traduisent curiosité et appétit pour la vie, mais aussi incapacité à mener à bien un projet ou à approfondir un sujet. Peur de l’échec ? Manque de persévérance et de concentration ? Tendance à suivre le mouvement ? Dans tous les cas, l’énergie de départ ne se concrétise pas. A la clé et sur le long terme : la frustration de n’avoir rien achevé, ni approfondi.
L’antidote : L’aubépine

Poison n°9 : L’apathie

Découragement, manque d’enthousiasme, de volonté, fatigue, difficulté à cerner ses envies, lassitude… L’apathie est le signe que l’énergie vitale est bloquée, que le désir profond de l’être a du mal à faire surface. Les jours se suivent et se ressemblent sans plaisir ni surprise. Le but : refaire circuler en soi l’énergie vitale pour marcher sur son propre chemin et accomplir ses propres désirs.
L’antidote : Le noyer

 

A DÉCOUVRIR

Patrice Bouchardon est l’auteur de L’énergie des arbres à l’homme. Les neuf étapes de la rencontre avec soi (Le Courrier du Livre) et de Recevoir l’énergie des arbres guérisseurs + CD audio offert. 30 minutes d’exercices guidés. Rustica éditions, Collection Nature-Thérapie.
Son site : http://www.bouchardon.com

METHODE POUR DE BONNES VACANCES CHEZ SOI

 

S’aménager une pause « hors du monde » n’est pas réservé aux moines ou aux croyants. Nous pouvons tous, sans sortir de notre cadre de vie, nous retirer pour mieux nous relier. À notre dimension intérieure, mais aussi aux autres.

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Se retrouver

Se retirer de l’agitation du monde, seul, chez soi, pour quelques heures ou quelques jours : la retraite spirituelle n’est pas une nouvelle façon de pratiquer l’art du cocooning régressif, mais bien une occasion de se relier à la dimension spirituelle de notre être. Cette part de nous si souvent négligée dans nos quotidiens chahutés, qui se manifeste parfois en présence du sacré ou du beau et nous donne l’impression d’être pleinement vivant. La retraite spirituelle est un outil – parmi d’autres – pour en faire l’expérience consciente. « Chez soi ou dans une communauté, la retraite est une respiration du corps et de l’esprit qui nous permet d’aller vers un horizon qui nous dépasse, vers un vide et un silence habités par autre chose que le faire ou l’avoir, explique Patrice Gourrier, prêtre et psychologue conscient, auteur avec Jérôme Desbouchages de 40 Jours avec Maurice Zundel et les Pères du désert (Presses de la Renaissance, 2009).

Alain Gamichon, psychologue et psychothérapeute, souligne l’intérêt de la gratuité de cette démarche : « Faire une retraite spirituelle est un acte que l’on pose par rapport à soi-même et dont les résultats ne sont pas immédiatement visibles. Il se peut même que le ressenti sur le moment soit inconfortable, physiquement et psychiquement. Le silence, l’acte conscient, la lecture d’un texte spirituel, une nourriture frugale…, tout cela constitue une véritable ascèse pour nous qui sommes habitués aux gratifications immédiates et dopés aux performances sociales ! » Et c’est justement parce que nous subissons tous les mêmes contraintes et courons derrière les mêmes leurres que cette retraite n’est pas réservée aux seuls croyants. Même si ces derniers peuvent évidemment trouver, dans cette pratique « hors cadre », une occasion de vivre pleinement leur foi.

Se préparer

Une retraite nécessite un état d’esprit particulier. « Il faut avant tout avoir le profond désir de vivre quelque chose de différent, de s’aménager un temps d’arrêt qui ne soit pas un “cesser de faire”, précise Patrice Gourrier, mais un “faire autrement”, en partant de l’intérieur de soi, le contraire de ce que la majorité d’entre nous vit tous les jours. » C’est pour cela que cette pause exige une rupture nette avec nos gestes, nos pensées et nos réflexes habituels. Ni téléphone, ni visite, ni radio, ni télévision, ni personne d’autre chez soi, mais un silence choisi, pour entrer symboliquement dans un nouvel espace-temps. Pour être féconds, ce silence et cette solitude doivent être encadrés. À la manière de la journée monastique, scandée par les temps d’activité et les temps de méditation ou de prière.

« Il est essentiel de s’impliquer totalement dans ce projet, de se donner les moyens de faire de la place pour laisser advenir l’inconnu de soi, cette dimension de son être que nous ne soupçonnions peut-être même pas », affirme Alain Gamichon. Choisir ses vêtements (très confortables), sélectionner des citations, des poèmes ou des textes spirituels, disposer des bougies, de l’encens, composer un petit autel ou s’aménager un lieu de méditation… Chacun de ces actes, qui modifie imperceptiblementnotre état d’esprit, nous prépare à entrer, en conscience, dans un univers différent.

Apprendre à s’arrêter

Nous sommes peu habitués à expérimenter cette suspension de la pensée et de l’action ordinaires. Aussi, ne nous étonnons pas si des sentiments d’impatience, d’agacement ou d’ennui surviennent. Contentons-nous de les remarquer, de les accueillir et de les laisser se dissiper. La difficulté fait partie du voyage : il s’agit d’une ascèse et non d’un week-end «bulle » !

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Respirer

« Tout commence par la respiration, constate Patrice Gourrier. C’est la meilleure façon d’apprivoiser ce que j’appelle le “temps d’arrêt du corps”. Un exercice très simple consiste à inspirer en pensant “J’inspire la vie” et à expirer en pensant “Je souffle ce qui m’oppresse”. » C’est aussi ce que Thich Nhat Hanh, maître zen vietnamien, appelle la « pleine conscience de la respiration » dans La Respiration essentielle, notre rendez-vous avec la vie (Albin Michel, “Spiritualités vivantes”, 2003).. En position assise, le dos doit être droit, les épaules baissées, la mâchoire détendue et le ventre souple. Les yeux sont fermés pour favoriser la conscience corporelle. Les taoïstes préconisent des séries de trois respirations profondes et amples qui amènent une contraction du bas-ventre à l’inspiration et son relâchement à l’expiration. La respiration consciente Établir un programme est le préalable indispensable à une vraie retraite. Nous avons respecté ici les séquences communes aux différentes traditions spirituelles. Les temps de lecture ou de méditation durent, pour les débutants, entre un quart d’heure et une demi-heure. Chaque activité est précédée par une pause de respiration consciente. Une journée type et profonde (elle ne doit jamais être forcée) est recommandée pour faire le calme en soi, avant et après chaque activité du corps ou de l’esprit.

Lire

Une fois le corps apaisé et l’esprit calmé, nous pouvons goûter à des nourritures plus denses, comme la lecture de textes spirituels ou poétiques. « Je conseillerais un seul texte court dans la même journée (psaume, sourate, koan, poème ou sutra…) pour éviter de se disperser ou de trop solliciter le mental », poursuit Alain Gamichon. Le thérapeute préconise de lire et relire ces phrases, d’y revenir plusieurs fois. « Il s’agit de “mâcher” les mots et de les laisser cheminer en soi… Leur sens, leur musicalité, leur poésie, leur résonance vont évoluer au fil des heures et soulever en nous des questions, des émotions, ouvrir ou fermer des portes. » La lecture peut être faite à voix haute ou en silence. L’important est de bien ressentir le poids et la tonalité de chaque mot, puis de l’ensemble du texte.

Méditer

Cette pratique, dont le moine bouddhiste Matthieu Ricard dit dans L’Art de la méditation (NiL, 2008) qu’elle consiste à « se transformer soi-même pour mieux transformer le monde », continue à intimider ou à rebuter. Elle est pourtant d’une simplicité enfantine. Il est essentiel de commencer par choisir la plus simple des positions : assis sur une chaise, le dos droit, le menton légèrement rentré, les mains posées, paumes vers le haut, sur les cuisses, les pieds parallèles, bien à plat, distants de trois poings l’un de l’autre. Pendant une vingtaine de minutes, les yeux mi-clos, il s’agit de respirer amplement mais sans forcer par le nez, de laisser ses pensées traverser son esprit sans tenter de les chasser ni de les retenir. Nous pouvons également méditer à partir d’un thème spirituel. Matthieu Ricard en propose plusieurs, dont l’« impermanence » : « Pensons à la succession des saisons, des mois et des jours, de chaque instant, et aux changements qui affectent chaque aspect de la vie des êtres… »

Pour les personnes croyantes, la retraite spirituelle offre aussi l’occasion de renouer avec la forme la plus intime de la spiritualité : la prière. « Chacun, avec ses mots, peut demander de l’aide, dire sa peur, sa colère, ses doutes, formuler sa gratitude, précise Patrice Gourrier. Nous pouvons tous ouvrir cet espace en nous pour entamer ce dialogue, nous alléger et trouver de nouvelles forces. » Il arrive d’ailleurs souvent que les prières de l’enfance resurgissent, nimbées d’une émotion, d’une saveur et d’une profondeur insoupçonnées.

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Agir en pleine conscience

Au temps de la contemplation succède le temps de l’action. Revenir dans le mouvement nous ramène à notre dimension matérielle, incarnée, et nous rappelle que celle-ci est aussi importante que notre part spirituelle. L’unité du corps et de l’esprit ne peut se faire qu’en expérimentant en conscience les deux dimensions de notre être.

Marcher

Après chaque séance de méditation, la marche donne un coup de fouet à l’énergie vitale, qu’elle fait circuler dans tout le corps. Cet exercice est silencieux, lent et conscient. Faire quelques pas dans son appartement ou sortir dans son jardin (mieux vaut éviter la rue pour ne pas être distrait). Avant chaque marche, il est bon de procéder à une série de trois respirations nasales, profondes et amples. Pieds nus de préférence, amorcer le mouvement du pied sur l’inspiration et le poser sur l’expiration, tandis que les épaules restent basses et le dos droit. L’exercice se poursuit sur ce même rythme : inspiration (je lève le pied) et expiration (je pose le pied).

Travailler

La vie monastique associe contemplation et travail. Ranger, nettoyer, cuisiner…, ces actes devenus automatiques, lorsqu’ils sont faits lentement et en habitant ses sensations, sont une manière de célébrer la vie, Dieu ou l’univers. « Se connecter à ses sens remet le corps au centre, c’est une façon de le sortir de sa stricte fonctionnalité et d’en faire un outil d’éveil », analyse Alain Gamichon. Ranger peut clarifier l’esprit, balayer peut apaiser les émotions… Dans certaines communautés, les tâches les plus ingrates ou les plus dures sont effectuées en offrande. Pourquoi ne pas faire de cette pile de papiers en désordre son Himalaya personnel ?

Manger

« Quand vous faites la cuisine, ne regardez pas les choses ordinaires d’un regard ordinaire, avec des sentiments et des pensées ordinaires », écrit le maître spirituel japonais Dôgen dans Instructions au cuisinier zen (Le Promeneur, 1994).. Il est conseillé de prévoir des repas simples, légers, végétariens de préférence. L’exercice consiste ensuite à prêter attention à la texture, la couleur, l’odeur des aliments que nous manipulons. Garder à l’esprit qu’un simple bol de soupe préparé avec attention, humé et dégusté est une célébration de la vie. Manger lentement, en silence, en ressentant de la gratitude pour ce que nous mâchons et avalons, de la compassion pour tous ceux qui sont dans le manque. Ce ressenti a valeur de partage, il renforce notre sentiment d’appartenance à la communauté des hommes, dès lors que nous nous y attardons et que nous nous efforçons de l’éprouver profondément.

Revenir dans le monde

La retraite s’achève. Que nous soyons impatient de retrouver notre rythme ou désireux de prolonger l’expérience, il n’y a pas de règle : il importe d’agir selon notre désir et notre besoin. Autre possibilité : tenter de poursuivre l’expérience avec un groupe d’amis, en couple ou en famille. L’essentiel est de goûter à une autre qualité d’être. À une façon différente d’entrer en relation avec soi et avec les autres. Car la retraite spirituelle est tout sauf un repli sur soi.

A lire

À la recherche de la sérénité d’Anne Ducrocq. L’auteure a effectué une retraite dans chaque « famille » de lieux – communautés chrétienne, bouddhiste, zen ou « à la croisée des spiritualités » – et en rend compte d’une manière vivante et personnelle (Albin Michel, à paraître le 19 mai).

Petite retraite à la maison d’Alain Quilici Dominicain, l’auteur propose quelques pistes pour apprendre à cultiver sa spiritualité pendant sept jours, chez soi, au fil de méditations et de prières (Presses de la Renaissance, 2009).

Arbres qui veulent du bien à notre peau

 

 

Trait d’union entre le ciel et la terre, l’arbre représente l’équilibre parfait. Symbole de force et de paix, il est, depuis des millénaires, le meilleur ami de l’homme, qu’il abrite, réchauffe et soigne. Si l’on connaît depuis longtemps les vertus médicinales de ses différentes essences, la découverte de ses vertus cosmétologiques est plus récente. Sa pousse lente et sa longévité, doublée d’une extraordinaire résistance à la pollution, en font un modèle parfait d’adaptation, qui inspire les chercheurs et les professionnels de la beauté.

LES ARBRES

Une fabuleuse réserve biologique

« Structure, tissus, cellules : les similitudes entre l’arbre et la peau sont frappantes, souligne Gérard Redziniak, docteur en biologie (directeur scientifique recherche et développement pour le groupe Pacific Europe). Tous deux sont régis par des cycles ; la peau, en desquamant et se renouvelant, perd en quelque sorte ses feuilles ; l’épiderme est planté dans le derme comme l’arbre dans la terre… »

L’arbre est également une fabuleuse réserve biologique. Il fournit une profusion de substances naturelles que le corps reconnaît, et qu’il assimile donc mieux. Parmi celles-ci, des flavonoïdes (anti-inflammatoires), des quinones (dépigmentants), des hormones végétales (par exemple les auxines, qui régissent la croissance), des sucres filmogènes et hydratants (hydratation des couches supérieures de l’épiderme), et même des filtres solaires.

Surtout, l’arbre a un énorme avantage sur les plantes de petite taille : « Plus les espèces végétales vivent longtemps, plus leur capital antiradicalaire est élevé, poursuit Gérard Redziniak. Vivant jusqu’à 2000 ans pour certaines espèces (le baobab, le cèdre japonais ou le séquoia), l’arbre a dû développer des molécules de défense et de protection pour s’adapter à son environnement. Ses propriétés antioxydantes sont donc beaucoup plus puissantes que celles des plantes et sont déterminantes pour préserver la jeunesse de la peau. On les retrouve en toute logique dans de nombreux produits de soin. »

Un bouclier antipollution

La capacité d’absorption de la pollution des arbres est également phénoménale. Le ginkgo biloba a résisté aux radiations de Hiroshima ; les graines de Moringa oleifera (un arbre indien) ou les bourgeons de hêtre captent les métaux lourds, empêchant les agents polluants de pénétrer dans l’épiderme.

« Les extraits sylvestres offrent moins de fluctuations que les extraits de plantes, soumis aux aléas des récoltes », explique Jacques Leclère, biologiste (consultant recherche et développement pour les marques Nuxe et Mességué). Mais la provenance de l’arbre est essentielle car, d’une région à l’autre, les actifs seront différents, en fonction du milieu, des conditions climatiques, des prédateurs…

Une protection naturelle

« Le principe actif est toujours un élément de défense et d’adaptation de l’espèce végétale contre ce qui va l’attaquer », poursuit le spécialiste. Ainsi, les arbres qui vivent en milieu humide, comme les palétuviers dans la mangrove, poussant entre eau douce et eau salée, développent des substances antifongiques qui leur permettent d’éviter les moisissures. En milieu sec, place aux substances qui retiennent l’eau et régulent le taux d’hydratation à l’intérieur du tissu végétal ; c’est le cas du Pinus lambertiana, un arbre des régions sèches et ventées. Ces molécules sont également bénéfiques pour notre peau : elles créent un film protecteur qui renforce la fixation de l’eau. Certains acacias du Nigeria, un peu trop appréciés des antilopes, produisent un ingrédient coupe-faim pour empêcher ces dernières de les dévorer, mais cet élément n’est pas utilisé, sa toxicité sur l’homme étant trop élevée.

Mystérieux et bienfaisant, l’arbre continue de parler à notre imaginaire. Ce qui pourrait expliquer l’attrait croissant pour les actifs sylvestres. L’idée que notre peau pourrait tirer sa force de l’arbre et vieillir aussi harmonieusement que lui n’y est sans doute pas étrangère…

intelligence plante arbre

Zoom sur la sylvathérapie

Déposée par le laboratoire Atmaé, la Sylvathérapie désigne les compléments nutritionnels qui puisent leurs bienfaits dans la forêt. 

Leurs atouts ? Ils renferment du Pycnogenol, un extrait issu de l’écorce fraîche du pin maritime des Landes, aux vertus antioxydantes, « respectivement soixante et cent fois supérieures à celles des vitamines E et C », assure Jean-Marie Pelt, pharmacien agrégé, botaniste-écologiste. Cette molécule, dénuée de toute toxicité, a fait l’objet de plus de cent quarante publications scientifiques. Utilisée dans l’industrie alimentaire et pharmaceutique, elle améliore la circulation sanguine, protège les fibres de collagène, active la lipolyse et le bronzage.
Gélules Anti-âge Fermeté, Lign’Active et Soleil 365, Atmaé, 23 €. En pharmacies et parapharmacies.

Cueillette d’automne

Feuilles, bourgeons, racines, écorce, fruits, graines, sève, résine… Tout peut être exploité dans l’arbre. Nous avons sélectionné des produits aux actifs de haute qualité, en affinité avec l’épiderme, rapidement absorbés et utilisés par celui-ci. 
Autre bénéfice : la peau s’y habitue moins vite, comme c’est le cas de toutes les substances naturelles.

 

1.      Saule blanc (feuilles)

  1. Les feuilles de saule blanc protègent la peau contre toute forme de stress, y compris celui lié à l’environnement. Cette crème de jour répare les dégâts occasionnés par les radicaux libres, préserve la fermeté des tissus et stimule la production des béta-endorphines, neuromédiateurs qui favorisent le bien-être.
    All Day All Year Sisley,50 ml, 200 €.

 

2. Palmier (fruit)
A l’huile de palme, ce savon respecte le film protecteur naturel de la peau. Semblable à une pièce de bois sculptée, il délivre un parfum délicat de sève et de résine.
Savon symbole acajou Melvita,100 g, 4,10 €.

 

3. Hêtre (bourgeons)
D’une composition en acides aminés voisine de celle de la peau, le bourgeon du hêtre offre des bienfaits anti-âge. Lissant, régénérant et restructurant, il renforce l’élasticité des tissus, atténue les rides et améliore l’hydratation de l’épiderme.
Masque intensif Epivie Harmonie végétale Mességué, 50 ml, 22 €.

 

4. Olivier (feuilles et fruits) 
Adoucissants et antiradicalaires, les extraits d’olivier – feuilles, fruits et eau d’olive – permettent à cette lotion d’hydrater les mains et de les protéger des agressions extérieures.
Lotion hydratante quotidienne mains L’Occitane en Provence, 300 ml, 15 €.

 

5. Castanha (noix du Brésil)
Gorgée de vitamines, protéines, acides gras essentiels et sélénium, cette huile, idéale au retour des vacances, satine la peau et illumine le hâle. Son parfum sensuel est un vrai régal !
Elixir d’huile corps Ekos Natura Brasil, 200 ml, 20 €.
En vente sur www.natura.com

 

6. Bocoa (feuilles et écorce) 
Les Saramacas de Guyane utilisent le bocoa dans leur « bain de force », un rituel qui leur redonne énergie et courage. Clarins a breveté cet extrait qui raffermit intensément la peau.
Soin raffermissant corps multirégénérant Clarins, 200 ml, 50 €

Promenons-nous dans les spas

Pour déstresser dès la rentrée, ces massages, destinés aux femmes comme aux hommes, font la part belle aux sensations végétales inédites.

Caresse des feuillages
Mis au point avec un kinésithérapeute-ostéopathe, ce massage relaxant est idéal quand on est à bout de forces, perclus de douleurs musculaires. Il câline et décontracte les muscles à l’aide de bercements, mouvements amples et enveloppants (réalisés avec les avant-bras) ou plus vigoureux. « Clou » du soin, les cataplasmes de feuilles de bananier, appliqués sur les poignets et les chevilles. 
Autre temps fort : le « plumeau végétal » (fougères très douces, boules « pompon ») avec lequel le corps est effleuré. On retrouve une légèreté de plume.
Massage relaxation, une heure et quart, Spa Nuxe 32 Montorgueil, 32, rue Montorgueil, 75001 Paris. Et Spa Printemps de la beauté, 64, boulevard Haussmann, 75009 Paris.  

Fermeté des bambous
Pas un centimètre carré de peau, pas une tension ni une contracture ne résistent à ce massage du visage et du corps (bravo pour la sensation d’unité). A la fois dynamisant et défatigant, il évolue de la surface vers des plans plus profonds, en travaillant sur les muscles et les articulations. La texture lisse des bambous associée à un baume de massage moelleux permet de composer une symphonie de gestes où alternent étirements, frictions, pétrissages, effleurages, vibrations… On en sort avec l’impression d’avoir gagné quelques centimètres.

Massage Bamboo, une heure et quart,. En exclusivité à l’Espace Yon-Ka, 39, rue de Sèvres, 75006 Paris.

BAI HE (Lys)


Lilium brownii

Doux et frais, le bulbe de cette fleur a une affinité avec le Poumon et le Coeur. Il humidifie le Poumon et est particulièrement utile en cas de sécheresse du poumon avec gorge sèche, toux sèche. D’autre part, cette plante possède une action apaisante par rapport à des troubles émotionnels comme anxiété, tristesse, confusion mentale, insomnies chroniques…

Parties utilisées : Oignon, graines et fleur 

CATEGORIE : TONIQUE DU YIN

 lys

Connue depuis le Moyen Age pour ses vertus apaisantes, anti-inflammatoires, protectrice des vaisseaux capillaires, elle est idéale également pour le soin des bébés et des enfants c’est dire son adaptation aux épidermes les plus fragiles. Huile n’est pas le terme exact, car cette fleur merveilleuse dont le parfum reste un mystère refuse toute forme d’extraction de ses principes actifs. Pour les recueillir, il faut procéder à des macérations d’une très grande quantité de fleurs de Lys en saturant une huile végétale, en l’occurrence une huile de graines de tournesol bio, jusqu’à domination des principes de la fleur de Lys blanc. On lui donne alors le nom d’Huile de Lys. Autre mystère de cette fleur incomparable, alors qu’elle embaume avec une puissance odorante quasi lumineuse, il reste impossible jusqu’à aujourd’hui de recueillir son parfum. Il en est de même pendant la macération, la fleur libère toutes ses propriétés moléculaires bienfaisantes mais ne révèle aucun parfum. Vertu encore que l’on relie à la loi d’analogie, plus une peau est blanche, plus le teint est pâle et plus les vertus du Lys vont s’exhausser.

 

Si vous appartenez à cette catégorie de femmes ayant une peau de porcelaine ou des origines irlandaises, bretonnes, vous aurez un teint de lys en quelques semaines. Ou vous êtes une maman ayant des enfants alors le Lys blanc est fait pour vous et pour eux en cas de croûtes de lait, dartres, petites écorchures, eczéma, irritations.

  

Fleur emblématique de la royauté, le lys possède des vertus multiples tant dans les soins du visage que ceux du corps. En cosmétologie, le lys est un allié beauté de la peau et, du visage. Ses vertus émollientes, purifiantes, protectrices et, hydratante feraient des merveilles !!! 

L’utilisation de cette fleur comme plante médicinale est ancestrale. On utilise cette fleur très odorante pour ses propriétés anti-inflammatoire, cicatrisante, et calmante… Selon qu’elles soient macérées dans de l’huile ou de l’eau de vie, le lys est également connu pour atténuer les tâches cutanées (tâche de rousseurs, de naissance et de vieillesse…) et qu’elles limiteraient le vieillissement de la peau. 

L’huile de lys est adoucissante et légèrement éclaircissante. On l’utilisera en soin quotidien sur le visage, les mains, et les lèvres. Elle prévient l’apparition des gerçures et des crevasses. Appliquer régulièrement sur le buste elle entretiendrait la beauté. 

L’huile de lys nourrit, fortifie et épaissit les cils et les sourcils. Elle soulagerait les érythèmes et les contusions (en compresse imbibée).Bas du formulaire

 Beurre lys

 

Une légende raconte qu’une larme d’Eve chassée du paradis (après avoir mangé le fruit défendu), fit pousser un Lys.

Le lys blanc a une forte association avec les déesses de la fertilité (Sabbat d’Ostrara). On dit aussi qu’il représente l’âme d’un enfant à naître. Planter un bulbe est une bonne façon pour l’invoquer…

 

LA PAIX EST UN MUSCLE

 

le refrain d’une chanson d’un ami musicien Guillaume Duchesneau  en particulier qui m’a marqué et qui inspire ce texte aujourd’hui :

« La paix est un muscle, allons au gym! »

Chantées d’un air joyeux et léger, ces paroles ont pourtant su occasionner des frissons partout sur mon corps, réaction qui n’avait rien à voir avec la température de la salle.

la paix est un muscle

Pourquoi ces paroles m’ont-elles tant touchée ?

Car selon moi la paix est notre but ultime sur cette terre et dans cette vie.

Nous avons tous des aspirations matérielles, professionnelles, personnelles, relationnelles et/ou spirituelles. Mais ce qui est sous-jacent à ces objectifs, que ce soit conscient ou non, est un désir profond d’être bien tout simplement, de se sentir mieux et de vivre plus en paix.

Et voilà où je veux en venir: la paix qu’on peut vivre dans nos cœurs, a beaucoup plus à voir avec ce qui se passe à l’intérieur de nous que les événements extérieurs de notre vie, même si parfois cela ne semble pas être le cas.

C’est comment nous vivons les joies et les épreuves de notre vie qui fait toute la différence. Cecomment trouve sa source dans l’état intérieur que nous portons en nous, à chaque moment de la journée et pendant toutes les années de notre vie.

Notre niveau de paix intérieure serait donc directement relié à notre capacité d’influencer et d’agir sur cet état intérieur. Ainsi, nous avons la possibilité d’effectuer une sorte d’alchimie de nos tréfonds pour créer et vivre plus de paix. Inspirant, non?

Cependant, dans notre société effrénée et dans nos vies bien chargées, la paix tant recherchée n’est pas forcement innée et ce pouvoir d’action ne semble pas toujours évident.

Alors, comment atteindre la paix intérieure?

Revenons à la chanson de Guillaume :

« La paix est un muscle, allons au gym! »

Ce refrain n’a pas provoqué des frissons chez moi pour rien. La paix intérieure est véritablement un muscle, quoique métaphorique. Si on veut maximiser son potentiel, on n’a d’autre choix que de le renforcer de façon régulière

En fait, il s’agit de développer graduellement la force, la résistance et l’endurance de notre muscle de la paix, de la même façon qu’on fait sur le plan physique quand on s’entraîne au gym (gymnase).

Je vous présente donc 3 types d’entraînements complémentaires qui ont un impact majeur sur notre muscle de la paix. Pour les plus motivés, vous trouverez également des pistes d’action pour aller tout de suite au gym de la paix ;-) .

  1. Maîtriser notre mental

Les peurs, les jugements de soi et de l’autre et toutes les autres voix saboteurs qui nous rongent sans cesse, dérangent notre équilibre interne et hypothèquent le potentiel de paix en nous. Mais tant qu’on n’a pas appris à connaître et à déjouer les ruses de notre mental, on continue à les nourrir inconsciemment et à en souffrir.

À vrai dire, c’est une grande libération de se rendre compte que la plupart des pensées folles qui nous habitent sont tout simplement du bruit mental, qui n’ont pas plus d’importance que ça.

Mais la libération ne se fait pas toute seule… Il faut pratiquer et renforcer nos muscles de la paix pour affaiblir l’emprise de notre mental. On risque de ressentir les bienfaits de cet entraînement assez rapidement mais c’est une pratique à long terme qui permettra à une paix profonde et solide de s’installer.

Comment :

Maîtriser notre mental consiste donc à ralentir le débit mental suffisamment pour en prendre une distance saine et à observer nos agissements avec bienveillance. Le simple fait de prendre conscience de notre mental qui nous joue des tours est déjà énorme et affaiblit son emprise sur nous.

La méditation ou une pratique de présence régulière offrent une fondation solide pour cet entrainement et on peut également s’inspirer des œuvres et du travail de maîtres du mental, tels Eckhart Tolle (« La Nouvelle Terre ») et Byron Katie (« Aimer ce qui est »).

Je vous propose également cette démarche simple pour prendre conscience de vos voix sabotrices et de vous servir de votre sagesse innée pour les déjouer : 5 façons de vous libérer des pensées compulsives,

  1. Prendre la responsabilité

Un grand motif de notre souffrance humaine est l’intensité et la douleur de nos réactions face à certaines personnes et situations dans nos vies. Cette souffrance trouve souvent sa source dans nos propres croyances, perceptions et blessures du passé.

En fait, chaque relation et situation sur notre chemin de vie qui nous met au défi contient un cadeau qui nous permet d’évoluer. En prendre conscience et en prendre la responsabilité implique d’avoir le courage de s’interroger sur nos réactions vives face aux éléments extérieurs.

Ainsi, nous assumons pleinement ce qui nous appartient dans chaque relation et situation et nous arrivons graduellement à comprendre et à transformer notre souffrance. Il devient nettement plus facile par la suite de contacter la paix et de l’insuffler dans chaque aspect de notre vie.

Comment :

Quand on est déclenché de façon intense, avouons qu’il est tellement plus facile de projeter sa souffrance sur quelqu’un ou quelque chose à l’extérieur de soi ! Alors simplement reconnaître et assumer cette responsabilité est énorme et consiste en un vrai changement de paradigme.

Ensuite nous avons besoin de nous intérioriser afin de comprendre les nœuds en nous qui causent nos réactions intenses et à les extérioriser de façon saine et responsable. Parfois en prenant du temps pour soi et en s’observant avec bienveillance on arrive à le faire seul. Parfois l’aide d’un soutien extérieur s’avère nécessaire (coach, thérapeute, autre professionnel en relation d’aide).

Cet entraînement prend tout son sens quand on le pratique régulièrement; on devient de plus en plus apte à déceler les motifs de ses réactions, à les vivre sainement et à retrouver une paix par la suite.

  1. Élever notre vibration

Étant le créateur de notre vie, nous avons un grand pouvoir d’action aussi sur notre taux vibratoire, notre indicateur naturel de joie. Plus notre cœur est ouvert, plus on ressent de la joie, plus on vibre fort, plus la paix peut prendre racine en nous.

C’est nous qui décidons comment et avec qui nous passons nos journées et notre temps libre, alors faisons-le intelligemment et faisons-le souvent!

Comment :

Il y a certains activités et lieux qui sont connus pour leur capacité à nous inspirer, à nous ouvrir le cœur et à élever notre vibration. Ensuite il y a nos préférences et nos prédilections personnelles. Je vous invite à vous inspirer de cette liste et ensuite de suivre ce qui vous fait vibrer de joie :

  • Méditer / instaurer une pratique de présence à soi
  • Nommer ce dont vous avez de la gratitude
  • Passer du temps en nature
  • S’offrir du temps de qualité avec les êtres chers
  • Chanter
  • Danser
  • Pratiquer un sport qui donne du plaisir
  • Faire du bénévolat / aider les autres
  • Contempler de l’art qui vous inspire
  • Pratiquer un art qui vous fait plaisir
  • Toute activité qui vous fait du bien!

 images

Votre gym pour la paix

Il n’y a pas une façon d’atteindre la paix intérieure, il y a juste notre façon de le faire; chacun est libre de choisir – ou d’inventer — la gym de la paix qui lui convient.

Mais il faut agir et il faut s’entraîner. Avec de la pratique et de la persévérance, nous devenons de vrais alchimistes de notre propre expérience intérieure, capables d’atteindre et de maintenir une paix intérieure, peu importe le contexte externe de notre vie.

Minnie Richardson
Vecteur de conscience
Coach de vie et Praticienne en travail rituel

Pour découvrir la Conscience en soi

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Depuis 10 ans maintenant, Minnie accompagne les gens à créer et à vivre des vies remplies de présence, de sens et de joie. Tout simplement, elle les aide à contacter et éveiller la Conscience en soi afin de vivre plus de paix. Son accompagnement est profond et puissant, et vous propulse vers une meilleure compréhension de votre fonctionnement interne, une expression plus fidèle de votre essence et une grande liberté intérieure.

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