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LE SESAME et son histoire

 

Le sésame est presque méconnu en France et par conséquent, très peu utilisé dans la cuisine française. Pourtant, au Japon et en Chine, il est très apprécié depuis l’antiquité comme un ingrédient miraculeux et médicamenteux. Si, parmi les moines bouddhistes, il y a beaucoup de personnes âgées de plus de 80 ans malgré leur régime végétarien, c’est certainement grâce au soja et au sésame abondamment utilisés dans leur cuisine. Cette dernière s’appelle  » shôjin-ryôri  » en japonais et offre la base principale du régime  » macrobiotique  » que certains Occidentaux (y compris français) pratiquent aujourd’hui pour conserver la santé. On connaissait bien les effets du sésame pour maintenir la santé& et retarder le processus de vieillissement mais on ignorait par quel mécanisme. Aujourd’hui, mieux connu, on découvre au sésame d’autres effets importants comme la prévention du cancer par exemple.

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HISTOIRE

Les botanistes du monde entier ont longtemps cherché le lieu d’origine du sésame et actuellement, la savane africaine est considérée comme son lieu de naissance car une trentaine d’espèces sauvages de sésame existent encore dans cette seule région. Comme cette zone tropicale est très vaste, couvrant plusieurs pays, il est très difficile de savoir avec précision la date et le lieu où sa première culture a été pratiquée, même si certains chercheurs pensent au Soudan ou au Niger, il y a 5000 ou 6000 ans. A partir de l’Afrique, le sésame a fait un voyage très long de 15.000 km jusqu’au Japon. On parle beaucoup de la route de la soie entre la Chine et l’Europe, mais on ne prête aucune attention à celle du sésame qui est en réalité beaucoup plus longue et aussi importante dans l’histoire. Il semble que le sésame se soit assez rapidement répandu dans le monde entier. On trouve déjà des graines de sésame dans une pyramide au Caire (datée de 3000 à 4000 av J.C) Les Carthaginois et les anciens Grecs ont joué certainement un rôle important dans sa diffusion vers les pays orientaux.

Hippocrate, célèbre médecin grec (460-375 av. J.-C) recommandait la consommation régulière du sésame pour sa qualité nutritive exceptionnelle.

Parmi les grands pays producteurs, on peut citer l’Inde et la Chine où des graines de sésame ont été découvertes, datant de 3000 ans avant J.-C, à la suite de fouilles archéologiques à Mohenjo-Daro, site protohistorique de l’Inde (Sind) où la civilisation non -indoeuropéenne florissait au IIIème millénaire av .J.-C aux bords de l’Indus, et de celles de Wou-Si dans la province de Tchö-Kiang (Chine). Quant au Japon, à l’heure actuelle, la date la plus ancienne de la découverte du sésame se situe vers 1200-1500 ans avant J.-C à Iwaki dans la préfecture de Saitama. Au Japon, on constate une étroite relation du sésame avec le bouddhisme. Par exemple, dans l’entrainement pratique du 3Shingon-Mikkyô  » (bouddhisme ésotérique), il existe un exercice : jeter dans le feu des graines de sésame, de soja, de riz, etc. en récitant des invocations à Bouddha. Son but est de dompter ses passions pour purifier son esprit, en brûlant chaque graine de sésame qui représente ici chacune des 108 tendances de concupiscence que l’homme possède selon le bouddhisme. En outre, les fidèles croyaient jadis que l’on pourrait guérir la maladie, en respirant la fumée dégagée lorsqu’on jetait des graines ou de l’huile de sésame sur le feu. Une tradition similaire existe encore aujourd’hui dans la plupart des temples bouddhistes.

Les Japonais ont fait d’énormes efforts pour améliorer la qualité du sésame en provenance de la Chine. Les graines japonaises, dorées ou noires, sont devenues plus grosses et savoureuses. D’autre part, dans la cuisine quotidienne japonaise, on utilise abondamment l’huile végétale pour faire des plats traditionnels comme le  » tempura  » (beignets de légumes ou de poisson) et  » tonkatsu  » (côtelettes de porc panée). Dans ce genre de friture, l’huile de sésame est beaucoup plus résistante à l’oxydation par rapport à l’huile de soja. Un seul inconvénient : son prix est nettement supérieur.

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EFFETS THERAPEUTIQUES

 

En Chine, il existe une pensée médicale très ancienne :  » Le médecin divin ne soigne pas une personne malade mais celle qui n’est pas encore atteinte d’une maladie.  » Cette idée correspond à peu près à la médecine préventive actuelle. Pour y parvenir, les anciens Chinois avaient prêté de l’importance au choix des aliments. C’est ainsi que naquit une branche très importante de la médecine chinoise (Ben Cao Xue : recherche des plantes médicinales). Le sésame figure déjà dans cette pharmacologie ancienne comme l’une des meilleures plantes pour la santé.

La vitalité physique et mentale des moines Zen est surprenante pour nous, malgré leur âge avancé. Les  » amas  » (plongeuses marines) de Shima (Ise) vivent en moyenne 16 à 17 ans plus longtemps que les autres  » amas  » du Japon. Le secret de leur vitalité se trouve dans la consommation régulière de sésame.

Il est difficile de croire que 25 g de sésame moulu (c’est-à-dire 2 cuillères à soupe) donnent une énergie supérieure à 200 grammes de bifteck ! C’est pourtant la vérité. En effet, la valeur nutritive de 25 g. de sésame moulu est de 13 g. de lipides, 5g. de protides, 300 mg de calcium, pour une valeur énergétique de 154 Kcal. De plus, le sésame est riche en vitamines B1, B2 E et en fer.

 

1. ACTION PREVENTIVE CONTRE LE VIEILLISSEMENT

Avec l’âge, les risques de maladies fréquentes chez l’adulte d’âge moyen (l’artériosclérose, les maladies cardiaques ou cérébrales, le cancer, le diabète, etc.) se multiplient. Actuellement, les chercheurs s’intéressent beaucoup à l’action antioxydante de la vitamine E (tocophérol) car celle-ci aurait pour effet de maintenir les vaisseaux sanguins en bon état, prévenir l’artériosclérose et par conséquent retarder le vieillissement. On dit que l’homme commence à vieillir par ses vaisseaux sanguins : l’artériosclérose détériore la circulation sanguine du corps tout entier et finit par vieillir les organes internes.

2. ACTION UTILE POUR PREVENIR LE CANCER

L’action inhibitive de la vitamine A contre le cancer est aujourd’hui bien connue, mais on ne peut pas prendre une dose excessive de cette vitamine car cela provoque une de mauvais effets secondaires. Cependant, l’action antioxydante de la vitamine E protège la vitamine A contre l’oxydation et prolonge ainsi sa durée d’action.

3. AMELIORATION DELA PERFORMANCE SPORTIVE

En augmentant la résistance physique. Certains coureurs de fond et de marathon ont réussi à gagner des médailles olympiques en prenant régulièrement du sésame. L’équipe japonaise a introduit ce remède pour la première fois en 1968 lors des jeux olympiques de Mexico.

4. PREVENTION DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Le sésame noir est riche en lipides insaturés : dans un pays comme la France, où la première cause de mortalité est les maladies cardiovasculaires dues à une prise excessives de lipides (surtout les graisses animales), le cholestérol est considéré comme l’ennemi n°1. Pourtant, le cholestérol est indispensable pour l’homme car il sert à produire l’acide cholique

5. DIMINUTION DES TROUBLES DE LA MENOPAUSE

La vitamine E contenue dans le sésame et l’huile de sésame est efficace pour atténuer les troubles de la ménopause (maux de tête, courbatures des épaules, vertiges, palpitations, refroidissement des membres, irritabilité, bouffées de chaleur, etc.) car elle a des actions similaires à celles des hormones. Donc, la consommation régulière de sésame noir – avant la ménopause – est utile pour ces symptômes désagréables de même que lors des troubles de la menstruation.

6. MEILLEURE CIRCULATION LOCALE

La vitamine E atténue la fatigue des yeux par une amélioration de la circulation sanguine au niveau de la rétine. Le refroidissement des membres par une augmentation de la quantité sanguine au niveau des mains et des pieds. De plus elle rend la peau douce et hydratée, ce qui améliore  » la mauvaise mine « .

 On peut citer bien d’autres effets du sésame, mais je terminerai en citant son effet sur la difficulté de trouver le sommeil car la vitamine E régularise notre horloge  » interne « , c’est à dire le rythme fonctionnel de l’hypothalamus et par conséquent celui du sommeil. Le calcium présent dans le sésame joue aussi un rôle important en calmant la nervosité.

Voila les principaux effets que les Japonais tirent du sésame noir ( » kuro-guma  » en japonais) depuis longtemps ! Dommage que les Français connaissent si mal cet aliment merveilleux !

Tsugno KAGOTANI 
Relaxologue  » shiatsu « 

Pour une véritable respiration en conscience

 

Le souffle est essentiel à l’homme, au même titre que le sont l’amour, le mouvement, l’alimentation et le sommeil. La respiration rythme l’existence de l’homme : nous naissons à la vie avec notre premier souffle, elle nous accompagne ensuite à chaque moment de notre vie, et nous la quittons en libérant notre dernier souffle.

Les traditions anciennes ont accordé une grande importance à la respiration : souffle des transes chamaniques et des rituels initiatiques des peuples premiers, prânayâma des pratiques de yoga, souffle des traditions méditatives, pour n’en citer que quelques-unes.

Les nombreuses expressions populaires qui émaillent notre langue et où figure le souffle, sont les témoins de son importance et de la présence qu’il occupe dans la vie de l’homme. Il est d’ailleurs assez marquant de constater que beaucoup d’entre elles expriment nos limitations par rapport à celui-ci : avoir le souffle court, manquer de souffle, être à bout de souffle, avoir le souffle coupé, et bien d’autres encore…

Cela n’a rien d’étonnant car la respiration, dans sa dimension vitale, celle qui nous nourrit énergétiquement, ou bien dans sa dimension permettant la maîtrise des émotions, est une grande oubliée de nos temps modernes. Bien sûr, on respire en faisant de la gym ou en pratiquant un sport, mais le souffle est rarement pratiqué de manière pleinement consciente et ressourçante. De la même façon, bien peu de personnes pensent à user de leur respiration lorsqu’elles sont sur le point d’être emportées par une émotion. C’est souvent en contractant des difficultés à respirer que l’on réalise l’importance essentielle de ce souffle. En s’éloignant de son corps et de ses ressentis et en les remplaçant par des préoccupations extérieures à lui, l’être humain a fini par oublier qu’il était un être respirant; la respiration est devenue, sinon accessoire, en tout cas digne de fort peu d’intérêt.

Heureusement, tout excès amène des corrections, et un certain nombre de disciplines ou d’arts de vivre nous permettent aujourd’hui de redécouvrir en conscience ce souffle précieux qui nous habite : ressourçant du qi qong, prânayâma du yoga, souffle de la marche en conscience – souffle énergétique, émotionnellement libérateur et unifiant du rebirth, de la respiration holotropique, du chamanisme – souffle apaisant de la méditation. Le souffle se décline ainsi sous de nombreuses colorations, tantôt plus énergétiques, émotionnelles ou spirituelles qui mettent en lumière son importance vitale.

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Les Stages des Cercles de Conscience

Il s’agit de rencontres et de stages d’évolution personnelle qui intègrent toute une gamme d’activités et de pratiques de transformation pour vous accompagner dans vos questionnements et dans votre cheminement sur la voie du mieux-être et de la créativité.

Nos pratiques se font dans un état de pleine conscience qui leur confère une valeur sacrée : marcher ou respirer avec ou sans conscience sont des activités qui n’ont que peu de choses en commun…

Certaines valeurs caractérisent particulièrement les stages que je vous propose : 
– L’écoute, le non jugement, le respect, la tolérance, la bienveillance envers les autres… et également et surtout envers soi.
– L’ouverture du cœur et la reconnaissance que chaque être humain est important et que nous apprenons tous les uns des autres.
– Une vision holistique de l’homme, prenant en compte autre chose que son seul corps physique, en l’occurrence également ses dimensions vitale, émotionnelle, mentale et spirituelle.
– La reconnaissance que nous faisons partie d’un Grand Tout dont nous sommes indissociable.
– Une vision de la vie et de l’être humain non dogmatique, non religieuse et non sectaire, qui vise à ce que chacun devienne pleinement autonome et responsable de sa vie.
– La faculté de s’émerveiller comme savent le faire les petits enfants !

Respirer, bouger et chanter constituent les axes dominants des Cercles de Conscience, ils nous permettent à la fois de libérer toutes sortes de tensions, de procéder à de grands nettoyages corporels et à nous alimenter en énergie. Notre état énergétique est le garant de notre bien-être et de notre santé, il est fondamental d’y être attentif. Les différentes disciplines que nous pratiquons dans les Cercles : rebirth, yoga du son, danse, chamanisme, marche en conscience, relaxation, méditation, partage verbal, activités en co-création et d’autres encore, visent toutes à renforcer notre potentiel vital, à accéder à une vie plus joyeuse et plus porteuse de sens.

Dans cet art de vivre et d’approcher le plus possible la pleine conscience, le souffle occupe une place de choix puisqu’il est présent à chaque moment de notre vie, il est donc important d’en prendre grand soin. Je choisis le plus souvent possible, pour mes stages, des lieux situés dans un cadre naturel exceptionnel, des endroits inspirants et hautement énergétiques où nous pouvons exprimer notre souffle librement dans sa toute puissance et recevoir en retour tous les bienfaits de l’Univers dans lequel nous évoluons.

Ainsi, les trois stages annuels d’été se déroulent depuis de nombreuses années dans des lieux vraiment privilégiés du Midi de la France, des endroits que je connais bien et qui sont particulièrement propices au ressourcement. Nous associons légèreté et profondeur, ambiance de vacances et évolution personnelle au menu de chacun de ces stages, chacun possédant sa coloration et sa respiration propre …

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Vous êtes bien Vivant !

La respiration pratiquée en conscience est une porte royale ouverte vers de nouveaux horizons intérieurs, là où il fait bon vivre…

C’est à cette rencontre exaltante que je vous convie dans mes stages, à découvrir ce plaisir de respirer à pleins poumons, à vous émerveiller, à vivre des instants de joie et de sacré, et à vous reconnecter à la magie de la vie !

Je vous propose maintenant de prendre deux minutes, deux minutes de vrai plaisir à respirer, après avoir lu les quelques lignes qui suivent. Les yeux fermés, portez votre attention dans l’espace de votre cœur, cet espace dans lequel tout peut être résolu. Inspirez et expirez paisiblement par le nez. Prenez conscience du balancement de l’air qui pénètre dans vos narines et qui en ressort … Sentez la manifestation de cette énergie dont l’Univers vous gratifie … Vous êtes bien Vivant !

Luc Enaut : Praticien en Rebirth, Coach de Vie, Praticien en PNL
et Organisateur de stages de Bien-Être

Infos : www.rebirth-france.com

Toutes les cultures ont fait une part au jeûne

 

Hippocrate disait déjà que pour soigner les petits maux il valait mieux jeûner que de prendre des médicaments. Socrate disait que le jeûne le rendait plus efficient et Pythagore imposait à ses disciples un jeûne de 40 jours avant de les accepter dans son école. Tous les grands spirituels Moïse, Jésus, Mahomet, Bouddha ont jeûné et trouvé dans le jeûne une aide dans leur développement spirituel. C’est ainsi que la religion catholique a institué le carême comme étant une période de 40 jours de jeûne en souvenir des 40 jours de jeûne que le Christ avait fait dans le désert avant sa mission. L’Islam recommande à ses fidèles de suivre le Ramadan en souvenir du jeûne du prophète. Toutes les cultures ont fait une part au jeûne que ce soit pour guérir les maladies, pour se connaître soi-même, pour entrer en contact avec l’invisible, ou même pour se préparer à des compétitions sportives.

Quels sont donc les vertus du jeûne, qui permettent son intégration dans des domaines si divers? Comment expliquer ce retour en force d’une aussi vieille tradition?

LE JEUNE

La méfiance par rapport à la médecine allopathique suscite de nouvelles approches.

Il y a environ 30 ans, dans la plupart des pays d’Occident, on a « déclaré la guerre » au cancer et il était clair qu’en l’espace d’une dizaine d’années ce petit problème de santé serait enfin résolu pour le plus grand bien de l’humanité. Malheureusement en 2016 il n’y a pas encore vraiment de solution, au contraire : les maladies de civilisations comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type II ne font qu’augmenter. Si l’espérance de vie dans nos pays a considérablement augmenté dans les dernières décennies l’espérance de vie en bonne santé n’a pas augmenté dans les mêmes proportions, l’écart entre les deux est même surprenant. On peut vivre en moyenne 79 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes mais on ne doit pas espérer vivre en bonne santé au-delà de 64 ans!! Un autre facteur est venu aussi entamer la confiance dans la médecine, plusieurs scandales ont éclaté suite à l’utilisation de médicaments dont les effets secondaires se sont parfois révélés mortels alors que leur efficacité n’était, de plus, pas vraiment prouvée. La méfiance vis-à-vis d’une certaine médecine, coincée entre les appétits financiers des groupes pharmaceutiques et les coupes budgétaires de l’État, n’a fait que croître.

Ce n’est pas un fait nouveau. Depuis toujours les gens ont essayé d’autres méthodes lorsque la médecine n’offrait pas de solution, le jeûne étant l’une d’entre elles. C’est ainsi que les pionniers du jeûne dans nos pays ont décrit leurs expériences de guérison depuis déjà longtemps ; mais jusqu’à maintenant leurs voix avaient été étouffées par la pensée dominante, tentant de nous persuader de la toute-puissance de la médecine. Quand en 1880 le docteur Tanner annonça qu’il allait jeûner pendant 40 jours à New York pour montrer que ce n’était ni dangereux ni infaisable, les médecins l’ont mis en garde car il n’y survivrait pas. 40 jours plus tard, après que Tanner soit toujours en vie, ils ont alors décrété que c’était un cas particulier non généralisable. Et l’expérience de Tanner a sombré dans l’oubli… Le but de Tanner était de convaincre la médecine scientifique de s’intéresser au jeûne. Il n’y parviendra pas.

1Un demi-siècle plus tard le naturopathe Herbert Shelton (1895-1985) va être l’un des grands propagateurs du jeûne. En se cachant des organes officiels il va superviser dans son école du jeûne – en fait une clinique de jeûne – plus de 35000 jeûnes. 
Son approche est aussi scientifique que possible, compte tenu des moyens de l’époque. Il a essayé de comprendre les mécanismes à l’œuvre pendant la privation de nourriture par l’observation des très nombreux cas qu’il a supervisés. Il rapporte aussi plusieurs études faites sur des animaux morts d’inanition. (voir graphique)

Il met en lumière le fait que l’absence de nourriture ne provoque pas une déroute en pagaille de l’organisme mais une retraite en bon ordre. Ceci est une information capitale. Si les organes vitaux comme le cerveau ou le cœur sont préservés jusqu’au bout, c’est que l’organisme sait gérer le jeûne. Dans nos gènes un programme est inscrit pour survivre aux périodes de disette sans porter préjudice au fonctionnement général du corps. Le jeûne est un mode de fonctionnement normal du corps!
Malgré ses précautions pour dissimuler le fait qu’il soigne des malades, Shelton fera plusieurs séjours en prison – pour exercice illégal de la médecine – et finira ruiné par un procès. Mais c’est de lui que s’inspireront tous les promoteurs d’une autre manière de se guérir. En particulier Albert Mosséri sera l’un de ses disciples et il créera en 1960 la « Maison de l’hygiène naturelle » en France pour divulguer la pratique du jeûne hygiéniste.

Un changement dans les mentalités s’opère dans les dernières décennies.

Dans les dernières décennies du 20ème siècle le mouvement écologique va prendre de l’ampleur. Les progrès dans la connaissance des mécanismes du vivant vont peu à peu montrer que les processus sont beaucoup plus complexes que l’on pensait et qu’il est plus raisonnable de laisser ces nombreuses interactions agir librement que d’intervenir dans des équilibres très fragiles. Ce retour au naturel va soutenir les promoteurs du jeûne.

A partir des années 1990 le jeûne va se développer en France sous l’influence du jeûne médical institué par le Docteur Büchinger en Allemagne. Contrairement au jeûne hygiéniste qui prône une diète stricte (seulement boire de l’eau) le jeûne Büchinger permet l’absorption d’un peu de jus de fruits et de jus filtré de légumes, soit un apport calorique d’environ 250 kcal (besoin journalier environ 2000 kcal.). Cette méthode plus douce mais qui apporte les mêmes bienfaits va être popularisée par les époux Bölling dans la Drôme où ils vont ouvrir un centre de jeûne pour la remise en forme. Depuis presqu’une cinquantaine de centre de jeûne se sont créés en France et accueillent par an plus de 5000 personnes. On est encore loin de la pénétration du jeûne en Allemagne. On estime à 15% le nombre de personnes ayant fait un jeûne chez nos voisins, c’est-à-dire environ 1,5 millions de personnes! Parallèlement la consommation de médicaments est deux fois plus importante en France qu’en Allemagne! Un français avale en moyenne 4 pilules par jour! Y a-t-il une corrélation entre la consommation de médicaments et la pratique du jeûne? Ou bien simplement un plus grand pragmatisme de l’autre côté du Rhin: ce qui guérit, guérit, et doit être pris en compte. Il y a deux cliniques, en Allemagne, proposant des cures de jeûne pour soigner des malades, la clinique Büchinger et un département de l’hôpital de la Charité à Berlin. Plusieurs centaines de malades y sont soignés chaque année.

Devant les très nombreuses observations indiscutables, des chercheurs de tous horizons se sont intéressés ces dernières années à décrypter ce qui se passait dans notre organisme pendant une diète.

Et là les chercheurs sont allés de découverte en découverte. Les hygiénistes pensent que l’arrêt de l’alimentation favorise l’élimination. L’organisme à un moment donné n’a à sa disposition qu’une certaine quantité d’énergie, qu’il essaye de gérer au mieux. Donc une pause dans l’alimentation permet à l’organisme de rediriger son énergie vers la fonction d’élimination. C’est ainsi que le jeûne guérit la plupart des maladies. Cette optique n’est pas complètement fausse mais les recherches de ces dernières années ont montré beaucoup plus.

L’étude du jeûne apporte un autre regard sur les méthodes de guérison.

Faisons un peu de biologie:
Le glucose est le carburant de notre organisme. Sa dégradation dans le cycle de Krebs fournit l’énergie dont ont besoin nos cellules. En temps normal l’apport de glucose est assuré par l’alimentation. Mais pendant le jeûne d’autres réactions chimiques vont prendre le relais. Après environ 15 heures, les réserves de glucose étant utilisées, les graisses vont être dégradées dans le foie pour produire les corps cétoniques qui vont soit s’intégrer dans le cycle de Krebs soit être directement utilisés par les organes notamment le cœur et le cerveau. Ces phénomènes biochimiques ont commencé à attirer l’attention des chercheurs tant aux Etats Unis qu’en Allemagne en Autriche et en Russie.
Au National Institut of Aging à Baltimore les recherches ont montré que les corps cétoniques protégeaient les cellules nerveuses et activaient les facteurs essentiels à l’apprentissage et à la mémoire. De plus ils ont montré que le jeûne permettait la création de cellules nerveuses à partir de cellules souche du cerveau. Les applications dans les cas d’Alzheimer ou de Parkinson semblent très prometteuses.

Par ailleurs, ce changement profond de fonctionnement de l’organisme, influence considérablement le métabolisme. Certaines hormones comme les hormones de croissance diminuent d’autres au contraire vont être sécrétées en plus grande quantité. Le microbiote intestinal va se transformer complètement car une bonne partie des bactéries qui le composent vont disparaître. Le système immunitaire qui est largement influencé par le microbiote va pouvoir se reconstituer plus sainement. C’est cette combinaison de phénomènes qui permet à l’organisme de combattre de nombreuses maladies, surtout les maladies de type inflammatoires ou auto-immunes comme la sclérose en plaques, l’asthme, la névrodermite, les allergies, le diabète de type II.

Et le jeûne est aussi une cure de rajeunissement. L’organisme va se nourrir de lui-même, ce qu’on appelle l’autolyse. Les cellules vont commencer à recycler leurs déchets. Au cours de la vie les déchets biochimiques s’accumulent dans les cellules, protéines déformées, organismes cellulaires abimés. Les lysosomes vont littéralement démonter ces déchets en acide aminés primaires qui vont pouvoir être réutilisé par l’organisme.
Dans l’ordre, le corps élimine tout ce qui lui pèse, puis ce dont il n’a pas besoin, puis ce qui le dérange et enfin tout ce qui le rend malade. Le professeur Madeo de l’université de Graz considère le jeûne comme le seul bouton de remise à zéro que l’on possède, « le big reset ». Mais cette fonction d’autolyse est freinée par la production d’insuline dès que l’on s’alimente. La pause alimentaire s’avère un facteur stimulant l’élimination. Le jeûne intermittent ou mini-jeûne, qui consiste à ne pas manger pendant 16 heures par jour – par exemple de 8 heures du soir jusqu’à midi le lendemain – permet aussi un nettoyage efficace. Des chercheurs californiens ont fait une expérience instructive. Ils nourrissent des souris avec une nourriture très riche en sucre et en graisse et ce à volonté pendant toute la journée. Comme prévu les souris deviennent grosses et présentent les symptômes de diabète et d’inflammation. Le deuxième groupe reçoit la même quantité de nourriture mais seulement 8 heures par jour. Les animaux demeurent minces et en bonne santé.

D’autre part, la même équipe a démontré qu’une substance répartie dans toutes les cellules du corps mais principalement dans le sperme, d’où son nom spermidine, active ce processus de nettoyage cellulaire. Les tests effectués sur divers types d’animaux annoncent des résultats prometteurs, tous les animaux vivent plus longtemps.

Même le cancer … ?

Les résultats les plus intéressants à court terme semblent être ceux du docteur Longo en faisant jeûner des souris puis en les soumettant à une chimiothérapie. Il s’est aperçu que les souris qui jeûnaient, étaient beaucoup moins impactées par les effets secondaires de la chimiothérapie que les souris qui ne jeûnaient pas. Leur taux de mortalité était très inférieur à celles qui mangeaient normalement, qui toutes succombaient aux traitements. La simplicité de cette méthode – deux jours de diète avant la chimiothérapie et un jour après – a déjà poussé certains patients malades à pratiquer ce sevrage, sans attendre la mise en place de protocoles officiels. Leurs témoignages sont impressionnants.

Frugalité, renoncement aux sucres et aux protéines animales sont les garants d’une bonne santé et d’une longue vie, conseillait le Dr. Kousmine. Les travaux du Dr. Longo et d’autres chercheurs le confirment.
Mais le jeûne n’est pas qu’un ensemble de réactions biochimiques que l’on pourrait déclencher par quelque pilule. Il met en jeu beaucoup d’autres aspects, en particulier psychologiques ou spirituels.

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Le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique.

Résister aux incitations incessantes des spots publicitaires pour des plats préparés ou des sucreries est de l’ordre de l’héroïsme ! Dans notre société de consommation arrêter de consommer relève du boycott, de la rébellion ! Mais la rébellion est quelque chose de très positif en soi, c’est l’affirmation de soi. L’affirmation de sa propre responsabilité ! A la fin des jeûnes on voit sur le visage des participants une certaine fierté, fierté d’avoir tenu bon mais aussi fierté d’être redevenu maître de soi-même. 

En effet ce n’est pas un soin que l’on reçoit, c’est une chose que l’on doit faire soi-même pour sa santé. Je ne peux pas jeûner pour quelqu’un d’autre. Ceci implique un engagement de la personne.Prendre un médicament, c’est laisser une substance étrangère régler notre problème de santé, symboliquement c’est confier la responsabilité de nous guérir à un corps étranger. Mettre en œuvre des processus de guérison naturels n’est pas extérieur à soi c’est au contraire le moi intime qui entre en jeu. 
Enfin bien sûr le jeûne est toujours une pause qui permet un redémarrage sur des bases différentes. Quand on a réussi à ne pas manger du chocolat ou ne pas boire du café ou simplement ne pas grignoter des sucreries toute la journée, on est capable de prolonger l’expérience en dehors du jeûne. Si l’on a réussi pendant une semaine, pourquoi ne réussirait-on pas plus tard ? Le jeûne apporte un recul par rapport à ses habitudes mais apporte aussi la preuve que le changement est possible et plus facilement réalisable qu’on le pensait. 

C’est pourquoi le jeûne est beaucoup plus qu’un simple jeu biochimique.

Le jeûne n’est pas toujours une partie de plaisir. La désintoxication produit aussi des sensations peu agréables quand l’élimination est très forte, maux de tête, maux de ventre, malaises divers. Pendant le jeûne on ne prend pas de médicaments il faut donc supporter ces petits désagréments. Habituellement, au moindre malaise, on exige un soulagement immédiat. Pendant le jeûne, il faut supporter et patienter. Deux choses inhabituelles pour la plupart d’entre nous, mais qui nous ramènent à la réalité de notre corps. La privation de nourriture nous fait prendre conscience de notre corps et découvrir à quel point c’est une machine merveilleuse, mais nous fait prendre aussi conscience de sa fragilité et de sa vulnérabilité. L’absence de nourriture nous fait effleurer la mort pour mieux nous ramener à la vie. Ce thème mythologique se retrouve dans nombre de traditions. Jeûner est une catharsis.

Nourri différemment par les corps cétoniques, le cerveau travaille différemment. Les sens sont plus aiguisés, l’attention est plus présente, on est davantage dans la perception que dans ses pensées. L’organisme tend à limiter les dépenses inutiles d’énergie, par exemple la sexualité est indubitablement mise en veilleuse. Apparemment, il en est de même pour toute cette activité mentale inutile qui nous accompagne en permanence, laissant ainsi la place à une manière d’être que les jeûneurs expriment par calme, enthousiasme, euphorie, sérénité.
Le jeûne facilite l’appréhension d’une dimension plus profonde de l’existence, que le stress et l’habitude de la vie quotidienne nous permettent peu de mesurer. Toutes les traditions spirituelles ont utilisé le jeûne pour aider leurs adeptes à avancer un peu plus sur le chemin de la connaissance.

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Une cure de jeûne est un tout et le cadre est important.

Pour permettre de vivre le jeûne avec toutes ces facettes, nous proposons les stages dans un cadre magnifique sur les bords de la montagne bourbonnaise, avec à l’horizon les volcans d’Auvergne.

La grande maison et ses dépendances, au milieu des 10 ha de prés et de forêts, vous offrent un confort douillet et la possibilité de trouver le calme et la détente.
Le jeûne est un moment de rupture. Rupture de l’alimentation mais aussi rupture de ses habitudes, du stress, de son environnement … pour permettre à autre chose d’émerger.

 

Nous privilégions le jeûne en groupe, qui laisse éclore l’opportunité de s’aider les uns les autres dans la difficulté et de partager les rires, les expériences ou les sentiments de bonheur. Redécouvrir cette entraide dans une phase de vulnérabilité est quelque chose de touchant qui redonne confiance dans les autres et aussi confiance en soi-même. Recevoir, donner, appartient aussi à un stage de jeûne.

Jean-Pierre Jamet
La Sylveraie
Lieu-dit Le Leziau
F-03270 Busset
Tél. : 04 70 41 03 81
Plus d’informations : 
www.jeune-detox.fr

LA BIODIVERSITE EN PERIL

 

 

Saviez vous que le choix des variétés de légumes s’est considérablement réduit, au détriment des variétés anciennes, condamnées à disparaître ?

 

Des milliers de variétés de pommes de terre connues en Europe, des centaines cultivées autrefois en France, quelques dizaines offertes aujourd’hui sur les marchés, moins de dix dans la grande distribution. Même chose pour les tomates, les carottes, les haricots ou les fraises. Pourquoi une telle perte dans la diversité des goûts ? De la faute des consommateurs, qui ne sauraient plus reconnaître les différences et la multiplicité des usages ? Certes l’achat en grande surface, qui offre toute l’année, la même tomate, au même calibre, de la même couleur, avec la même absence de goût et de qualité nutritive, a fait perdre au  » client  » l’art de choisir ce qu’il aime et comment il peut l’accommoder. En effet la pomme de terre  » King Edward « , la reine de la purée, sera trop farineuse pour une salade, alors que la  » Corne de Gatte  » en rondelles fera les délices des entrées automnales.

 biodiversité en péril

Pourquoi a-t-on fait disparaître les variétés paysannes ?

C’est la conjugaison de plusieurs facteurs, mais tous avaient le m^me but : accroître la productivité et la rentabilité de la filière agroalimentaire. Les supermarchés (grandes et moyennes surfaces) dépendent de trois ou quatre centrales d’achat, qui commandent aux coopératives des grosses quantités du même produit : chaque maraîcher- adhérent ne peut produire que ce qu’on lui commandera ; d’où restriction de la diversité de l’offre pour répondre à ce commerce hyper centralisé.

Mais aussi il faudra produire rapidement, le plus longtemps possible, un produit identique et évidemment au moindre coût. Oubliés les aléas du terrain, du climat, l’habileté du maraîcher, il faut des légumes capables d’être cultivés partout, en tout temps. On crée donc des variétés pour cela, mais comme il n’existera jamais un végétal capable de s’extraire des influences pédoclimatiques, alors on le cultivera dans un milieu artificiel à force d’engrais, de traitements et d’énergie fossile. Les variétés modernes devront donc être adaptées à l’agriculture industrielle. Les variétés de pays – il existe une multitude de pays -, sont inadaptable à cette agriculture dénaturée et devront donc disparaître. Pour accélérer ce processus, on met en place une réglementation qui favorise les unes au détriment des autres.

 

Le catalogue officiel des variétés cultivées

La première étape consistera à éliminer les variétés de terroir, rustiques, économes, mais réservées à une vente de proximité, en circuit court. Le catalogue officiel apparaît dans les années 50, dans un souci à l’époque, légitime. En effet, beaucoup de variétés portaient dans des régions différentes, des noms différents (synonymie) alors qu’au contraire des variétés différentes (ou proches) portaient le même nom (homonymie). Il fallait classifier tout cela, pour faciliter la circulation des semences entre les différents régions, car auparavant, avec les hommes, les graines circulaient peu et lentement, uniquement par l’échange de proximité, sauf quelques catalogues de semenciers. Il devint nécessaire de donner une garantie d’authenticité à un utilisateur lointain. Cela fut la fonction initiale du Catalogue Officiel. Mais rapidement les gestionnaires de cette liste de variétés connues tentèrent de mettre  » bon ordre  » dans cette profusion végétale. Les premières listes, par espèces, éliminèrent d’abord les variétés à très faible diffusion, mal connues, mal décrites : la moitié des variétés cultivées en France devinrent alors illégales. Le reste fut placé comme  » variétés du domaine public « , prises en charge par l’Etat. Mais la reprise en main continua, vendre une variété du domaine public rapporte peu, car soumise à la libre concurrence alors que les variétés d’obtention sont plus avantageuses aux semenciers. Le catalogue éliminera donc toute variété du domaine public dont aucun mainteneur (les semenciers) n’assurera la multiplication.

L’Etat brade ainsi le patrimoine public : En 40 ans, 90% des variétés classés du domaine public ont disparu du Catalogue Officiel. De plus, les gestionnaires du Catalogue (les grands semenciers et ceux qui travaillent pour eux) ont introduit à coté de la description (appelée  » distinction « ) des critères d’homogénéité et de stabilité. Fini donc les variétés populations qui comportaient, à l’intérieur d’une dénomination, une variabilité qui permettait l’adaptation aux variations climatiques et aux déplacements.

Homogène et stable, cela signifie figé dans le temps et l’espace, mais aussi lié à une méthode de culture, le plus souvent faisant appel aux béquilles chimiques. Les variétés nouvellement inscrites aux catalogues deviennent de moins en moins rustiques et leur faiblesse rend hypothétique la reproduction de leurs semences par les maraîchers et les jardiniers. Peu durables dans le temps, il faut sans cesse les renouveler, donc acheter de nouvelles variétés au seul profit du semencier qui vend toujours plus cher ses nouvelles obtentions. Au contraire, les anciennes variétés, dont la conservation de la qualité de la semence était un critère de sélection, permettent de les réutiliser sur des temps longs, même si parfois il faut les régénérer en les cultivant dans d’autres conditions 
(en altitude par exemple).

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Les soi disants  » hybrides F1 « 

Comme il est difficile de contrôler la reproduction des êtres vivants, et qu’un jardinier peut toujours avoir l’idée de faire ses propres semences, les industriels de la semence et leurs chercheurs ont créé les hybrides F1. On a toujours inventé de nouvelles variétés, appelées abusivement  » hybrides  » car un véritable hybride botanique est le croisement entre deux espèces. Par exemple, en croisant deux variétés de carottes, l’une jaune de bon goût, l’autre rouge tardive, pour parvenir à stabiliser les critères rouge, de bon goût et tardive, il fallait plusieurs générations de sélection. Aujourd’hui, grâce aux biotechnologies, on fabrique en grande quantité, par des fécondations dirigées, des semences de première génération qui possèdent les qualités attendues (réelles ou inutiles !).

Mais si le paysan économe veut refaire sa semence après récolte, alors là, impossible avec les F1 ; car à la seconde génération il diluera dans les descendants les gènes de leurs qualités supposées. Pas de réutilisation de semence possible, monopole de la transmission des gènes par le semencier, à qui l’on devra chaque année, racheter des graines au prix fort. Consituant ainsi un marché captif et obligatoire ( par l’inscription au Catalogue).

Ces vingt dernières années, sur le Catalogue Officiel, on est passé de 20% d’hybrides F1 à 80% et, pour certaines espèces, à 100%. Il n’y a plus le choix, agriculteur bio ou pas, il faut acheter les variétés adaptées à l’agro-industrie.

 

Alors que faire ?

La sélection, la conservation et la diffusion des graines, tubercules et plants, étaient des pratiques traditionnelles indispensables à la vie paysanne et à l’autonomie alimentaire. Aujourd’hui nous sommes confrontés à la perte de ces savoir-faire et au désengagement de l’Etat dans la sauvegarde et le maintien du patrimoine génétique. Nous devons nous réapproprier ces connaissances et usages pour conserver, multiplier et consommer librement ces plantes qu que l’industrie agroalimentaire élimine.

Heureusement, une poignée de semenciers (biologiques pour la plupart) et quelques jardiniers passionnés ont conservé ce patrimoine vivant. Cette action d’inventaire de ce qui est à sauver doit être prises en charge par la collectivité publique car ce bien inaliénable doit rester un patrimoine collectif des communautés paysannes.

Ces variétés du domaine public doivent être l’objet de programme de sauvegarde régionaux en lien avec les communautés rurales qui les cultivent ou les ont cultivées. L’action de sauvegarde, inscrite dans la directive européenne 98/95/CE sur les variétés de conservation, doit être relayée au niveau local par des aides à la maintenance pour la diffusion des variétés de terroir ( maintenance assurée par des semenciers, des groupements de paysans ou de jardiniers). La diffusion de ces variétés décrites et inscrites gratuitement sur des listes régionales doit être libre ainsi que leur commercialisation à condition de respecter des règles sanitaires et d’authenticité adaptées à ce type de variété (variété – population, ni homogène ni stable, pour une agriculture à faible intrant). L’échange de don, l’expérimentation restant libres , seul le commerce sera soumis à cette réglementation assouplie. Il est temps que la loi évolue pour permettre aux agriculteurs de continuer leur travail d’adaptation et d’amélioration.

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Il est urgent d’assouplir la réglementation

Il est temps que la recherche scientifique reconnaisse la valeur du travail traditionnel des communautés paysannes, réintroduisant ces variétés anciennes dans les programmes d’évaluation et de sélection ; et qu’elle le fasse en collaboration avec les paysans qui les cultivent. Mais il faudra surtout reconnaître que pour une agriculture nourricière et économe, il faut des variétés adaptées aux conditions pédoclimatiques locales.

Donc, qu’il y a nécessité à une plus grande diversité dans les champs et les assiettes. Le catalogue officiel est fait pour les variétés industrielles. A coté de lui, une autre liste, avec une procédure d’inscription simplifiée et gratuite, soumise à d’autres critères pour une production paysanne, artisanale ou jardinière doit être ouverte. Mais avec des moyens publics pour assurer la conservation, la maintenance et la diffusion de ce patrimoine commun.

En plus de cela, le travail de sélection dans les champs doit être reconnu et faciliter par le libre-échange des semences, sans réglementation, si ce n’est le respect des règles sanitaires et le non-commerce. Le droit de faire sa semence doit être étendu de l’individu à la communauté rurale car un paysan, un jardinier peut être dans ce cas fournisseur d’un groupe et rémunéré par lui à ce titre.

Comme toujours, les réglementations orientent vers l’uniformisation de l’offre, la restreignant à ce que propose les lobbies et les puissants Des variétés d’obtenteur, nous sommes passés à aux  » hybrides F1  » des labos de recherche pour arriver maintenant aux OGM réalisés par quelques firmes internationales. Si nous ne voulons pas connaître une agriculture où il ne subsisterait que 3 ou 4 variétés par espèces, détenues par les monopoles de l’agrochimie, il nous faut obtenir rapidement une modification en profondeur de la réglementation français et européenne qui interdit la biodiversité dans les fermes et les jardins.

 

Christian Sunt

Président de l’association  » fruits oubliés « , 
Vice-président du réseau Semences paysannes

LE PAIN VIVANT

 

 

Un bon pain, ce n’est pas seulement des ingrédients de qualité, c’est aussi une méthode de fabrication qui respecte la vie, tout en douceur, tout en lenteur.

Un chapitre de « la diététique du tao «  est consacré au pain, où nous déplorions ce que le pain est devenu, c’est à dire un produit pratiquement mort, qui ne peut plus du tout être considéré comme un apport de sucres lents. Un grand merci à Jean Kircher, auteur de cet article , qui redonne au pains ses lettres de noblesses, et va même jusqu’à utiliser les cristallisations sensibles pour la fabrication de ses pains.Laissons donc parler l’expert…

 

 pain vivant

L’industrialisation de l’alimentation moderne a fait perdre sa place d’aliment au pain : il est devenu un support, voire un gadget de table. A force de marketing, une grande confusion s’est installée jusqu’à ne plus différencier ce qui est bon de ce qui est seulement beau.

Sur le plan de l’indice glycémique, de la digestibilité, des arômes et du goût, le pain est trop souvent d’une insipidité et d’une banalité à pleurer et il ne reste que le label bio pour redonner au consommateur l’envie de s’intéresser à nouveau à cet aliment.

Et pourtant, la pain vivant existe et il y a même une méthode pour analyser sa qualité de vie. Un pain vivant est bon, savoureux et goûteux. S’il est mort, il se transforme en sucre rapide sans goût, il est indigeste et provoque des brûlures d’estomac., il ne se conserve pas, il est devenu minéral.

 

Trois compétences

Le pain vivant est la conséquence de plusieurs savoir-faire : celui du céréalier, celui du meunier, celui du boulanger. L’association de ces trois compétences conduit à un pain qui basé sur un bon équilibre farine-eau, pétri doucement, fermenté naturellement en longue durée aux bonnes températures, cuit sur pierre, réconcilie la bonne valeur nutritionnelle avec le plaisir en bouche.

Ce pain-là révèle des arômes de beurre, de noisette, de foin, de miel, de caramel et autre subtilités. Ce pain-là, croustillant à souhait avec une belle mie crème et bien alvéolée, est un véritable aliment vivant.

 

Mesurer la vie

Pour mesurer cette vie, on utilise la cristallisation sensible. Cette méthode, pensée par Rudolf Steiner est mise au point par son disciple Ehrenfreid Pfeiffer, permet de constater visuellement qu’un blé, une farine, ou un pain peuvent être morts, stériles, neutres, vivants, dynamiques…

La méthode consiste à cristalliser la matière vivante d’un aliment en liant une certaine forme de protéine avec du chlorure de cuivre qui en laissant s’évaporer l’eau, laisse une image cristalline du produit. A l’analyse finale on peut visuellement constater que l’aliment est vivant ou mort, en phase d’évolution ou en phase de minéralisation, actif ou passif, yin ou yang, fort ou faible.

Là ou cette méthode est passionnante c’est quand on fait le rapprochement entre les différents stades de l’analyse et de la perception organoleptique du pain. Croûte croustillante ou molle, grigne (1) marquée ou lisse, mie serrée ou alvéolée, mâche (2) franche ou élastique, goût identifié ou fadeur extrême et absence de plaisir. Ce pain vivant n’ a évidemment rien à voir avec ces pains spéciaux modernes bourrés d’enzymes, d’émulsifiants, d’exhausteurs de goût, d’arômes synthétiques et autres acidifiants.

l ne se compare pas non plus avec certains pains bio fabriqués à partir de blés mal cultivés, mal nettoyés, matraqués dans des moulins-broyeurs et panifiés par des boulangers certes passionnés mais malheureusement peu informés de cette méthode peu respectueuse de la vie.

Le bon pain éloigne le médecin ! Oui mais seulement le pain vivant car l’autre fait partie de la malbouffe de notre temps.

Jean KIRCHER

Jean Kircher pratique la cristallisation sensible pour la fabrication de ses pains

1 Grigne : fente pratiquée sur le pain par le boulanger
2 Mâche : terme technique désignant la consistance du pain une fois mis en bouche.

Retrouver d’autres articles passionnants sur la pain sur le sire de Jean Kircher

www.pains-tradition.com

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INTOLERANCE ET ALLERGIE AU PAIN !

Ce phénomène s’accentue d’année en année et les causes en sont multiples :

1) Les ingrédients correcteurs utilisés en boulangerie :

  • de plus en plus d’ingrédients chimiques dont l’innocuité toxicologique n’est pas toujours prouvée et qui souvent, sont allergènes(par exemple : E102, E110, E330…)

de plus en plus d’enzymes cultivés sur base OGM et non soumis à déclaration (pas de code E)

 

  • et qui sont nettement allergènes
  • de plus en plus de gluten rajouté ce qui accentue encore la sensibilité des gens plus ou moins atteint de la maladie de coeliaque.

2) Les céréales de base :

  • depuis 30 ans la sélection génétique a produit des blés et des seigles dont les objectifs ont été d’être plus riches en protéines, plus résistants, plus productifs, et produisant des tiges plus courtes. Pour y arriver, la nature a été de plus en plus déviée de ses règles et nombre de produits chimiques nouveaux ont été mis à contribution (rétrécisseurs, herbicides, engrais etc…)
  • L’élévation du taux de protéines est particulièrement influent dans les intolérances au pain car plus de protéines signifie plus de gluten…

3) La panification :

La digestibilité d’un pain est dépendante de son niveau de fermentation. Plus une pâte fermente, plus les sucres sont consommés, plus l’index glycémique baisse et plus le pain est digeste.Une bonne fermentation se déroule idéalement entre 22 et 25°Or, les fabrications industrielles font l’impasse sur ces phases de fermentation :

le pointage (la première fermentation après le pétrissage) est souvent réduit car il fragilise la pâte ce qui a pour conséquence des collages sur les lignes de fabrication.

l’apprêt (la deuxième fermentation après le façonnage) provoque le même effet et surtout risque de faire perdre du volume et diminuer la grigne du produit final.

la mise en œuvre d’une fermentation contrôlée ne change pas grand chose car la mise au froid ralentit voire bloque ladite fermentation : le résultat est très limité. L’artisanat moderne et l’industrie ont beaucoup favorisé cette dernière technique de fermentation « ralentie »: ça marche, mais il en résulte un goût uniformément acide des pains. C’est un peu comme si tous les jambons étaient fumés: heureusement il existe aussi des jambons séchés à l’air comme le Parme, le Sérano ou le Bayonne!Comme pour la fève de cacao, le fromage ou le vin, la fermentation est une des phases clé qui influencent profondément la qualité du produit fini.

Notre monde moderne nous a malheureusement trop habitué à confondre technique et marketing et nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Petit fruit aux perles de rubis

 

La Grenade, grenadine, qui ne s’est pas un jour désaltéré avec un verre de grenadine, sirop à l’origine à la base de pulpe de grenadine. De nos jours malheureusement le pourcentage de grenade dans les sirops vendus dans le commerce est quasiment inexistant.

Je me suis intéressée à ce petit fruit il y a peu, lorsque j’ai eu la chance de recevoir de la part d’une amie un petit panier de fruits exotiques dans lequel se trouvaient entre autres trois grenades. Je n’avais jamais eu l’occasion d’en manger. Bien évidemment je savais à quoi cela ressemblait, mais le goût, la texture m’étaient inconnus. La première cuillère de ces petites perles couleur rubis a été pour moi une envolée de saveurs de quoi mettre les papilles en folie.

Je me suis également penchée sur les vertus et les bienfaits que pouvait avoir la grenade. Vous allez voir ci-dessous que c’est encore une fois un don de dame nature.

1 rubis

La petite histoire de la grenade

La grenade serait originaire de Turquie et d’Iran. Le grenadier fait partie des premiers arbres à avoir été domestiqués par l’homme environ 2000 ans avant notre ère. Les Phéniciens l’ont importé lors de la fondation de Carthage. Tout comme les figues, les dattes et les olives, la grenade est un fruit du pourtour méditerranéen.

Des vases en forme de grenade furent retrouvés par des archéologues à Chypre, et en Égypte où les grenades étaient données en offrande funéraire, des restes de grenades ont par ailleurs été retrouvés dans un tombeau datant de l’époque de Ramsès II.

Des graines de grenade furent également découvertes dans l’épave d’un navire datant de l’époque de bronze à Ulu Burun (classé site archéologique sous-marin, qui fait l’objet de fouilles depuis 1984) au large de la Turquie près de Kas. En effet plus de 1000 graines de grenade se trouvaient dans des amphores chypriotes.

La richesse des produits de la Terre
Tous les produits de la Terre, fruits et légumes ont des propriétés qui vont bien au-delà des valeurs gustatives mais également de très nombreuses valeurs bénéfiques à la santé et au mieux-être.
Pour en bénéficier, il est important de choisir des produits « bio » dans la mesure du possible, sans pesticides, ni insecticides, non OGM. Ils doivent surtout être préparés en conscience, et avec amour. S’ils sont cuisinés, le micro-onde est à proscrire. En effet le micro-onde tue la vie présente dans les aliments. Il en résulte des produits « morts » sans aucune valeur énergétique.
La pharmacopée connue de tous, n’est qu’une pâle imitation de ce nous offre la Nature.

On retrouve représenté sur certains bas-reliefs du temple de Karnak (en Égypte), sur des mosaïques byzantines à Qasr el-Libia en Lybie, un arbre de vie au-dessus de deux pintades et la grenade représentée sur des sculptures assyriennes.

Le grenadier fut introduit en région méditerranéenne au VIIIe siècle par les Arabes en Espagne plus précisément en Andalousie ou le climat était très propice à la culture et où elle fut abondamment cultivée et la ville de Elvira sera rebaptisée Grenade au XI siècle par Zawi ibn Ziri, premier roi de la dynastie Berbere-Ziris. (1012-1090).

Ce fruit grâce à son épaisse écorce qui la protégeait du dessèchement était un aliment de base des caravaniers. Son jus désaltérant et nourricier était très apprécié. On retrouve sa trace dans des documents anciens.
La grenade était très connue en Allemagne notamment dans la ville de Constance. Hildegarde de Bigen en fait également état dans ses livres

 2 symbole

Symbolique de la grenade à travers le temps

Dans la Grèce antique, considérée comme un fruit des Dieux, elle symbolisait la fertilité et la prospérité et était dédiée à la déesse de l’Amour et des plaisirs Aphrodite et à Héra la déesse du mariage légitime qui fut l’épouse de l’infidèle Zeus, c’est elle qui enverra aux enfers Perséphone pour avoir prélevé un grain de celle que lui présenta Hadès ; ce fut aussi l’un des attributs de Dynonisos Chaque grenade contiendrait 840 graines, entourée d’un sac de jus sucré et acidulé.

Pour les Berbères, le fruit est présent à toutes les étapes importantes de la vie des femmes : mariage, naissance…

Dans la tradition persane, il est l’Arbre du Paradis ou l’Arbre de Vie, en bonne place au jardin du paradis

En Chine, elle symbolise encore aujourd’hui la fertilité à cause de son grand nombre de graines. La coutume veut qu’on en offre aux jeunes mariés.

Dans les vieilles traditions turques, après avoir jeté à terre une grenade, les jeunes mariés peuvent connaître le nombre d’enfants à venir grâce aux nombre de grains dispersés dans la chute, surtout si les 400 et plus que peuvent contenir une grenade s’éparpillent.

Selon Shakespeare, c’est sous son feuillage que Roméo s’abrita pour chanter une sérénade à Juliette.

On retrouve la grenade dans les trois grandes religions monothéistes.

Pour les chrétiens, elle est le symbole de la perfection divine. (il se pourrait même qu’Ève mangea une grenade, fruit de la connaissance, et non une pomme…)

Pour les Hébreux, elle représentait la nostalgie de la terre promise, c’est l’un des sept fruits principaux bénis pour la Terre Promise.

Pour les musulmans, elle permettait de lutter contre la haine et l’envie. « Consommez les grenades, enseignait Mahomet, ces fruits épurent l’homme de la jalousie et de la haine ».

La grenade est avec le citron et la pêche un des fruits bénis pour les bouddhistes.
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On les retrouve aussi dans l’éfod, un vêtement de cérémonie confectionné par des Israéliens sur ordre de Dieu et porté par un grand prêtre.
De même, devant le temple de Salomon, les chapiteaux des deux colonnes appelées Jakin et Boaz étaient ornés de rangées de grenades.

  

Le saviez-vous

La grenade (ou fruit défendu du paradis, Ève aurait séduit Adam avec ce fruit) est le symbole national de l’Arménie. Selon la légende elle contient 365 pépins, un pour chaque jour de l’année afin que personne ne meure de faim. Avec la religion, elle fait partie intégrante de l’identité nationale.

L’Arménie où la grenade est cultivée depuis 4000 ans est l’un des plus importants producteurs au monde.

Aujourd’hui, on trouve des cultivars de grenadiers dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales sèches de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie, de même qu’en Amérique, depuis la Californie jusqu’au Chili.

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Un peu de botanique

Le grenadier (Punica granatum) est un arbre fruitier de la famille des Lythracées. Il est cultivé depuis des millénaires et donne des fleurs d’un rouge vif qui embellissent les jardins. Lorsque vous en avez dans votre jardin. Il peut mesurer 6 m de haut et sa longévité peut atteindre 200 ans. Fait caractéristique, le grenadier a trois floraisons de mai à août. La cueillette se fait après la troisième floraison à l’automne.

Le fruit

Il ressemble à une grosse pomme renfermant des petites graines couleurs rubis emmagasinées dans une chair juteuse et charnue appelées arilles à forte teneur en antioxydants. La grenade est constituée de 80 % d’eau aux propriétés désaltérantes.

Les Romains l’appelaient Punicum malum, littéralement « pomme punique » d’où l’actuel nom latin punica et malum granatum qui signifie « fruit à petits grains ».
D’abord connu sous le nom de pume grenate en 1175, c’est en 1314 que le mot « grenade » a fait son apparition.

5La grenade et notre santé

Hippocrate recommandait le jus de la grenade contre la fièvre et comme fortifiant contre la maladie.


Que contient la grenade

Des antioxydants en grande quantité
La grenade arrive en tête des fruits rouges (canneberges, framboises, myrtilles, cassis) à forte teneur en antioxydants. La quantité d’antioxydant est plus élevée dans le jus. En effet le jus recueille également les antioxydants contenus en grande quantité dans les membranes blanches qui entourent les graines. La quantité d’antioxydants est supérieure à celle présente dans le vin rouge. 

Les flavonoïdes sont les principaux anti-oxydants contenus dans la grenade. On retrouve surtout les anthocyanines qui donnent au fruit sa couleur rouge), des tannins (qui lui donnent sa légère amertume) et de l’acide ellagique.

Les antioxydants jouent un rôle important, celui de gendarmes face aux radicaux libres qui sont impliqués dans l’apparition des maladies cardiovasculaires et neuro-dégénératives, du vieillissement de la peau et de certains cancers en plus de stimuler le système immunitaire.

Une étude clinique effectuée sur des hommes en bonne santé fait état du résultat après la consommation de 50 ml de jus de grenade pendant deux semaines : augmentation de façon significative de l’activité antioxydante totale du plasma en protégeant ainsi le cholestérol-LDL appelé « mauvais cholestérol »
de l’oxydation. De plus la présence d’un antioxydant nommé la « punicalagine » permettrait à l’organisme de lutter contre l’inflammation due à l’arthrose.

La grenade est également une source de vitamines importantes

Vitamine B5 ou acide pantothénique qui une fois dans l’organisme se transforme en coenzyme A et agit sur le système nerveux et les glandes surrénales, on l’appelle aussi « vitamine antistress ». Elle participe également à la formation et à la régénération de la peau et des muqueuses, au métabolisme des lipides et jouerait un rôle essentiel dans les mécanismes régulateurs de l’adrénaline, de l’insuline et de la porphyrine (un précurseur de l’hémoglobine).

Vitamine B6 aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle collabore également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

Vitamine C. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Les bienfaits de la grenade pour notre santé
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Maladies cardiovasculaires et cancers

Une consommation élevée de jus de grenade diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires et certains cancers. La forte présence d’antioxydants (flavonoïdes, anthocyanines,procyanidines) contenus dans la grenade jouerait un rôle dans la prévention de certains cancers, comme celui de la prostate, du côlon, et le cancer du sein. « Son action sur les cas de cancer du sein et de la prostate s’explique par son effet régulateur sur les œstrogènes (hormones) », précise le Dr en pharmacie Antoine Bechaalany, « tandis que son action sur le cancer du côlon est activée par les tannins qu’elle contient, qui agissent par voie digestive ». Ces effets lui viennent notamment de ses isoflavones (phyto œstrogènes) qui aident à réduire les cellules cancéreuses (La Grenade et ses Bienfaits, Aedis 2009).

En effet, ces composés agiraient en synergie sur différents marqueurs, par exemple dans les plaquettes sanguines et les vaisseaux sanguins.

La grenade aurait également des propriétés anti-inflammatoires, antibactériennes et antivirales.
Riche en fibres, elle est indispensable contre les diarrhées, les digestions difficiles, les ballonnements…On retrouve la grenade dans la médecin Ayurvédique

Interactions médicamenteuses
Attention : Si vous avez un traitement à base de statines contre le cholestérol, demandez conseil à votre médecin avant de consommer régulièrement de la grenade, en effet vous risquez une intoxication provoquée par l’effet de la grenade sur les statines dans votre organisme.

Les effets de la grenade sur la peau
La grenade aurait des effets bénéfiques sur la peau. Elle offre une véritable cure de jeunesse à toutes les peaux en manque d’élasticité. Ses graines riches en acide punicique permettent d’obtenir une huile aux propriétés exceptionnelles que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les soins cosmétiques.

Comment conserver les grenades ?
Les fruits se conservent très bien au réfrigérateur (plusieurs semaines voire plusieurs mois) ou dans un endroit frais et sec. Le jus frais doit être réfrigéré et consommé dans les deux à trois jours. Une bonne grenade doit être rouge foncé

Comment consommer la grenade ?
La grenade se consomme nature, en jus, en sirop, dans les salades et en sorbet.
Lorsque vous préparez une grenade faites attention car le jus tache beaucoup. Certains préconisent pour l’ouvrir de l’immerger dans un grand saladier rempli d’eau. J’avoue que je ne le fais pas et que je n’ai pas vraiment trouvé compliqué d’enlever les petites arilles de leurs empreintes.

La mélasse de grenade
Il existe également la mélasse de grenade. C’est un sirop épais fabriqué à base de jus d’une certaine variété de grenade très acide additionnée de sucre et de citron, ce mélange est réduit jusqu’à l’obtention d’un sirop épais et très foncé. C’est un produit courant de la cuisine moyen-orientale. Du fait de sa saveur acide, sucrée et fruitée à la fois, la mélasse de grenade peut être utilisée comme vinaigre balsamique ; pour faire des vinaigrettes, pour mariner de la viande ou du poisson ou pour caraméliser une sauce.

7La grenade en cuisine
 On peut en mettre partout. Dans une simple salade mesclun avec des copeaux de parmesan, des tranches de magrets fumés, et des figues fraîches. Je l’ai fait et je peux vous dire que c’est délicieux.

Avec une salade de fenouil également.
Pour accompagner un magret ou des aiguillettes de canards nappés d’une sauce à la grenade. Mais elle se mariera fort bien à un petit risotto au safran, à un couscous
Ajoutée à une salade de fruits.
En Inde les arilles frais entrent dans la composition de nombreux plats végétariens, comme les currys de légumes.

Même en pâtisserie, on utilisera des arilles séchées, muffins, cake, elles remplacent aisément les raisins secs.

Le jus, le sirop et la mélasse de grenade
Le sirop ou la mélasse pour napper un gâteau au fromage,
Le jus peut être incorporé à une vinaigrette, la mélasse pour une marinade de viande ou de poisson.

 

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Quelques recettes

Aubergines grillées à la grenade

Ingrédients (pour 4 personnes)

2 aubergines

1 grenade

120 ml + 20 ml d’huile d’olive

1 c à c de zaatar (épices libanaises à base de thym moulu, de graines de sésame grillées et de graines de sumac moulues)

12 cl de babeurre (ou 12 cl de lait + 0,75 cl de vinaigre blanc)

1 yaourt grec

1 gousse d’ail hachée

Sel et poivre noir

 

Préparation

Préchauffez votre four à 200 °C.

Coupez les aubergines en deux dans le sens de la longueur.

Placez ensuite les aubergines sur une plaque de cuisson et badigeonnez-les d’huile d’olive sur le dessus.

Assaisonnez avec le thym, le sel et le poivre.

Enfournez pendant 40 minutes, retirez du four et laissez refroidir à température ambiante.

Si vous ne trouvez pas de babeurre, vous pouvez le réaliser vous même en ajoutent du vinaigre blanc au lait, mélangez et laissez reposer pendant 5-10 minutes pour obtenir le liquide type babeurre. Je l’ai fait et c’est très simple. La texture est identique.

Laissez refroidir les aubergines.

La sauce

Mélangez le yaourt, le reste d’huile d’olive, l’ail et le sel.

Retirez les graines de grenade.

Dressez les aubergines sur une assiette ou un plat, répartissez la sauce sur les aubergines, sans trop les recouvrir, ajoutez les graines de grenade.

Saupoudrez d’épices zaatar.

Vous pouvez savourer ces délicieuses aubergines avec un bon pain pita. 

Cake à la grenade

Ingrédients 

150 g de graines de grenades

2 œufs

250 g de farine

1 sachet de levure chimique

110 g de sucre roux ou cassonade

125 g de beurre

1 c à c d’extrait de vanille

10 cl de lait

Sucre perlé

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Préparation

Préchauffez votre four à 160 °C.

Faites fondre le beurre à feu doux.

Dans un cul-de-poule, mélangez le sucre et le beurre fondu.

Ajoutez les œufs et mélangez de nouveau.

Incorporez ensuite les 10 cl de lait, la farine tamisée et la levure. Vous devez obtenir une pâte lisse.

Farinez légèrement les graines de grenade enrober chaque graine puis les ajouter à la pâte en mélangeant bien.

Versez votre préparation dans un moule à cake beurré, ou chemisé d’un papier sulfurisé si vous n’utilisez pas de moule en silicone. J’ai parsemé le dessus de la pâte avec du sucre perlé.

Mettez au four 35mn

Vérifiez la cuisson à l’aide d’un couteau dont la lame doit ressortir sèche.

 

Principales sources :
• Armenia : www.armenia.fr
• Association Fruits oubliés : wwwassociation.fruits.oublies.pagesperso-orange.fr
• Grand mères : www.grands-meres.net
• Marabout : www.marabout-cote-cuisine.com
• Medisite : www.medisite.fr
• Nature Jardin : www.nature.jardin.free.fr
• Top Santé : www.topsante.com
• Passeport Santé : www.passeportsante.net

Jackie Thouny

Site web : La cuisine de Jackie

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