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d’AQUIN Thomas

 

 

d'AQUIN Thomas dans RESSOURCES et Savoirs en TAO St-thomas-aquinas-150x150Thomas d’Aquin (né en 1224/1225 au château de Roccasecca près d’Aquino en Italie du Sud, mort le 7 mars 1274 à l’abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium), est un religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé en 1323, puis proclamé docteur de l’Église par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est également un des patrons des libraires. Il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique ». Son corps est conservé sous le maître-autel de l’église de l’ancien couvent des dominicains de Toulouse.

De son nom dérivent les termes :

  • « thomisme » / « thomiste » : concerne l’école ou le courant philosophico-théologique qui se réclame de Thomas d’Aquin et en développe les principes au-delà de la lettre de son expression historique initiale ;
  • « néo-thomisme » : courant de pensée philosophico-théologique de type thomiste, développé à partir xixe siècle) pour répondre aux objections posées au christianisme catholique par la modernité ;
  • « thomasien » : ce qui relève de la pensée de Thomas d’Aquin lui-même, indépendamment des développements historiques induits par sa réception.

En 1879, le pape Léon XIII, dans son l’encyclique Æterni Patris, a déclaré que les écrits de Thomas d’Aquin exprimaient adéquatement la doctrine de l’Église. Le concile Vatican II (décret Optatam Totius sur la formation des prêtres, no 16) propose l’interprétation authentique de l’enseignement des papes sur le thomisme en demandant que la formation théologique des prêtres se fasse « avec Thomas d’Aquin pour maître ».

Dans la continuité du propos de l’Église catholique, Thomas d’Aquin a proposé, au xiiie siècle, une œuvre théologique qui repose, par certains aspects, sur un essai de synthèse de la raison et de la foi, notamment lorsqu’il tente de concilier la pensée chrétienne et la philosophie d’Aristote, redécouvert par les scolastiques à la suite des traductions latines du XIIe siècle. Il distingue les vérités accessibles à la seule raison, de celles de la foi, définies comme une adhésion inconditionnelle à la Parole de Dieu. Il qualifie la philosophie de servante de la théologie (philosophia ancilla theologiae) afin d’exprimer comment les deux disciplines collaborent de manière ‘subalternée’ à la recherche de la connaissance de la vérité, chemin vers la béatitude.

Thomas a trente-quatre ans lorsqu’il part pour l’Italie où il enseigne la théologie jusqu’en 1268, tout en jouissant déjà d’une grande réputation.

Il est d’abord assigné à Orvieto, comme lecteur conventuel, c’est-à-dire responsable de la formation permanente de la communauté. Il trouve toutefois le loisir d’achever la rédaction de la Somme contre les Gentils (commencée en 1258) et de l’Expositio super Iob ad litteram (1263-1265). Il rédige notamment l’explication continue des évangiles, appelée par la suite la Chaîne d’or (Catena aurea), un florilège de citations patristiques organisées de manière à constituer un commentaire continu des Évangiles, verset par verset. Cet ouvrage d’importance considérable du point de vue de l’histoire de la réception des auteurs chrétiens grecs, est rédigé de 1263 à 1264 à la demande du pape Urbain IV auquel Thomas dédie la chaîne sur Matthieu.

220px-Saint_Thomas_Aquinas dans RESSOURCES et Savoirs en TAOThomas est envoyé à Rome entre 1265 et 1268 comme maître régent. Durant ce séjour, affecté à la formation intellectuelle des jeunes dominicains, Thomas rédige également De potentia Dei (1265-1266), la première partie du Compendium de théologie et commence en 1266 la rédaction de laSomme théologique. Il entame ses commentaires sur Aristote par le Commentaire « De l’âme » (1267-1268), en adoptant la méthode d’explication mot à mot propre aux sentencia en vigueur dans les écoles. C’est également en Italie qu’il compose l’Office du Saint-Sacrement au moment de l’instauration de la Fête du Corpus Christi. Il rédige aussi plusieurs opuscules, en réponses aux questions de personnes particulières ou de supérieurs, portant sur des questions diverses : économiques, canoniques ou morales.

Durant cette période, il eut l’occasion de côtoyer la cour pontificale (qui ne résidait pas à Rome). Assigné à des couvents dans lesquels il remplissait une tâche particulière, rien ne dit qu’il suivit le pape dans ses déplacements continuels. La curie n’avait pas alors de siège fixe.

C’est probablement durant cette période qu’il eut l’occasion de prêcher les sermons sur le Credo, le Pater et l’Ave Maria, puisque ceux-ci furent prêchés durant le carême dans la région de Naples et que Thomas n’était plus en mesure de le faire en 1273.

Dieu est l’objet de tout le travail de Thomas d’Aquin. Selon Thomas, la philosophie étudie d’abord les êtres créés, pour s’élever ensuite à la connaissance de Dieu ; dans l’ordre de la théologie, au contraire, on commence par l’étude de Dieu, et c’est précisément cet ordre qui est suivi dans les Sommes. L’ordre de la théologie est ainsi spécifié dans la Somme de théologie : « l’objet principal de la doctrine sacrée est de transmettre la connaissance de Dieu, non pas seulement selon ce qu’il est en lui-même, mais aussi selon qu’il est le principe et la fin des choses, spécialement de la créature raisonnable ».

Philosophie et théologie diffèrent donc par l’objet premier de la connaissance humaine, et elles diffèreront aussi en conséquence par leur méthode : il y a un statut épistémologique propre à chacun de ces deux discours, ce qui pose la question de savoir si l’on aboutit dans les deux domaines à des vérités qui s’accordent ou non et de quelle manière.

La thèse de Thomas est que foi et raison ne peuvent se contredire car elles émanent toutes deux de Dieu ; la théologie et la philosophie ne peuvent donc pas parvenir à des vérités divergentes. C’est l’argument de la double vérité que l’on trouve dans la Somme contre les Gentils et dans la question 1 de la Somme théologique : comme la lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, elles ne peuvent se contredire. Mieux encore, la foi se sert de la raison tout comme la grâce se sert de la nature, c’est-à-dire que les vérités de la raison naturelle (ratio naturalis) servent à éclairer les articles de foi, parce qu’elles donnent des raisons de croire.

Ainsi, il n’y a pas de rupture radicale entre la théologie et la philosophie (contrairement à Bonaventure de Bagnorea, par exemple, qui dit que « la théologie commence là où la philosophie se termine »). Thomas d’Aquin rendra célèbre l’adage selon lequel « la philosophie est la servante de la théologie » (Philosophia ancilla theologiae) dans la mesure où la philosophie, en réfléchissant sur les conditions d’un usage cohérent des concepts et du langage, permet à la théologie de rendre raison de manière fondée et rationnelle des vérités de foi qui sont, par définition, inaccessibles à la raison mais non contraires à celle-ci. Il y a donc collaboration hiérarchisée entre la servante et la maîtresse, toutes deux subordonnées à la science divine, mais chacune à son rang : la théologie comme science supérieure parce qu’elle tient directement ses principes de la Révélation et se sert des conclusions de toutes les autres sciences, tandis que la philosophie, dont les fins sont ordonnées à celle de la théologie, tient ses principes de la seule raison.

livresVoici une petite sélection de travaux sur la vie de saint Thomas d’Aquin et le contexte de son œuvre mais il en existe bien d’autres encore :

  • Hubert Jacobs, Bibliographie pour l’étude de saint Thomas en langue française reprenant des publications parues depuis une soixantaine d’années (liste non exhaustive), Bruxelles, Institut d’études théologiques ; Namur, Facultés Notre-Dame de la Paix, 2010.
  • Jean-Pierre Torrell, o.p., «Situation actuelle des études thomistes», Recherches de sciences religieuses 91 (2003) 343-371.
  • Guillaume de Tocco, l’Histoire de saint Thomas d’Aquin (Vie écrite en vue du procès de canonisation de Thomas. Ce livre propose la traduction française du dernier état du texte (1323) avec introduction et notes par Claire Le Brun-Gouanvic). – Paris : les Éditions du Cerf, coll. « Sagesses chrétiennes », 2005. – 223 p., 20 cm. – (ISBN 2-204-07729-1). – Titre original : Ystoria sancti Thomae de Aquino.
  • Jean-Pierre Torrell, O.P., Initiation à saint Thomas d’Aquin. Sa personne et son œuvre, Initiation 1. (Pensée antique et médiévale, Vestigia 13), Paris-Fribourg, Les Éditions du Cerf – Éditions Universitaires, 1993, 2e éd. 2002, XVIII-650. voir site.
  • Jean-Pierre Torrell O.P., Saint Thomas d’Aquin, maître spirituel. Initiation 2. (Pensée antique et médiévale, Vestigia 19). Éditions universitaires, Fribourg – Éditions du Cerf, Paris, 1996, 2e éd. 2002, VIII-600 p. voir site.
  • Marie-Dominique ChenuIntroduction à l’étude de saint Thomas d’Aquin, éditions VRIN. Introduction méthodologique et historique menée par le biais d’une étude des méthodes scolastiques du xiiie siècle.
  • Otto Hermann Pesch, Thomas d’Aquin, Cerf, Cogitatio fidei, Paris, 1994
  • René-Antoine Gauthier, Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, Introduction, Éditions universitaires, Paris, 1993. Introduction historique à la lecture de la Somme contre les Gentils.
  • Michel Nodé-Langlois, Le Vocabulaire de saint Thomas d’Aquin, Ellipses, 1999
  • Étienne GilsonLe Thomisme : introduction à la philosophie de saint Thomas d’Aquin, éditions VRIN, 6e réédition : 2005. (ISBN 2-7116-0297-4).
  • Stanislas BretonSaint Thomas d’Aquin, Paris, Seghers, 1965.
  • Jacques MaritainLe Docteur angélique, Paris, Paul Hartmann, 1929.
  • Antonin-Dalmace SertillangesSaint Thomas d’Aquin (2 volumes), Paris, 1910.

Vie de saint Thomas d’après les auteurs du Moyen Âge

Introductions à la lecture de Thomas d’Aquin

Essais de synthèse de la pensée de Thomas d’Aquin

AMPERE André-Marie

André-Marie Ampère

 (1775-01-20 – 1836-06-10)

Principales découvertes :

AMPERE André-Marie dans RESSOURCES et Savoirs en TAO ampère-300x298Fondateur de l’électromagnétisme, André Ampère est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l’hypothèse de l’existence du courant particulaire et le créateur du vocabulaire de l’électricité.

Physicien et chimiste français, André-Marie Ampère est né à Lyon, le 20 janvier 1775, et fut le fondateur de l’électromagnétisme.

Fils d’un juge de paix lyonnais guillotiné sous la Révolution, André-Marie Ampère mène une brillante carrière scientifique : titulaire de la chaire de mécanique à l’École polytechnique en 1809, il est élu à l’Académie des sciences en 1814, puis à la chaire de physique du Collège de France en 1824.

André Ampère, créateur de l’électromagnétisme

En 1820, Ampère assiste à une reconstitution de la célèbre expérience du Danois Hans Christian Ørsted (1819), où une aiguille aimantée se trouve déviée au voisinage d’un courant électrique. Arago reproduit cette expérience devant l’Académie quelque temps plus tard. Ampère se penche alors sur ce phénomène et, en une semaine, en trouve l’explication. Il découvre ensuite la source des actions magnétiques dans un courant, étudie les actions réciproques des aimants et démontre que deux courants fermés agissent l’un sur l’autre.

Il est également le précurseur de la théorie électronique de la matière en émettant l’hypothèse de l’existence du courant particulaire. Observant que le courant électrique crée des effets similaires à ceux d’un aimant, celui que Maxwell appelait le « Newton de l’électricité » jette alors les bases d’une discipline nouvelle, l’électromagnétisme, et en donne les premières formulations mathématiques. Il montre que deux courants peuvent agir l’un sur l’autre, fondant ainsi l’électrodynamique. Tous ces résultats sont publiés dans son ouvrage : Théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques uniquement déduite de l’expérience (1827). Se basant sur ses théories, Ampère met aussi au point plusieurs appareils comme le galvanomètre, le télégraphe électrique et l’électroaimant.

Inventeur de l’électroaimant

220px-Ampere-o-meter-vintage-HDR-0h dans RESSOURCES et Savoirs en TAOCréateur du vocabulaire de l’électricité (il invente les termes de courant et de tension), Ampère apparaît aujourd’hui comme l’un des plus grands savants du XIXesiècle, père d’une branche entière de la physique.

Mathématicien, physicien, Ampère est aussi chimiste : il est l’un des premiers à distinguer les atomes des molécules. Indépendamment d’Avogadro, il formule en 1814 la loi, dite parfois loi d’Avogadro-Ampère, selon laquelle tous les gaz, à volume égal et à pression égale, renferment le même nombre de molécules.

Ampère est aussi l’inventeur de nombreux dispositifs expérimentaux et d’appareils de mesure : la boussole astatique, dont le principe est à la base du galvanomètre, le solénoïde, le télégraphe électrique et, avec Arago, l’électroaimant. À la fin de sa vie, il s’intéresse à la philosophie des sciences. Mort pratiquement dans l’oubli, Ampère a laissé son nom à l’unité de courant électrique, l’ampère.

BORN Max

Max BORN (11-12-1882 – 05-01-1970)

Principales découvertes :

  • Mécanique quantique
  • Cycle de Born-Haber
  • Approximation de Born
  • Théorie de Born-Infeld
  • Approximation de Born-Oppenheimer
  • Règle de Born et interprétation statistique de la mécanique quantique
  • Équation Born-Landé

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsMax Born (11 décembre 1882-5 janvier 1970) était un physicien et mathématicien allemand naturalisé britannique. Il a notamment joué un rôle important dans le développement de la mécanique quantique. Il contribua également à la physique du solide, en optique et supervisé les travaux d’un certain nombre de physiciens notables dans les années 1920 et 1930. Parmi eux, Werner Heisenberg, Wolfgang Pauli et Robert Oppenheimer. Le prix Nobel de physique (partagé avec Walther Bothe) lui fut attribué en 1954.

Born a pu bénéficier d’une solide formation en mathématique grâce à ses professeurs Hilbert et Minkowski, mathématiciens de tout premier plan et très expérimentés en physique. Il a ensuite étudié la physique des électrons avec Larmor and J.-J. Thomson, l’astrophysique avec Schwarzschild. Ses premiers travaux portèrent sur la dynamique des réseaux cristallins mais sa véritable passion à cette époque en physique est la toute jeune théorie de la relativité d’Einstein. Il deviendra un ami proche du père de la théorie de la relativité générale mais leurs opinions divergeront quant à l’interprétation de la mécanique quantique.

Max Born a eu pour assistant Werner Heisenberg et Wolgang Pauli alors qu’ils venaient tout juste de passer leur doctorat sous la direction de Sommerfeld. Born comprit tout de suite que derrière les curieux calculs de mécanique quantique que venait de découvrir Heisenberg en 1925, se cachaient les règles du calcul matriciel et en particulier la non-commutativité des produits de matrices. Il développe alors la théorie matricielle de la mécanique quantique avec son assistant,Pascual Jordan et Heisenberg. Il passe à côté de l’équation de Schrödinger qu’il était en mesure de découvrir avant que celui-ci ne le fasse en 1926 en publiant ses articles sur la mécanique ondulatoire.

C’est tout de même lui qui comprend que la fonction d’onde de Schrödinger n’est pas une onde de densité de charge électrique mais bien une amplitude de probabilité quantique pour l’état d’un système physique. Avec Heisenberg, il exposera sa vision de la théorie quantique, en opposition à celle d’Einstein, lors du mythique congrès Solvay en 1927. Congrès que beaucoup considèrent comme l’acte de fondation de la mécanique quantique dont les fondements et l’interprétation se sont alors cristallisés. 

Dans les années 1930, il développe avec Infeld la théorie de l’électrodynamique non linéaire qui tombera en désuétude après la seconde guère mondiale et les résultats spectaculaire obtenus en électrodynamique quantique par Tomonaga, Schwinger etFeynman. Cette théorie reviendra sous une nouvelle forme dans le cadre de la théorie des supercordes dans les années 1990.

Max Born avait émigré en Angleterre à cause du régime nazi. Devenu citoyen britannique il enseigna longtemps à l’université d’Edimburg avant de prendre sa retraite en Allemagne où il décédera en 1970.

Sur les contributions de Max Born à la mécanique quantique, on pourra lire : 

Contexte : biographie de Max Born, biographie Born

MAURIZIO Andolfi

 

 

MAURIZIO Andolfi dans RESSOURCES et Savoirs en TAO andolfiun pionner de la Thérapie Familiale en exercice clinique Maurizio Andolfi est pédopsychiatre. Il se rend pendant quelques années aux USA afin de se spécialiser et devient Professeur à l’Université

Le modèle de référence de Maurizio Andolfi est la psychologie relationnelle avec une intégration entre les théories systémiques et les théories évolutives dans une dimension intergénérationnelle.

L’objectif de la thérapie est de construire une expérience intersubjective avec les familles, qui permet de rencontrer la souffrance derrière le masque familial et les symptômes du patient. Maurizio Andolfi exposera l’évolution de ses idées depuis le démarrage de son travail de Thérapeute familial, qui s’appuiera sur

deux consultations familiales en français reçues quelques jours auparavant dans le cadre d’un Master Class qu’il conduira avec des thérapeutes confirmés.

 Nos liens avec Maurizio Andolfi, Pédopsychiatre, professeur de Psychologie à l’Université de Rome, Fondateur et Directeur de l’Accademia di Psicoterapia della famiglia, ne datent pas d’hier.

 Auteur de nombreux ouvrages dont « La thérapie avec la famille », Ed. ESF  – « La forteresse familiale », Ed. Dunod  –« La création du système thérapeutique », Ed. ESF  – « Temps et mythes en psychothérapie familiale », Ed. ESF  – « La thérapie racontée par les familles », Ed. De Boeck. Et aussi, une interview disponible sur www.parolesdepsy.com et www.ceccof.com

 Le CECCOF a déjà organisé un Master Class avec Maurizio Andolfi en 2008 à Paris et en 2009 à Rome. Devant l’intérêt des collègues, nous organisons un nouveau Master Class. Pendant 6 jours des familles en direct et les participants observeront comment les idées, les intuitions, les résonances émotives, le sens de l’humour et la créativité s’entrelacent d’une façon harmonique dans l’expérience thérapeutique pour que les troubles d’une personne se transforment en ressources intergénérationnelles, capables de restituer puissance et espoir au système familial.

 Aujourd’hui, il est professeur titulaire de psychologie, Université de Rome « La Sapienza », fondateur et directeur de l’Accademia di Famiglia della Psicoterapia (APF), un superviseur de AAMFT approuvé, fondateur de la Fondation Silvano Andolfi, rédacteur en chef de l’italien Terapia Familiare revue, gagnant d’un prix pour sa contribution spéciale AAMFT en thérapie de couple et de la famille en 1999, co-fondateur de l’Association européenne de thérapie familiale et ancien président de la Société de la thérapie familiale italienne.

Depuis 1981, pour l’anglais parlant de la famille et de thérapeutes-1991-pour la famille de langue espagnole et française thérapeutes-jusqu’à présent, il a dirigé un stage annuel en thérapie familiale à Rome. Il a créé un réseau international très actif avec des collègues venant de partout dans le monde, en grande partie grâce au stage et un certain nombre de présentations et d’ateliers internationaux.

ARENES Jacques

 

psychologue, psychanalyste. Co-directeur du département « sociétés humaines et responsabilité éducative au collège des Bernardins.

ARENES Jacques dans RESSOURCES et Savoirs en TAO photo-Jacques-Arenes
Maître de conférences à l’Institut Catholique de Lille. Département d’Ethique. Centre d’Ethique de la famille et du sujet contemporain. Après avoir suivi un double cursus en mathématiques appliquées et psychologie clinique à l’Université Paris VII – Denis Diderot, et à l’Université Paris VI – Pierre et Marie Curie, Jacques Arènes a entamé une carrière de psychologue clinicien et psychanalyste. 

 

Psychologies : La gratitude, est-ce vraiment utile ?

Jacques Arènes : C’est un mot qui semble désuet, un peu naïf, car issu du vocabulaire religieux – « gratitude » renvoie à « action de grâce ». Toutefois, la gratitude authentique vient du plus profond de notre être. Il m’arrive de revoir d’anciens patients qui, quinze ans plus tard, me remercient de tout ce que j’ai fait, du changement qui a pu advenir dans leur vie. Qu’ai-je fait pour mériter leur gratitude, concrètement ? Je ne le sais pas. Quelque chose est passé, un mot, une phrase, un regard, qu’ils ont accueilli et qui a produit une transformation intérieure, à leur insu. Je crois profondément que la véritable gratitude est une façon de remercier la vie plus qu’une personne donnée, elle exprime joie d’être vivant. C’est l’antithèse radicale du « je n’ai pas demandé à naître; aussi la vie, le monde, les autres me doivent tout », qui caractérise l’ingratitude absolue.

En général, sommes-nous plutôt des ingrats ?

La gratitude suppose une responsabilisation face à sa propre existence : quelle est ma part dans ce qui m’arrive ? Persuadé que les autres – mes parents, mon conjoint… – doivent veiller à mon bien-être, il m’est impossible d’accéder à la gratitude. Or, nous sommes entrés dans l’ère des victimes, qui estiment que le bonheur leur est dû et qui exigent réparation si ce n’est pas le cas ! Je crois que ce registre « victimaire » est attaché à l’illusion infantile que le sort gâte davantage les autres et qu’il devrait toujours y avoir une solution à la souffrance. Je ne nie pas que certains êtres aient subi de terribles préjudices. Ni que se prendre en charge soit facile dans cette société peu solidaire, où l’exclusion survient très rapidement. Toutefois, la croyance que nous méritons d’être par principe plus heureux nous empêche de remercier la vie pour ce qu’elle nous donne. D’ailleurs, se satisfaire de son sort est presque honteux, synonyme de faiblesse, de manque de combativité. Je perçois une sorte de rancœur, de ressentiment général. L’ingratitude ce n’est pas d’omettre de dire merci. C’est le refus de reconnaître le bien qui arrive dans notre vie. Reconnaître ce qui fut bon fait partie d’une attitude réaliste qui permet aussi de reconnaître les blessures et les échecs : cela est nécessaire pour avancer.

Comment inculquer la gratitude aux enfants

Selon Jacques Arènes, c’est à table, quand la famille est réunie que l’apprentissage du merci prend son sens. « Merci de me servir, merci de me donner du gâteau… » Le remerciement a là une fonction « humanisante » : il confirme que l’enfant n’est pas un petit animal dominé par ses pulsions, mais un individu qui partage un repas avec ses semblables. C’est surtout en collectivité que le merci est important, car la politesse assure la cohésion du groupe. Mais à 3-4 ans, remercier reste un exercice formel. L’enfant n’a pas conscience de l’intention de celui qui donne, il est incapable de prendre la mesure de son geste, de réaliser que l’autre a pensé à lui, à son plaisir. « La question du retour – tu me donnes quelque chose, je te remercie – n’est intégrée que vers 7-8 ans », explique Jacques Arènes.

À ce moment, la reconnaissance du geste, de l’intention bonne d’autrui, devient une réalité. » La véritable gratitude, elle, demande une prise de conscience supplémentaire. C’est un ressenti qui ne se commande pas. « C’est un peu comme l’apprentissage du courage. L’enfant devient courageux en voyant ses parents surmonter leur appréhension, dominer leur inquiétude. C’est en repérant la gratitude chez eux qu’il intériorise ce sentiment. Toutefois, avoir des parents mesquins et radins n’interdit pas d’être dans l’accueil et l’ouverture : avoir souffert de leur mesquinerie peut même inciter à prendre le contre-pied. »

3163-ART_460_LARGE-L1-1036-L2-1036-7930 dans RESSOURCES et Savoirs en TAO
Ses travaux de recherche s’articulent principalement autour de deux thèmes :

- Le premier, relevant de la psychologie clinique, concerne la psychopathologie et psychothérapie de l’adolescent et du jeune adulte. Dans ce cadre, il s’appuie sur une réflexion plus générale de psychopathologie et anthropologie de la famille. 
– Son second axe de recherche traite de la psychologie et l’anthropologie du fait religieux.

Parmi ses nombreuses activités éditoriales :

- Depuis 1996, responsable de la collection « Le métier de Parents » aux éditions Fleurus : Y-a-t-il un père à la maison, Fleurus (1997) 
Au secours, mes parents divorcent, Fleurus (2003)
– Des articles dans la revue « Etudes » dont il est membre du comité de rédaction depuis 2008 :
« Enfants et adolescents : la douleur du vide », Etudes, n°400/4, avril 2004, p.499-508
« L’individu autonome, du bon usage d’un mythe », Etudes, n° 4135, nov. 2010, p. 485-494

 Des communications de colloque :

Des héritiers sans testament ? Eduquer pour un monde ouvert, Collège des Bernardins, Parole et Silence, n°14, Août, 2010.

Réinventer la culpabilité, Paris, Lethielleux/Parole et silence, 2009, p. 141-156.

 Ou encore : 

La défaite de la volonté, en collaboration avec Nathalie Sarthou-Lajus, Paris, Seuil, 2005.

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