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mariage lumineux, mariage heureux

Tantrisme et chamanisme :
 

Marier le tantrisme au chamanisme revient à créer l’union sacrée. Mais tantrisme et chamanisme n’ont-ils pas toujours été unis ? Quoi qu’il en soit, cet heureux mariage est régulièrement célébré par Marie Jésus Sandoval au cours de ses ateliers. Marie Jésus : un sacré bout de femme et une femme sacrée qui bout… d’énergie. Et pas de n’importe laquelle : la kundalini. L’énergie cosmique qui est le carburant d’une inoubliable expérience dont aucun participant ne sort de la manière dont il y est entré.

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De visions en rencontres

Avec un tel prénom et un voyage entre la vie et la mort dès sa petite enfance, le destin de Marie Jésus Sandoval ne pouvait pas confiner cette fille de la Terre à une vie comme les autres. De visions en rencontres, sa quête spirituelle l’a menée de la tradition ayurvédique au chamanisme, en passant par de nombreuses découvertes, dont la sexualité sacrée des Amérindiens sera un élément clé. D’initiations en maîtrises, elle a extrait des profondeurs de sa conscience sa vraie nature, et sans rien demander, elle est devenue chamane. 

Personne n’est venu par hasard

Au cours de son atelier « Tantra et Chamanisme », la chamane laisse s’exprimer toute son expérience, confortée par la sagesse des anciens, dont on perçoit la bienveillante présence. Le taux d’énergie augmente au fil des heures, au rythme des tambours et d’un programme savamment ajusté à l’évolution du groupe.

Omniprésente, Marie Jésus fait tourner les énergies. La danse, la voix et la respiration rythment l’accès des stagiaires à la puissance créatrice de l’énergie sexuelle et vitale.

Les battements des tambours sont autant de pulsations mettant les cœurs au diapason de l’amour universel. Les corps suivent et les mémoires se lèvent comme des soleils intérieurs surgissant des passés embrumés. Le courant passe de mieux en mieux, s’accélère et allume la guirlande des chakras, harmonisés pour accueillir la
venue de la virevoltante kundalini. Les énergies féminines et énergies masculines fusionnent.

Peu à peu, l’exploration sensorielle emporte les participants vers des horizons nouveaux de la sexualité.
On donne et on reçoit, dans le plus strict respect de la personne. La complicité propulse l’esprit de groupe vers les sommets.

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Comme une irrésistible montée de sève

Bientôt le taux d’énergie parvient à son zénith. Comme une irrésistible montée de sève, l’essence de l’être jaillit soudain des profondeurs de la conscience : la kundalini. Le serpent de feu se réveille, la conscience s’élargit, l’animal totem se révèle.

Dans les phases suivantes, ce dernier guide les participants dans leur quête de vision. Les portes des quatre directions s’ouvrent vers les horizons du vaste univers. Autant d’incitations à la découverte du Soi, au-delà de la dualité, vers l’unité. Aux moments d’extase succèdent des instants de béatitude.

Puis des moments d’échange, de partage, d’encouragements, et de consolation, pour ceux chez qui de vieilles blessures ont ressurgi. Le groupe est là. Personne n’est venu par hasard. Le bâton de parole passe de main en main et les mots résonnent de coeur en coeur. La voie est ouverte, le travail peut continuer, mais chacun son chemin, chacun son rythme. A chacun de choisir sa direction, guidé par le souffle bienveillant des ancêtres et protégé par l’animal totem.

Marie Jésus Sandoval : « Le Tantra et le Chamanisme sont l’expression d’une spiritualité incarnée et d’un savoir ancestral de guérison. Ils nous révèlent par échos la profondeur de notre Être, font résonner la force universelle de vie… »

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par Jean Luc Nussbaumer

Pour en savoir plus :

AMRITA LA VOIE SACREE
avec Marie Jésus SANDOVAL-AMRITA

Le TANTRA et le CHAMANISME sont l’expression d’une spiritualité incarnée et d’un savoir ancestral de guérison. Ils nous révèlent par échos la profondeur de notre Etre, font résonner la force universelle de vie. Portes de la Sagesse d’un grand TOUT, ils nous permettent d’accéder au rayonnement de notre Puissance Créatrice, de notre Energie Sexuelle et Vitale.

- Formation Tantra
– Formation Massage Tantrique
– Formation Féminin sacré
– Semaine Tantrique spécial couple
– Semaine Tantra et Chamanisme
– Célébration Nouvel An Tantrique

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Marie Jésus SANDOVAL – AMRITA – Formatrice Tantra
Animatrice et Teacher certifié de l’Institut Skydancing Tantra.
Tel 03 89 59 08 54 – Portable 06.15.24.45.82
Site internet: http://esprittantra.org
nouveau site internet: www.femininsacre.org

La thérapie corporelle thaïe

 

 

 

Le Nuad Boran est une pratique traditionnelle reconnue par le Comité d’évaluation des médecines traditionnelles et alternatives de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Nuad signifie pression, Boran signifie ancien. Le Nuad Boran est un ancien art thérapeutique thaï qui consiste en des traitements effectués par un praticien au moyen de pressions rythmées et d’intensité adaptée, sur la musculature d’un patient.

Le praticien peut utiliser ses paumes, pouces, coudes, genoux ou pieds. Il peut aussi opérer des étirements et des mobilisations à caractère ostéopathique. À partir d’une conception particulière de la santé, la gestuelle du Nuad Boran est organisée selon des protocoles de soins qui intègrent la prise en compte des symptômes douloureux dans la dimension globale de la personne.

Le Nuad Boran a pour vocation première de prendre en charge les douleurs liées aux tensions musculaires chroniques et à les réduire.

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Les origines

De par ses origines antérieures à la constitution des États thaïs, le Nuad Boran hérite d’une composante animiste. Les Moe Mueang  (médecins traditionnels des campagnes) pratiquaient, et pratiquent toujours, différentes approches de soin dont le Nuad Boran. Cet héritage influence le Nuad Boran en termes de respect de la nature, d’intuition empathique, pour le diagnostic et en terme d’ingéniosité  pratique pour la mise en œuvre des traitements.

De par ses origines géographiques chinoises, dans le bassin du Yang Tsé Yang et ultérieurement le Yunnan, le peuple thaï a été et reste marqué par les modes chinois de représentation de la santé.

De par son adhésion au Bouddhisme Theravada survenue au XIIIe et XIVe siècle, le monde Thaï joui d’une influence de l’Inde, en matière de références médicales écrites (Ayurved), d’éthique (Dharma), d’attitudes (Mita, la gentillesse compassionnée), de comportements thérapeutiques (rythmes issus des temples, fondés sur le rythme cardiaque).

Les savoirs et savoirs faire médicaux traditionnels des Thaïs sont issus d’une interaction entre ces différents héritages qui, intimement mêlés et « digérés » au long de siècles, donnent au style de travail corporel thaï ses caractéristiques propre: travail concret, rythmé, systématique. Le praticien cherche l’efficacité et le moindre effort en utilisant au mieux la force de gravité terrestre.

Rôle des pouvoirs publics thaïs

L’âge d’or des médecines traditionnelles et du Nua Borane thaïs se situe à l’époque du royaume d’Ayutthaya (XIVe XVIIIe). Une version du Nua Borane est codifiée pour la cour royale et devient un standard pour l’aristocratie. Les praticiens ont rang d’officier de l’armée royale, des traités de médecine sont rédigés. Lors de la première ambassade de France au Siam d’Ayutthaya, en 1687, sous Louis XIV, le chroniqueur royal Simon de la Louerez écrit :

«  Quand une personne est malade au Siam,  elle commence par se préparer à offrir son corps en entier pour recevoir ensuite une personne qualifie qui monte sur la personne malade et qui la foule des pieds. »

Après la destruction d’Ayutthaya par les Birmans en 1763, la préoccupation des pouvoirs publics sera de reconstituer le réservoir des compétences médicales anciennes. D’où les gravures sur marbre dans la pagode royale de Watt Po, des méridiens thaïs effectuées pendant le règne de Rama III (1825-1851) et la rédaction de traités médicaux royaux jusqu’au règne de Rama V (1870-1910).

De 1935 à 1944 toutes les pratiques médicales traditionnelles sont interdites par la dictature militaire et les contrevenants sont poursuivis.

En 1977, lors de la conférence d’Alma Alta, l’Organisation mondiale de la santé demande aux gouvernements de protéger et d’utiliser les savoirs médicaux traditionnels pour le bénéfice de leur population. Un travail de collecte et de conservation commence alors dans les instances gouvernementales et les associations comme celle de Watt Po. En plus du recours aux textes restants, on fait appel aux praticiens des campagnes qui survivaient jusque-là cachés, pour qu’ils apportent leur contribution au mouvement de renouveau des médecines traditionnelles.

En 2002 le gouvernement thaï fonde le Département des médecines traditionnelles et alternatives dans le cadre du Ministère de la santé. Il multiplie les recherches cliniques concernant les effets des pratiques médicales traditionnelles, dispense des formations et fixe les critères de qualification à présent en cours.

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Nuad Boran dans la philosophie traditionnelle thaïe de la santé

Deux principes traditionnels sont ici à mettre en évidence :
Le Tard : Le corps humain est composé de 4 éléments Terre,  Eau,   Feu et Vent. Il y a santé quand les 4 éléments sont en harmonie, maladie ou risque de maladie quand les 4 éléments sont en déséquilibre.

Le Lhompran : le « Vent de vie. » Mot formé par la syllabe thaïe Lhom, « vent »  et la syllabe Pran  issue du sanscrit prâna, force vitale. Concept à rapprocher du pneuma des Grecs et surtout du Qi des chinois. C’est le Lhompran qui régularise le Tard. Le Nuad Boran en payant une action directe sur le flux du Lhompran favorise l’auto guérison.

Comment le Nuad Boran agit-il sur la circulation du Lhompran ? Une réponse nous est donnée par la conception que les Thaïs ont du travail sur les lignes, les sensip.

Les méridiens thaïs: Sensip

Les sensip sont des lignes tendino-musculaires, chacune associée à une ligne énergétique.

Une équivalence dans la médecine chinoise nous permet de comprendre les sensip :Les lignes Jing et Luo sont elles aussi des lignes myo-fasciales, de parcours très similaire aux sensip, à la fois distinctes et reliées aux méridiens d’acuponcture.

Le travail des sensip consiste essentiellement à dissoudre les points de tension logés sur les lignes tendino-musculaires.

Le Nuad Boran agissant directement par pression le long des sensip, provoque un surcroît de circulation sanguine qui irrigue en oxygène les fibres musculaires. Le surplus toxique de liquide acide logé dans les attachements tendineux est entraîné par une sorte de succession de douches sanguines. L’enveloppe des muscles (fascia) est manipulée de sorte qu’elle retrouve une mobilité, d’où un gain de souplesse à la fois des muscles, des os et des organes. Les pressions sur les points de tension localisés sur ces parcours ont aussi un effet réflexe par les lignes énergétiques auxquels ils sont associés.

Critères de qualité des soins

Les critères de qualité, communs aux anciennes méthodes du Nuad Boran impliquent:
– Traitements différenciés selon les symptômes et organisés en protocoles.
– Précision des localisations des lignes myo-fasciales et des points thérapeutiques
– Progressivité des pressions de manière à susciter un effet à la fois puissant et confortable, nak noom, en langue thaïe.
– Bon usage du corps du praticien pour donner les pressions selon les axes de la gravité terrestre. – Application rythmique des pressions créant un effet sophrologique
– Intégration des aspects locaux et globaux des traitements.
– La prise en compte, plus ou moins marquée selon les écoles, du confort du praticien.

Avertissement

Le Nuad Boran est un travail corporel du domaine de la santé préventive et du mieux-être. Dans les pratiques du Nuad Boran, on apporte des soins qui concernent surtout les tensions chroniques qui ne sont pas considérées médicalement comme des maladies. En cas de maladie, un médecin doit être consulté. Seul un praticien ayant reçu une formation de plusieurs années conforme aux exigences du Ministère de la santé de Thaïlande peut  véritablement s’intituler praticien de Nuad Boran thaï.

Bénéfices suivant les différents traitements 

- Aide à l’acquisition et au maintien des postures de méditation et des asanas de yoga.
– Stimule la circulation sanguine.
– Stimule le système musculaire et en améliorent l’élasticité et la force.
– Stimule les fonctions émonctorielles et participe à l’élimination des toxines.
– Stimule le système nerveux en augmentant les capacités de perception de la peau. Dans certains cas, il          favorise le sommeil.
– Stimule la fonction respiratoire en permettant le dégagement de la respiration profonde.
– Stimule la digestion en favorisant l’élasticité du transit intestinal, par la réduction des empêchements au mouvement des organes et par leur irrigation sanguine.
– Le Nuad Boran est indiqué pour la réduction des tensions chroniques et des affections communes sans gravité comme le torticolis ou le lumbago.
– Le Nuad Boran suscite le ralentissement de l’agitation mentale.
Le Nuad Boran favorise un état général de détente physique et de bien être.

Contre-indications et limites

- Ostéoporose et autres maladies dégénératives graves du tissu osseux.
– Maladies cardio-vasculaires graves.
– Diabète.
– Sclérose en plaque.
– État d’ébriété et drogues.
– Maladies hautement.
– Muscles enflammés : Traitement possible en dehors de la zone concernée.
– Fracture. Possible en dehors de la zone concernée ; avec l’accord du médecin.
– État fiévreux.
– Varices, veines gonflées: Traitement possible en dehors de la  zone d’interdiction élargie.
– Cancer : Le risque d’activer la prolifération de cellules cancéreuse n’est pas pris.
– Santé fragile, fragilité cardiaque: Une version douce de l’application du Nuad Boran est possible, en particulier avec les personnes âgées.
– Femmes enceintes : uniquement avec travail spécialisé. Nombreuses zones d’interdictions.

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Charles Breger est diplômé du Département des médecines traditionnelles & alternatives du Ministère de la santé publique de Thaïlande.

Ancien chargé du cours Culture du Nuad Boran à l’Université Silapakorn de Bangkok.

Expérience clinique à la maison de retraite de Chiang Mai, et à l’Hôpital de la marine royale de Bangkok.

Formations complémentaires: Watt Po, massage médical avancé, Fondation pour le développement des médecines traditionnelles de Nonthaburi, formation de maître praticien avec Ajarn Apichait, formateur officiel des praticiens en Nuad Boran à la cour royale de Thaïlande.   

A travaillé avec Pichert Boonthame et les maîtres aveugles Ajarn Sinchai Sukpasert et Ajarn Supatra, ainsi qu’avec de nombreux praticiens thaïs dont il a modélisé les compétences.

Charles Breger a commencé sa recherche sur le travail corporel et la thérapie des fascias en 1979 avec l’Intégration posturale, dont il a suivi la formation à San Francisco.

Auteur de “Nuad Boran”, Thérapie corporelle Thaïe, des sources à la pratique. Édition Guy Trédaniel, Charles Breger a fondé en 2008, avec Ajarn Thanapon Saebun, l’école Sensip Training à Chiang Mai où il vit depuis 12 ans. L’Ècole Sensip est située dans le temple Wat Huaykhiang qui contient un dispensaire de traitement pour handicapés ainsi que d’autres unités de soin de médecine traditionnelle thaïe pour les communautés villageoises.


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Acupuncture et soins énergétiques

 

 

Rencontre avec Orlane Dupont, praticienne en acupuncture installée à Paris.

Orlane Dupont est praticienne en acupuncture, une discipline qu’elle a étudiée pendant cinq ans au sein du CEDAT (centre de recherches et d’enseignement de l’acupuncture traditionnelle). Curieuse et toujours à la recherche de nourritures spirituelles, elle a élargi au fil des années son domaine d’activité à travers notamment la méditation. Orlane intervient de manière individuelle auprès du grand public (en cabinet, à domicile et même parfois à distance), mais elle anime aussi des ateliers et stages de groupe.

Quelle est votre approche de l’acupuncture ?

Quand on dit acupuncture, on pense tout de suite à l’arrêt du tabac. Mais en réalité, c’est une discipline très efficace pour un très grand nombre de maux : les douleurs de dos, de ventre ou articulaires, le stress et même les problèmes de fertilité. De même si les aiguilles sont les outils les plus fréquemment utilisés, l’acupuncture ne se limite pas à cela. Il y a le moxa, un bâton d’armoise qui sert à chauffer les points d’acupuncture. Et pour traiter certains patients je fais de la digitopuncture, notamment pour les enfants. Avec ces différents éléments, je travaille sur les méridiens, ces canaux invisibles à l’oeil nu dans lesquels circule l’énergie.

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Comment vous-êtes vous intéressée à l’acupuncture et la médecine chinoise en général ?

J’ai eu une autre vie professionnelle avant cela. Je travaillais dans la presse écrite mais je manquais de nourriture intellectuelle. La médecine chinoise a une approche de la personne dans sa globalité, c’est ce qui m’a particulièrement attirée. Tout est lié, le corps nous parle et réagit aussi par rapport aux saisons, aux cycles. L’acupuncture prend en compte le fait que le corps nous raconte une histoire, et parfois il n’a pas d’autre manière de s’exprimer que via la douleur. Il faut donc prendre en compte la dimension émotionnelle de chaque personne, identifier les blocages, travailler dessus. Par exemple j’ai eu une patiente avec une cystite chronique. Je me suis aperçue qu’elle en déclenchait une à chaque fois qu’elle éprouvait un stress profond. Quelqu’un d’autre développera peut-être une bronchite dans les mêmes circonstances.

Puisqu’il faut prendre en compte tout un environnement, l’acupuncture suffit-elle à guérir les maux ?

Personnellement j’essaie d’abord de renforcer le corps avant de m’attaquer à la pathologie elle-même. Et puis je donne aussi à mes patients d’autres outils comme la méditation, la visualisation. Je leur enseigne des exercices de respiration ou des positions de Qi Gong afin qu’ils continuent de travailler après les séances. Le but est que le patient ait les outils pour réussir à s’auto-gérer, qu’il soit à l’écoute de son corps. La médecine chinoise n’est pas exclusive et ne remplace pas la médecine classique, mais une grande partie de nos douleurs quotidiennes relèvent en fait du stress, en tout cas de problèmes plus psychiques que mécaniques.

Comment pratiquez-vous la méditation ? Est-ce accessible à tous ?

Oui pour moi la méditation est simplement une hygiène de vie, c’est un temps pour soi. Personnellement je n’ai pas de maître en tant que tel, je m’appuie sur l’ensemble de mes expériences antérieures. Je fais très régulièrement des stages variés, des retraites en silence par exemple et des formations. Les maîtres nous proposent des outils, à chacun de se les approprier. Pour moi, méditer consiste à rentrer dans son « soi » profond, on pénètre dans une dimension spirituelle et quelque part on s’adresse aussi à plus grand que soi. La méditation ressemble énormément à une prière, comme pouvait en faire les moines du Moyen-Age, sauf que les mots ne sont pas les mêmes et que c’est adapté au siècle d’aujourd’hui. Pour ceux qui n’osent pas s’y mettre, je propose des ateliers de méditation guidée*.

Vous proposez également des ateliers spécialement destinés aux femmes ?

J’ai constaté que nous, trentenaires ou quadras, nous ne savons parfois plus très bien comment nous sommes faites. Dans notre culture occidentale, nous n’avons plus de « moments entre femmes », pour aborder des vrais problématiques féminines au lieu de parler shopping. Il n’y a plus de transmission, comme cela existait chez nos grands-mères qui se retrouvaient au lavoir. J’ai fréquenté plusieurs « cercles de femmes » et j’ai retrouvé tout cela.

J’anime donc des ateliers d’énergétique féminine*. Je propose d’abord une petite révision de l’anatomie et puis nous travaillons sur les différentes étapes de la vie de femme en relation avec les éléments et la lune. J’apprends également aux participantes à réaliser des « mouvements dansés ». Je suis une grande fan de danse et j’ai constaté que cette discipline permet d’exprimer beaucoup de choses. J’évoque lors de ces ateliers le « féminin sacré », la partie la plus intime de notre être. A ce sujet j’ai suivi la formation de Miranda Gray et je suis devenue « moon mother », c’est-à-dire que je peux procéder à la « bénédiction de l’utérus » (« womb blessing »). Tout cela vise à restimuler des parties de notre corps trop souvent endormies. En médecine chinoise, l’énergie sexuelle est une source importante de vitalité. Lui redonner sa place nous aide lorsque nous retrouvons notre rôle quotidien de femme, d’épouse ou de mère.

J’anime également un stage dans le même esprit, « Abondanse », en septembre* sur l’île d’Oléron. Nous allons explorer notre féminité durant trois jours.

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Quels autres types de formation avez-vous élaborés à partir de votre expérience ?

J’anime un stage de relaxation corporelle par la médecine traditionnelle chinoise. J’y enseigne vraiment les bases, notamment une partie théorique sur les méridiens. Et puis j’apprends aux participants à sentir les points pour travailler sur l’auto-massage.
Enfin, j’ai mis au point un autre stage sur « l’ouverture du c?ur au couple intérieur ». Il s’agit d’abord de travailler son ancrage et son enracinement. La médecine traditionnelle chinoise considère qu’il faut être aligné entre le ciel et la terre, le haut et le bas. Je propose une exploration du pôle masculin et du pôle féminin de chaque individu pour apprendre à mieux se connaître et à développer nos parties méconnues. Les séances sont très pratiques, je propose beaucoup d’exercices pour « ouvrir son coeur » et un travail sur la respiration afin d’ouvrir sa cage thoracique. Le but de tout cela est d’avoir accès à sa propre authenticité, d’être en harmonie avec soi-même et ce qui nous entoure.

Propos recueillis par Marie Persidat.

*Toutes les infos sur www.acupuncture-paris15.fr

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Orlane Dupont

L’arrêt, le calme, le repos et la guérison

 

« La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.

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Vous connaissez peut-être cette histoire zen que l’on raconte au sujet d’un homme et d’un cheval. Le cheval galope à toute allure et, de toute évidence, l’homme à cheval semble se rendre à un endroit important. Un autre homme se tenant au bord de la route lui crie : « Où vas-tu ? et le premier homme lui répond : « Je ne sais pas. Demandez au cheval. » C’est aussi notre histoire. Nous ne sommes pas différents de cet homme à cheval : nous ne savons pas où nous allons et nous ne pouvons pas arrêter le cheval. Ce cheval est notre énergie d’habitude qui nous pousse en avant, malgré nous. Nous passons notre temps à courir et c’est devenu une habitude. Nous luttons tout le temps, même en dormant. Nous sommes en guerre contre nous-mêmes et prêts à déclarer la guerre aux autres.

Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.

 

Mais nos énergies d’habitude sont souvent plus fortes que notre volonté. On dit et fait alors des choses qu’on ne voudrait pas faire, pour le regretter par la suite. On cause de la souffrance, à soi-même et aux autres, et beaucoup de dégâts. Ce n’est peut-être pas notre intention, mais on ne peut pas s’en empêcher. Pourquoi ? Parce que nos énergies d’habitude (vashana) nous poussent à le faire.

Nous avons besoin de l’énergie de la pleine conscience pour reconnaître et apporter notre présence à notre énergie d’habitude afin de stopper la destruction en cours. Avec la pleine conscience, nous avons la capacité de reconnaître l’énergie d’habitude chaque fois qu’elle se manifeste. « Bonjour, mon énergie d’habitude, je sais que tu es là ! » Simplement en lui souriant, elle perdra déjà beaucoup de sa force. La pleine conscience est l’énergie qui nous permet de reconnaître notre énergie d’habitude et de l’empêcher de nous dominer.

L’oubli est l’opposé. Nous buvons une tasse de thé, mais nous ne savons pas que nous buvons une tasse de thé. Nous sommes avec la personne que nous aimons, mais nous ne savons pas qu’elle est là. Nous marchons, sans vraiment marcher. Nous sommes ailleurs, en train de penser au passé ou au futur. Le cheval de notre énergie d’habitude nous emporte au loin, et nous sommes son captif. Nous avons besoin d’arrêter notre cheval et de reconquérir notre liberté. Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître. La première fonction de la méditation – shamatha – est de s’arrêter.

 

La deuxième fonction de shamatha est de calmer. Quand on est sous l’emprise d’une émotion forte, on a beau savoir qu’il peut être dangereux d’agir, on n’a pas la force ou la clarté de s’abstenir. Nous devons apprendre l’art de la respiration consciente, l’art de cesser nos activités et de calmer nos émotions. Nous devons apprendre à devenir solides et stables comme un chêne, pour ne pas être emportés d’ici de là par la tempête. Le Bouddha nous a enseigné de multiples techniques pour nous aider à calmer notre corps et notre esprit et les regarder profondément. Ces techniques peuvent être résumées en cinq étapes :

- Reconnaître. Si l’on est en colère, on dit : « Je sais que la colère est en moi ».

- Accepter. Si l’on est en colère, on ne le nie pas. On accepte ce qui est présent.

- Embrasser. On prend sa colère dans ses bras comme une mère prendrait son bébé en pleurs dans ses bras. Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer notre colère et à nous calmer.

- Regarder profondément. Une fois notre calme retrouvé, nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre bébé.

- Pratiquer la vision profonde. Le fruit du regard profond est la compréhension des nombreuses causes et conditions, principales et secondaires, qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé. Notre bébé a peut-être faim, à moins que sa couche ne soit trop serrée. Notre colère a été déclenchée par les paroles blessantes qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle qu’il ne va pas très bien aujourd’hui parce que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratiquer le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance. Avec la vision profonde, nous savons ce qu’il faut faire et ne pas faire pour changer la situation.

Après le calme, la troisième fonction de shamatha est le repos. Imaginons qu’une personne lance un caillou dans la rivière. Le caillou se laisse couler lentement et atteint le lit de la rivière sans effort. Une fois qu’il a atteint le fond, le caillou ne bouge plus et laisse couler l’eau. Quand nous pratiquons la méditation assise, nous devons reposer comme ce caillou. Nous pouvons nous laisser couler naturellement dans la position assise – à demeurer sans effort. Nous devons apprendre l’art de nous reposer, de laisser notre corps et notre esprit se reposer. Si nous avons des blessures dans notre corps ou dans notre esprit, nous devons nous reposer de façon à ce qu’elles puissent guérir d’elles-mêmes.

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Le calme nous aide à nous reposer, le repos étant une condition indispensable à la guérison. Quand des animaux de la forêt sont blessés, ils cherchent un endroit pour s’allonger sans rien faire d’autre que se reposer pendant plusieurs jours. Ils ne pensent pas à manger ni à quoi que ce soit d’autre. Ils se reposent tout simplement, et c’est ainsi qu’ils guérissent. Mais lorsque nous autres humains tombons malades, nous angoissons ! Nous recherchons des médecins et des remèdes, sans nous arrêter pour autant. Même quand nous passons des vacances à la mer ou à la montagne, nous ne savons pas nous arrêter et nous rentrons encore plus fatigués qu’avant. Nous devons apprendre l’art de nous reposer. La position allongée n’est pas la seule position pour se reposer. On peut très bien se reposer en pratiquant la méditation assise ou la marche méditative. La méditation ne doit pas être laborieuse. Laissez simplement votre corps et votre esprit se reposer comme un animal dans la forêt. Ne luttez pas. Il n’y a rien à atteindre. J’écris un livre, mais je ne lutte pas. Je me repose aussi. Je vous en prie, lisez d’une manière joyeuse et reposée. Le Bouddha a dit : « Mon Dharma est la pratique de la non-pratique. (1) » Pratiquez de telle sorte que cela ne vous fatigue pas, et donnez à votre corps, à vos émotions et à votre conscience la possibilité de se reposer. Notre corps et notre esprit ont une capacité d’auto-guérison si on les laisse se reposer.

L’arrêt, le calme et le repos sont les conditions nécessaires pour que la guérison puisse avoir lieu. Si l’on ne s’arrête pas, la destruction en cours ne fera que continuer. Le monde a besoin de guérison. Les individus, les communautés et les nations ont besoin de guérison. »

(1) Dvachadvarimshat Khanda Sutra (Soutra aux quarante-deux paragraphes), Taisho 789.

 

Extrait de THICH NHAT HANH. – Le Coeur des enseignements du Bouddha : Les quatre nobles vérités, le noble sentier des huits pratiques justes et autres enseignements fondamentaux du bouddhisme. – Paris, Editions de La Table Ronde, 2000. – Chp 6. L’arrêt, le calme, le repos et la guérison. P.32-42. – 2-7103-0987-4
Source : Blog « Les chemins de la sagesse

L’éveil d’une autre chair dans sa propre chair

 

Après une quête intensive et un long parcours dans le domaine des thérapies et du développement personnel, Darpan découvre qu’il ne s’agit pas d’accéder à un bonheur par-dessus nos complications et nos accumulations douloureuses, mais bien d’exposer ces dernières et de les dissoudre pour permettre à notre plénitude de se déployer.

« La joie n’est joie que sur fond de souffrances, l’amour n’est amour que sur fond de peines ».

 

L'eveil d'une chair

 

Le fait d’être m’a toujours intrigué. Très jeune déjà, cette conscience m’interpellait et j’éprouvais quelque frustration à ne pouvoir la cerner et encore moins à l’expliquer. Je me tenais devant l’évidence d’être comme on se tient devant son miroir. J’ETAIS ! Une réalité indéniable. Quelle étrange et mystérieuse affaire… Personne ne semblait s’y intéresser. J’observais les gens vaquer à leurs occupations comme si le fait d’être était pris pour acquis et ne méritait guère qu’on y prête attention, la question étant laissée aux philosophes et à la religion…

Lorsque je fus happé par les exigences intellectuelles de l’école, l’évidence d’être perdit sa fraicheur, reléguée à l’arrière-plan, cédant la place au mental et au développement d’une personne amenée à faire sa place dans le monde. Bien que recélant une énigme insondable, ma présence m’apparut de plus en plus « plate » et « fade » si bien que je me demandais souvent s’il n’y avait que « ça », peinant à faire sens de mon existence et à trouver une voie qui reflète un tant soit peu le mystère qui m’habitait.

« Être » ne suffisait pas à mon bonheur ; j’en voulais davantage ! J’aspirais à quelque chose de plus grand, de plus beau et de plus intense, pressentant que la réalité de l’être, occultée par le formidable aimant du monde et par quelques barrières invisibles, n’avait pas encore livrée tous ses secrets. À cette époque j’étudiais le chinois et le japonais à l’Université de Genève, avec le souhait de me rapprocher des philosophies orientales et du Taoïsme… En vain. Je me remplissais d’une connaissance desséchée qui m’encombrait plus qu’elle ne me libérait, alors que j’avais soif d’une réponse vivante !

Mon aspiration prit corps au contact du mystique Osho et trouva enfin un objet : l’Eveil ! Dès lors, ma vie s’organisa dans le sens de cette recherche et je me mis assidument à la poursuite de « l’illumination », explorant les extrêmes, pensant naïvement que je parviendrais à découvrir, sans savoir ni où ni comment, un trésor caché et à regagner un paradis perdu qui effacerait à tout jamais mes tourments.

Passionné par ce nouveau champ d’exploration, je cultivais en secret l’espoir de m’élever dans la dimension « divine » pour accéder à un bonheur suprême. Ma recherche satisfaisait à mes besoins en me nourrissant d’aventures, de rencontres, d’expériences insolites et palpitantes. Je partageais mon temps entre la nécessité de gagner ma vie, m’efforçant d’évoluer professionnellement, tout en répondant à un impératif intérieur qui me poussait en avant, toujours plus loin, dans la quête de réponses, d’expériences et de compréhension.

La spiritualité, telle que je me l’imaginais, se confondait alors avec la thérapie et le développement personnel, les frontières étant parfois floues. Je marchais à tâtons, soulevant chaque pierre, avide de nouvelles sensations et porté par l’espoir de pouvoir enfin gommer mes faiblesses et mes meurtrissures sans me douter que le moteur de ma quête puisait sa force dans le désir d’échapper à mes peurs et à mes peines…

La quête s’est progressivement essoufflée puis enlisée. Je n’allais nulle part. Rattrapé par mes ombres, je me tenais devant mes failles, mes manques et mes douleurs, dépouillé du verni des enthousiasmes que je m’étais plu à considérer comme des élans « divins »… J’avais lu et écouté les maîtres mais je ne les avais pas entendus, manipulant leur vérité à mes mensonges, détournant leurs enseignements au profit de la personne que je pensais être, m’efforçant de l’embellir et de la rendre plus « spirituelle ». L’échec était cuisant et je prenais de l’âge. Qu’avais-je fait de ma vie ?

Au bord de l’épuisement, désespéré et désillusionné, je commençais à me demander si l’Eveil existait vraiment ou si je ne m’étais pas laissé embarquer dans une monstrueuse arnaque « spirituelle » ! Après avoir investi tant de temps, d’argent et d’énergie à rechercher « l’illumination », l’idée d’avoir parcouru ce chemin en vain m’était insupportable. Puis, j’ai rencontré ma future épouse et Barry Long, un maître spirituel de l’Occident, des rencontres essentielles qui changèrent le cours de ma vie. Barry, d’abord, pour m’avoir ramené « sur Terre » et dans le corps, m’apprenant à souffrir utilement et intelligemment en cessant de fuir et de lutter contre ce que je n’acceptais pas en moi-même (et de moi-même). Ma compagne ensuite pour avoir partagé cet enseignement et l’avoir mis en pratique au quotidien, dans notre couple, en exposant et en examinant toutes les ombres susceptibles d’occulter ou d’entamer l’amour que nous n’avons jamais cessé d’éprouver l’un pour l’autre.

À l’image d’une vitre recouverte de nombreux films opaques, il m’a fallu du temps pour me détacher des illusions et des identifications qui obscurcissaient la perception claire et directe de ma vraie nature, de cette « qualité d’être » qui n’avait jamais cessé de me « hanter ». J’ai compris alors que le corps était la porte d’entrée et qu’il était indispensable de déjouer mes résistances pour SENTIR et accueillir tout ce que ma vie intérieure livrait à ma perception. Cette nouvelle disposition m’engagea dans une dynamique particulièrement exigeante, décrite, pas à pas, dans un livre intitulé : « l’Aventure intérieure ».

Dans ce qu’il y a lieu de décrire comme une « première phase », j’ai appris à identifier et à comprendre le fonctionnement de mes résistances (l’ego). J’ai pris conscience des manœuvres me permettant d’éviter toute confrontation avec la peur et la douleur, jusqu’à ce que je sois en mesure de lâcher prise et d’accueillir ce qui remontait à la surface de ma perception. Les blessures du passé se sont ainsi délogées de ma chair, affranchies de mes luttes et de mes esquives, pour être consciemment accueillies dans mon ressenti et finalement acceptées. C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point elles avaient entravée et gâché ma vie, et surtout combien j’avais souffert de les avoir gardées en moi aussi longtemps !

La deuxième étape fut marquée par l’entrée dans le vide de moi-même, au cœur d’une  « déficience d’âme » qu’il m’a fallu traverser comme un désert. Au fur et à mesure de ma progression, des couches de peine plus subtiles et plus profondes ont émergé, dévoilant des aspects oubliés et parfois très anciens de mon histoire personnelle. La personne que je pensais être commença alors à se vider de ses contenus et à imploser, ouvrant une brèche à un feu invisible, de nature psychique, mais néanmoins clairement perceptible dans mon corps, et particulièrement irritant pour les pans de mon identité qu’il faisait fondre comme neige au soleil.

Au cours de la troisième phase, les « attaques » de ce feu intérieur se sont intensifiées, réduisant considérablement l’iceberg que j’avais considéré comme mon « moi » solide et irréductible. Après avoir traversé toute l’épaisseur psychique de la personne (l’enfer en moi), je me suis approché de la douleur fondamentale autour de laquelle le soi émotionnel s’était construit et cristallisé. Extrêmement bien protégé par l’ego, acharné à lancer dans la bataille ses meilleures forces, le noyau de peine a finalement cédé sous les assauts de la puissante énergie de la vraie nature et libérant la lie de ma condition humaine.

Il restait encore un dernier obstacle à la réalisation de l’état naturel : la dissolution de ma volonté personnelle ; une phase des plus exigeantes lors de laquelle mes bras de levier cédèrent le pas à une Intelligence Supérieure. Je fus contraint à m’en remettre à plus grand que moi, à travers des effondrements intérieurs déchirants dans lesquels s’engouffrait la puissante énergie de l’être. C’était le moment de la rupture définitive avec la sensation de moi-même, celle qui m’avait accompagné durant des décennies et que j’avais considérée à tort comme ma vraie nature.

La dissolution de ma volonté personnelle acheva de m’extraire du camp retranché du moi et me remis entre les mains d’une Puissance de vie inconcevable. La réalité d’être, affranchie des « enveloppes » qui l’entouraient révéla alors son immensité, sa simplicité et sa profondeur. Dépouillé de ma fausse identité et des filins invisibles qui m’attachaient au corps, aux pensées et aux émotions, je pris alors conscience de ma vraie nature comme un poisson prend conscience de l’eau dans laquelle il nage. Mais contrairement à ce dernier, ma vraie nature n’a jamais été un objet extérieur à moi-même mais l’essence même de ce que je suis et que je n’ai jamais cessé d’être.

Les verrous levés, l’évidence d’être livra enfin le secret d’une conscience reconduite à elle-même. À l’image d’une rivière se jetant dans l’océan, le « je » s’est finalement offert et uni au « suis » révélant dans son effacement la  complétude qu’il avait toujours recherchée.

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Darpan « l’Aventure intérieure », se libérer de la souffrance et réaliser sa vraie nature. (Editions du nouvel Homme, 2010) 

Constats, Intention et Autonomie pour gérer ses peurs

 

 

En ce moment du monde, beaucoup se trouvent démunis, ne sachant comment vivre mieux et apporter leur pierre …
En ce moment du monde, tout bouge, tout se transforme, les peurs pointent leur nez et la sagesse populaire nous dit que la peur est mauvaise conseillère, c’est vrai, (sauf quand elle nous permet de courir assez vite pour nous éloigner d’un tigre affamé).

Comment faire pour ne pas avoir peur, plus précisément, comment faire pour gérer nos peurs ?

  • Les ignorer contribue à alimenter un stress caché.
  • Ne pas les ignorer pousse certains à se rendre dingue en écoutant sans répits le babil incessant de notre mental, imaginant les pires scénarios possibles (ce qui donne du grain à moudre à beaucoup d’extrêmes).

Dès que la question se pose en soi, il semble essentiel de trouver les techniques qui nous conviennent personnellement. Aucune n’est meilleure qu’une autre, il s’agit de trouver Celle qui nous convient.

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Avant de vous parler de celles que je pratique, je voudrais vous rappeler que nous sommes des arbres. Des arbres qui marchent, c’est à dire, des liens énergétiques entre le ciel et la terre.  L’enfant ne le sait pas : il le vit… il se nourrit sans arrêt de cette énergie qui monte en lui, de la terre vers le ciel et de cette énergie qui descend par lui, du ciel vers la terre. Il s’en nourrit jusqu’à ce qu’il soit confronté à ses premières contrariétés et là, peu à peu, il va fermer ces chemins. Pourquoi ? Parce que personne ne lui a dit comment les rouvrir, tout simplement. Et nous voyons partout des luttes sans fin pour acquérir de l’énergie, généralement en se nourrissant des autres.

On trouve cette technique dans pratiquement toutes les traditions avec quelques variantes, la voici :
Debout, les pieds au niveau des hanches, bien campés sur le sol, les mains le long du corps. Ressentez votre présence là où vous êtes, soit sur la Terre Sacrée, soit en haut d’un immeuble.
Fermez les yeux et visualisez des racines qui plongent dans la terre (n’ayez crainte elles traverseront les étages). Une fois que vous les sentez, ouvrez en vous une colonne ascendante et à chaque inspiration, faites monter l’énergie de la Terre au travers de cette colonne, au-delà de vous, vers le ciel.
Cette colonne ascendante maintenant en mouvement, visualisez des branches partant de votre tête, de vos épaules montant vers le Ciel. Visualisez une autre colonne descendante, à côté de l’autre et à chaque expiration, faites-y descendre l’énergie vers la terre. L’énergie de la Terre va vers le Ciel, l’énergie du Ciel va vers la Terre, vous devenez un canal entre les deux et faites alors partie intégrante de l’univers. Pendant ce temps-là, tout votre être s’emplit d’une énergie (gratuite) laquelle va irradier bien au-delà  de ces deux colonnes.
Si vous faites cela tous les jours, puis à chaque fois que vous y pensez, la connexion se mettra en place de plus en plus rapidement. Vous pourrez le pratiquer assis, allongés, dans le bus ou le métro. Une personne vous agresse au travail ? Elle est en manque d’énergie. Ouvrez une porte au niveau du plexus et envoyez-lui de cette énergie-là au lieu de vous faire prendre la vôtre. Et se rappeler qu’à chaque contrariété, nous coupons le flux jusqu’à ce que ce rituel entre dans notre vie.

Alors que nos sociétés occidentales sont engluées dans les culpabilités, que nous avons tous appris à nous culpabiliser d’un rien et que nous culpabilisons facilement les autres… il est une technique que je trouve pratique : Constater… nous nous trouvons dans une situation qui éveille notre culpabilité ? Constatons la situation… juste constatons-là. Nous nous mettons facilement en colère ? Lorsque la colère pointe, ou qu’elle s’est exprimée, au lieu de le regretter simplement, constatons-le… etc. constater bloque le jugement et nous permet de comprendre nos schémas. Comprendre est la première porte ouverte à nos solutions. Nos solutions, car selon nos tempéraments, nous n’avons pas forcément les mêmes avancées vers nos solutions.

Un des outils chamaniques permet d’atteindre les racines de nos blocages, lesquels se manifestent par des « systèmes » de défense inconscients et perturbants.  Cet outil s’appelle le Recouvrement d’Ames. (Les chamanes partent du principe qu’à la plupart des chocs de notre vie, on laisse des bouts d’âme. Ces chocs remontent parfois très loin et il est essentiel de récupérer nos bouts d’âmes afin de redevenir complet, afin de récupérer l’énergie d’avant les chocs).
Dès que l’on appréhende les processus qui nous lient depuis le début de notre histoire, nous pouvons partir en quête de cette personne spéciale que nous sommes, celle qui s’est cachée à l’arrière des influences de notre entourage, proche, lointain et de notre milieu social. Commencer à saisir ce que nous sommes nous demande de partir de ce que nous percevons de nous même dans l’ici et maintenant, d’accepter ce que nous considérons comme le pire tout autant que le meilleur. Deux volets nécessaires à nos avancées.

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Un autre outil vous met en rapport avec les énergies qui vous conviennent. Ces énergies prennent souvent la forme d’un animal, c’est la raison pour laquelle on part à la recherche de notre Animal de Pouvoir. (Personnellement je ne parle pas d’Animal Totem ce qui, selon ma compréhension est un terme spécifique aux clans. Les amérindiens  faisaient parti du clan de l’Ours par exemple, c’était le Totem du clan. Lorsqu’un enfant naissait, le chamane lui donnait son Animal Totem. Hors, nous ne vivons rien de tout cela dans nos villes).  Dès que l’on arrive à communiquer avec notre Animal de Pouvoir, on prend conscience de la qualité de l’énergie dans laquelle on pénètre. Et peu à peu, nous découvrons une réelle différence entre les voix de nos guides et celle de notre mental (ce babil incessant dont je parlais au début de ce mot). Notre mental aime à entretenir les doutes, les peurs, les certitudes par son bavardage. L’origine du mot mental est d’ailleurs intéressante : elle vient du mot latin, mens, mentis – esprit, intelligence – et du verbe mentiri – mentir. Si une partie de notre mental nous est essentielle, le rapport à l’esprit, à l’intelligence, l’autre déteste avant tout les changements, déteste l’incertitude et ce mental-là met souvent tout en œuvre pour nous empêcher de changer, jusqu’à nous mentir pour nous garder dans ce qu’il connaît. Il nous est donc nécessaire d’apprendre à le remettre à sa place, à nos ordres, tout comme son grand ami, l’Ego.

Ces outils sont simple, ils font appel, entre autres, à un registre que nous connaissons bien, que nous utilisons rarement hors de son expression la plus commune : l’imaginaire. Nous rêvons de voyager, réussir, trouver le ou la compagne idéale etc., et, avouons-le, nous nous en servons souvent pour fuir le quotidien. Pourtant, si nous remettons cet « Imaginaire » entre les mains de l’Univers nous pénétrons dans le grand « Rêve », l’un des outils les plus efficaces des chamanes, qui nous révèle bien des secrets. Cet outil est ce que l’on appelle « Le Voyage Chamanique ».

Nous sommes des parts d’éternité, et en dehors de ce qui fait notre vie de tous les jours, nous faisons également partie de cet ensemble merveilleux qu’est l’univers, partie de chaque famille de vie qui habite notre planète. Et pour pouvoir avancer dans ces domaines, nous mettrons en œuvre un autre registre, celui de l’Intention. Je ne parle bien sûr pas de l’intention d’aller au cinéma, de partir en vacances ou de faire un taboulé ce soir. L’intention … force que nous utilisons parfois contre nous-mêmes lorsque nous nous baignons dans notre soi-disant médiocrité en nous traitant nous même de tous les noms possibles ! L’Intention… une des plus grandes forces dont nous disposons… L’intention, cette tension de tout notre être vers… Les chamanes disent : « une fois l’Intention envoyée, tout l’univers conspire à sa réalisation. » D’où la nécessité de devenir les maîtres de nos pensées ! Sandra Ingerman* nous avait raconté qu’elle avait fait une liste de toutes les pensées négatives qu’elle pouvait avoir. Puis, elle en a écrit la balance positive sur des post-its qu’elle avait collé autour de son ordinateur afin de s’en souvenir pour ne plus être victime de ce type de pensées.
Nous avons tous quelque chose à faire ici, là où nous sommes… sinon, nous ne serions pas là. Et si nous pensons que nous devrions être ailleurs, alors allons ailleurs… après s’être assuré que ce n’est pas une fuite. Nous avons cette chance de pouvoir devenir acteur de nous même. Et je constate que plus les personnes « deviennent », plus elles rayonnent alentour, plus elles aident d’autres à désirer « devenir », à « être ».  En fait, quel est le but d’une vie ? Gagner de l’argent ? Réussir ? Que veut dire réussir ? Penser à lier l’harmonie à ses intentions permet d’allier le nécessaire vital à la réalisation intérieure, sans limites.

Tout a changé dans ma vie le jour où j’ai compris pourquoi mes livres ou films favoris avaient été du fantastique ou de la SF… pourquoi mon premier livre de chevet avait été « La Quête du Graal ». De cette conscience j’ai senti à quel point notre vie peut être exceptionnelle si on la vit, au quotidien, comme une quête…

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Je voulais être artiste… j’ai fait du théâtre, du chant, du dessin… la vie est drôle, bizarre… à chaque fois j’ai arrêté, à chaque fois, j’ai peu après rencontré sur mon chemin des personnes qui auraient pu m’aider si j’étais restée dans tel domaine. Que me disait la vie ? – tu vois, tu aurais pu, ce n’est pas un ratage… il y a autre chose pour toi. – Oui, mais quoi ? Alors j’ai regardé mon chemin et vu comment j’ai sauté sur chaque opportunité en confiance, quitte à me « planter » en pensant : c’est une partie du voyage, oui, même les passages les plus noirs. Et pour la petite histoire, comme mon intention d’enfant a dû être forte, le théâtre est venu me retrouver, pour le plaisir.

En sus de l’harmonie, j’ajoute l’intention de l’autonomie… s’en approcher au plus près possible, approcher et goûter l’alliance de ces deux états pour soi-même et pour celles et ceux qui le désirent. Devenir autonome permet de ne plus attendre de solutions de l’extérieur et l’on constate vite, qu’elles arrivent les solutions, par des biais auxquels nous n’aurions jamais pensé. Alors on commence à mieux vivre le moment présent, mieux y déceler les opportunités qui s’ouvrent à soi et on trouve le courage de s’y engager. Tout cela m’est arrivé en grande partie grâce à un maître soufi, Omar Ali Shah et depuis vingt ans, grâce à la pratique chamanique. Pour certains autre ce sera par le soufisme, le yoga, la méditation, le bouddhisme, le tantrisme, que sais-je, en tous cas, ce que je sais c’est que c’est un « boulot » continu et un « boulot » passionnant.

* Sandra Ingerman : Chamane, auteur de plusieurs livres dont « Médecine pour la Terre ».

Olga Brix

Initiation uniquement individuelle sur deux jours en week-end ou hors week-end. 
Dates fixées à la demande. 
Avec Olga Brix en région centre - Email
Contact : Olga : 09 52 31 41 69 www.pluiedautomne.com

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