Archives pour la catégorie Retiens la Légende

L’esprit de décision

Une décision se définit comme un choix fait entre différentes lignes de conduite dans une situation d’incertitude. Vanille ou fraise ? Mangue ou pomme ? Gauche ou droit ? Vie ou mort ? Nous prenons des tonnes de décisions inconsciemment. Nous choisissons certaines actions, formons des opinions, passons des jugements par le biais de certaines de nos capacités intellectuelles, elles-mêmes souvent influencées par nos penchants et partis pris, notre mental, nos émotions et nos souvenirs du passé. On s’est même souvent demandé si au final, le libre-arbitre existait bien.

Tous les jours, nous devons choisir entre la tendance à remettre les choses au lendemain ou au contraire, celle de poser une action. On nous demande aussi de décider de la direction que nous devons prendre. Parfois, la décision débouche sur la procrastination, l’ajournement. Vu que nous devons souvent choisir entre repousser au lendemain ou poser une action, nous avons donc de nombreuses occasions d’apprendre à décider.

Sigmund Freud utilisait la métaphore d’un cheval et de son cavalier pour illustrer l’éternel conflit entre nos impulsions émotionnelles et notre capacité de raisonnement. Le cheval représente nos émotions et le cavalier la raison. La façon dont nous solutionnons cet éternel conflit entre la raison et l’émotion peut fort bien déterminer si nous avons cette tendance à tout repousser au lendemain ou pas.

Diriger le cheval requiert de la conscience. Et ainsi que l’enseignant spirituel Osho le fait remarquer, il est nécessaire de décider. Il faut décider à chaque instant. Chaque moment perdu par manque de décision crée une fragmentation à l’intérieur de nous. Par contre, si à chaque moment nous prenons une décision, nous serons progressivement moins morcelés, nous allons nous réunifier, redevenir un seul bloc. A un moment, l’intégration complète va se faire. Osho insiste pour nous dire que prendre une décision n’est pas vraiment le plus important, c’est l’esprit de décision qui l’est. « En décidant, vous apprenez à décider ». Il explique :

« Plus vous apprenez à prendre des décisions, plus vous allez devenir intégré. Et plus vous prenez la responsabilité de vous engager… bien sûr, il y a danger mais la vie est dangereuse. Je sais qu’il existe de nombreuses possibilités de vous égarer mais il faut en prendre le risque. Il est fort possible que vous vous trompiez mais c’est ainsi qu’on apprend, de ses erreurs. La vie est faite de tâtonnements. La décision devrait surgir dans votre être parce qu’avec cette capacité de décision, surgit l’intégrité. Rappelez-vous de prendre quelques décisions. Ce sont ces décisions qui feront de vous un individu. » 
Osho, The Search, Chapitre1

francescas

 

 

Qu’est-ce que l’indécision ? un état qui signifie tout simplement que beaucoup de voix sont en contradiction les unes avec les autres à l’intérieur de nous et que nous ne pouvons décider quel chemin prendre, celui-ci ou celui-là. Et bien sûr, les personnes qui ne savent pas décider restent dans le vague, le flou, la confusion. Le pouvoir de décision amène de la clarté. Et si la décision est d’une grande importance, si la décision touche aux fondements mêmes de votre existence, elle peut amener dans son sillage une nouvelle naissance, une nouvelle façon de faire les choses et d’être.

Selon la vision d’Osho : « La capacité de décider amène de la lumière. Même si vous décidez de rester le même, rien que cette décision va vous amener de la lumière ; les choses vont être claires. Même si vous prenez une mauvaise décision, cette décision sera quand même bénéfique. Si vous prenez une bonne décision, bien entendu ce sera une grande bénédiction ; mais au cas où vous preniez une mauvaise décision, ce sera mieux que de rester dans un état d’indécision.

Prendre une décision est toujours une bonne chose ; l’homme naît à partir de ce pouvoir de décision. Rester irrésolu, vacillant, faire les choses sans conviction, rester tiède, agir et ne pas agir, se contenter de faire un bout de chemin et tourner les talons, est un beau gaspillage d’énergie. Et si vous restez dans cet état trop longtemps, cette attitude va devenir votre habitude. Et l’empreinte sera alors très profondément ancrée dans votre mental ; vous ne cesserez de faire sans arrêt la même chose et l’empreinte va continuer à s’ancrer de plus en plus profondément ! Arrêtez tout ça ! »
Osho, Darshan Diaries, The Further Shore, Chapitre 15

Actuellement, en Inde, le mouvement civique populaire sous la forte houlette d’Anna Hazare illustre parfaitement cette question du pouvoir de décision. Ferme dans sa résolution et fort d’une stratégie claire où n’est tolérée aucune ambiguïté, ce mouvement civique populaire s’efforce avec détermination de donner un grand coup de balai à la corruption qui règne en Inde. C’est précisément de cet esprit de décision dont parle Osho et cette même détermination est en train de rassembler non seulement la jeunesse du pays mais aussi des hommes et des femmes de toutes conditions sociales. Il s’agit d’un mouvement conscient et clairement défini qui reste concentré sur son objectif et dispose de plein d’énergie.

La citation d’Osho ci-dessous ajoute une foi bien méritée à cette courageuse entreprise :
« Rien qu’en prenant une décision, vous en finissez avec l’état d’inconscience parce qu’aucune décision ne peut être prise quand vous êtes inconscient. En ne vous décidant pas, vous partez à la dérive, ici et là, poussé par la société… Vous êtes attiré et repoussé partout, dans toutes les directions et aucune en particulier. Si vous restez dans cette indécision, l’état d’inconscience va devenir de plus en plus dense. 
Il n’y a aucun mal à devoir prendre une décision – même pour les mauvaises raisons. A mes yeux, il n’y a qu’un seul méfait – ne pas prendre de décision. Et il n’y a qu’une seule vertu – être décisif. Soyez donc décisif.
 »

Osho, And Now, And Here, Chapitre 11, Question 2

 Sans titre

Swami Satya Vedant

Swami Satya Vedant est né en Inde, il est devenu disciple d’Osho en 1975. Il a un doctorat de l’Université du Michigan, Etats-Unis, ainsi qu’un Master et doctorat de l’Université de Baroda en Inde. Satya Vedant a prononcé de nombreux discours, participé à maints séminaires et conférences et présenté des ateliers en Inde, au Canada et aux Etats-Unis. Ses ateliers ont pour thème: Gestion du Stress et ‘Efficacité des Cadres, Encadrement et Direction, Relations Humaines, Retrouver son Pouvoir en tant que Femme, Education et Promotion de la Santé pour les forces de police.

Il est l’auteur des ouvrages « Le Rebelle Lumineux : Biographie d’un Mystique non-conformiste », « Si c’est arrivé au Bouddha, pourquoi pas vous ? » et «Bharat : Samasyaen Va Samadhan».

Satya Vedant a publié des livres et un large éventail d’articles dans des gazettes, magazines et journaux en Inde, Etats-Unis et Australie. Il a donné de nombreuses conférences et dirigé des stages dans le monde entier, y compris aux Nations Unies, à la Banque Mondiale, au Pentagone ainsi que dans le programme du Dr Deepak Chopra à San Diego.

En savoir plus sur Osho

 

 

DONNEZ DE NOUVELLES PERMISSIONS À VOTRE ENFANT INTÉRIEUR

 

Une fois que nous avons commencé à soutenir notre enfant intérieur, nous nous retrouvons face à un autre dilemme. Étant donné que la plupart d’entre nous sommes issus de familles dysfonctionnelles, nous ne savons vraiment pas comment jouer le rôle de parent auprès de notre enfant intérieur afin de l’éduquer convenablement. Notre enfant intérieur blessé est puéril. Il a été soit trop, soit trop peu discipliné. Nous devons donc devenir de bons éducateurs en matière de discipline afin que notre enfant intérieur blessé puisse guérir. L’enfant en nous doit intérioriser de nouvelles règles qui lui permettront de croître et de s’épanouir. L’adulte en nous doit recueillir de nouvelles informations sur ce qui constitue une bonne discipline et il doit acquérir de nouvelles compétences afin d’interagir avec l’enfant intérieur. Nous devrons utiliser notre puissance d’adulte pour donner de nouvelles permissions à notre enfant intérieur. Il a besoin que nous lui donnions la permission de transgresser les anciennes règles parentales, la permission d’incarner son moi authentique et la permission de jouer.

enfant-interieur2

La discipline qui favorise la croissance

Quelqu’un a déjà souligné que «de tous les masques de la liberté, la discipline est le plus impénétrable », Cela me plaît. Sans discipline, notre enfant intérieur ne peut pas vraiment être libre. Scott Peck a des choses importantes à dire à ce sujet: il considère la discipline comme un ensemble de techniques conçues pour alléger l’inévitable souffrance de la vie. C’est très loin de ce que j’ai appris durant mon enfance. Au fond de mon subconscient, le mot «discipline» est synonyme de punition et de souffrance. Selon Scott Peck, une bonne discipline est constituée d’un ensemble de leçons sur la manière dont nous pouvons vivre notre vie plus gracieusement; elle sous-tend des règles qui permettent à la personne d’être qui elle est. Ce genre de règles rehausse notre existence et protège notre conscience du « Je suis ». C’est pourquoi je vous propose maintenant un ensemble de règles fructueuses que vous pourrez enseigner à votre merveilleux enfant intérieur.

    1. C’est bien d’éprouver ce que tu éprouves. Les émotions ne sont ni bien ni mal. Elles existent simplement. Il n’y a personne qui soit en mesure de te dicter ce que tu devrais éprouver. Il est bon et nécessaire de parler des émotions.

    2. C’est bien de vouloir ce que tu veux. Il n’y a rien que tu devrais ou ne devrais pas vouloir. Si tu es en contact avec ton énergie vitale, tu voudras croître et te développer. C’est bien et même nécessaire que tu combles tes besoins. C’est bien de demander ce que tu veux.

    3. C’est bien de voir et d’entendre ce que tu vois et ce que tu entends. Peu importe la nature de ce que tu as vu et entendu, c’est ce que tu as vu et entendu.

    4. C’est bien et nécessaire de jouer et d’avoir beaucoup de plaisir. C’est bien d’aimer le jeu sexuel.

    5. Il est essentiel que tu dises toujours la vérité. Cela atténuera la souffrance inhérente à la vie. Le mensonge déforme la réalité. Toutes les formes de distorsions de la pensée doivent être corrigées.

    6. Il est important que tu connaisses tes limites et qu’à l’occasion tu diffères les gratifications. Cela amoindrira la souffrance inhérente à la vie.

    7. Il est d’une importance décisive que tu développes un sens des responsabilités équilibré. Cela signifie que tu dois assumer les conséquences de tes actes et refuser d’assumer les conséquences des actes d’autrui.

    8.C’est bien de commettre des erreurs. Les erreurs sont nos professeurs, puisqu’elles nous aident à apprendre.

    9. Les émotions, les besoins et les désirs d’autrui doivent être respectés et valorisés. Le fait de bafouer les autres t’amène à éprouver de la culpabilité et t’oblige à en assumer les conséquences.

    10. C’est normal d’avoir des problèmes. Ils doivent être résolus. C’est normal de vivre des conflits. Eux aussi doivent être résolus.

Enfant intérieur 1

    Permettez-moi de commenter brièvement chacune de ces nouvelles règles.

Première nouvelle règle

Étant donné que ce sera très angoissant pour votre enfant intérieur blessé d’enfreindre l’ancienne loi familiale du silence ou celle qui condamne l’expression des émotions en les considérant comme des signes de faiblesse, vous devrez prendre soin de bien l’orienter dans ce domaine. Avant tout, cela signifie que vous lui donnerez la permission d’éprouver ce qu’il éprouve et que vous lui montrerez que les émotions ne sont ni bien ni mal. Mais vous devrez avoir une ligne de conduite claire en ce qui a trait à l’expression des émotions. Dans certains contextes, en effet, ce n’est ni sûr ni approprié d’exprimer ses émotions. Il ne serait pas souhaitable, par exemple, que vous encouragiez votre enfant intérieur à déclarer ses sentiments au policier qui vient de vous donner une contravention. Dans un même ordre d’idées, il est peu recommandable de faire connaître à ses parents son sentiment d’avoir été délaissé. Vous devez exprimer ces émotions selon les manières que j’ai décrites dans la deuxième partie.

Votre enfant intérieur doit également apprendre la différence entre exprimer une émotion et agir d’après une émotion. La colère, par exemple, est une émotion parfaitement légitime. Elle nous avertit que nos besoins ou nos droits fondamentaux ont été bafoués ou sont sur le point de l’être. Dans cette optique, il est légitime d’exprimer sa colère, mais beaucoup moins légitime de frapper, de blasphémer, de crier ou de détruire les biens d’autrui.

Vous devez trouver un milieu sûr où personne ne vous couvrira de honte lorsque votre enfant exprimera librement ses émotions. peut impliquer que vous vous joigniez à un groupe de soutien dont les membres travaillent sur des problèmes semblables aux vôtres. En outre, vous devrez montrer à votre enfant intérieur que vos émotions font partie intégrante de votre force intérieure. Elles sont le combustible psychique qui vous pousse à rechercher et à obtenir la satisfaction de vos besoins. Elles vous signalent la présence d’un danger, vous font savoir qu’on est en train de vous faire violence ou que vous avez perdu quelque chose d’important.

Deuxième nouvelle règle

La deuxième nouvelle règle neutralise l’humiliation toxique qu’éprouve votre enfant intérieur blessé face à ses besoins et à ses désirs. Vous rappelez-vous les parents âgés de trois ans et pesant plusieurs dizaines de kilos? En tant qu’adultes enfants, ils n’ont jamais pu assouvir leurs besoins ou leurs désirs; par voie de conséquence, sitôt que vous manifestiez des besoins ou des désirs, ils se mettaient en colère et vous couvraient de honte.

Intoxiqué par la honte, votre enfant intérieur ne croit pas qu’il a le droit de désirer quoi que ce soit. Néanmoins, vous pouvez prendre sa défense en étant très attentif à ses besoins et à ses désirs. Vous ne serez peut-être pas toujours en mesure de lui donner ce qu’il veut, mais vous pourrez l’écouter et lui donner la permission de désirer. Si nous n’avions aucun désir et aucun besoin, notre énergie vitale finirait par s’annihiler.

Troisième nouvelle règle

La troisième règle contrebalance l’illusion et le mensonge qui prévalent dans les familles dysfonctionnelles, et engendrent de surprenantes réponses. La petite Julie arrive de l’école et voit sa mère en train de pleurer. Elle demande: «Qu’est-ce que tu as, maman?» Sa mère répond: «Je n’ai rien. Va jouer dehors! » Un bon matin, le petit Farquhar voit son père étendu à côté de la voiture, dans le garage. Intrigué et confus, il demande à sa mère pourquoi papa est couché là. Elle lui répond que son père a besoin de dormir sur le plancher de béton du garage « parce qu’il a mal au dos» ! Le jeune Daniel entend son père et sa mère qui se disputent. Leurs cris l’ont tiré de son profond sommeil. Il va jusqu’à leur chambre et veut savoir ce qui se passe. Ses parents lui disent : «Ce n’est rien. Retourne te coucher. Tu as dû rêver!»

L’enfant qui reçoit ce genre de messages ne peut plus se fier à ses propres sens. Ainsi privé d’informations sensorielles, il lui sera difficile de vivre dans la réalité. Les enfants possèdent une expertise en matière de sensibilité sensorielle ; nous avons donc particulièrement besoin de notre enfant intérieur dans ce domaine. Mais pour pouvoir profiter de son expertise, nous devons lui donner la permission de voir, d’écouter, de toucher et d’explorer le monde extérieur.

Quatrième nouvelle règle

La quatrième règle concerne le jeu et le plaisir. Jouer, c’est une façon de simplement être. J’ai appris à concevoir mon emploi du temps de manière à me réserver certains moments de jeu durant lesquels je peux aller pêcher ou jouer au golf ou encore ne rien faire. Cela me plaît d’aller quelque part seulement pour y flâner. Flâner et ne rien faire sont deux formes du jeu adulte. Nous comblons notre besoin d’être lorsque nous donnons à notre enfant intérieur la permission de jouer.

Le jeu sexuel représente une autre merveilleuse forme d’amusement pour adultes. Il recouvre son meilleur aspect à partir de l’instant où l’adulte en nous sort ses parents de la chambre, verrouille la porte et laisse son gamin intérieur naturel se débrouiller. L’enfant intérieur adore toucher, goûter, sentir et parler durant le jeu sexuel. Il adore prendre le temps d’explorer, particulièrement s’il a été élevé dans la honte de la sexualité ou si on lui a interdit de regarder ce qui l’attirait. Il est indispensable que vous laissiez votre enfant intérieur s’ébattre et s’amuser sexuellement. Certes, votre adulte doit établir pour lui les limites morales auxquelles vous adhérez, mais à l’intérieur de ces limites, il est bon que votre vie soit riche en jeux sexuels.

Cinquième nouvelle règle

La cinquième règle est probablement la plus importante de toutes. Etant jeune, votre enfant naturel a appris à s’adapter afin de survivre. Or, dans les familles dysfonctionnelles, on ment beaucoup. L’illusion et la dénégation qui y règnent sont des mensonges. Les faux rôles familiaux que les membres y jouent sont des mensonges. Pour dissimuler les aspects désagréables de la vie familiale, on a besoin de mentir. Le mensonge devient un mode de vie, et pour s’en libérer, votre enfant intérieur devra faire de grands efforts.

Votre enfant intérieur blessé a également des façons de penser qui nient la réalité et déforment la vérité. Comme tous les enfants, il a une pensée magique et absolutiste qui doit être affrontée. De plus, votre enfant intérieur blessé ayant profondément honte de lui-même, vous devez corriger sa pensée empreinte de honte. Voici quelques-unes des distorsions de la pensée les plus courantes auxquelles vous devrez prendre garde en parlant avec lui.

ENFANT

    La pensée polarisée. L’enfant intérieur blessé conçoit tout d’un point de vue extrémiste. C’est tout l’un ou tout l’autre; il n’y a rien entre les deux: les choses et les gens sont soit bons soit mauvais. L’enfant intérieur blessé pense que si une personne ne veut pas rester près de lui chaque minute de chaque jour, cela signifie qu’elle ne l’aime pas vraiment. Il s’agit d’un mode de pensée absolutiste; il est dû au fait que, étant bambin, l’enfant a mal intégré la notion de permanence de l’objet. L’absolutisme conduisant au désespoir, vous devez faire comprendre à votre enfant intérieur que la vérité, c’est que tout le monde est à la fois bon et mauvais et que l’absolu n’existe pas.

    Le catastrophisme. Votre enfant intérieur blessé a appris à s’épouvanter et à se catastropher par l’entremise de l’enfant intérieur blessé de vos parents. Votre éducation représentait souvent un fardeau trop lourd à porter pour les adultes enfants qu’étaient vos parents. Ils vous ont tourmenté, inquiété et hypnotisé avec leur interminable déluge de rappels à l’ordre angoissés. Juste au moment où vous aviez besoin de sécurité pour explorer et expérimenter, ils vous terrorisaient à coups de plaintes telles que: « Attention! », «Prends garde !», «Arrête-toi! », «Ne fais pas ça !» et «Dépêche-toi! », Il ne faut pas s’étonner que votre enfant intérieur soit hypervigilant: on lui a appris que le monde est un lieu effroyable et dangereux. Cependant, vous pouvez maintenant le soutenir en lui donnant la permission de s’aventurer et de faire des expériences tout en lui assurant que c’est bien puisque vous êtes là pour veiller sur lui.

    L’universalisation. Votre enfant intérieur blessé a tendance à faire des généralisations par trop absolues à partir d’incidents mineurs. Si votre partenaire amoureux vous annonce qu’il aimerait passer la soirée à lire chez lui, votre enfant intérieur entend sonner le glas de la relation. Si quelqu’un refuse de sortir avec vous, votre enfant intérieur blessé en conclut: «Je n’obtiendrai jamais un autre rendez-vous. Les gens refuseront toujours de sortir avec moi.» Si vous apprenez à faire du ski nautique et que vous n’arrivez pas du premier coup à vous tenir sur les skis, votre enfant intérieur en déduit que vous n’apprendrez jamais à maîtriser les techniques de ce sport.

Vous pouvez par conséquent soutenir votre enfant en confrontant et en corrigeant sa tendance à universaliser. Pour ce faire, vous pouvez notamment exagérer les mots tels que tout, jamais, personne, toujours, rien, etc. Chaque fois que votre enfant dit des choses comme: «Personne ne fait jamais attention à moi», répondez: «Tu veux dire que pas une seule personne dans le monde entier ne t’a jamais, jamais, jamais regardé ni parlé ?» Parallèlement, apprenez-lui à utiliser plutôt des mots comme souvent, peut-être et quelquefois.

Les mots ancrent nos expériences. En outre, nous nous hypnotisons littéralement avec eux. Notre enfant intérieur blessé s’effraie lui-même avec des mots dénaturés. Mais, utilisés correctement, les mots peuvent témoigner de notre honnêteté et nous servir à dire la vérité. Notre gamin intérieur a besoin d’apprendre à être honnête.

    La divination. La divination est une forme de magie. La pensée magique fait partie de la nature des enfants, et lorsque les parents affirment des choses comme: «Je sais à quoi tu penses », ils renforcent leur pensée magique. Par ailleurs, à partir du moment où les perceptions sensorielles de l’enfant sont constamment reniées, celui-ci s’en remet de plus en plus à la magie. Si bien que votre enfant intérieur pourrait dire des choses telles que: «Je sais que mon patron s’apprête à me congédier. Je peux le deviner juste à la façon dont il me regarde.»

La divination découle également des projections auxquelles se livre votre enfant intérieur blessé. Supposons qu’il n’aime pas quelqu’un et que vos parents avaient l’habitude de vous gronder quand vous manifestiez votre aversion envers certaines personnes.

L’antipathie qu’éprouve votre enfant est maintenant dissimulée et reliée à la honte. Cela se vérifie quand il dit: «Je pense que monsieur Untel ne m’aime vraiment pas.» En réalité, c’est votre enfant intérieur qui n’aime vraiment pas monsieur Untel.

Il est essentiel que vous affrontiez l’esprit de divination de votre enfant intérieur. Il y a assez de choses menaçantes en ce monde sans qu’on ait besoin d’en rajouter. Apprenez-lui à vérifier ses croyances. Donnez-lui la permission de poser beaucoup de questions.

Le fait d’être honnête et de dire la vérité crée la confiance, et la confiance engendre l’amour ainsi que l’intimité. Chaque fois que votre enfant intérieur essaie de mentir, d’exagérer ou de déformer la réalité en recourant à l’absolutisme et à la magie, vous devez corriger son attitude. L’amour et une discipline fondée sur le respect diminuent la souffrance occasionnée par le mensonge et les distorsions de la pensée.

tao de la femme

Sixième nouvelle règle

La sixième règle concerne les besoins voraces de l’enfant intérieur. Tous les enfants veulent ce qu’ils veulent au moment précis où ils le veulent. Ils ont une très faible tolérance à la frustration et aux retards. Le fait d’apprendre à différer les gratifications est inhérent au processus de croissance, et cela nous aide à diminuer les souffrances et les, difficultés de la vie. Car à quoi bon s’empiffrer, par exemple, pour éprouver un peu plus tard un malaise et des maux d’estomac; ou encore à quoi bon dépenser tout son argent d’un seul coup et n’avoir plus rien ensuite?

L’enfant sans cesse privé et négligé a beaucoup de mal à différer les gratifications. Votre enfant intérieur blessé croit qu’il existe dans son monde une grave pénurie d’amour, de nourriture, de caresses et de plaisir. Par voie de conséquence, dès qu’il a l’occasion d’obtenir ces choses, il s’emballe.

Pendant des années, j’ai mis dans mon assiette plus de nourriture que je ne pouvais en avaler. Cependant, je mangeais toujours toute mon assiettée. Je me surprenais également à acheter de nombreuses choses dont je n’avais nul besoin, simplement parce que j’avais l’argent nécessaire pour me le payer. J’avais l’habitude d’accumuler ces objets dans ma chambre jusqu’à en être envahi. Je me surprenais aussi à éprouver de la jalousie envers tout autre thérapeute ou animateur qui jouissait d’une certaine popularité. Comme s’il n’y avait pas eu assez de gens ayant besoin de recouvrer la santé; ou comme s’il n’y avait eu qu’une réserve limitée d’amour et d’admiration, et que, si une autre personne en recevait, moi, j’allais en être privé. Tout cela faisait partie des épanchements de mon enfant intérieur blessé. Il croyait qu’on ne me donnerait jamais ma part du gâteau et que, pour mon bien, je devais m’arranger pour en obtenir le plus possible au moment où j’en avais la chance. Ses «indulgences» m’ont causé de nombreuses souffrances au fil des ans.

Je prends maintenant le parti de mon enfant intérieur blessé en m’occupant très bien de lui. Je lui promets des choses merveilleuses et je tiens toujours les promesses que je lui ai faites. Vous devez être rigoureusement fidèle à vos promesses si vous désirez gagner la confiance de votre enfant intérieur. En donnant à mon enfant des tas de bonnes choses, je l’éduque. Il lui arrive parfois encore de prendre le dessus, mais cela se passe tellement mieux qu’avant. Je lui prouve que nous pouvons avoir plus de plaisir en retardant le moment de nous récompenser et ça porte ses fruits.

Récemment, par exemple, j’ai fait une expérience avec lui. Il adore les bonbons, les tartes, les sundaes, etc. Je lui ai permis de manger toutes les sucreries qu’il voulait pendant une semaine. A la fin de cette semaine-là, nous avons évalué comment nous nous sentions. C’était terrible: j’avais pris plus de deux kilos et mon ventre débordait de mon inconfortable pantalon de taille 38. J’ai alors refusé toute sucrerie à mon enfant intérieur pendant six jours au cours desquels nous avons fait l’exercice le plus souvent possible. Le dimanche, je lui ai êrmis de manger des gâteries. Nous avons ensuite réévalué comment nous nous sentions. Beaucoup, beaucoup mieux. En réalité, nous n’avons pas mangé énormément de sucreries ce dimanche-là.

Ce régime risquerait fort peu d’être endossé par une quelconque association de médecins ou de diététistes, mais il m’a permis de prouver au Petit John qu’il y a plus de plaisir à différer les gratifications qu’à sauter dessus comme un goinfre.

Septième nouvelle règle

La septième règle est une des clés du bonheur. Une si grande partie de la souffrance humaine provient du fait que l’enfant intérieur blessé prend sur lui trop de responsabilités ou, au contraire, refuse d’en assumer sa juste part!

Vous devez carrément faire face aux conséquences de votre comportement. En retrouvant votre enfant intérieur blessé, vous avez commencé à travailler votre sens des responsabilités. La plupart des réponses de l’enfant intérieur ne sont pas de vraies réponses; ce sont plutôt des réactions ancrées et souvent excessives. Une vraie réponse prend sa source dans de vraies émotions et relève d’une décision consciente. Pour être à même d’avoir une vraie réponse, on doit être en contact avec ses émotions, ses besoins et ses manques. Or, les adultes qui vivent avec un enfant intérieur blessé sont jusqu’à un certain point coupés de tout cela.

Soutenir votre enfant intérieur, c’est lui apprendre à agir plutôt qu’à reagir. Pour agir, vous devez être en mesure de répondre ; cette capacité se manifeste lorsque c’est vous qui maîtrisez la vie de votre enfant intérieur et non pas lui qui maîtrise la vôtre.

La relation d’intimité est, à ma connaissance, ce qui illustre le mieux combien il est important d’assumer cette responsabilité. Nous pouvons établir des relations intimes parce que nous avons tous un enfant intérieur merveilleux et vulnérable. Deux personnes «en amour » reproduisent la symbiose qui caractérise le premier lien entre la mère et l’enfant. En substance, elles fusionnent l’une avec l’autre. Elles éprouvent un sentiment tout-puissant d’unité et de force. Chacun partage son moi le plus vulnérable et le plus profond avec l’autre.

Cette extrême vulnérabilité conduit les adultes à avoir peur des relations intimes et à détruire en fin de compte toute intimité. Dans une relation amoureuse, la destruction de l’intimité survient quand l’un des partenaires, ou les deux, refuse d’assumer la responsabilité de l’enfant vulnérable qu’il porte en lui.

Examinons ce qui se passe à partir de l’instant où deux adultes enfants tombent amoureux. Leurs enfants intérieurs blessés sont transportés. Chacun voit dans l’autre les qualités et les défauts de ses parents. Chacun croit que, cette fois, les besoins inassouvis de son enfant seront finalement pris en considération. Chacun prête à l’autre une force démesurée et lui accorde une estime excessive. Chaque enfant blessé considère l’autre comme son parent. Peu de temps après le mariage, les deux partenaires commencent à manifester l’un envers l’autre leurs exigences. Celles-ci masquent leurs attentes essentiellement inconscientes qui découlent des désirs ardents et du sentiment de vide qu’éprouve l’enfant intérieur blessé niché en chacun d’eux. La nature a horreur du vide, et un élan vital pousse l’enfant intérieur blessé à finir ce qui n’est pas terminé. Il recherche l’affection parentale qu’il n’a jamais eue, mais qu’il désire toujours aussi vivement obtenir. Emporté par cette quête, l’un des partenaires peut même inciter l’autre à adopter le comportement de l’un de ses parents. À certains moments, il peut dénaturer les actes de son partenaire de manière à accentuer la ressemblance entre celui-ci et son parent réel. A tout prendre, cette perspective n’est pas rose! Cela équivaut à un mariage entre deux enfants de quatre ans qui tenteraient d’assumer des responsabilités d’adultes.

Si vous avez retrouvé votre enfant intérieur, vous avez une chance de connaître l’intimité. En le soutenant, vous vous rendez responsable de sa vulnérabilité. Le fait de vous engager à devenir le parent de votre enfant intérieur vous évite de nouer un lien avec une personne en espérant que celle-ci remplacera vos parents perdus. L’intimité devient possible lorsque chaque partenaire assume la responsabilité de son propre enfant intérieur vulnérable. Par conséquent, elle ne pourrait se créer si vous essayez d’obtenir de votre partenaire ce que vos parents ont été incapables de vous donner.

Huitième nouvelle règle

La huitième règle vous offre le moyen d’apprendre à votre enfant intérieur ce qu’est la honte normale. La honte toxique nous contraint à être plus qu’humains (des modèles de perfection) ou moins qu’humains (des ploucs). La honte normale nous permet de nous tromper, l’erreur étant foncièrement humaine. Elle tient compte de ce que nos erreurs nous servent d’avertissements et de ce que nous pouvons en tirer des leçons valables durant toute notre vie. En accordant à notre enfant intérieur le droit de se tromper, elle lui offre la possibilité de se montrer plus spontané. Car vivre dans l’appréhension des erreurs, c’est marcher continuellement sur des œufs et mener une existence circonspecte, superficielle. Si votre enfant intérieur croit devoir surveiller chacune de ses paroles afin de ne jamais rien dire de mal, il ne dira probablement jamais rien qui vaille. Il pourrait bien aussi ne jamais demander d’aide ni vous dire qu’il souffre ou qu’il vous aime.

Neuvième nouvelle règle

La neuvième règle est la Règle d’Or. Elle demande à votre enfant intérieur d’avoir pour les autres autant d’amour, d’estime et de respect que vous en avez pour vous-même. Elle lui fait également comprendre que s’il enfreint cette règle, il devra en assumer les conséquences.

Notre enfant blessé doit en effet apprendre à répondre de ses actes et faire l’expérience d’une saine culpabilité, cette forme de honte morale nous informant que nous avons bafoué nos propres valeurs et celles des autres et qu’il y a un prix à payer pour cela. La saine culpabilité est à la base de la saine conscience dont notre enfant intérieur a besoin. L’agressivité dont j’ai parlé précédemment vient surtout du fait que notre enfant blessé n’a jamais développé sa propre conscience.

Lorsqu’un enfant maltraité s’identifie à son agresseur, il hérite également du système de valeurs déformé propre à cet agresseur. Lorsqu’un enfant a vu ses comportements répréhensibles renforcés par l’excès d’indulgence ou de complaisance de ses parents, il en a déduit que les règles ordinaires des gens moyens ne s’appliquaient pas à lui: de par Son « statut particulier», il s’est cru autorisé à se placer au-dessus des règles.

Dixième nouvelle règle

La dixième règle laisse savoir à l’enfant intérieur que la vie est fertile en problèmes, lui qui s’indigne si souvent devant les aléas et les difficultés de l’existence en gémissant «Ce n’est pas juste! », «Je ne peux pas croire que ça me soit arrivé à moi! »: voilà une phrase que j’ai souvent entendue en tant que thérapeute. Comme si les problèmes et les difficultés étaient de mauvais tours que nous jouait un esprit sadique caché dans le cosmos! Les problèmes et les difficultés font partie de l’existence de tout un chacun et, ainsi que Scott Peck l’a dit: «Nous ne pouvons résoudre les problèmes de la vie qu’en les résolvant.» De fait, la manière dont nous transigeons avec nos problèmes et nos difficultés détermine la qualité de notre vie. Un thérapeute de Chicago, Terry Gorski, a avancé que «croître, c’est passer d’un ensemble de problèmes à un meilleur ensemble de problèmes », J’aime bien cette observation. Elle est absolument vraie en ce qui concerne ma vie. Chaque nouveau succès apporte de tout nouveaux problèmes.

Nous devons apprendre à notre enfant intérieur qu’il est normal d’avoir des problèmes et qu’il faut les accepter. Nous devons également lui faire comprendre que les conflits sont inévitables dans les relations humaines. En réalité, l’intimité n’est possible qu’à condition que la relation soit en mesure d’absorber les conflits. Nous devons montrer à notre enfant intérieur comment lutter honnêtement, en respectant les règles du jeu, et comment résoudre ses différends.

En apprenant ces nouvelles règles à votre enfant intérieur, vous lui donnerez la permission d’enfreindre ses anciennes lois. Une fois qu’il les aura intériorisées, elles deviendront pour lui une seconde nature, stimulant son narcissisme et favorisant la guérison de sa blessure spirituelle.

1 planète

LA PERMISSION D’ÊTRE VOUS-MÊME

Votre enfant intérieur a besoin que vous lui donniez la permission inconditionnelle d’être lui-même et, dans cet ordre d’idées, la discipline éducative que je viens d’exposer lui fera faire de grands pas vers le rétablissement de son moi. Cependant, vous pouvez l’aider encore davantage en lui donnant la permission d’abandonner le(s) rôle(s) rigide(s) qu’il a endossé(s) afin d’équilibrer son système familial et de sentir qu’il était important aux yeux des autres. J’ai déjà suffisamment parlé des rôles et de la façon dont ils se mettent en place dans un système familial dysfonctionnel. Vous avez commencé à permettre à votre enfant intérieur d’abandonner ces rôles figés quand vous avez retrouvé votre moi de bambin puis votre moi d’enfant d’âge préscolaire, et vous allez maintenant pouvoir aller plus loin. Dans cette démarche, les rubriques suivantes pourront vous servir de modèle général pour travailler tous les rôles que joue votre faux moi. Laissez tomber les rôles de votre faux moi

Première étape

Tout d’abord, vous avez besoin de vous faire une image plus claire de vos divers rôles au sein de votre système familial. Comment avez-vous appris à vous sentir important lorsque vous étiez enfant? Que faisiez-vous pour maintenir les liens de la famille et combler ses besoin ? Voici quelques-uns des rôles les plus couramment adoptés: le Héros, la Vedette, le Perfectionniste, le Petit Homme de maman, l’Époux Substitut de maman ou l’Épouse Substitut de papa, la Petite princesse de papa, le Copain de papa, la Complice de collège ou la Soeur de sang de maman, le Soutien ou le Protecteur de maman ou papa, la Mère de maman, le Père de papa, le Pacificateur, le Médiateur, l’Enfant Sacrifié, le Bouc Émissaire ou le Rebelle de la famille, l’Incapable, l’Enfant Problème, l’Enfant Perdu, la Victime. Les rôles sont inépuisables, mais chacun remplit la même fonction: garder le système familial en équilibre, immobile et à l’abri du changement.

Chaque rôle fournit également à la personne qui le joue un moyen de dissimuler sa honte toxique. Le rôle nous structure et nous définit; il prescrit un ensemble de comportements et d’émotions. Ainsi au fur et à mesure que nous jouons nos rôles, notre moi authentique devient de plus en plus inconscient. Comme je l’ai expliqué précédemment, au fil des ans, nous développons une accoutumance à nos rôles.

Soutenir votre enfant intérieur, c’est lui permettre de choisir ce qu’il veut préserver dans ses rôles et ce qu’il désire laisser tomber. Il importe que vous lui montriez clairement que ses rôles n’ont vraiment servi à rien. Pour ma part j’ai demandé ceci à mon enfant intérieur blessé: «En jouant tes rôles de Vedette, de Perfectionniste et de Protecteur, est-ce que tu as réellement sauvé quelqu’un dans ta famille !» La réponse immédiate a été «Non». Je lui ai aussi demandé: «Le fait d’être une Vedette, un Perfectionniste et un Protecteur t’a-t-il procuré une paix intérieure durable?» Encore une fois, sa réponse a été «Non» ; il se sentait encore vide, seul et déprimé la plupart du temps.

Finalement, je lui ai demandé: «Quelles émotions as-tu été obligé de refouler afin de jouer tes rôles de Vedette, de Perfectionniste et de Protecteur?» Il m’a répondu que j’avais dû taire ma peur et ma colère; je devais toujours être fort, gai et positif. Derrière mes rôles surhumains se terrait un petit garçon seul, effrayé et pétri de honte.

Deuxième étape

Vous êtes maintenant prêt à laisser votre enfant intérieur éprouver les émotions que lui interdisaient ses rôles. Dites-lui que c’est bien de se sentir triste, apeuré, seul ou fâché. Vous avez déjà accompli une bonne part de ce travail dans la deuxième partie de ce livre mais, en tant que nouveau défenseur de votre enfant blessé, vous devez lui faire savoir qu’il a la permission d’éprouver les sentiments précis que ses rôles rigides prohibaient. Vous lui donnerez ainsi la permission d’être lui-même.

Il est particulièrement important que vous le protégiez à cette étape-ci, car les sentiments refoulés sont si redoutables à partir du moment où ils commencent à émerger qu’ils pourraient accabler votre enfant intérieur. Vous devrez procéder lentement et lui donner beaucoup d’encouragements affectueux. Chaque fois que nous changeons un vieux schéma acquis dans notre famille d’origine, cela nous semble peu familier (littéralement, c’est «non familial »). Nous ne nous sentons pas «chez nous» dans notre nouveau comportement. Le fait d’éprouver de nouvelles émotions semblera étrange, peut-être même fou, à votre enfant intérieur. Soyez donc patient avec lui, car il ne se risquera pas à faire l’expérience de ces nouveaux sentiments s’il ne sent pas qu’il jouit d’une sécurité absolue.

Troisième étape

Pour explorer votre liberté nouvellement acquise, vous devrez chercher les nouveaux comportements qui vous permettront d’expérimenter votre moi dans un contexte différent. En ce qui me concerne, par exemple, j’ai fait appel à la créativité de mon adulte afin qu’il me dise les trois choses que je pouvais faire pour échapper à mes rôles de Vedette et de Perfectionniste. Demandez vous aussi à l’adulte créatif en vous de choisir trois attitudes précises. Voici ce que le mien m’a proposé:

    1. Je peux me rendre à un séminaire ou bien à un atelier où personne ne me connaît et m’attacher à n’être qu’un membre du groupe, un participant comme les autres.

    2. Je peux faire un travail médiocre pour m’acquitter d’une tâche quelconque. Je l’ai fait alors que j’écrivais un article pour un journal.

    3. Je peux seconder les efforts d’une autre personne qui est le centre d’intérêt d’un groupe ou d’une assemblée. Je l’ai fait en partageant l’estrade avec un collègue à Los Angeles. Les feux de la rampe étaient braqués sur lui.

Toutes ces expériences ont été bénéfiques pour moi. J’ai découvert comment je pouvais me sentir en faisant partie d’un groupe plutôt qu’en étant la Vedette. Je me suis laissé le choix de ne pas viser la perfection. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer un rôle de soutien auprès de quelqu’un d’autre. Quant à mon enfant intérieur, il a aimé accomplir ces choses. Il était si fatigué de toujours devoir être une Vedette ou un Perfectionniste.

À cette étape, je savais que mon rôle de Protecteur était encore plus influent, car il représentait mon moyen le plus significatif de compter aux yeux des autres. La perspective de modifier ce rôle était d’autant plus inquiétante. La première fois que je m’y suis attaqué, je me suis proposé les nouveaux comportements suivants:

    1. Je réduis le temps que je consacre à la consultation de cinquante à quarante heures par semaine.

    2. Je change le numéro de téléphone de mon domicile (que j’avais donné à mes clients) afin d’obtenir un numéro confidentiel. J’installe un répondeur téléphonique pour les consultations urgentes.

    3. Je refuse de consacrer mes temps libres à des réunions sociales au cours desquelles j’ai l’habitude de répondre aux questions des participants relatives à leurs problèmes personnels.

Quand j’ai adopté un de ces comportements pour la première fois, je me suis senti coupable. Il me semblait que j’étais égoïste. Mais petit à petit, mon enfant intérieur en est arrivé à constater que les gens m’estimaient et me respectaient toujours. Lorsque j’ai découvert que j’étais digne d’estime et d’amour sans devoir faire ces choses pour les autres, j’ai franchi une étape importante dans ma croissance personnelle.

Quatrième étape

Enfin, vous devez aider votre enfant intérieur à choisir ce qu’il désire conserver dans ses rôles. Moi, par exemple, j’adore parler à des centaines de personnes quand je donne des conférences ou des séminaires. Mon enfant intérieur aime raconter des blagues et entendre rire les gens. Il aime aussi les moments où les applaudissements fusent à la fin d’une causerie ou d’un atelier. C’est pour cette raison que lui et moi avons décidé de continuer à faire ce travail.

Mon enfant intérieur m’a fait savoir que je le faisais mourir avec mes rôles de Gentil Garçon, de Protecteur et de Vedette. Au cours de mes ateliers ou de mes séminaires, par exemple, j’avais l’habitude de ne jamais prendre de repos. Pendant toutes les pauses, je parlais avec les gens, je répondais à leurs questions, j’essayais de les faire profiter d’une thérapie en trois minutes et je dédicaçais des livres. Je pouvais également rester une heure et demie de plus après avoir terminé une conférence ou un atelier. Résultat, je travaillais parfois douze heures de suite.

Un soir que je rentrais chez moi, dans l’avion qui me ramenait de Los Angeles, mon enfant intérieur a tout simplement éclaté en sanglots. Je ne parvenais pas à croire que cela m’arrivait, mais j’ai compris le message. Mon enfant intérieur voulait bien que nous gardions le rôle de Vedette, mais le Protecteur devait s’effacer. J’ai donc effectué certains choix qui lui plaisent. Depuis quelques années, nous nous envolons toujours en première classe. On vient fréquemment nous chercher en limousine. Durant les ateliers, au moment de la pause, plusieurs personnes sont chargées de s’occuper de nous. Nous utilisons ce moment pour nous reposer et manger un fruit frais ou toute autre nourriture légère.

Maintenant, mon enfant intérieur et moi donnons une attention de qualité aux autres. Néanmoins, nous prenons aussi bien soin de nous-mêmes. Et nous laissons les autres s’occuper de nous. Nous avons choisi d’être une Vedette, mais pas au prix de notre conscience d’être. Nous avons choisi de nous occuper des autres, mais nous ne sommes pas obsédés par cette tâche. Nous ne croyons plus que nous perdrions notre importance si nous ne prenions plus soin des autres. Je me préoccupe de mon enfant intérieur; je l’appuie et je lui dis que je l’aime exactement tel qu’il est. Mon enfant ne croit plus désormais qu’il doit renoncer à son moi authentique afin d’être aimé. Nous savons tous deux que la relation la plus décisive dans notre vie est celle que nous entretenons l’un avec l’autre.

Je lui ai donné la permission d’être qui il est et c’est cela qui a fait toute la différence.

Bradshaw John

par JOHN BRADSHAW

Extraits de son livre RETROUVER L’ENFANT EN SOI
Les Éditions de l’Homme, 2004

TRAVAILLER SUR SON KARMA

 

 

« Pense que tout ce qui existe n’a peut-être pas d’existence, et pense en même temps que tout ce qui n’existe pas en réalité existe. » Omar Khayam

Le Chemin de la Vie offre au Chercheur de Vérité deux alternatives: se frayer une voie à travers la masse et puis embrasser la Création toute entière ( l’ascension à partir du Chakra Racine) ou embrasser immédiatement le Tout et tirer à soi la masse (la descente à partir du Chakra Couronne).

étrange

Dans sa conceptualisation « moins pure », la première voie implique une vision progressive de l’humanité et de la vie car nous sommes confrontés à tout ce qui est dur/négatif en nous et chez les autres : comme le Bateleur (1 = la première carte du Tarot ), nous devons apprendre à maîtriser nos quatre plans (physique, émotionnel, mental et spirituel) afin de nous élever.

La Seconde Voie est véritablement pour les « êtres remarquables » , saints depuis leur venue au monde, qui, tels le Christ ou le Bouddha, irradient l’Amour Inconditionnel dans toutes les directions et constamment, attirant l’humanité toute entière vers la Pureté. C’est certes une route pleine de risques, car un saint vit parmi de nombreux loups, et notre ego peut trop facilement nous faire tomber dans le piège du sentiment illusoire de la sainteté. La dernière carte du Tarot, le Fou (le nombre 0), symbolise le Cercle, l’Unité au-dessus de la dualité, mais un chien vicieux mord le mollet du Chercheur infortuné qui a trompé son être…..

La Loi du Karma dicte notre Chemin de Vie : tout est écrit (« Mektoub ») : où nous étions, où nous sommes, et  même où nous souhaitons aller car notre futur est notre Destinée. Nous pouvons être « appelés » à travailler sur notre Karma, et ressentir notre libre-arbitre, mais nous devions en fait être appelés, car telle est notre Destinée.

La Loi du Karma s’applique à notre monde dual dans notre existence relative : mort tardive ou rapide, bonne ou mauvaise santé, bonheur ou difficultés, positif ou négatif, tout ce qui dans notre vie actuelle sur cette terre fait de nous des êtres humains dans le Monde Manifesté.

Notre Quête de la Liberté (le Graal) peut aboutir seulement si nous transcendons et allons au-delà de la dualité pour fusionner dans l’Unité : nous rompons alors le Samsara, toutes les illusions y compris les quelques unes citées dans le paragraphe précédent, et jouissons de l’Unité tout en vivant toujours dans nos enveloppes physiques dans ce monde dual.

Tout au long de notre vie physique, nous ne quittons jamais le Monde Manifesté : si nous croyons l’avoir fait, c’est seulement une illusion de notre ego, une transe, qui correspond au Fou mordu par un chien dans le jeu du Tarot.

Travailler sur son Karma implique la pleine acceptation de la Loi de Cause et d’Effet :

  • chaque effet a une cause
  • chaque action aura un effet sur la création toute entière

Il n’y a pas de traitement Reiki sans cette conscience.

Nous pouvons ensuite purifier nos trois plans « inférieurs » : le corps, les émotions et surtout le mental afin de commencer à avoir une vision claire de la direction de notre vie, c’est-à-dire de notre propre Karma. Simultanément nous gagnerons en élévation spirituelle.

Le résultat est très pratique : rendre plus positif ce qui doit être positif, rendre moins négatif ce qui doit être négatif. Travailler sur notre Karma est toujours pour le mieux, et c’est en outre l’essence même de tout traitement holistique tel le Reiki.

Bâtir un Karma positif avec éthique et prendre le contrôle progressif de la direction de notre vie nous aidera à avancer vers la Vérité et à atteindre ultimement l’Eveil.

par Samasathi pour le magazine Signes et Sens

Les efforts suprêmes – le Bouddha a donné des instructions

 

 

bouddhaIl est assez facile de voir comment fonctionne notre esprit : il réfléchit, il réagit, il imagine souvent des choses, et il a aussi des sautes d’humeur. Toute personne qui ne médite pas aura tendance à croire à la réalité de ce que lui dit son esprit. Même ceux qui méditent croiront peut-être encore que les réactions de leur esprit aux stimulations extérieures sont justifiées ou que les humeurs qui leur arrivent doivent être prises au sérieux, que tout ce que fait l’esprit est dû à un événement extérieur et pas à une réaction intérieure. Il est facile de le constater si nous observons le processus de nos pensées, non seulement en méditation mais aussi dans la vie de tous les jours.

Le Bouddha a donné des instructions très précises pour que nous sachions comment contrer les états d’esprit négatifs et développer un état d’esprit positif. Ces instructions peuvent être résumées en quatre mots : éviter, dépasser, développer et maintenir. On les appelle les Quatre Efforts Suprêmes et nous les avons déjà évoqués brièvement. Ils comptent parmi les 37 facteurs d’éveil et doivent donc être intégrés dans notre pratique. Quand ils sont parfaitement développés, ils font partie du processus d’éveil.

Vous avez peut-être entendu l’expression : « Le nibbāna et le samsara se trouvent au même endroit ». Ces mots ne sont pas tout à fait exacts car un tel « endroit » n’existe pas. Mais comment le nibbāna – ou libération, émancipation, éveil – et le samsara – le cycle de la naissance et de la mort – peuvent-ils coexister ? D’une certaine manière, ils le peuvent puisque tous deux habitent notre esprit. Simplement, nous ne sommes conscients que de l’un des deux, c’est-à-dire de ce qui nous fait continuer à tourner dans le cycle de la naissance et de la mort. Cela ne s’applique pas seulement quand un corps cesse de vivre et qu’on appelle cela « mort » ou quand un nouveau corps apparaît et qu’on appelle cela « naissance ». En réalité, il y a constamment des naissances et des morts, à tout instant de notre existence. Il y a la naissance de pensées positives et négatives, et leur disparition. Il y a la naissance de sensations et de sentiments agréables, désagréables ou neutres, et leur disparition. Il y a la naissance de l’apparition de ce corps et sa mort d’instant en instant… sauf que nous ne sommes pas assez attentifs pour en être conscients.

Nous pouvons en prendre clairement conscience quand nous regardons une photo de nous prise dix ou vingt ans plus tôt. Notre apparence est tout à fait différente de ce que nous voyons actuellement dans le miroir mais cela ne veut pas dire que le corps a fait un bond de vingt ans dans le temps pour soudain prendre une nouvelle apparence. Il a changé d’un instant à l’autre jusqu’à ce que, après une certaine période de temps, cela nous devienne finalement visible. Avec une attention plus développée, nous aurions pu le savoir tout au long car la mort et la naissance interviennent constamment dans le corps, de même que dans les pensées, les sensations et les sentiments. C’est ce que l’on appelle le samsara, le cycle de la naissance et de la mort en nous-mêmes. Ce cycle existe à cause de notre profond désir de garder ou de renouveler ce que nous pensons être « moi ». Quand on est « libéré », ce désir cesse et ce qui est mort reste définitivement mort.

Bien que nous ayons le potentiel nécessaire pour nous libérer du samsara, notre conscience n’est pas capable de l’atteindre parce que nous ne nous intéressons qu’à ce que nous connaissons déjà. Nous sommes faits d’habitudes et avons tendance à suivre nos habitudes. Tous les méditants prennent conscience des habitudes de l’esprit ainsi que de leurs vieux schémas de réaction aux stimuli extérieurs que j’appelle « déclencheurs ». Ces réactions ne nous ont probablement pas été utiles dans le passé mais elles continuent à se produire par habitude. Il en va de même pour nos humeurs : elles apparaissent et disparaissent sans avoir plus de sens qu’un nuage dans le ciel qui dénote simplement le type de temps qu’il fait, sans qu’une vérité universelle s’y rattache. De même, nos humeurs dénotent simplement le type de temps que notre esprit a créé s’il a cru en la réalité de l’humeur.

Les Quatre Efforts Suprêmes consistent, avant tout, à éviter l’engrenage des pensées négatives. Si nous parvenons à voir qu’elles sont nuisibles, nous pouvons plus facilement accepter d’apprendre à fonctionner autrement. « Eviter » signifie que nous ne permettons pas à certaines pensées d’apparaître, pas plus en réaction à des humeurs qu’à des déclencheurs extérieurs. Si nous prenons conscience que nous réagissons toujours de la même façon au même type de situation, nous serons peut-être obligés d’éviter ces situations pour enfin apprendre, en profondeur, la leçon à en tirer. Tant que nous réagissons à une situation ou à une humeur, nous ne sommes pas en mesure de l’évaluer de manière neutre parce que nos réactions envahissent tout notre esprit.

Dans l’esprit du Dhamma, « éviter » signifie éviter les pensées négatives. Sur le plan pratique, cela nous amène peut-être à éviter les situations qui éveillent en nous cet état d’esprit, mais pas au point de fuir à la moindre provocation – ce qui est une manière bien connue mais inefficace d’échapper à des réactions désagréables. En général, fuir les situations qui engendrent des réactions négatives n’apaise pas notre esprit. C’est seulement s’il y a un déclencheur particulier qui éveille constamment en nous des réactions négatives que nous pouvons essayer de nous en éloigner, sans blâmer personne. Nous constatons simplement que nous ne sommes pas encore capables de nous maîtriser dans certaines circonstances.

C’est exactement comme lorsque, en méditation, nous avons une sensation douloureuse dans le corps : nous ne blâmons pas la sensation ; nous sommes simplement conscients que nous n’avons pas encore maîtrisé la non-réaction à la douleur et nous changeons de posture. D’un côté, il y a un mouvement physique, de l’autre, un mouvement mental, et tous deux signifient que nous n’avons pas encore tout à fait maîtrisé une certaine situation. Nous comprenons que nous avons encore beaucoup à apprendre sur nous-mêmes. Blâmer quoi que ce soit d’extérieur serait inutile, ne ferait qu’aggraver la situation et ajouter encore plus de pensées négatives.

Pour éviter l’apparition de réactions négatives dans l’esprit, nous devons être attentifs et savoir comment fonctionne cet esprit avant que cela ne passe par les mots. C’est quelque chose que nous pouvons apprendre en méditation. Là, le plus important des acteurs est l’attention, la présence consciente. Il n’est ni viable ni utile d’avoir des états d’esprit calmes et paisibles si nous ne sommes pas pleinement conscients de la façon dont nous y sommes entrés, nous y sommes restés et nous en sommes sortis. Apprendre cela de notre pratique méditative nous permet de comprendre comment notre esprit fonctionne dans la vie de tous les jours avant même qu’il n’exprime des pensées comme : « Je ne supporte pas cette situation » ou : « Je déteste cette personne ». Quand les pensées sont verbalisées, l’état d’esprit négatif est déjà dans la place.

Avant de permettre à l’esprit de tomber dans ce piège, nous pouvons prendre conscience d’une sensation dense et désagréable qui nous avertit qu’un état d’esprit négatif approche et qu’il peut être lâché avant de s’installer. Il est beaucoup plus facile de lâcher la négativité avant qu’elle ne s’empare de nous mais elle est plus difficile à discerner à ce moment-là. Quand nous remarquons l’approche d’un état d’esprit qui ne semble pas accompagné de paix et de joie, nous pouvons être sûrs qu’il sera négatif. Plus nous nous entraînons à être attentifs à nos états d’esprit, plus nous réalisons combien nous créons de souffrance pour nous-mêmes et pour les autres en ayant des pensées négatives.

Quand nous n’avons pas été capables d’éviter une pensée négative, nous devons pratiquer le second effort : la dépasser. Comme il est difficile d’être assez vif et conscient pour éviter l’apparition de la négativité, nous devons apprendre parfaitement comment la dépasser. Lâcher une pensée est une action qui n’a rien de passif mais c’est difficile parce que l’esprit a toujours besoin de s’accrocher à quelque chose. En méditation, nous avons besoin de nous accrocher à un objet comme la respiration ou les sensations physiques avant que l’esprit puisse se calmer et s’apaiser. C’est pourquoi, quand nous voulons dépasser un état d’esprit négatif, il est plus facile de le remplacer par une pensée positive que simplement essayer de lâcher la négativité.

Si nous gardons à l’esprit des états négatifs pendant un certain temps, ils s’installent en nous de plus en plus commodément et, dans le même temps, nous avons de plus en plus tendance à croire à ce qu’ils nous racontent. Nous aurons alors des pensées comme : « Je déteste les gens qui ne sont pas du même avis que moi » ou bien : « J’ai toujours peur quand j’entends le tonnerre ». Ces affirmations stigmatisent notre caractère et ne font que gonfler un peu plus notre ego. Si ces états d’esprit se sont inscrits dans notre caractère, c’est uniquement parce que nous avons accueilli la négativité pendant tellement longtemps que nous ne pouvons même plus imaginer pouvoir exister sans elle. Pourtant, il ne s’agit que d’états d’esprit nuisibles qui peuvent et doivent être changés. Plus vite nous les remplacerons par d’autres, mieux ce sera pour la paix de notre esprit.

Si nous éprouvons de l’antipathie ou de l’aversion pour une certaine personne, il sera bon, par exemple, de nous rappeler quelque chose de bien à son propos et ainsi pouvoir remplacer la pensée négative par quelque chose de concrètement positif. Tout le monde a des qualités et des défauts ; si nous nous arrêtons seulement sur les aspects négatifs, nous serons sans cesse confrontés à cet aspect plutôt qu’à son contraire. Avec certaines personnes, ce sera plus difficile qu’avec d’autres, mais ces personnes sont là pour nous tester, en quelque sorte. Dans la vie, personne n’échappe à ce genre d’épreuve. La vie est un cours d’éducation pour adultes avec de fréquents examens qui arrivent sans prévenir. Et, comme nous ne savons pas d’avance ce qui nous attend, nous ferions bien d’être prêts à tout moment.

Quand nous apprenons à remplacer un sentiment négatif par un positif et que nous y parvenons pour la première fois, nous prenons confiance dans nos capacités ; il n’y a pas de raison pour que nous ne puissions pas le refaire à chaque fois que nécessaire. Le soulagement que nous ressentons nous apporte tout l’encouragement dont nous avons besoin pour pratiquer.

Quand nous sommes confrontés à des situations que nous trouvons difficiles à supporter, nous pouvons nous rappeler que nous sommes face à une expérience d’apprentissage. Dépasser un état d’esprit négatif nécessite une force intérieure que nous développons grâce à la pratique de la méditation. Si nous ne sommes pas encore capables de maintenir notre attention où nous le voulons pendant la méditation, nous ne pourrons pas non plus changer d’état d’esprit à volonté. Plus nous affinons la qualité de notre méditation, plus il nous sera facile d’« éviter » ou de « dépasser ». De la même manière, en remplaçant au quotidien les états d’esprits négatifs par des positifs, nous facilitons notre méditation. Quand nous comprenons que notre esprit n’est pas une entité solide, obligée de réagir d’une certaine façon, mais quelque chose de malléable et changeant qui peut aussi être clair et lumineux, nous essayons de le protéger de mieux en mieux contre toute forme de négativité. Pour les personnes qui commencent la méditation, c’est souvent une révélation de découvrir que l’esprit n’est pas un réacteur figé auquel on peut faire confiance mais qu’il peut, au contraire, être influencé et changé à volonté.

histoire-du-zen

Sans cela, nous ne pouvons pas développer le regard intérieur qui est la première étape sur la voie spirituelle. Développer des états d’esprit positifs signifie que nous essayons de les cultiver quand ils ne se sont pas encore manifestés. Si l’esprit reste neutre ou s’il a tendance à peser, juger et critiquer, à être facilement blessé ou égocentrique, nous controns délibérément ces tendances pour cultiver des états d’esprit positifs. Nous reconnaissons que tous les états négatifs bloquent le chemin du bonheur, de la paix et de l’harmonie. Quand nous développons la compassion et la bienveillance envers tous les êtres, quand nous nous réjouissons du bonheur des autres et que nous savons rester neutres face à l’adversité, nous constatons par nous-mêmes que ces états d’esprit nous apportent un bien-être intérieur. Par conséquent, nous essaierons inlassablement de cultiver les états d’esprit qui mènent à ce bien-être personnel. Quand le point de départ de cette nouvelle attitude est cette compréhension – que les états positifs sont bons pour nous – c’est une formidable avancée en profondeur. Quand notre esprit est en paix, nous comprenons que, si nous réagissons négativement aux innombrables situations négatives qui existent dans le monde, cela ne fera que redoubler la souffrance qu’elles engendrent déjà. La situation n’en sera ni allégée ni facilitée pour personne.

Si nous développons la capacité de voir ce qu’il y a de positif en toute chose et d’utiliser tout ce qui arrive dans notre vie comme une occasion d’apprendre, tout en essayant de garder clairement en nous les quatre émotions suprêmes mentionnées plus haut (bienveillance, compassion, joie dans l’altruisme et sérénité), il ne reste plus que le dernier « effort » à accomplir : maintenir les états d’esprit positifs bien en place. Pour qui n’a pas atteint la complète libération de toutes les tendances sous-jacentes, il est impossible de maintenir un état positif tout le temps. Toutefois, notre attention peut être assez affinée pour nous faire savoir quand nous avons dérapé. C’est cette attention dont nous avons besoin pour que les choses changent. Quand nous ne sommes pas capables de rester dans un état d’esprit sain et positif, nous pouvons toujours essayer à nouveau. Par contre, si nous commençons à nous faire des reproches ou à blâmer les autres, nous ne ferons qu’ajouter un nouvel état d’esprit négatif au premier et nous entraverons nos progrès.

Nous pouvons toujours acquérir de nouvelles compétences – nous avons tous acquis des compétences dans cette vie. Maintenir un état d’esprit positif est un talent qui vaut vraiment la peine d’être cultivé, bien plus que toutes sortes d’autres compétences. Il ne s’agit pas d’un trait de caractère que l’on possède ou pas. Tout le monde est capable de cultiver ce qui est positif dans son esprit et de laisser passer ce qui ne l’est pas. Cela ne veut pas dire non plus que, désormais, nous trouverons tout beau et merveilleux. Ce ne serait pas réaliste. Ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience que, bien que la négativité existe en nous et en dehors de nous, le rejet et le refoulement ne sont pas des réactions efficaces pour nous apporter la paix et le bonheur. Le plus élevé de tous les états émotionnels est l’équanimité, l’égalité d’humeur. On la développe grâce à la pratique de la méditation et elle est fondée sur la vision intérieure profonde. Dans la vie de tous les jours, elle est l’outil qui nous permet de développer et de maintenir un état d’esprit sain et positif.

Il n’est guère utile de refouler notre négativité, pas plus que de penser : « Je devrais être comme ceci ou comme cela ». Tout ce qu’il faut, c’est prendre conscience de ce qui se passe en nous et apprendre l’art de changer notre état d’esprit à volonté. Au bout de quelque temps, notre esprit sera comme un instrument bien accordé, le seul instrument de tout l’univers qui puisse nous libérer de toute forme de souffrance. Nous disposons tous de cet instrument, et les directives du Bouddha nous apprennent l’art qui consiste à l’utiliser au mieux : ne pas croire à la réalité de ses humeurs ni de ses réactions aux stimulations extérieures, mais observer l’esprit, le protéger et réaliser son potentiel de libération complète.

Si nous voulons que notre outil soit efficace, nous devons en prendre soin de la meilleure façon qui soit ; nous ne devons pas laisser la moindre particule de saleté s’accumuler dessus et le nettoyer aussi vite que possible. Le même critère s’applique à notre esprit. C’est probablement la chose la plus difficile à apprendre et c’est pourquoi peu de gens s’y engagent. Mais un méditant est précisément sur ce chemin-là quand, ayant constaté combien les pensées sont fantaisistes et éphémères, il comprend qu’il ne faut pas croire à tout ce que l’esprit raconte.

Les Quatre Efforts Suprêmes sont dits « suprêmes » pas seulement parce qu’ils sont suprêmement difficiles mais aussi parce qu’ils sont suprêmement bénéfiques. Un méditant sérieux souhaite transcender la sphère humaine pendant qu’il est encore dans cette forme humaine et ces quatre efforts sont le défi à relever. Ils sont tellement bien expliqués par le Bouddha que nous voyons clairement les difficultés qui se présentent à nous et les raisons pour lesquelles nous errons encore dans le samsara. Mais nous ne sommes pas obligés de continuer ainsi jusqu’à la fin des temps. Quand on connaît le chemin et la façon de le suivre, on a l’occasion de se libérer de tous les empêchements.

 

Ayya Khema Traduction de Jeanne Schut : http://www.dhammadelaforet.org/

  Quatrième partie de la transcription de la Retraite intitulée Here and Now

Appeler la Lune : un rituel par la méditation

Appeler la lune

J’ai eu la chance de participer à de nombreux Rituels et Rassemblements pour Appeler ou Faire descendre la Lune, debout, sous le visage resplendissant de la pleine Lune, à sentir cette sensation qui nous parcourt, pleine de l’énergie découlant de sa puissance, pendant que cette dernière enveloppe toutes les âmes qui ne font plus qu’une. Mais la vie, pour on ne sait quelle raison, ne nous facilite pas les choses quand il s’agit de trouver ou de participer à de tels rassemblements. Vous ne pouvez pas laisser quoi que ce soit barrer votre chemin lors de votre voyage personnel avec la Déesse.

Avant de commencer, il faut éteindre tous les objets électriques : téléphones, portables et ce qui s’y apparente ; télé ; répondeur, sonnettes, bipeurs, et ainsi de suite. Je sais que certains de ces objets font tout simplement partie de votre vie de tous les jours, mais à moins d’être capable de laisser derrière vous ces soucis et ces bruits du monde, vous serez incapable d’entrer complètement dans le voile de la Déesse. Si vous allez à l’extérieur, il serait bon de placer tous les objets dont vous avez besoin dans un petit panier ou une petite boîte. Vous éviterez de commencer puis d’avoir à vous arrêter puis de recommencer. À l’intérieur, assurez-vous de tout avoir avec vous dans un endroit où vous ne serez pas dérangé. Objets nécessaires :

– Une bougie afin de représenter votre Déesse. Si vous travaillez à l’extérieur, mettez-là sous verre afin que le vent ne l’éteigne pas et vous force à vous arrêter pour la rallumer pendant votre pratique ;

- de l’encens, aussi pour la représenter ;

– des fleurs que votre Déesse affectionne afin de les lui offrir en échange de ses bénédictions.

Encore une fois, la vie essaiera de se frayer un chemin et de perturber votre concentration. Si vous avez une famille qui voudra frapper à la porte pour vous demander ce que vous faites ou des enfants (ou un mari) qui voudront attirer votre attention, il est peut-être mieux de faire ce rituel de méditation tard le soir ou tôt le matin, quand tout le monde dort. Habillez-vous, ou ne vous habillez pas, selon votre tradition, de façon à vous libérer des contraintes de ce monde. À présent, il vous faudra trouver ce lieu qui vous servira à vous et à votre Déesse.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, tracer un simple cercle autour de vous.

Allumez la bougie et l’encens. Asseyez-vous et mettez-vous le plus à l’aise possible. Étirez-vous et respirez profondément. Concentrez votre regard sur la flamme de la bougie tandis que vous détendez votre corps et votre esprit. Utilisez votre troisième œil pour vous visualiser en train de bouger à travers le temps et l’espace et passer dans un autre plan d’existence. Je ne peux pas décrire ce lieu pour vous, car vous seul le connaissez ; vous le reconnaîtrez quand vous y arriverez. À ce moment-là, inspirez profondément. Au moment d’expirer, ouvrez les yeux.

Devant vous, vous verrez votre Déesse sous la forme qu’elle aura choisie pour se montrer : esprit, être, animal, étoile ou Lune. Parlez-lui, racontez-lui vos rêves et vos désirs. C’est votre moment avec la Déesse. Le temps n’a pas de signification ici. Quand vous aurez fini, ou quand votre Déesse se sera retirée, fermez les yeux et retournez à travers les voiles que vous avez traversés pour entrer dans ce lieu sacré.

Levez-vous et faites face à la Déesse dans sa forme lunaire. Joignez les mains et levez-les vers le ciel.

Donnez-lui votre bénédiction et rendez-lui honneur avec vos paroles et vos cadeaux.

Quand vous aurez terminé, soufflez la bougie et revenez dans le monde, rafraîchi par les pouvoirs de la Dame. Ainsi soit-il.

Retrouvez les articles de Lady Abigail sur le site Witches’ Voice : http://www.witchvox.com/va/list_articles.html?a=usin&id=259435

ECHANGE D’ENERGIE ET VAMPIRISME SEXUEL

 

3XAZLorsque vous arrivez à la limite avant l’orgasme et que vous pratiquez la Poussée orgasmique, l’énergie qui s’éveille dans les ovaires monte au cerveau. Lorsque vous la pompez pour la faire monter, cette énergie fraîche s’accumule dans la tête. Si vous avez pratiqué l’Orbite Microcosmique, vous savez que la langue fonctionne un peu comme un interrupteur dans le circuit du corps, en réunissant les deux méridiens qui constituent l’Orbite. Les organes génitaux ont aussi cette fonction d’interrupteur, et par conséquent, quelle que soit la position adoptée, l’énergie accumulée peut alors être canalisée dans l’Orbite Microcosmique de votre partenaire et vice-versa.

L’énergie peut emprunter une grande variété d’itinéraires ; l’énergie peut, par exemple, passer de votre langue à celle de votre partenaire, s’écouler par son canal Fonctionnel et descendre jusqu’au nombril, pour descendre encore vers les organes génitaux, d’où elle peut revenir dans votre circuit par vos organes génitaux et remonter votre colonne vertébrale et ainsi de suite. L’énergie peut circuler dans les Deux Orbites Microcosmiques à la fois, vous pouvez également sentir cette énergie à l’extérieur de votre corps, comme si vous étiez enveloppés d’un cocon. Vous pouvez aussi avoir l’impression d’une présence au dessus de vos têtes, etc. Puisque l’énergie sexuelle de la femme n’est pas aussi chaude que celle de l’homme, votre partenaire risque de sentir cette énergie plus fraîche, et vous, pourriez en revanche sentir une énergie plus chaude entrer dans votre système.

Chaque femme aura une perception individuelle de ces mécanismes. Certaines sentiront par exemple une énergie froide leur parcourir la tête, telle un courant d’air. D’autres auront l’impression de pouvoir laisser les pulsations s’échapper vers l’extérieur, puis elles les feront entrer dans leur corps et elles circuleront alors dans leur système.

Un individu peut absorber la force vitale et l’énergie sexuelle de son partenaire, voilà une question que les cercles Taoïstes ont toujours abordée.

Une légende raconte que les vieux hommes en Chine étaient toujours à la recherche de jeunes femmes qui n’avaient pas encore eu d’enfants. Dans cet ancien cadre de référence, ces jeunes femmes étaient supposées avoir une quantité maximale d’énergie Yin.

Alors sans que les jeunes femmes sachent ce qui se passait, ces vieux messieurs pratiquaient la Grande Poussée alors que leur pénis était encore dans le vagin des jeunes femmes. Ils absorbaient ainsi l’énergie Yin des femmes et augmentaient leur propre énergie au détriment d e leur maîtresses. En revanche, une femme qui maîtrise cette technique peut être beaucoup plus efficace qu’un homme. En effet, une femme peut absorber l’énergie d’un homme bien plus rapidement qu’un homme peut absorber celle de la femme.

Il existe bon nombre d’histoires où des individus ont dévié la pratique de cette technique avec de mauvaises intentions et qui ont multiplié leur énergie de faon diabolique. Il faut savoir que si l’on a recours à ce système en vue d’assouvir des pulsions égoïstes, l’énergie ainsi dérobée devient rapidement malfaisant et peut mener à la destruction du corps qui croit en bénéficier. Malgré tout, cette même énergie est susceptible, si vous l’utilisez correctement, de vous donner une santé remarquable et de vous conduire à un éveil spirituel.

Les Taoïstes nous enseignent pourtant que, même dénué de toute intention mauvaise, cette pratique peut parfois conduire accidentellement un pratiquant à absorber l’énergie sexuelle du partenaire, surtout lorsqu’un seul des amants connaît cette technique.

La protection contre ce genre d’accident consiste à faire circuler l’énergie dans le système des deux partenaires. Cet échange d’énergie élimine la possibilité de voir un partenaire faire un gain massif d’énergie alors que l’autre en perd.

Francesca du blog http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/

12345

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes