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LA SYMBOLIQUE DE L’ARBRE

 

arbre de vieL’arbre est le roi du règne végétal auquel l’homme, en raison de son orgueil, se compare souvent. Il incarne le mieux le lien entre le monde où habite la divinité et le monde inférieur : le domaine des humains, voire le monde souterrain où il plonge ses racines. Il s’agit de la plus haute construction biologique unissant le spirituel-vertical- à la matérialité-horizontale-, l’homme se trouvant à la rencontre de ces deux axes.

C’est le roi du règne végétal, comme la baleine l’est du règne animal ; l’homme, dans son orgueil, s’y réfère préférentiellement. Baudelaire a écrit que l’homme prête à l’arbre ses passions, ses désirs et sa mélancolie.

C’est l’arbre qui incarne le mieux le lien entre le monde où habite la divinité et le monde inférieur : le domaine des humains. Il s’agit de la plus haute construction naturelle unissant le spirituel-vertical à la matérialité-horizontale et l’homme participe de ces deux axes.

Le symbole est un élément de notre monde renvoyant à une abstraction, à une valeur spirituelle ou à l’au-delà. Pour Carl Gustav Jung, c’est une donnée instinctive, un moyen pour tous de pouvoir exprimer l’inexprimable.

Les symboles sont des images utilisées par les anciens pour évoquer les grands mythes fondateurs des religions, de la morale et de la philosophie.

L’arbre est pour l’homme le symbole de la grandeur et de la longévité : l’homme participe de la force et de la longévité de l’arbre mais il a aussi comme lui des faiblesses qui le rassurent. L’arbre est quand même un organisme fragile qui craint le soleil, le vent et l’eau ; c’est bien pourquoi son milieu de prédilection est la société forestière où les plus vieux et les plus hauts arbres sont protégés en lisière par des espèces plus héliophiles et de moins grande taille constituant le manteau forestier, et ces espèces elles-mêmes le sont à leur tour par les plantes basses de l’ourlet forestier qui, au pied de la lisière, bloquent les courants d’air froid. Cette société rappelle la société humaine. La suffisance du chêne qui dans la fable méprise le roseau courbé par le vent, c’est celle des hommes trop orgueilleux pour plier et dont la chute est comme une compensation morale en faveur des plus faibles.

« L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse » dit un proverbe africain.

L’arbre incarne la vie et ses rythmes : Symbole permanent du changement saisonnier, l’arbre feuillu incarne la stabilité à travers l’éternel retour des choses. Il est l’incarnation du mythe de la renaissance et du retour à la vie, ce qui correspond à un élan secret de l’homme. Paraissant mourir au début de l’hiver, il renaît au printemps en se regarnissant de feuilles ce qui pour les anciens Grecs était lié à l’activité des nymphes.

Jean Moréas écrit dans Les Syrtes :

« La feuille des forêts

Qui tourne dans la bise

Là-bas, par les guérets,

La feuille des forêts

Qui tourne dans la bise,

Va-t-elle revenir

Verdir la même tige ? »

L’arbre objet de culte : Si l’arbre est présent dans les fêtes solsticiales à la Saint-Jean et à Noël, ce n’est pas seulement comme décor, c’est qu’il incarne la vie et la fécondité.

Certains exégètes prêtent à l’arbre une signification sexuelle directe : le tronc, symbole phallique, pénètre le feuillage triangulaire.

Nous célébrons toujours des fêtes comme la Saint-Jean, le 1er mai ou le Nouvel An qui n’ont perdu qu’en apparence leur signification païenne.

Le « mai » est l’arbre dispensateur de fécondité et d’une vie nouvelle. On le plantait, en Touraine, il y a 65 ans encore, au printemps, devant l’église ou les maisons ; l’amoureux le plaçait devant la maison ou la chambre de la jeune fille convoitée, de même que le propriétaire d’animaux devant l’étable, évident rituel de fécondité. Les jeunes gens qui « plantaient le mai » employaient un code, des significations particulières en fonction de l’espèce des jeunes arbres coupés ou des rameaux plantés devant les maisons. Ce « langage des plantes » existe encore pour les fleurs que l’on offre. Ils mettaient sous les fenêtres des jeunes filles une espèce en rapport avec leurs sentiments.

Le rameau de mai portait aussi bonheur ; on dit toujours dans nos campagnes que le mai ou l’aubépine ne sont jamais frappés par la foudre ; c’est pour cette raison que l’on plaçait un rameau de l’une ou l’autre espèce dans les combles pour protéger la maison ou qu’on en plante encore dans le Berry, au pignon ou sur la cheminée, en terminant la construction d’une nouvelle demeure.

En Allemagne, au début du XXe siècle, on frappait encore avec de jeunes pousses verdoyantes de bouleau, les jeunes filles, la mariée le jour des noces, le bétail femelle et les champs afin que la force vitale des rameaux se transmette en eux.

Dans nos régions, les « arbres de la mariée » sont fréquents et dans mes ouvrages, j’ai évoqué celui de Cravant et celui du parc Grandmont de Saint-Avertin où au XVIIe siècle, les nouvelles mariées faisaient le tour de l’arbre en chantant et dansant sous le contrôle moral des curés de Vençay et Saint-Etienne-Extra. Autre exemple, « l’arbre aux fiancés » un chêne de la forêt de Rambouillet christianisé par la chapelle de Saint-Santin où les fiancés se rendaient le dimanche suivant le 22 septembre.

Source : Académie de Touraine 

Croître comme les arbres

 

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Hommage à la plante

PLANTE

La relation de l’homme au végétal et l’influence de l’arbre sur l’homme. Pensées, essai philosophique et requiem à lire, à la mémoire de ces êtres oubliés.

Arbre de sève, homme de sang : imaginer ce qui existe entre deux êtres, s’évertuer à le chercher sans rien pouvoir prouver… celui qui se trouve dans l’impossibilité de témoigner du lien intime et « viscéral » qui l’uni à l’autre, démuni jusqu’à en pleurer, n’a-t’il d’autre choix que ces mots pour exprimer son désarroi :

« Arbre mon frère, que puis-je témoigner ? et si tout cela n’était que du vent, que l’expression de mon esprit délirant !J’ai peur de me tromper, faute de pouvoir prouver. »

Alors, lecteur, pardonnes à l’humble penseur, de te bousculer, au travers de l’arbre, dans ta manière de regarder le végétal sans qui tu ne serais pas !

L’homme, l’arbre et le Règne Végétal

Semer du blé pour le faucher et faire pain de ses graines ; semer du gazon pour le tondre et faire tapis de ses brins ; planter des laitues pour les couper et faire salade de leurs feuilles … quoi de plus normal.

Il n’y a pas là de quoi faire s’interroger l’homme sur l’existence d’une vie dans la plante et encore moins de l’existence d’une vie de plante : la pomme de terre est la soupe de l’homme et le lin sa chemise.

Et si l’arbre existait parce qu’il est seul, dans l’immensité de son Règne, à pouvoir signifier à l’homme l’existence du végétal ?

Notre vue porte loin au-dessus des herbes, et si notre regard s’abaisse parfois pour s’extasier du sexe des plantes que nous croyons faits pour notre seul plaisir, aucun végétal ne pouvait, autre qu’un arbre, réussir à laisser planer un doute quant à notre supériorité autoproclamée.

L’arbre nous domine, plus haut, plus gros, plus longévif que nous !

Bien sûr, l’arbre nous donne ses pommes, ses fleurs de tilleul, son bois d’olivier, son ombre aussi, mais que l’arbre disparaisse, et c’est un vide qui s’installe, et bien plus que celui d’un espace. Il y a en nous un manque, une absence… un doute.

Il fallait un arbre pour que l’homme voit l’herbe.

L’arbre, perturbant et vénérable

L’homme, dans sa grande agitation, dans l’effervescence bruyante de son quotidien, ne voit pas les frémissements de la croissance d’un arbre et n’entend pas les murmures à peine audibles de son existence. Rien de ce qui fait la vie d’un arbre n’a de commun avec ce qui fait la nôtre.

L’homme, malade de ce que l’on appelle anthropomorphisme, qui le pousse sans cesse à voir au travers de l’animal les reflets de ses propres attitudes et sentiments, est incapable d’attribuer à l’arbre, à la plante, le moindre comportement, la moindre manifestation qui lui ferait penser à sa propre existence.

C’est là le paradoxe de l’animal bruyant face à la plante muette, de l’homme agité devant l’arbre inanimé, des cris de manifestation d’une vie contre les silences d’une autre existence !

Stoïque face aux éléments et aux adversités, impassible au temps qui passe, immobile et constant au lieu qui l’a vu naître, muet, l’arbre est l’incarnation même d’une puissance qui nous dépasse, d’une force qui nous surpasse. Il a cette « remarquabilité », cette « vénérabilité » qu’aucun autre être vivant n’est capable de provoquer en nous.

Parfois l’homme s’interroge sur l’arbre, imagine son ineffable sagesse, admire sa vie à l’envie, interprète ses silences comme des messages spirituels.

L’esprit de l’homme frissonne aux énergies de l’arbre !

L’homme, l’arbre et la mort

En coupant un arbre, la tronçonneuse par son bruit, ne laisse aucune chance d’entendre des cris de douleur, ni un dernier souffle ! Pourtant, même dans un silence absolu, personne n’entendrait le moindre râle, car l’arbre ne meurt pas ainsi.

L’arbre est multiple et toute partie est vie ; chaque branche, chaque feuille, chaque bourgeon est vie. Nulle bouche pour laisser s’échapper les cris, nul cœur pour s’arrêter de battre, nulles mains pour se tendre vers le ciel et implorer une ultime grâce. Si petits soient les morceaux que l’on aient fait de l’arbre, si nombreux soient les tronçons qui résultent de sa découpe, chacun meurt avec le même silence.

Longue agonie, indescriptible, ou chaque cellule, chaque unité de vie abandonne sa vitalité, laissant celles qui l’entourent tenir prise, encore, un peu, puis mourir à leur tour, une à une, seules, dans l’anonymat absolu puisque l’homme n’en peut rien percevoir.

Quand la bûche est livrée au séchage puis au brûlage, quant la bille est livrée au sciage puis au menuisage, quand la souche est laissée au sort de l’abandon, il en est ainsi de la mort de ce qui fut l’arbre.

L’homme ne pleure pas en voyant mourir l’arbre, parce qu’il ne le voit pas mourir, il ne l’entend pas mourir.

Si l’homme pleure, c’est qu’il croit voir mourir un arbre, mais l’arbre ne meurt pas quand on croit qu’il meure ! l’arbre meurt quand il n’est plus arbre, quand il n’y a plus de pleurs. La feuille, la bûche, la bille meurent sous nos yeux, chaque partie lentement, un peu plus chaque jour, mais il n’y a plus d’arbre sous nos yeux, plus d’arbre, tout simplement !

Il a le pouvoir de disparaître sous nos coups sans se tordre de douleur, sans hurler . Il nous épargne tout ce que l’animal nous impose dans sa souffrance à la mort. Il nous exonère de la culpabilité, nous dispense du repentir.

Par sa manière même de mourir, l’arbre nous fait la grâce de son indicible grandeur.

Ecrit par Jean-Luc Mercier

Quel arbre êtes-vous

  

À Tou Bichevat, les arbres sont en fête ! Découvrez lequel est votre alter égo !

 ETRE ARBRE

Décidément, les Juifs ne font rien comme les autres…

Non contents d’avoir décalé notre Nouvel An en septembre plutôt qu’en janvier, nous nous offrons également le luxe d’un Nouvel An pour… les arbres à Tou Bichevat.

Et je dois vous avouer que lorsque j’étais petite, cette célébration sylvestre (je n’ai pas dit Saint-Sylvestre…) me laissait quelque peu perplexe.

Ayant eu la chance de fréquenter une école juive depuis ma tendre enfance, je savais que Roch Hachana, le Nouvel An des hommes, était un moment où l’humanité était jugée pour ses faits, bienfaits et méfaits.

Et comme un plus un font deux, j’en déduisais donc qu’à Tou Bichevat, c’était au tour des arbres de passer au Grand Tribunal…

Alors dans mon imagination fébrile, j’entendais déjà les minutes du redoutable procès.

Toi, le Chêne, Je te trouve beaucoup trop orgueilleux. Tu devrais relire tes fables de La Fontaine et tu verrais ce qui arrive à celui de qui la tête au Ciel était voisine.

Quant à toi, humble Roseau, qui plie mais ne rompe pas, tu as droit à toutes mes félicitations.

Chenapan de pommier, je t’avais bien dit de ne pas t’acoquiner avec cette vermine. Tu as vu l’état de tes fruits, un peu ! Ils n’ont pas la pêche !

Excellente prestation, habile poirier ! Tes rejetons atterriront droit sur les étals de Fauchon.

Puis j’ai fini par découvrir qu’il n’en était rien. Le 15 Chevat, les arbres ne passaient pas au box des accusés. Pas moins qu’ils ne réveillonnaient à grandes lampées de sève et d’oligo-éléments.

En fait, le 15 Chevat marque principalement la date butoir pour le calcul des lois agricoles de la Torah en vigueur en Israël.

Rien de bien transcendant pour l’esprit d’une enfant à l’imagination débridée…

Et bien pas tout à fait, parce que comme je l’ai découvert en grandissant, la fête de Tou Bichevat nous invite à bien des réflexions profondes sur la nature humaine et son rapport à l’environnement.

L’homme est comme un arbre des champs, lit-on dans la Torah. Reste à savoir lequel vous êtes…

C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce portrait chinois « spécial Tou Bichevat » !

1. Ambitieux et audacieux ? Vous êtes un… séquoia !

Originaire de Californie, le séquoia se distingue par ses dimensions remarquables et sa longévité. Les amateurs de superlatifs aimeront sans doute découvrir le spécimen qui trône dans le Parc National de Séquoia, aux States : il a beau avoir soufflé sa 2200ième bougie, il se tient toujours aussi droit du haut de ses 80 et quelques mètres…

C’est donc l’arbre fétiche des personnes ambitieuses et audacieuses, qui n’ont pas froid aux yeux et feront tout pour dépasser leurs limites et exploiter au maximum leur potentiel.

À la réflexion, l’ambition est un trait de caractère spécifiquement juif. Il est intéressant de remarquer que sur les 871 prix Nobel décernés, 194 sont revenus à des descendants d’Abraham, soit un pourcentage de 22%. Quand on sait que la population juive mondiale ne dépasse pas les 0.2%, ce ratio relève de l’exception !

Dans son ouvrage « Le Peuple Elu, Étude de l’intelligence et des Capacités des Juifs », Richard Lyne avance plusieurs thèses. La première réponse résiderait dans le résultat de certaines mutations génétiques qui auraient eu lieu à différents moments de l’histoire du peuple juif. La deuxième serait à chercher dans les vicissitudes de l’histoire du peuple juif qui auraient forgé sa résistance et sa résilience.

Je n’ai guère la prétention de contester ces découvertes. Mais à mon humble avis, elles occultent la véritable origine du génie du gène juif.

Nos sages nous enseignent que chaque descendant d’Abraham est habité d’une parcelle divine suprême, appelé « ‘helek eloka mima’al ». De par son origine métaphysique, cette entité pousse le juif à toujours aspirer à de nouveaux sommets, de nouvelles découvertes.

Reste à mettre à profit cette ambition divine pour des valeurs qui le valent vraiment !

Cela dit, l’ambition n’est pas sans danger. Comme l’écrit si bien le journaliste Louis Pauwels : « Au sommet de la puissance, on ne voit plus rien du tout. »

Bref, dans la course qui les mène au sommet, les « Séquoias » devront veiller à :

- Mettre à profit leur nature ambitieuse pour des projets valables.

- Veiller à ne pas porter préjudice aux intérêts d’autrui.

2. Prudent et pondéré ? Vous êtes un… chêne !

Lentement mais sûrement… Tel pourrait être l’adage de cet arbre à la croissance lente mais qui garantit sa solidité et sa longévité. Si on le laisse vivre, le chêne dépasse facilement les 500 ans, et jusqu’à plus de 1000 ans et plus.

Il représente donc les personnes prudentes et pondérées qui ne se laissent pas aller à des actions, des décisions ou des jugements trop hâtifs.

L’importance de cette qualité est d’ailleurs mise en exergue dans un important ouvrage de développement personnel juif, le Séder Hayom du rabbin Acher de Stoline : « Il convient de faire preuve de mesure et pondération avant chaque chose – que ce soit un acte ou une parole – comme le disent nos Sages “Qui est posé acquiert la sagesse” ».

Mais prudence, à trop vouloir peser ses actions, on risque de se réfugier dans l’inaction et à négliger la place du changement dans leur vie.

Or la vie d’un juif implique un perpétuel désir de changement, d’amélioration personnelle.

Robustes et réfléchis, les « Chênes » devront donc veiller à ce que leur nature prudente ne les confine pas à l’inertie.

3. Patient et persévérant ? Vous êtes un… bambou chinois !

Il existe en Chine une variété de bambou très particulière. Durant les cinq premières années suivant la plantation de la graine, aucune pousse n’apparait. Ce n’est que la 5ème année que le bambou pointe le bout de sa tige hors de la terre.

Mais à partir de ce moment-là, sa croissance est spectaculaire. En une seule année, il atteint les 12 mètres !

En réalité, pendant ces 5 premières années, le bambou développe de prodigieuses racines sous-terraines qui, le moment venu, lui permettront de croître de façon prodigieuse au grand jour.

Cet arbre est donc l’emblème des personnes patientes qui ont la sagesse de fournir des efforts même lorsque ceux-ci ne semblent pas porter leurs fruits.

Mais un jour, leur persévérance finit par payer et ils récoltent les fruits de tous les efforts apparemment stériles qu’ils avaient semés auparavant.

Rabbi Akiva, le célèbre sage du Talmud incarne à la perfection cette qualité. À l’âge de 40 ans, lorsqu’il épousa Rachel, la fille d’un richissime propriétaire terrien, il était analphabète. De surcroit, il vouait une haine féroce aux érudits. Mais la rencontre avec une pierre perforée par le goutte-à-goutte constant d’une source voisine bouscula sa vie. Il en déduisit que son cœur, qui n’était pas moins perméable qu’une roche, pouvait abriter la sagesse de la Torah pour peu qu’il l’y laissât pénétrer jour après jour. Nonobstant les railleries de son entourage, il apprit méthodiquement l’alphabet hébraïque, la Bible, la Michna, n’hésitant pas à s’assoir sur les mêmes bancs que des enfants juifs. Sa persévérance porta ses fruits ; il devint l’un des plus grands érudits et rédacteurs du Talmud.

Si vous avez la fibre d’un bambou, gardez cette belle allégorie en tête. Et ne vous découragez pas si les résultats tardent à se manifester. Ils n’en seront que plus spectaculaires !

4. Fonceur et batailleur ? Vous êtes un… Arbre de Vie !

Seul, au beau milieu du désert du Bahrein, se dresse l’Arbre de Vie, vieux de 400 ans et mesurant près de 10 mètres de haut. Pour les milliers de touristes qui se bousculent pour l’admirer, l’existence et la survie de cet arbre luxurieux en plein milieu désertique reste un mystère. Certains scientifiques en sont donc venus à la conclusion que les racines de cet arbre s’étendaient très loin, dans les profondeurs où des aquifères inconnues viendraient l’alimenter.

Cet arbre est donc la mascotte des êtres fonceurs et batailleurs qui, en dépit de circonstances environnantes peu avantageuses n’hésitent pas à s’affirmer.

Ici encore, on retrouve un trait de caractère foncièrement juif. Abraham, le premier « juif » de l’humanité était appelé l’Hébreu. Pourquoi ce qualificatif ? Dans la langue hébraïque, le terme se dit IVRI, mot voisin du mot EVER, qui renvoie à une rive. Et nos Sages d’expliquer : toute l’humanité entière se trouvait sur une rive, et Abraham sur l’autre.

Cette métaphore renferme l’essence de la révolution spirituelle opérée par Abraham : A l’époque où l’humanité entière sacrifiait aux rites polythéistes, le patriarche eut l’audace d’affirmer sa croyance en un Dieu unique. Aussitôt convaincu de la présence et de l’intervention divine, il choisit de vivre pleinement ses convictions quand bien même celles-ci se situaient aux antipodes des croyances environnantes. Et non seulement, il affirma ses positions, il devint lui-même une source d’influence positive pour les autres.

Alors si vous avez l’âme d’un fonceur, prenez exemple sur votre mascotte sylvestre et puisez vos convictions dans les aquifères intarissables de nos traditions ancestrales !

SOURCE http://www.aish.fr

L’ARBRE EST LA CONNAISSANCE

 

L’homme est considéré comme un arbre mobile ; en effet si l’homme ne s’enracine pas en terre à l’image de l’arbre végétal, il tire, malgré tout sa nourriture terrestre de la même source. Il tire sa nourriture spirituelle ou céleste de la lumière et du soleil captée par l’intermédiaire de ses sens et de ses chakras.

Pour se ressourcer, l’homme peut se mettre à la terre en se promenant pieds nus sur l’herbe où perle la rosée du matin, ainsi en contact avec les éléments Terre, Air, Eau et Feu (soleil), il rééquilibre ses différents corps énergétiques. D’autre part,
lorsque l’homme désire se ressourcer spirituellement, il peut le faire dans un temple ; immobile et recueilli, il connecte ses énergies subtiles à la terre et par la prière il communie avec Dieu. L’homme devient ainsi l’arbre, le lien vivant par lequel circule les énergies subtiles et spirituelles entre le ciel et la terre. La fonction de mobilité de l’homme-arbre confère à l’être humain d’avoir conscience de sa propre vie.

connaissance

       L’homme vertical représente le lieu de la manifestation métaphysique de la volonté divine. L’homme devient un élément fondamental de la manifestation de Dieu sur terre. L’homme est comme un fusible entre le plan spirituel et le plan terrestre.

       Lorsqu’il surcharge sa vie de considérations matérialistes, il se « déconnecte », en quelque sorte de Dieu. Il rompt le courant descendant, divin en lui. Lorsqu’il observe une surcharge de spiritualité, il se détache de la réalité matérialiste, qui est en réalité une illusion de l’esprit, il se met à vivre sur un plan différent, plus subtil, presque irréel.

     Dans l’homme spirituel, l’axe vertical est symbolique de la « Voie Personnelle » qui conduit à la perfection. Cet axe figure également la « Voie Universelle » par laquelle nous pourrons et devrons accéder au plan divin un jour ou l’autre.

 

L’Arbre de la Connaissance

Au sein du jardin d’Eden l’Arbre de Vie et l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal sont un seul et même arbre qui contient ces deux aspects. L’arbre de vie est le support de la Connaissance. Puisque la conscience de la vie est le propre de l’homme, cette Connaissance est la prise de conscience des opposés qui séparent la vie. L’homme primordial a découvert la dualité, l’opposition Bien-Mal, Lumière-Ténèbres, Beauté-Laideur, Positif-Négatif, etc…

Tant que l’homme ne hisse pas son niveau de conscience au-delà de cette dualité, l’ignorance règne en lui. C’est l’extinction de l’être primordial, l’Adam des origines. Ils faut transmuter dans notre esprit les opposés en complémentarité. L’homme, qui en principe est condamné à l’existence terrestre, doit faire l’effort pour accéder à la vie éternelle.

Il existe donc bien un mouvement ascendant-descendant, le descendant du ciel vers la terre qui est lié à la connaissance des opposés et l’ascendant de la terre au ciel qui est lié à l’arbre de vie. La descente symbolise la dualité, les piliers latéraux de l’arbre des séphiroth, l’ascension symbolise la vie qui est l’axe central de cet arbre, le point d’équilibre par lequel on remonte vers nos origines.

Dans la kabbale, nous apprenons que l’homme primordial est l’Adam Kadmon, qui est le schéma ou le plan par lequel Dieu créa l’homme. Au jardin d’Eden Adam était seul. Il possédait en lui les deux sexes. Durant son sommeil, ou son inconscience, par l’une de ses côtes Eve fut créée, ce fut la première division, la manifestation de la dualité au sein du paradis. Dés lors ils sont tous les deux exposés à la mort. Mais il n’y a mort que s’il y a naissance car la vie ne s’oppose pas à la mort, elle se situe au-delà, sur un plan plus élevé.

Tous les corps de chair sont appelés à se décomposer, la mort dont nous parlons ici est la mort de l’esprit. Aussi, dans le christianisme, l’arbre de mort mène à l’arbrede vie tandis qu’au jardin d’Eden le sens en est inversé.

« Jésus, portant sa croix arrive au lieu du crâne, qui se dit en hébreu « Golgotha ». C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu ».

C’est sur le plan de la conscience que l’arbre prend toute sa signification. Quelle image et quel enseignement significatif que les trois croix du Mont du Crâne, le « Golgotha » ! La croix du Christ est entourée d’un bon larron et d’un mauvais larron (le Bien et le Mal). Elle  est un arbre « mort » qui reprend vie en servant de support au sacrifice de Dieu fait homme. Le Christ Jésus redonne ainsi vie à l’arbre central et symbolique, à la conscience des hommes par son sacrifice qui est une ascension vers Dieu.

La croix du bon larron, celle du Bien, est dite « d’équilibre ». C’est celle de l’équilibre antérieur à la chute. La croix du mauvais larron, celle du Mal, est dite « d’énergie » car elle concerne le futur qui prend naissance dans le présent. C’est la représentation exacte du schéma divin de l’Arbre des Séphiroth, c’est la voie du sacrifice qu’il faut suivre en devenant un feu salvateur, l’Esprit issu de la pensée, le cinquième élément, la Quintessence qui remonte vers Dieu par le pilier central, l’Arbre de Vie.

         L’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal est à la fois équilibre et énergie, passé et futur, alors que l’Arbre de Vie est Esprit, instant présent. Il n’était pas convenable de traiter du symbolisme de l’Arbre sans en aborder l’un des aspects les plus mystérieux, l’Arbre de Vie. Cet Arbre est constitué par des réceptacles dans lesquels la lumière divine est reçue puis par lesquels elle émane et révèle l’essence divine.

Les séphiroth ne sont pas des êtres mais des émanations qui constituent le fondement du monde des idées divines. Le mot « Séphiroth » (pluriel de Séphira) a pour racine Samech-Pé-Resch. Cette racine procure trois significations : nombre, discours et écriture. L’Arbre des séphiroth constitue l’ensemble de la numération par laquelle Dieu se fait connaître aux hommes par la transition de l’unité vers le nombre. L’univers tout entier est régit par le nombre.

        « Sache qu’avant la création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier ni dernier, ni commencement, ni fin. Tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée  en une apparence et une affinité parfaites, quand par sa volonté furent créés le monde et ses créatures, dévoilant ainsi sa perfection – source de la création du monde – ,voici qu’il se contracta en son point central, il y eut alors restriction et retrait de la lumière, laissant autour du point central entouré de lumière un espace vide formé de cercles.

Après cette restriction, d’en haut vers en-bas un rayon s’est étiré de la lumière infinie puis est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide. Epousant le rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue, et tous les mondes parfaits furent émanés.

Avant les mondes, il n’y avait que Lui, dans une Unité d’une telle perfection, que les créatures ne peuvent en saisir la beauté, car aucune intelligence ne peut Le concevoir, car en aucun lieu Il ne réside, Il est infini, Il a été, Il est et Il sera. Et le rayon de lumière est descendu dans les mondes, dans la noirevacuité, chacun de ces mondes étant d’autant plus important qu’il est proche de la lumière, jusqu’à notre monde de matière, au centre situé, à l’intérieur de tous les cercles, au centre de la vacuité scintillante, bien loin de Celui qui est Un, bien plus loin que tous les autres mondes, alourdi à l’extrême par la matière, car à l’intérieur des cercles Il est, au centre même de la vacuité scintillante… »

Dans le principe les séphiroth sont des réceptacles de la lumière divine la plus pure. En traversant ces réceptacles la lumière se densifie comme un voile coloré qui l’alourdit et lui donne sa couleur. L’Arbre est constitué par dix séphiroth qui nous ramènent à la tétraktis divine par les quatre mondes que celui-ci traverse (1 + 2 + 3 + 4 = 10).

 

SOURCE http://chevalerietemplieretraditionnelle.fr/

Vous pouvez rejoindre le forum de FRANCESCA « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Et vous pourrez y jouer au TAO en vous aidant du site http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/

La Torah compare l’homme à un arbre

 

La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s’y attachent. (Proverbes 3:18)

Peut-être avez-vous un vague souvenir du Talmud-Torah… une fois par an, vous receviez un petit sachet contenant des raisins secs, des dattes et de la caroube (le fruit dur et brun que l’on appelle parfois carouge). Et vous ramassiez de l’argent pour planter des arbres en Israël. C’était cela Tou Bichevat.

Il y a bien entendu un sens plus profond à cette fête, au-delà de cette vision enfantine du Judaïsme !

TORAH2

À LA SOURCE

La source de Tou Bichevat est la phrase d’ouverture du Traité talmudique de Roch Hachana : l’académie de Hillel enseigne que le 15 Chevat est le Nouvel An des Arbres.

Que faut-il entendre par « Nouvel An des arbres » ? Tous les cèdres et les pins se réunissent-ils pour prendre la résolution de s’améliorer et pour tremper des pommes dans le miel ?!

Bien entendu que non. Tou Bichevat est techniquement le jour où les arbres cessent d’absorber l’eau du sol, et au lieu de cela, tirent leur subsistance de leur sève. Dans la Loi juive, cela signifie que des fruits qui ont poussé avant le 15 Chevat ne pouvaient être employés comme dîme pour des fruits ayant poussé après cette date.

Alors quel rapport avec nous qui vivons au 21e siècle ?

En différents endroits, la Torah compare l’homme à un arbre :

- Un homme est comme un arbre des champs… (Deut. 20:19)

- Comme les jours des arbres seront les jours de mon peuple… (Isaïe 65:22)

- Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau… (Jérémie 17:8)

Pourquoi cette comparaison ?

Pour survivre, un arbre a besoin des quatre éléments de base : le sol, l’eau, l’air et le feu (le soleil). Les êtres humains ont également besoin de ces quatre éléments de base. Examinons-les, l’un après l’autre :

LE SOL

Un arbre doit être solidement planté dans la terre. Le sol n’est pas seulement la source par laquelle la nourriture est absorbée, il procure aussi de la place aux racines qui doivent pousser.

Ce principe s’applique également à l’homme. Le Talmud explique :

Une personne dont la sagesse dépasse ses bonnes actions est comparée à un arbre dont les branches sont nombreuses, mais les racines clairsemées. Le vent souffle, le déracine et le retourne.   

Mais une personne dont les bonnes actions dépassent sa sagesse est comparée à un arbre dont les branches sont peu nombreuses, mais dont les racines sont nombreuses. Même si tous les vents du monde venaient à souffler, ils ne seraient pas en mesure de le faire chuter. (Avot 3:22). 

Un homme peut sembler avoir du succès en apparence, tel un arbre aux branches bien fournies : il possède une voiture de luxe, etc. Mais si les racines sont peu nombreuses – s’il entretient un lien ténu avec sa communauté et son héritage – la vie peut alors lui présenter des défis qu’il lui sera impossible de relever. Un vent fort peut renverser les arbres à terre. Une personne seule est vulnérable aux tendances et à la mode qui sont susceptibles de conduire au désespoir et à la destruction.

Mais si un individu – indépendamment de sa richesse et de son statut – est lié à sa communauté et à son héritage, même si tous les vents du monde venaient à souffler contre lui, ils ne réussiraient pas à l’ébranler.  

Les êtres humains ont besoin d’une solide base de départ, où les valeurs et les principes moraux sont assimilés, et qui procure un environnement sûr dans un monde empli de négativité. Il nous faut un abri, un havre où il nous est possible de revenir pour nous régénérer. Une communauté procure une armure solide : un « sol » où nous pouvons être nous-mêmes, commettre des erreurs, et être tout de même acceptés, aimés et nourris. 

L’EAU

La pluie : l’eau est absorbée dans le sol et, grâce à un système sophistiqué de racines, est acheminée à travers le tronc, les branches et les feuilles de l’arbre. Sans eau, l’arbre va flétrir et mourir.

La Torah est comparée à de l’eau, comme Moïse le proclame : « Que mon enseignement s’épande comme la pluie » (Deut. 32:2). La pluie et la Torah descendent du Ciel et procurent un soulagement aux assoiffés. La Torah découle de D.ieu et a été absorbée par les Juifs à chaque génération. La Torah confère de l’entrain et de la vitalité à l’esprit humain. Celui qui mène une vie de Torah s’épanouira en déployant de la sagesse et des bonnes actions. 

Privée d’eau, une personne va se déshydrater et se retrouver finalement désorientée, au point où elle ne sera peut-être plus capable de reconnaître son propre père. De même, sans la Torah, une personne est désorientée – au point qu’elle ne reconnait même pas son Père céleste, le D.ieu Tout-Puissant d’Israël.

L’AIR

Un arbre a besoin d’air pour survivre. L’air contient de l’oxygène nécessaire à la respiration de l’arbre, et du dioxyde de carbone pour la photosynthèse. Dans une atmosphère déséquilibrée, l’arbre suffoquerait et mourrait.

La Torah (Genèse 2:7) établit que D.ieu a insufflé la vie en l’Homme. Le terme hébraïque désignant la respiration – néchima – est le même que celui désignant l’âme – néchama. Notre force de vie spirituelle provient, métaphoriquement, de l’air et de la respiration.

Nous employons nos sens du goût, du toucher et de la vue pour percevoir des éléments physiques. (Même l’écoute nécessite la perception d’ondes sonores.) Mais l’odeur est le sens le plus spirituel, en ce que la dimension physique est la moins présente. Comme le souligne le Talmud (Berakhot 43b) : l’odorat profite à l’âme, et non au corps.

Dans le Saint Temple, l’offrande d’encens (le sens de l’odorat) était élevée au statut d’offrande une fois par an à Yom Kippour, dans le Saint des Saints. Le Talmud (Sanhédrin 93a) dit également que lorsque le Messie viendra, il sentira et jugera – à savoir qu’il emploiera sa sensibilité spirituelle pour discerner la vérité dans des cas complexes.

LE FEU

Un arbre a également besoin de feu – la lumière du soleil – pour survivre. L’absorption d’énergie par la lumière active le processus de photosynthèse, une réaction chimique essentielle à la croissance et à la santé de l’arbre. 

Les hommes ont également besoin de feu – de chaleur – pour survivre. C’est la chaleur de l’amitié et de la communauté. Les êtres humains absorbent l’énergie de leurs semblables, de leurs amis, familles, voisins et associés – pour se forger une identité et la traduire en actes. Tous les rites et cérémonies du judaïsme reposent sur la famille et la communauté – depuis la célébration de la naissance, en passant par l’accès à la maturité, le mariage, l’éducation, et jusqu’à la mort.

Le pouvoir de la communauté est illustré dans l’histoire talmudique suivante :

Un vieil homme plantait un arbre. Un jeune homme passa par là et l’interrogea :

- Que plantez-vous ?

- Un caroubier, répondit le vieil homme.

- Imbécile, répliqua le jeune homme. Ne savez-vous pas qu’il faut soixante-dix ans avant que le caroubier ne produise de fruits ?

- Cela ne me dérange pas, répondit le vieil homme. De même que d’autres ont planté des arbres pour moi, j’en plante pour les générations futures.

UN MOMENT PROPICE AU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

Cette année, à Tou Bichevat, alors que vous grignotez un morceau de caroube, interrogez-vous :

Ai-je à ma disposition la nourriture et l’abri spirituels dont j’ai besoin pour survivre, ou mon être est-il menacé par la surcharge accablante d’informations et le matérialisme ambiant ?

Fais-je partie d’une communauté juive solide, qui me procure un environnement chaleureux et bénéfique ? Ou suis-je confiné à l’anonymat pâle et sombre de la vie urbaine et du cyberespace ?

Mon regard est-il tourné vers les générations futures, sachant que je leur procure les fondations adéquates pour leur future existence ?

Source : http://www.aish.fr

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