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Dans la Discipline de la Science de l’Etre

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Pourquoi une discipline en confiance en soi ?

Spécialiste en confiance en soi, Patricia Roubelat-Boutin a constaté chez les personnes accompagnées que, sans régularité et sans cadre intérieur, la confiance en soi ne peut s’installer de façon pérenne. Elle exige une implication et une participation, et un cadre dans lequel on utilise la pratique quotidiennement pour s’imprégner. Avec la régularité et le cadre, c’est accessible.

Habituellement, nous sommes happés par le monde extérieur, notre regard est donc fixé sur les choses extérieures, et il est très difficile de se recentrer. Par la régularité de la pratique, nous découvrons un univers intérieur dans lequel nous établissons notre centre ontologique. Une nouvelle vision apparaît. Une notion d’effort soutenu est à observer afin que cet effort devienne une facilité. Alors vient la spontanéité et le plaisir. Pour aller vers la Qualité d’Etre et la Qualité de Vie, la discipline est une nécessité incontournable porteuse de réalisation.

Patricia Roubelat-Boutin : Ses recherches et travaux de PRB en continuel développement sur la Qualité d’Etre et la Qualité de Vie.

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Durant 3 décennies, humaniste déterminée, elle a effectué un travail rigoureux de connaissance de soi et étudié et expérimenté les mécanismes de fonctionnement de l’être humain. Auprès de son Maître William Arnaud, créateur de la Métamatique (www.metamatique.com ), elle a étudié et investi en profondeur cette nouvelle science de l’Etre ontologique qu’elle enseigne aujourd’hui à ses élèves étudiants/chercheurs.

Dans sa fonction d’enseignante, elle a créé une méthode et des outils au service du développement de l’humain.
Créatrice de la Méthode Val Real©, méthode de pointe reconnue pour sa cartographie intérieure, elle forme des coachs, formateurs et masters. 

Au regard de son travail spécifique, les institutions l’ont sollicitée pour répondre aux déficits de confiance en soi des femmes.  Pour répondre à ces demandes, elle créé un champs d’application de la Méthode Val Real© comme spécialité dédiée à la construction de la confiance en soi.  Cette méthode a l’avantage d’être structurée et peut donc être enseignée à des professionnels du développement personnel. C’est la seule formation de confiance en soi pour un public féminin en France.

Elle participe ensuite à des programmes pour la Communauté Européenne en élaborant un séminaire de confiance en soi « Les Dames d’Occitanie » et invite une vingtaine de femmes venant de 12 pays différents. A l’instar de ces Dames courageuses, héroïnes du XIIème et XIIIème siècle dont l’image est porteuse de confiance en soi. L’Occitanie est le berceau d’une culture du moyen-âge où la Femme était reconnue. Les « bons hommes » et les « bonnes femmes » prônaient déjà l’Egalité homme-femme.

Après des décennies d’accompagnements et de formations, cette méthode est toujours d’avant-garde, elle permet de grandes prises de conscience, elle répond aux questions essentielles et existentielles que nous nous posons intimement, et accompagne vers une stabilité intérieure.

Au vu du malaise profond dans le monde d’aujourd’hui, devant l’importance du défi actuel et face aux demandes croissantes,t pour une meilleur qualité de vie, elle décide de renforcer les outils et crée alors la discipline de confiance en soi ontologique élaborée avec la connaissance de soi (structure) et la méditation (réceptivité). La confiance en soi ne peut fonctionner seule, elle fonctionne de pair avec l’ouverture apportée par la méditation.
Cette discipline permet la création du centre intérieur de la qualité d’être.

Aujourd’hui, Patricia Roubelat-Boutin se consacre aux retraites méditatives, et participe à des colloques, des conférences et des séminaires dans le monde sur le thème de la confiance en soi ontologique.

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Qu’est-ce que la Confiance en Soi ontologique?

La confiance en soi ontologique est en « chaque un » intérieurement.
La confiance inspire: combien de poètes ont écrit sous l’égide de leur muse ? 
Elle offre aux artistes la réussite d’une carrière, une créativité, une intuition hors des limites du connu.

Acte de confiance

  • En théorie, la confiance est composée de deux expériences : l’une est posée, projetée de façon intellectuelle, et l’autre est vécue concrètement dans la vie de tous les jours. 
  • Ces deux expériences réalisées procurent la confiance en soi et l’épanouissement. 
  • La confiance en soi est l’unité de mesure qui nous permet d’évaluer l’estime et l’affirmation de soi. Nous pouvons intuitivement voir ou analyser plus facilement les situations de notre vie, ce qui implique de notre part, une conscience de soi.
  • Nous croyons que la confiance, comme le bonheur, devrait nous être due. Et bien non, la confiance se cultive. 
  • Nous avons déjà connu dans notre jeunesse cette confiance et souvent nous l’avons oubliée.
  • Nous pourrions penser que certaines personnes sont naturellement pourvues de confiance spontanée. Je suis d’accord avec vous, c’est tout à fait possible et si c’est votre cas, c’est très bien. Dans le cas contraire, un travail est nécessaire sur les différentes composantes de la confiance en soi afin que celle-ci puisse s’installer.
  • Avez-vous déjà pensé qu’une confiance posée avec détermination, dans une direction essentielle, serait constructive et résonnerait vers tous les autres niveaux de confiance ?

 

La détermination

Le chemin pour s’ouvrir à la confiance en soi nécessite une détermination, une motivation, ainsi qu’une bonne volonté, une capacité à accepter le changement de vision ou de point de vue et, avant tout, une méthode ordonnée, efficace et simple à utiliser. 

La valeur de cette expérience se mesure par sa force de transformation en nous-mêmes, sinon nous sommes devant une fantaisie ou une illusion. La détermination est à l’origine de la rigueur à nous tenir à nos objectifs, et du sens que nous donnons à notre vie. Elle est un positionnement. La personne déterminée détient en elle une grande force et va au bout de ses idées. La détermination transcende le commun, notre nature laxiste latente ou nos petites faiblesses à nous laisser aller.

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Le sens de l’humour

L’humour et la confiance sont comme deux sœurs inséparables. 
L’humour ou la dérision de soi-même, nous prouve notre capacité de détachement et de légèreté dans des situations où le sérieux nous enferme et nous alourdit. 
Le sens de l’humour nous donne de la joie et un sourire intérieur.

 

Patricia Roubelat-Boutin – Enseignante en Science de l’Etre
www.patriciaroubelatboutin.com - patricia.roubelatboutin@gmail.com

Une quête de Dieu, de sens ou de soi ?

 

Encore faut-il savoir ce que l’on entend par « quête spirituelle » ou « chemin intérieur ». Pour le sociologue, il s’agit « d’une construction individuelle qui requiert une profonde connaissance de soi, condition d’une libération personnelle, qui se passe d’intermédiaires (une église, un maître, une communauté formelle) et qui relie au monde, à l’univers, au grand tout ».

Autre caractéristique des quêteurs, si les deux tiers d’entre eux sont croyants, leur conception de Dieu est très personnelle : elle est « une présence intérieure », « une force, une énergie ». Mais pour autant la quête du divin n’est pas la motivation première des nouveaux aventuriers, qu’ils soient croyants ou agnostiques.

 quête de sens

Si l’on entreprend un chemin spirituel, c’est d’abord pour « comprendre son être profond et s’y relier » (71 %), « trouver la paix intérieure et s’unifier » (70 %) ou encore pour « vivre  en plénitude l’instant présent » (63 %). Pour Bernadette Blin, psychologue, psychothérapeute transpersonnelle et coauteure de Guérir l’ego, révéler l’être (Guy Trédaniel éditeur), « ces aspirations ne traduisent pas le désir de cultiver son petit moi, mais, au contraire, d’explorer son intériorité et d’élargir sa conscience pour mener une vie plus riche de sens ».

Nadine Crégut, enseignante en qi gong et auteure de Qi Gong pour mincir (Guy Trédaniel éditeur), fait le même constat avec ses élèves : « Au-delà du bien-être physique et psychique, ils cherchent, toutes générations confondues, à accéder à une dimension moins matérielle de la vie et à trouver une intensité d’être. Avec eux-mêmes et avec les autres. »

Une conscience collective ?

Anne-Emmanuelle, 46 ans, a créé récemment un blog consacré au développement spirituel. « J’ai ressenti le besoin d’aller au-delà de ma quête et de mes pratiques personnelles pour me nourrir échanger et partager des réflexions, des questions, des expériences. Pour moi, la spiritualité n’est pas qu’une aventure individuelle et intérieure. Ses valeurs fondamentales – respect, compassion, coopération – incluent forcément l’autre et sont de nature à transformer le monde. » Qu’ils soient formateurs, thérapeutes, conférenciers ou coachs, tous constatent depuis quelques années l’émergence d’une nouvelle conscience spirituelle, caractérisée par un effet de contagion positive.

« La plupart des gens ne viennent pas en stage pour s’enfermer dans leur bulle, mais pour rapporter des outils dans leur quotidien, afin d’amorcer le changement en eux et autour d’eux, détaille Arnaud Riou. Et la plupart souffrent de se sentir encore trop impuissants. » Pour Marie Romanens, psychothérapeute en écopsychologie et coauteure de Pour une écologie intérieure (Payot), « la notion d’interdépendance, liée à l’altérité, est l’une des spécificités de la spiritualité contemporaine, et elle ne cesse de gagner du terrain. Les gens cherchent de plus en plus à se relier à eux-mêmes et aux autres ».

Patricia, 42 ans, qui se définit comme « chrétienne ascendant bouddhiste », voit les nouveaux aventuriers spirituels, dont elle fait partie, comme « des militants de l’humain qui essayent d’être le changement qu’ils aimeraient voir dans le monde ».

Les 4 grandes familles des chercheurs de sens

L’étude menée par le sociologue Jean-François Barbier-Bouvet pour le Gerpse a permis de dégager des types d’activités, classées par ordre décroissant, qui constituent, selon les pratiquants, une porte d’entrée essentielle vers l’intériorité et la recherche spirituelle. 

Nombreux sont les femmes et les hommes qui, après une analyse ou une thérapie, ressentent le besoin de s’engager sur un chemin spirituel pour « continuer le travail ». Pourquoi, selon vous ?

Jacques Arènes : La psychanalyse interroge les finalités que l’on s’est données dans le passé, grâce à un appareil critique très puissant qui permet de distinguer les versants névrotiques – enfermants – de nos choix. Mais elle ne propose pas de finalité au sujet, la question du sens de la vie, de sa vie, lui appartient. Ni la psychanalyse ni les psychothérapies ne souhaitent apporter de réponses « totalisantes ». Celles-ci sont le propre du religieux, du spirituel, même si la psychologie humaniste considère la question du sens. Ce qui explique que de nombreuses personnes envisagent l’exploration spirituelle comme l’étape d’après. Celle qui les aidera, espèrent-elles, à appréhender la question du sens et de la valeur de leur existence, mais aussi à affronter des événements difficiles. C’est d’ailleurs cela que permettent les grandes traditions religieuses et la pratique spirituelle.

Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui quête spirituelle et quête d’épanouissement personnel se confondent ?

Jacques Arènes : Trouver le sens de sa vie et s’épanouir est presque une injonction contemporaine. Elle est à articuler avec une autre grande crainte de notre culture : celle de passer à côté de sa vie. Il est bien sûr important de découvrir que l’on a une existence « orientée », de reconnaître le désir profond qui nous porte, mais il faut se garder de l’illusion qu’il y aurait un sens clairement lisible et permanent à notre vie et qu’il suffirait d’y avoir accès pour être enfin réalisé. Parfois, elle n’a pas de sens, et l’on se construit par rapport au non-sens. Ces moments d’épreuve où l’on se sent impuissant et désorienté sont aussi le propre de la vie. Et c’est le propre de l’humain que d’être en recherche de consolation. Je vois aussi dans la profusion de ces quêtes le souhait de retrouver une singularité d’être dans une époque qui « massifie » les individus et leur donne l’impression de ne plus être acteurs de leur trajectoire. La vie spirituelle porte une idée de liberté intérieure qui vient créer une brèche dans un temps vécu aujourd’hui comme fermé et oppressant.

Le chemin spirituel est semé d’illusions et d’embûches. Avoir fait un travail sérieux sur soi permet-il d’y échapper ?

Jacques Arènes : Avoir travaillé sur soi, sur son histoire, s’être frotté à la dynamique de l’inconscient permet d’être moins dupe, de soi et de l’autre. Un cheminement spirituel mature consisterait à ne pas se laisser emprisonner dans l’illusion, à ne pas tomber dans les pièges régressifs, qui consisteraient, par exemple, à s’envelopper et à s’enfermer dans une bulle où l’on se consolerait trop, ou à prendre pour argent comptant les réponses totalisantes et rapides à nos questions existentielles. Il est vrai que la psychanalyse comme un travail honnête et profond sur soi constituent a priori des garde-fous. Idéalement, le cheminement spirituel devrait offrir une alternance, en oscillant entre illusion – sentiment océanique ou d’éternité – et désillusion – conscience de notre singularité, inséparable de notre solitude et de notre mortalité.

Ils méditent, prient, font des stages de chamanisme ou des retraites dans des monastères, ils lisent aussi bien les Évangiles que les Upanishad, pratiquent l’art-thérapie ou consultent des magnétiseurs. Jusqu’à présent, ils n’avaient pas de nom. On les appelle désormais les « nouveaux aventuriers de la spiritualité ». Un baptême que l’on doit au sociologue Jean-François Barbier-Bouvet, auteur des Nouveaux Aventuriers de la spiritualité(MédiasPaul), qui a travaillé à une vaste enquête, « Quête spirituelle, voies singulières, enquête sociologique sur les chercheurs spirituels » - menée en 2013 par le Groupe d’étude sur les recherches et les pratiques spirituelles émergentes (Gerpse)-,  sur les membres de la grande famille informelle et hétérogène de la spiritualité contemporaine.

Selon lui, « ces nouveaux aventuriers ont émergé d’un paysage religieux qui s’est considérablement transformé en quelques décennies. Pratiquant souvent le hors-piste, ils ne s’inscrivent pas forcément dans le cadre des religions instituées, ou en tout cas ils ne s’y limitent pas ». Poussés par la curiosité et par le désir de faire des expériences personnelles, ils se nourrissent de lectures, de rencontres, de stages en groupe ou d’exercices en solo. Leur point commun : un même désir de se connecter à leur intériorité, de se relier à une autre dimension de l’existence.

Une progression ou un déclic ?

Entamer une quête spirituelle ne se décrète pas du jour au lendemain. Cette aspiration est souvent le fruit d’un long cheminement. Elle peut aussi s’exprimer comme le besoin de passer à une « étape supérieure » après avoir effectué un travail sur soi, en analyse ou en thérapie. Angela Evers, art-thérapeute et auteure du Grand Livre de l’art-thérapie (Eyrolles) constate en effet qu’au fil de la thérapie, une fois la demande première satisfaite, « de plus en plus d’hommes et de femmes expriment le désir d’aller vers quelque chose qui dépasse l’ego, qui les sort du narcissisme ».

Des événements de vie marquants, comme la maladie, la rupture d’un lien familial, un décès ou une crise personnelle, peuvent également provoquer le déclic. C’est d’ailleurs le cas d’une personne sur deux. Marianne, 43 ans, a fait une retraite dans un monastère pendant une quinzaine de jours après avoir subi un burn-out professionnel. « Je ne suis pas croyante, mais j’ai ressenti le besoin très fort d’être dans un lieu de silence et “hors les murs”. Avec la méditation, j’ai découvert une force dans l’intériorité et un lien avec l’invisible qui me sont aujourd’hui plus précieux que tout. »

Après la naissance de ses jumeaux, Louise, 34 ans, s’est tournée vers le qi gong pour se « recentrer » ; elle s’est également initiée au Yi-king pour « mieux accompagner [s]es changements de vie et comprendre ce qui se joue au-delà des apparences ».

La variété des expériences est telle que certains n’hésitent pas à parler de nomadisme religieux, de religion à la carte ou encore de zapping spirituel. Des critiques qu’Arnaud Riou, coach, formateur, conférencier et auteur de Calme, mon carnet de méditation (Solar éditions), réfute en bloc. « Le paradigme qui régissait l’ancien monde, celui qui est en train de se fissurer de toutes parts, était la séparation. Aujourd’hui en émerge un nouveau, basé sur le principe d’interconnectivité. On ne peut plus penser ni agir de manière morcelée. Les nouveaux aventuriers de la spiritualité relient et associent, ils font des ponts entre les traditions et les pratiques. La diversité de leurs rituels témoigne d’un désir d’ouverture du cœur et de l’esprit, ainsi que d’un besoin d’unification, intérieure et extérieure. »

 

A DÉCOUVRIR

Le voyage spirituel qui a bouleversé ma vie
Ils ont pris la route, parfois sans savoir pourquoi. Et puis ils ont expérimenté « quelque chose », une certitude, une émotion, un apaisement. Trois voyageurs racontent ce chemin initiatique, qui a changé leur rapport au monde et à la vie.

La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant

 

 

Patrice Levallois, l’un des créateurs du Jeu du tao de la santé et du mieux-être avec Patrice Van Eersel, Sylvain Michelet et Daniel Boublil (Albin Michel- Taovillage, 2009). (Voir aussi le site taovillage.com), trouve dans l’esprit de ce courant deux principes qui l’accompagnent et éclairent sa route depuis des années : « Le premier est qu’en vivant simplement ici et maintenant, comme nous y invite la voie du tao, je prends conscience que la joie et l’amour sont à l’intérieur de moi et que je n’ai pas d’effort à faire pour accéder à eux. Second enseignement : la vie, comme notre nature, est foncièrement duelle, elle est faite de yin comme de yang. À nous de ne pas transformer l’opposition qui enrichit en affrontement qui détruit. »

LA RONDE£µ

Entretenir le feu sacré 

« Réduire son moi et brider ses désirs » Tao-tö-king, chapitre 9 
Le feu sacré est une métaphore du vivant, du qi, c’est-à-dire de l’énergie vitale. Toute la pratique taoïste – méditation, respiration, nutrition… – considère que l’équilibre est à la fois la fin et les moyens pour vivre une vie juste et noble. L’homme se perd dans les excès, il se consume et éteint ainsi le feu sacré dont il est le dépositaire. Repérer ses excès, matériels, relationnels et émotionnels, puis les ramener à un niveau qui ne consomme pas plus d’énergie que nécessaire est le préalable indispensable pour tous ceux qui désirent vivre longtemps et sereinement. Réduire le moi, c’est le ramener à sa juste proportion dans la chaîne du vivant, ne pas faire passer son ego devant tout et tous, et prendre en considération le moi d’autrui comme on prend soin du sien, avec mesure, respect et bienveillance.

Désapprendre

 

« Suivre la voie, c’est de jour en jour décroître » Tao-tö-king, chapitre 48.

Nettoyer son esprit, c’est le débarrasser des idées reçues, des certitudes, en les passant régulièrement au tamis du questionnement sans complaisance. L’encombrement de l’esprit est semblable à l’encombrement des maisons : quelles croyances nous sont vraiment utiles, lesquelles pourrions-nous jeter ? Quelles vérités imposons-nous aux autres ? Quels changements refusons-nous ? Ne pas rester figé, s’exposer au changement, s’inscrire dans la dynamique cyclique de la nature nous permet de nous débarrasser de nos peurs et d’expérimenter notre potentiel de vie sans restriction ni discrimination. Désapprendre l’ancien pour s’ouvrir au nouveau, tel est le sens de cette invitation paradoxale.

 

« La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant »

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Questions à Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et analyste reichien

Passionné par les thérapies énergétiques, Gérard Guasch s’est initié très jeune à la médecine chinoise (acupuncture) et au taoïsme. Disciple de maître Tian Chen Yang, il appartient à la vingt-cinquième génération du courant taoïste « La porte du dragon » (Long Men). Il est engagé depuis plus de trente ans dans cette voie, qu’il enseigne dans le cadre de cercles taoïstes baptisés « Le tao du coeur ». Et l’auteur de Vivre l’énergie du tao, traditions et pratiques (Presses du Châtelet, 2010) et, avec Anne-Marie Filliozat, d’Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel, 2006).

 

Psy : Qu’est-ce que le tao a changé dans votre vie ?

 
G.G. : Sans doute moins de jugements, sur moi et sur les autres, et plus de bienveillance et de simplicité. Le tao m’a aussi incité à prendre davantage soin de mon équilibre et de mon harmonie intérieurs, à jouir pleinement de ce qui « est » au lieu d’en vouloir toujours plus, à ralentir au lieu de courir. S’abandonner au tao, c’est pour moi apprendre à faire le vide dans son coeur pour qu’il soit toujours accueillant. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé, au fil du temps, mon regard d’enfant, confiant et émerveillé.

Comment intégrez-vous le tao à votre pratique ? 
G.G. : Essentiellement dans ma façon d’être, par la présence et l’écoute, par l’intérêt constant que je porte aux manifestations énergétiques chez l’autre, mais également par l’usage de pratiques que je transmets à mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur bien-être, des méthodes de respiration ou des techniques de contrôle de l’éjaculation, par exemple. J’utilise aussi l’acupuncture et d’autres approches traditionnelles pour équilibrer les énergies qui alimentent le corps et l’esprit. Car, dans le tao, une bonne santé, c’est une circulation harmonieuse du qi, l’énergie vitale.

 

Le taoïsme est aussi une spiritualité, comment la vivez-vous ?
G.G. : Pour le tao, nous sommes les filles et fils de la terre et du ciel, et nous devons maintenir en nous l’équilibre énergétique de ces deux pôles, le yin (non-agir) et le yang (agir). Pour cela, je médite deux fois par jour, je pratique le qi gong et, dans la journée, je me mets autant que possible en « attitude méditative ». Chaque mois, nous méditons entre amis, les séminaires que j’anime sont une occasion de méditer en groupe. Je célèbre aussi des rituels d’offrande à l’occasion d’un changement de saison, d’une naissance ou d’un événement spécial, ce sont des moments propices pour honorer la vie et la source de vie qu’est le tao. Enfin, je lis et relis les textes classiques qui m’aident à ne pas perdre de vue mon objectif : cultiver le tao, c’est-à-dire l’amour de la vie, et le manifester dans mon quotidien.

SOURCE : magazine http://www.psychologies.com/

Le tatouage, une acupuncture durable ?

 

 

Les effets thérapeutiques semblaient fonctionner…

Cette technique vous rappellera certainement celle de l’acupuncture. Cependant si elle repose sur la même conception de la médecine, ses effets semblent davantage durer dans le temps. En 2011 à l’occasion du 20ème anniversaire de la découverte d’Ötzi, un tatoueur danois dénommé Colin Dale a mené l’expérience suivante. Il a reproduit les tatouages de l’homme des glaces sur David Schütze, un client notamment atteint d’asthme, de rhumatismes et de maux de têtes chroniques. Trois mois après le tatouage, ses symptômes avaient pour la plupart disparu. L’acupuncteur Irg Bernhardt l’a ensuite ausculté et a admis que ce tatouage correspondait à environ 15 séances d’acupuncture classique, et que les effets thérapeutiques semblaient fonctionner sur du plus long terme, sans que l’on puisse véritablement l’expliquer. 

Accuponcture

Afin de savoir si l’art du tatouage pouvait avoir une action thérapeutique au regard des règles de l’acupuncture traditionnelle, INREES a demandé à Esteban de Galamus, praticien en acupuncture traditionnelle chinoise à Paris et diplômé du CCREAT (Centre Culturel de Recherche et d’Etude en Acupuncture Traditionnelle) de   éclairer

 

« Bien que certaines expériences aient été menées au Danemark par un tatoueur et vérifiées par un unique acupuncteur, l’expérience me paraît trop aléatoire et isolée pour pouvoir affirmer que le tatouage tel que pratiqué aujourd’hui puisse avoir un quelconque effet thérapeutique, je serais même poussé à penser le contraire ! En revanche, je n’écarte pas la possibilité, dans le cas d’une technique de tatouage parfaitement encadrée selon des règles thérapeutiques précises associant les connaissances de l’acupuncture, de la pharmacopée, de la radionique, puisse avoir une action thérapeutique, il faudrait tenter l’expérience, avec plusieurs patients, et le faire vérifier par plusieurs thérapeutes, y compris des médecins. »

Affirmer que le tatouage a une portée thérapeutique peut sembler excessif, car de nombreux facteurs entrent en compte : emplacement du tatouage, composition de l’encre, respect des normes d’hygiènes… Mais à l’heure où la médecine occidentale traditionnelle est remise en question à différents niveaux, il pourrait être intéressant de rester ouvert aux futures recherches qui pourront être effectuées dans ce domaine.

 

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 rejoindre  INREES

 

Acupuncture et soins énergétiques

 

 

Rencontre avec Orlane Dupont, praticienne en acupuncture installée à Paris.

Orlane Dupont est praticienne en acupuncture, une discipline qu’elle a étudiée pendant cinq ans au sein du CEDAT (centre de recherches et d’enseignement de l’acupuncture traditionnelle). Curieuse et toujours à la recherche de nourritures spirituelles, elle a élargi au fil des années son domaine d’activité à travers notamment la méditation. Orlane intervient de manière individuelle auprès du grand public (en cabinet, à domicile et même parfois à distance), mais elle anime aussi des ateliers et stages de groupe.

Quelle est votre approche de l’acupuncture ?

Quand on dit acupuncture, on pense tout de suite à l’arrêt du tabac. Mais en réalité, c’est une discipline très efficace pour un très grand nombre de maux : les douleurs de dos, de ventre ou articulaires, le stress et même les problèmes de fertilité. De même si les aiguilles sont les outils les plus fréquemment utilisés, l’acupuncture ne se limite pas à cela. Il y a le moxa, un bâton d’armoise qui sert à chauffer les points d’acupuncture. Et pour traiter certains patients je fais de la digitopuncture, notamment pour les enfants. Avec ces différents éléments, je travaille sur les méridiens, ces canaux invisibles à l’oeil nu dans lesquels circule l’énergie.

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Comment vous-êtes vous intéressée à l’acupuncture et la médecine chinoise en général ?

J’ai eu une autre vie professionnelle avant cela. Je travaillais dans la presse écrite mais je manquais de nourriture intellectuelle. La médecine chinoise a une approche de la personne dans sa globalité, c’est ce qui m’a particulièrement attirée. Tout est lié, le corps nous parle et réagit aussi par rapport aux saisons, aux cycles. L’acupuncture prend en compte le fait que le corps nous raconte une histoire, et parfois il n’a pas d’autre manière de s’exprimer que via la douleur. Il faut donc prendre en compte la dimension émotionnelle de chaque personne, identifier les blocages, travailler dessus. Par exemple j’ai eu une patiente avec une cystite chronique. Je me suis aperçue qu’elle en déclenchait une à chaque fois qu’elle éprouvait un stress profond. Quelqu’un d’autre développera peut-être une bronchite dans les mêmes circonstances.

Puisqu’il faut prendre en compte tout un environnement, l’acupuncture suffit-elle à guérir les maux ?

Personnellement j’essaie d’abord de renforcer le corps avant de m’attaquer à la pathologie elle-même. Et puis je donne aussi à mes patients d’autres outils comme la méditation, la visualisation. Je leur enseigne des exercices de respiration ou des positions de Qi Gong afin qu’ils continuent de travailler après les séances. Le but est que le patient ait les outils pour réussir à s’auto-gérer, qu’il soit à l’écoute de son corps. La médecine chinoise n’est pas exclusive et ne remplace pas la médecine classique, mais une grande partie de nos douleurs quotidiennes relèvent en fait du stress, en tout cas de problèmes plus psychiques que mécaniques.

Comment pratiquez-vous la méditation ? Est-ce accessible à tous ?

Oui pour moi la méditation est simplement une hygiène de vie, c’est un temps pour soi. Personnellement je n’ai pas de maître en tant que tel, je m’appuie sur l’ensemble de mes expériences antérieures. Je fais très régulièrement des stages variés, des retraites en silence par exemple et des formations. Les maîtres nous proposent des outils, à chacun de se les approprier. Pour moi, méditer consiste à rentrer dans son « soi » profond, on pénètre dans une dimension spirituelle et quelque part on s’adresse aussi à plus grand que soi. La méditation ressemble énormément à une prière, comme pouvait en faire les moines du Moyen-Age, sauf que les mots ne sont pas les mêmes et que c’est adapté au siècle d’aujourd’hui. Pour ceux qui n’osent pas s’y mettre, je propose des ateliers de méditation guidée*.

Vous proposez également des ateliers spécialement destinés aux femmes ?

J’ai constaté que nous, trentenaires ou quadras, nous ne savons parfois plus très bien comment nous sommes faites. Dans notre culture occidentale, nous n’avons plus de « moments entre femmes », pour aborder des vrais problématiques féminines au lieu de parler shopping. Il n’y a plus de transmission, comme cela existait chez nos grands-mères qui se retrouvaient au lavoir. J’ai fréquenté plusieurs « cercles de femmes » et j’ai retrouvé tout cela.

J’anime donc des ateliers d’énergétique féminine*. Je propose d’abord une petite révision de l’anatomie et puis nous travaillons sur les différentes étapes de la vie de femme en relation avec les éléments et la lune. J’apprends également aux participantes à réaliser des « mouvements dansés ». Je suis une grande fan de danse et j’ai constaté que cette discipline permet d’exprimer beaucoup de choses. J’évoque lors de ces ateliers le « féminin sacré », la partie la plus intime de notre être. A ce sujet j’ai suivi la formation de Miranda Gray et je suis devenue « moon mother », c’est-à-dire que je peux procéder à la « bénédiction de l’utérus » (« womb blessing »). Tout cela vise à restimuler des parties de notre corps trop souvent endormies. En médecine chinoise, l’énergie sexuelle est une source importante de vitalité. Lui redonner sa place nous aide lorsque nous retrouvons notre rôle quotidien de femme, d’épouse ou de mère.

J’anime également un stage dans le même esprit, « Abondanse », en septembre* sur l’île d’Oléron. Nous allons explorer notre féminité durant trois jours.

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Quels autres types de formation avez-vous élaborés à partir de votre expérience ?

J’anime un stage de relaxation corporelle par la médecine traditionnelle chinoise. J’y enseigne vraiment les bases, notamment une partie théorique sur les méridiens. Et puis j’apprends aux participants à sentir les points pour travailler sur l’auto-massage.
Enfin, j’ai mis au point un autre stage sur « l’ouverture du c?ur au couple intérieur ». Il s’agit d’abord de travailler son ancrage et son enracinement. La médecine traditionnelle chinoise considère qu’il faut être aligné entre le ciel et la terre, le haut et le bas. Je propose une exploration du pôle masculin et du pôle féminin de chaque individu pour apprendre à mieux se connaître et à développer nos parties méconnues. Les séances sont très pratiques, je propose beaucoup d’exercices pour « ouvrir son coeur » et un travail sur la respiration afin d’ouvrir sa cage thoracique. Le but de tout cela est d’avoir accès à sa propre authenticité, d’être en harmonie avec soi-même et ce qui nous entoure.

Propos recueillis par Marie Persidat.

*Toutes les infos sur www.acupuncture-paris15.fr

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Orlane Dupont

Dans le futur, certaines choses vont disparaître

 

 

Vous avez dit hier que le ZEN était le magnifique résultat du mélange du TAO et du Bouddhisme, et que le Soufisme était la fleur qui était apparue par la rencontre de l’Hindouisme et de l’Islam. Est-ce que votre enseignement est la super fleur, le croisement du Zen et du Soufisme ?

Ce n’est pas une fleur, c’est juste le mélange de deux parfums. Le Zen est une super fleur, et le Soufisme aussi. On ne peut rien leur ajouter ; ils sont parfaits. En ce qui concerne les fleurs, ils ont atteint la perfection, on ne peut rien leur ajouter, ils ont fleuri. Ce que j’essaie de faire est de fusionner leurs parfums. Une rose a fleuri, et un lotus a fleuri aussi. Ils répandent tous les deux leur fragrance, qui est un phénomène très subtil. La fleur est de la matière, la fragrance est subtile. La fleur est visible, son parfum est invisible. Une fleur est matérielle, son parfum est spirituel.

ISIS

Ce que je fais ici c’est d’essayer de mettre ensemble toutes les fleurs du Tantra, du Yoga, du Tao, du Soufisme, du Zen, de l’Hassidisme, des Juifs, des Musulmans, des Hindous, des Bouddhistes, des Jaïns. J’essaie de réunir tous les parfums qui ont été répandus au cours des siècles. C’est une grande expérience qui n’a jamais été tentée avant.

Bouddha n’est concerné que par le chemin qui lui a permis d’atteindre l’éveil. La même chose est vrai pour Mahâvîra, ou pour Jésus.

Mais cette expérience n’a jamais encore été tentée sur la terre.
Vous êtes bénis, vous avez de la chance. Peut-être n’en avez-vous pas encore conscience – personne ne réalise les choses au moment où elles se passent ! Y avez-vous jamais réfléchi ? Est-ce que les disciples de Jésus étaient conscients de ce qui se passait au moment où cela avait lieu ? Se doutaient-ils que quelque chose d’une grande importance se produisait, quelque chose qui allait décider du destin de l’humanité pour les siècles à venir ? Non, ils n’en étaient pas conscients. Est-ce que les disciples de Bouddha étaient conscients que quelque chose d’une grande importance se produisait ? Vous non plus, vous n’en êtes pas conscients. Quelque chose d’une grande importance est en train de se passer, quelque chose qui n’est encore jamais arrivé, et qui va être déterminant, car les vieilles religions ne peuvent pas survivre dans le futur ; leurs jours sont comptés.

Dans le futur, certaines choses vont disparaître. Les nations devront disparaître parce que la terre est devenue un petit village, et leur existence n’a plus aucun sens. Inde et Pakistan et Chine et Canada et Angleterre et Allemagne… ça n’a plus aucun sens !

La terre est devenue une.

Le jour où l’homme a réussi à dépasser la gravitation (les avions), la terre est devenue indivisible. Le premier homme qui a été dans l’espace s’est mis à pleurer quand il a vu la terre dans sa globalité. Personne n’avait jamais vu la terre comme cela. En regardant la terre, il ne put pas comprendre qu’il puisse y avoir la moindre division… Amérique, Russie, Chine… et ceci et cela ! Il ne pouvait plus se voir ni en Américain, ni en Russe.

Il ne pouvait plus se considérer que comme un habitant de la terre. Et il ne put voir aucune division sur la terre, parce que les divisions n’existent seulement que sur les cartes ; la terre reste indivise. Le jour où l’homme a franchi la barrière de la gravitation, qu’il est devenu libre de la gravitation, la terre est devenue une. Maintenant ce n’est plus qu’une question de temps… les nations vont devoir disparaître, et avec les nations vont disparaître le monde des politiciens, et le monde de la politique. Un grand cauchemar va disparaître de la terre.

Et la seconde chose qui va disparaître avec les nations c’est l’Hindouisme, l’Islam, le Catholicisme, le Judaïsme… Tout comme la politique a divisé la carte de la terre, les religions ont divisé la conscience de l’homme. Et la division des religions est certainement pire encore que la division politique, parce que la politique ne peut que diviser la terre, les religions ont divisé la conscience de l’homme.

On n’a pas permis à l’homme d’accéder à son être. On doit être uniquement Musulman – quelque chose de très limité. On doit être uniquement Hindou, quelque chose de très limité. Pourquoi ? Quand vous pouvez avoir tout l’héritage ? Quand tout le passé vous appartient, et tout le futur aussi, pourquoi devriez-vous diviser ? Pourquoi dois-je me dire Hindou, ou Musulman, ou Catholique ? On doit revendiquer l’ensemble. En revendiquant l’ensemble vous devenez le tout : vous perdez toutes ces divisions étroites, ces distinctions, vous devenez total, vous devenez sacré. Cela va arriver, c’est obligé d’arriver. Cela DOIT arriver. Autrement l’homme ne sera pas capable de grandir davantage.

C’est tout à fait crucial que l’homme laisse tomber toutes les barrières mises entre les nations, les religions, les églises. C’est ce que je fais ici : réunir toutes les fragrances émises au fil des siècles par différentes floraisons de la conscience humaine. Lao Tsu est une fleur, Bouddha aussi, Jésus aussi, Mahomet aussi, mais nous devons maintenant réunir tous ces parfums en un seul – un parfum universel.

Alors, pour la première fois, l’homme sera capable d’être spirituel (vraiment religieux) sans être divisé. L’église vous appartient, la mosquée aussi, et le temple également. La Gîta vous appartient, le Coran aussi, les Védas et la Bible aussi – tout vous appartient. Vous devenez vaste.

Non, je n’essaie pas de créer une nouvelle fleur – les fleurs sont déjà apparues. J’essaie de créer un nouveau parfum à partir de ces fleurs. C’est plus subtil, plus invisible ; seuls ceux qui ont des yeux seront capables de le voir.

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OSHOTAO : The pathless path, vol 1

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