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LE TAO est une leçon de Vie

 

Le tao. Un petit mot mystérieux en forme de sésame pour une vie plus équilibrée, nous assurent ses adeptes. Née en Chine, cette voie spirituelle séduit de plus en plus en Occident, sans doute parce qu’elle répond avec simplicité et modernité à nos aspirations existentielles. Flavia Mazelin-Salvi

 

animée mer

Un tirage de Yi-king, une référence au yin et au yang, des mouvements de tai-chi-chuan ou de qi gong, une séance d’acupuncture, une maxime du Tao-tö-king (de Lao-tseu (Gallimard, “Folio”, 2002)). Le fil rouge qui relie ces éléments disparates ? La Chine, évidemment, et le tao plus précisément. Une voie spirituelle remontant au Ve siècle avant notre ère et qui, depuis plusieurs mois, connaît un regain d’intérêt fasciné. Témoin, le succès populaire de la superbe exposition « La voie du tao, un autre chemin de l’être », qui s’est tenue cette année de mars à juillet au Grand Palais, à Paris, ainsi que le nombre croissant de publications consacrées au taoïsme. Si ce courant spirituel, à la fois philosophie et art de vivre, séduit tant les Occidentaux, c’est qu’il entre en résonance avec nos aspirations existentielles, même si nous n’en avons pas toujours conscience. Vivre plus en phase avec sa nature profonde et la nature elle-même, savoir équilibrer ses désirs et ses besoins, faire la paix en soi et autour de soi… Tel est le but du tao, basé sur la recherche de l’équilibre et de l’action juste. Dans le Taotö-king, pièce maîtresse de la philosophie taoïste, on trouve quatre-vingt-un préceptes enseignant autant l’art de gouverner que celui de se nourrir ou de gagner en sagesse. Tous sont traversés par une affirmation forte et paradoxale : il faut s’installer dans le non-agir pour vivre pleinement sa vie.

Mais gare aux interprétations erronées. « On prend trop souvent l’expression taoïste “agir par le non-agir” pour une incitation au laxisme, prévient Cyrille J.-D. Javary, auteur des Trois Sagesses chinoises, taoïsme, confucianisme, bouddhisme (Albin Michel, 2010). Il s’agit en vérité d’être dans l’action juste, celle qui se fait sans forcer, mais non sans effort. » Comme en témoignent les lents mouvements du tai-chi-chuan ou du qi gong, basés sur une gestion centrée de l’énergie vitale.
Une conscience des rythmes du vivant

Patrice Levallois, l’un des créateurs du Jeu du tao de la santé et du mieux-être avec Patrice Van Eersel, Sylvain Michelet et Daniel Boublil (Albin Michel- Taovillage, 2009). (Voir aussi le site taovillage.com), trouve dans l’esprit de ce courant deux principes qui l’accompagnent et éclairent sa route depuis des années : « Le premier est qu’en vivant simplement ici et maintenant, comme nous y invite la voie du tao, je prends conscience que la joie et l’amour sont à l’intérieur de moi et que je n’ai pas d’effort à faire pour accéder à eux. Second enseignement : la vie, comme notre nature, est foncièrement duelle, elle est faite de yin comme de yang. À nous de ne pas transformer l’opposition qui enrichit en affrontement qui détruit. »

Même interprétation chez Diane Dreher, chercheuse au Spirituality and Health Institute de Californie, aux États-Unis : « Il nous ramène en douceur à la sagesse de la nature et de ses rythmes, et nous aide à découvrir la richesse de notre propre nature, l’alternance des marées, les phases de la lune, la succession des saisons de notre vie », écrit-elle dans Dix Leçons pour être forte et sereine, le tao de la femme de Diane Dreher (Payot, 2010). Se laisser porter par le courant de la vie, s’ouvrir et sourire à sa beauté… Ce n’est pas un hasard si les adeptes du tao résument souvent son enseignement en deux mots : sérénité et simplicité.
Dompter ses dragons intérieurs

Pour trouver la paix et l’harmonie en soi et autour de soi, mieux vaut, selon le tao, être à la fois souple, mesuré et déterminé. Didier Gonin, auteur de Réussir sa vie avec le tao (Albin Michel, 2007), nous propose quatre expériences à tenter pour un quotidien plus serein.

Agir dans l’eau

« L’homme du bien suprême est comme l’eau » Tao-tö-king, chapitre 8.
L’eau est, dans le tao, le symbole de la « bonté agissante », la parfaite illustration de la passivité active. Symbolisée par le yin, elle nous enseigne que, dans les situations de conflit ou d’impasse, les passages en force, les affrontements brutaux sont souvent aussi vains que grands consommateurs d’énergie vitale. Ils affaiblissent l’être tout en lui donnant l’illusion du contrôle et de la puissance. Agir comme l’eau signifie faire le calme en soi et analyser le problème sous toutes ses facettes de manière à contourner l’obstacle. Cela peut être suspendre momentanément l’action, avoir recours à des outils et à des cheminements inhabituels, ou encore faire marche arrière et s’interroger sur le bien-fondé de son objectif ou de sa stratégie. C’est ainsi que l’eau, calme et entêtée, se fraye son chemin et atteint son but sans efforts superflus.

Etre un exemple

« Le sage embrasse l’Un, devenant un modèle, il ne s’exhibe point et du coup resplendit » Tao-tö-king, chapitre 22.
« Embrasser l’Un » veut dire cesser de vivre dans la division et réunir, en soi et en conscience, les oppositions naturelles : yin et yang, agir et non-agir, ombre et lumière… Une fois unifié, dans l’acceptation mais non dans la complaisance de sa dualité, il ne s’égare plus et ne juge plus. Ainsi, les autres, apaisés par sa paix, confiants dans ses paroles (il fait ce qu’il dit) et réconfortés par sa bienveillance (il n’accuse pas les autres des faiblesses qu’il sait être aussi les siennes), non seulement ne l’agressent pas, mais recherchent sa compagnie et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pour le tao, le sage n’est pas le surhumain, mais l’humain pleinement conscient de sa nature, de ses forces et de ses faiblesses, et qui essaie de faire cohabiter en équilibre ses deux polarités.

Entretenir le feu sacré

« Réduire son moi et brider ses désirs » Tao-tö-king, chapitre 9
Le feu sacré est une métaphore du vivant, du qi, c’est-à-dire de l’énergie vitale. Toute la pratique taoïste – méditation, respiration, nutrition… – considère que l’équilibre est à la fois la fin et les moyens pour vivre une vie juste et noble. L’homme se perd dans les excès, il se consume et éteint ainsi le feu sacré dont il est le dépositaire. Repérer ses excès, matériels, relationnels et émotionnels, puis les ramener à un niveau qui ne consomme pas plus d’énergie que nécessaire est le préalable indispensable pour tous ceux qui désirent vivre longtemps et sereinement. Réduire le moi, c’est le ramener à sa juste proportion dans la chaîne du vivant, ne pas faire passer son ego devant tout et tous, et prendre en considération le moi d’autrui comme on prend soin du sien, avec mesure, respect et bienveillance.

Désapprendre

« Suivre la voie, c’est de jour en jour décroître » Tao-tö-king, chapitre 48.
Nettoyer son esprit, c’est le débarrasser des idées reçues, des certitudes, en les passant régulièrement au tamis du questionnement sans complaisance. L’encombrement de l’esprit est semblable à l’encombrement des maisons : quelles croyances nous sont vraiment utiles, lesquelles pourrions-nous jeter ? Quelles vérités imposons-nous aux autres ? Quels changements refusons-nous ? Ne pas rester figé, s’exposer au changement, s’inscrire dans la dynamique cyclique de la nature nous permet de nous débarrasser de nos peurs et d’expérimenter notre potentiel de vie sans restriction ni discrimination. Désapprendre l’ancien pour s’ouvrir au nouveau, tel est le sens de cette invitation paradoxale.
« La voie du tao a rendu mon coeur plus accueillant »

Questions à Gérard Guasch, médecin psychosomaticien et analyste reichien

Passionné par les thérapies énergétiques, Gérard Guasch s’est initié très jeune à la médecine chinoise (acupuncture) et au taoïsme. Disciple de maître Tian Chen Yang, il appartient à la vingt-cinquième génération du courant taoïste « La porte du dragon » (Long Men). Il est engagé depuis plus de trente ans dans cette voie, qu’il enseigne dans le cadre de cercles taoïstes baptisés « Le tao du coeur ». Et l’auteur de Vivre l’énergie du tao, traditions et pratiques (Presses du Châtelet, 2010) et, avec Anne-Marie Filliozat, d’Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel, 2006).

Psy : Qu’est-ce que le tao a changé dans votre vie ?

G.G. : Sans doute moins de jugements, sur moi et sur les autres, et plus de bienveillance et de simplicité. Le tao m’a aussi incité à prendre davantage soin de mon équilibre et de mon harmonie intérieurs, à jouir pleinement de ce qui « est » au lieu d’en vouloir toujours plus, à ralentir au lieu de courir. S’abandonner au tao, c’est pour moi apprendre à faire le vide dans son coeur pour qu’il soit toujours accueillant. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé, au fil du temps, mon regard d’enfant, confiant et émerveillé.

Comment intégrez-vous le tao à votre pratique ?

G.G. : Essentiellement dans ma façon d’être, par la présence et l’écoute, par l’intérêt constant que je porte aux manifestations énergétiques chez l’autre, mais également par l’usage de pratiques que je transmets à mes patients pour qu’ils deviennent acteurs de leur bien-être, des méthodes de respiration ou des techniques de contrôle de l’éjaculation, par exemple. J’utilise aussi l’acupuncture et d’autres approches traditionnelles pour équilibrer les énergies qui alimentent le corps et l’esprit. Car, dans le tao, une bonne santé, c’est une circulation harmonieuse du qi, l’énergie vitale.

Le taoïsme est aussi une spiritualité, comment la vivez-vous ?

G.G. : Pour le tao, nous sommes les filles et fils de la terre et du ciel, et nous devons maintenir en nous l’équilibre énergétique de ces deux pôles, le yin (non-agir) et le yang (agir). Pour cela, je médite deux fois par jour, je pratique le qi gong et, dans la journée, je me mets autant que possible en « attitude méditative ». Chaque mois, nous méditons entre amis, les séminaires que j’anime sont une occasion de méditer en groupe. Je célèbre aussi des rituels d’offrande à l’occasion d’un changement de saison, d’une naissance ou d’un événement spécial, ce sont des moments propices pour honorer la vie et la source de vie qu’est le tao. Enfin, je lis et relis les textes classiques qui m’aident à ne pas perdre de vue mon objectif : cultiver le tao, c’est-à-dire l’amour de la vie, et le manifester dans mon quotidien.

A lire

La Voie et sa vertu de Lao-tseu. Textes chinois présentés par François Houang et Pierre Leyris (Seuil, “Points sagesse”, 1979). Un peu de sagesse dans un monde de brutes du Barefoot Doctor. Les conseils d’un adepte occidental pour « calmer » le quotidien (Marabout, “Psychologie”, 2009).

BEAUCOUP NAISSENT AVEC LA PEUR DE LEUR PROPRE POTENTIEL

 

Chaque personne choisissant de pratiquer la reconnection a l’opportunité du choix de travailler avec cette énergie. Donc, j’ai été choisi pour explorer cela, et pour offrir la possibilité à d’autres d’en faire l’expérience.

La reconnective healing possède deux niveaux : niveau un, niveau deux. Lorsque tu rencontres cette énergie, tu peux la partager avec d’autres, et devenir alors un praticien professionnel. Nous travaillons à la faire reconnaitre professionnellement. Voilà j’ai été choisi pour offrir ce cadeau. Etre choisi peut signifier pour certains beaucoup de choses. Pour moi, chacun est déjà choisi lors de sa naissance, afin d’expérimenter une forme de vie sur cette terre.

Donc chacun DE NOUS est choisi, chacun d’entre nous est spécial. Ou alors personne n’est spécial. Nous sommes tous nés spéciaux.

ADN

 

Eric Pearl était un célèbre chiropraticien, son cabinet prospérait à Los Angeles depuis une douzaine d’années, jusqu’au jour où ses patients l’informent qu’ils ressentent ses mains sur eux, avant même qu’il les ait touché physiquement. Des guérisons spectaculaires ont lieu, guérisons attestées par le corps médical. Sa vie se transforme alors radicalement. Il cesse de pratiquer la médecine et transmet ce processus appelé la Reconnection ou Reconnective Healing dans le monde entier. Rencontre avec ce personnage étonnant lors de sa venue à Paris. Voici les propos de l’interview :

En t’écoutant, nous pouvons donc penser que chacun peut utiliser ce processus. Mais alors, pourquoi certains n’y parviennent-ils pas ?

La guérison n’est pas quelque chose que tu peux forcer. Tu ne peux rien forcer, la guérison est toujours un processus qui advient mystérieusement et qui se passe à un niveau inconscient.
Pour certains, il va falloir défier l’amour, pour d’autres questionner ses relations à la vie, à ses parents, à autrui. Il faut prendre en compte aussi nos croyances, reconnaitre nos défis, et surtout apprendre à regarder en avant.
Je crois que si nous avions un point de vue plus élevé, il existe une raison pour toute chose, chaque chose fait sens.

Cette partie que tu mentionnes comme mystère de la vie, quelle est-elle ? Est-ce l’innocence, est-ce l’amour ?
De quoi avons nous besoin, si ce n’est d’être tout simplement présent ?

Les yeux de l’innocence nous permettent d’être plus présent, de laisser l’égo de côté. Il y a l’observateur, celui qui regarde, celui qui voit, mais aussi ce qui est vu, ce qui est observé.
Un exemple : dans un musée, tu te tiens devant un tableau, peut être un tableau de Monet. Tu admires les couleurs, reculant légèrement, tu commences à réaliser la relation entre les couleurs, encore un pas en arrière, tu vois alors le tableau dans son ensemble, encore un pas, tu découvres sa relation avec le cadre qui l’entoure, puis avec la salle qui accueille le tableau, puis la salle avec les autres salles, et le musée…la ville, le pays, puis la relation avec la culture du pays en relation avec le continent, la planète, l’univers…
Où tout cela commence-t-il ? Où tout cela s’arrête t’il ?

Serait-ce une sorte de sentiment cosmique appartenant à un ordre bien plus élevé que nous?

Cela ne commence pas avec la trame du tableau mais avec le début de la conscience. D’où surgit un jour ce processus de la Reconnective Healing ?
Tout ce que je sais, c’est que je me croyais chiropraticien, jusqu’au jour où je me retrouve devant mes patients avec ces phénomènes impressionnants, comme leurs jambes qui remuent toutes seules, leurs yeux qui roulent en arrière. Les fractures sont réparées, les tumeurs disparaissent, les médecins m’appellent pour valider tout cela.
Ils sont capables de marcher à nouveau, de retrouver l’usage de la parole. Tu as pu vérifier hier soir lors de ma conférence, ce jeune garçon pour la première fois de sa vie devient capable de fermer les mains. 
Les résultats durent, sont définitifs. La science a étudié la reconnection afin de savoir ce qui se passe lors d’une séance. Des recherches sont menées sur ce sujet. Comment expliquer tout cela ? Je n’en sais rien, les résultats sont là. 
La science étudie le mécanisme. Moi même, je ne sais comment l’expliquer.
Dans ma famille même, mon grand père a réussi à remarcher.
Des informations venues d’un autre espace inconnu de nos jours.
Lorsque nous serons plus familiers avec cette technique, nous pourrons peut-être l’expliquer.

Crois-tu que chacun puisse être capable d’entrer en contact avec ce champ d’énergie ?

Au début, j’étais sceptique. Aujourd’hui, nous avons formé environ 100 000 personnes. Je n’ai jamais rencontré aucune personne qui n’était pas capable d’apprendre.
C’est si simple : juste se permettre de le faire. Il faut juste ne pas faire appel à son égo. Les personnes ont tellement l’habitude de travailler avec leur égo. Il faut laisser l’accès et la porte ouverte. C’est la clé.

La méthode Reconnective Healing n’a pas de technique, pas de système complexe, pas de rituels, pas de protection. Et pour beaucoup, habitués à diverses autres techniques, leur dire de transcender leur ego pose problème. 
MOI, moi, moi, je suis maitre de ceci, de cela. J’ai eu un maitre, j’ai inventé ma propre technique, amélioré celle-ci, etc. 
Avec Reconnective Healing, il faut juste lâcher prise, oublier, laisser tomber toutes les techniques.
Nous sommes bien plus que nos techniques, bien plus que notre corps physique. Il est justifié de reconnaitre le rôle géant accompli par toutes les techniques, mais aussi de les oublier.
Le meilleur exemple est celui de l’enfant qui apprend à faire de la bicyclette. Au début, il y a des roues supplémentaires, afin qu’il trouve son équilibre, une fois appris, vous enlevez ces roues, vous n’en ajouterez pas d’autres et l’enfant a trouvé son équilibre.
Trop souvent le maître est trop près. Comme s’il voulait continuer à vous laisser les roues. Connaissez vous cette expression : l’arbre qui cache la forêt ?
Vouloir ajouter techniques et autres améliorations des techniques, c’est comme ajouter les roues supplémentaires au vélo : l’arbre fini par cacher la forêt.
Sommes-nous ici pour maitriser une technique de guérison ou pour maitriser la guérison elle même ? 
C’est le choix de notre propre égo. La conscience de la guérison ne requière rien d’autre que de maitriser notre propre guérisseur.

Peux tu préciser cette pensée ?

On ne nous parle jamais de notre valeur intérieure, de notre propre valeur.
« Je ne peux être un véritable guérisseur à moins d’avoir été élevé par un moine dans une grotte dans l’Himalaya. » (Rires). Toute cette idée est réductrice. C’est pour cela qu’il faut absolument questionner notre propre valeur de guérisseur. Il n’y a rien à faire pour cela, juste le reconnaître. Nous ne pouvons pas devenir guérisseur, pour la simple raison que nous le sommes déjà. BEAUCOUP NAISSENT AVEC LA PEUR DE LEUR PROPRE POTENTIEL
D’être né veut déjà dire que nous avons de la valeur.
Cessons d’avoir peur de notre potentiel. Reconnaissons notre propre valeur. Arrêtons de nous dire : « Je vais utiliser ce cristal, ce jouet de guérison, ce collier de pierres, cette technique, je vais m’habiller tout en blanc, en lin, donner mon pouvoir aux choses extérieures ». Quel manque de conscience !
Nous sommes tous UN, nous faisons partie d’un grand tout, d’une conscience plus élevée. 
Dans notre programme nous commençons par faire prendre conscience aux participants de cette énergie. 
Vous pouvez l’expérimenter en direct.

Interview réalisée pour Meditationfrance par Patricia Menetrey,diplômée de l’école des hautes études en Sophrologie et bio-analyse, et maître de Reiki

Synchronicités : petits miracles au quotidien

Synchronicité 1

Interview NEXUS: Considérez-vous une synchronicité comme un miracle?

Thierry Salmeron: La réponse passe obligatoirement par cette question essentielle: « Qu’est-on venu faire sur cette terre? » Lors d’une NDE, j’ai vu ce que nous étions réellement, le terme le plus approprié serait: des êtres de lumière. Nous sommes venus jouer dans le jeu de la vie avec ce corps (une sorte de scaphandre) qui nous permet d’expérimenter. Et ça, c’est déjà un miracle. Nous rentrerons chez nous à notre mort. Pour le jeu, nous avons oublié qui nous sommes. L’utilité d’un miracle, comme par exemple se nourrir de lumière, est discutable puisque nous sommes venus ici-bas pour expérimenter la matière. Je préfère donc manger une tartiflette que de la lumière. Dans cet oubli de ce que nous sommes, nous avons le pouvoir de créer. Nous sommes des créateurs. Nous pouvons donc mettre derrière chaque miracle une construction personnelle ou collective. Tout en sachant que nous sommes capables de tout puisque notre corps sur terre est relié à ce que nous sommes réellement et qui dépasse totalement notre compréhension humaine. Nous n’avons pas de mission, mais nous recevons un enseignement quotidien ici-bas, car nous sommes à l’école de la vie. Ça, c’est le miracle de la vie. Et il supplante aisément n’importe quel autre miracle.

Dans vos ouvrages, vous distinguez les « vraies » synchronicités des fausses, créées par le mental. Pouvez-vous expliquer?

Je ne dis pas synchronicité, mais signe de la vie qui n’est qu’une pièce de puzzle. La vie en action est un miracle. Il n’y a pas de bons ou de mauvais signes de la vie. Le signe est neutre. Nous rentrons dans l’erreur à partir du moment où nous voulons donner une explication à ce que vous appelez une synchronicité. À partir du moment où l’intellect limité (et pour beaucoup, malade) veut expliquer la magie d’un signe de la vie, c’est la dérive, et nous en faisons quelque chose de préjudiciable. Vous avez vécu une NDE.

Considérez-vous cela comme un miracle?

Une NDE n’est pas un miracle. À l’instar d’une maladie grave, cancer ou autre, c’est une expérience forte faite pour les bourricots, pour les derniers de la classe à l’école de la vie. Pour moi, à l’époque, j’étais très jeune et ça a été un réveil. J’en ai ramené des devoirs à la maison. Expliquer aux gens la vigilance, la conscience pour qu’ils se sortent de leurs histoires à dormir debout qui leur font oublier le pourquoi de leur venue sur terre: expérimenter et transcender. D’où le passage obligé: la vigilance pour collecter, la conscience pour avancer. Lors de la NDE, des êtres de lumière (comme vous et moi) m’ont demandé de rendre les gens conscients. En montrant l’exemple, déjà. En écrivant, en parlant.

Quel rôle joue la vigilance dans la perception des signes de la vie?

La vigilance est l’observation neutre de ce qui sort de l’ordinaire. Il y a les signes directs, voire grossiers: vous vous demandez s’il est judicieux de prendre la voiture ce soir alors que nous sommes en vigilance orange à cause des pluies; vous en faites part à un ami et un camion de pompiers passe à côté de vous, sirène hurlante. Vous pouvez quand même tenter l’expérience, pour ma part, la vie me parle, j’écoute, je n’ai pas de temps à perdre en expériences traumatisantes. Il y a les signes indirects, comme un verre qui tombe et casse, tout ce qui sort de l’ordinaire et qui représente une pièce de puzzle, car pris séparément, il ne mène à rien. Et pourtant, beaucoup se tricotent une histoire avec rien. Il y a des signes tout au long de la journée et le jeu de la vie consiste à les collecter sans chercher à comprendre. Beaucoup ne verront pas un verre qui tombe et casse, certains le verront et d’autres en prendront conscience. Dans ce cas, c’est qu’on l’a mis en lumière comme quelque chose sortant de l’ordinaire. Ceci est important car, alors, il s’enregistre de lui-même dans notre fabuleux cerveau. Le cerveau stocke cette pièce qu’il associe aux autres pièces du même puzzle. Tout à coup, c’est la prise de conscience. Le fameux Eurêka! Sans qu’il n’y ait aucune intervention volontaire de notre part. La prise de conscience n’est pas prévisible, car elle ne dépend pas d’une réflexion intellectuelle. Une évidence apparaît qui ne souffre d’aucune contradiction. Le problème, si c’en est un, c’est que si vous devez expliquer intellectuellement ce que vous avez trouvé, les mots ne pourront traduire cette vérité.

 Alors que faire de ces signes de la vie?

Dès qu’il y a cette prise de conscience, une expérience suit qui va valider votre trouvaille. N’oubliez pas que nous sommes venus pour cela: expérimenter dans la matière. Il n’y a que l’expérimentation qui s’inscrit dans nos cellules. L’intellect n’imprime rien. Ce que je viens de vous dire est formidable pour une personne consciente. Et banal, voire décevant pour une personne inconsciente. La personne inconsciente s’ennuie dans la vie car elle ne sait pas qu’elle est à l’école de la vie. Pour elle, tout est banal et elle a besoin de miracles spectaculaires. Ces miracles ne lui servent à rien dans ce qu’elle a à faire ici-bas. La personne consciente va collecter quotidiennement ces pièces de puzzle utiles puisqu’elles lui apportent des réponses et des directions pour ce qu’elle a à faire ici-bas. Vous voulez du fantastique? La collecte quotidienne des informations et la prise de conscience n’ont pas encore été découvertes par les scientifiques. Ça le sera dans quelques années après que des cobayes humains auront été bardés d’électrodes. Vous l’avez en prime time.

 

PADRE PIO

Selon vous, qu’est-ce qui se joue lorsqu’un grand thaumaturge comme Padre Pio produit un miracle?

Padre Pio nous montre la puissance de la pensée. La puissance de la foi. Il aurait juste fallu y rajouter la conscience qui fait défaut à la religion. J’ai assisté à de nombreux miracles. J’ai vu des cancers guérir dans la journée, des gens pointer leur doigt sur quelqu’un et leur faire une marque indélébile, etc. Padre Pio s’est créé des stigmates. Ceux de sa croyance. Si vous avez du temps à perdre, créez-vous des trous où vous voulez, je peux vous assurer que vous en êtes capable. Pour ma part, je me contente de ceux que la vie m’a donnés… Peu de temps avant cet article, j’ai vécu des expériences et collecté des informations dont je ne savais quoi faire.

Les questions de NEXUS sont arrivées, elles collaient aux réponses que j’avais collectées. La vie donne tout, c’est ça le miracle.

 Propos recueillis par Sylvie Gojard *Auteur de plusieurs ouvrages sur la vigilance, dont Ce qui est caché aux sages et aux intelligents (voir boutique).

INTERVIEW Thierry Salmeron :  La vie donne tout, c’est ça le miracle

Sois toi et change le monde

 

Et si vous aviez juste à laisser rayonner ce que vous êtes 
pour que tous les possibles s’ouvrent dans votre vie ?
Rencontre avec un docteur pas comme les autres…

De passage à Paris pour un workshop intensif intitulé « Sois toi et change le monde », le Dr Dain Heer nous ouvre les portes d’une nouvelle conscience pour changer véritablement le cours de notre existence. Ayant développé un processus énergétique unique à travers la méthode Access Consciousness®, fondée par Gary Douglas, il rayonne une puissante aura de liberté qui pourrait bien balayer nos résistances à dissoudre nos schémas de limitation, qui plus est dans la joie. Et si pour changer le monde et y apporter notre meilleure contribution, il suffisait d’être soi-même ? 

change le monde

Sois toi et change le monde, est-ce vraiment possible ? 

D.H. : J’ai pris conscience, il y a très longtemps, que la meilleure contribution que nous puissions apporter pour changer le monde est d’être qui nous sommes réellement. Il existe une telle pression, aujourd’hui, à viser un état d’être supérieur à celui où nous sommes, qui présuppose que nous ne sommes pas « assez bien ». J’ai vu tellement de personnes essayer d’être quelqu’un d’autre, de jouer un rôle qui n’était pas le leur. Peut alors s’ensuivre un profond malaise, difficile à identifier. La vraie question qui se pose, c’est plutôt : et si vous étiez vous–même, qui seriez-vous ?

Votre méthode repose sur plusieurs fondamentaux, à commencer par le fait que nos points de vue créent le monde… C’est-à-dire ? 

D.H. : Le principe d’incertitude énoncé en 1927, par Heisenberg, pourrait se résumer de la façon suivante : une particule (qui est une énergie) est là dans une potentialité, attendant le point de vue qu’on va mettre dessus avant de se transformer en ce que nous pensons qu’elle est… C’est à dire que nous influençons la particule ! Einstein avait déjà cette compréhension : l’observateur peut impacter une molécule (et donc l’énergie et les évènements associés) par ses pensées ! Un concept fondateur pour la physique quantique pour qui ce monde est pure énergie, vibrant sur différentes fréquences qui créent ensuite la réalité matérielle.

Des données qui font références aux extraordinaires découvertes de Masaru Emoto, sur l’eau ? 

Exactement ! Imaginez votre vie tel un champ de molécules dans l’eau : nous aurions donc la possibilité de la déstructurer ou bien de l’harmoniser, selon que nous émettions des vibrations de colère ou de haine, d’amour, de joie, de gratitude ou de gentillesse qui vont immanquablement entraîner des résultats différents. Nous pouvons influencer notre vie selon nos formes de pensées. Le choix nous appartient ! Nous avons simplement à reconnaître que ce choix est suffisamment important pour nous, au delà de la cacophonie ambiante !

Nous pouvons influencer notre vie selon nos formes de pensées.

Comment changer de point de vue ? 

D.H. : Il s’agit de revenir à notre nature véritable. Nous « sommes » ce point de vue d’amour, de paix et de gratitude ! Nous l’avons oublié. Pour revenir à qui nous sommes vraiment, je propose en premier lieu de sortir du jugement ! Sans doute le plus efficace destructeur de nos potentialités. Jusqu’ici nous avons pris l’habitude de créer notre vie à partir du jugement de ce qui est « bon ou pas » de choisir. S’il n’y avait pas de jugements, qu’est-ce que vous choisiriez vraiment ? Il n’y a pas à se battre avec la vie, à être d’accord ou pas avec, mais à accepter ce qu’elle nous présente. Ce laisser–être se définit par cet espace où tout n’est simplement qu’un point de vue intéressant ! Nos choix devraient être orientés par ce qui nous fait vraiment vibrer, ce qui va nous apporter du bonheur… Un bon indicateur pourrait être la sensation de légèreté qu’il nous procure ! Quand c’est le cas, allez-y ! 

Que faire de nos points de vue limitant ?

D.H. : A l’origine de la cascade de limitations (pensées, sentiments, émotions, croyances) qui nous empêche d’être qui nous sommes vraiment et d’être heureux, il existe un point de vue dit « racine » ! Grâce à une sorte de stratagème pour occuper le mental pendant que la dimension énergétique de l’intention agit, vous dirigez votre attention, et donc votre énergie, jusqu’à ce point originel de création de vos pensées limitantes pour vous en libérer ! Par exemple, enfant, vous avez peut-être validé la croyance selon laquelle vous étiez « insuffisant ». Un « point de vue » qui au fil de votre vie va créer cette réalité en accord avec cette croyance ! Le plus souvent à votre insu. La formule de déblayage va agir sur l’instant précis où vous avez fait ce choix, sans forcément l’identifier ! En réalité, nous en connaissons la source, mais du point de vue de la conscience. Vouloir accéder à cette information du point de vue cognitif n’est pas nécessaire pour libérer cette mémoire et « décréer » tout ce qui y est rattaché. Nos limitations peuvent provenir du transgénérationnel ou du collectif… Avec le déblayage mental, il est possible de remonter au point de création de nos limitations que ce soit il y a 20 minutes, 20 heures, 20 ans ou plus encore… 

Un autre aspect fondamental de votre méthode réside dans le fait « d’être dans la question ». De quoi s’agit-il ? 

D.H. : Il s’agit de ne jamais prétendre être la réponse, ou avoir les réponses, qui sont autant de manières de nous couper du champ des possibles de notre évolution. La simple phrase : « Comment ça peut devenir encore mieux que cela ? » à chaque fois que vous rencontrez une situation, va ouvrir de nouvelles opportunités. Quand vous partez du principe que tout point de vue est intéressant, alors vous n’avez plus peur de vous tromper ou de faire « un mauvais choix ». Le seul risque que vous prenez est celui d’essayer, tout en étant à la pointe de la créativité, dans une attitude de changement dynamique. 

L’univers « quantique » va résonner avec la confiance que vous dégagez et vous offrir des opportunités.

L’univers « quantique » va résonner avec la confiance que vous dégagez et vous offrir des opportunités. Essayez ! Votre volonté d’avancer dans votre vie en posant cette question, en devenant cette question, ouvre de nouvelles portes et d’autres possibilités.

Ca peut sembler magique ! Y a–t-il une disposition intérieure particulière qui facilite ce processus ? 

D.H. : Quel que soit l’espace d’où vous décidez de le faire, que ce soit celui de la volonté ou du cœur, ça marche. La pratique va changer l’énergie avec laquelle vous abordez la journée. Une présence attentive et chaleureuse donne sans doute de meilleurs résultats, mais ça n’est pas un prérequis ! C’est un peu comme prendre une douche énergétique, tous les jours finalement ! Si vous aviez la possibilité de vous nettoyer de vos croyances limitantes en prenant votre douche, le feriez-vous ? Le plus important est de ne pas le pratiquer comme une obligation, comme une tâche supplémentaire pour atteindre un objectif. C’est juste et avant tout la conscience que ça améliore votre vie et que ça peut la rendre plus épanouissante !

Le fait d’entendre que nous sommes illimités peut faire peur ! La peur peut-elle bloquer notre évolution, et qu’en fait-on ? 

D.H. : Ma question serait « est-ce que vous avez peur, ou bien cette éventualité d’être illimité vous paraît-elle excitante ? » Est-ce qu’un être infini peut avoir peur ? Ma vie a été pilotée par la peur, pendant plus d’une quinzaine d’année… Celle-ci a disparu. J’ai juste réalisé que c’était un mensonge. Elle n’est pas réelle, c’est une création, une invention. La plupart de ceux qui ont peur ne reconnaissent plus leur excitation positive à franchir un pas, ou concrétiser telle chose ! Il existe une certaine confusion entre l’excitation et la peur. C’est juste une manière de nous stopper et de nous limiter !

Une conclusion ? 

D.H. : De nombreuses personnalités hautement spirituelles peuvent nous inspirer, mais le plus important est de réaliser que chacun de nous est vital pour ce monde. En étant vraiment nous-même, nous sommes le cadeau et les possibilités dont le monde a besoin pour changer !

SOURCE INREES 

Interview d’une initiée à la médecine sacrée des plantes

 

Vous proposez un cursus initiatique « Devenir Chamane », est-ce que nous pouvons tous devenir des chamanes ? Comment définissez-vous le chamane ?

Historiquement, les chamans partout dans le monde et à travers le temps ont joué plusieurs rôles :

  • Un rôle d’Eveilleur : c’est à dire l’initiateur qui mène l’initié vers la révélation de sa vraie nature (artiste sacré : poète, musicien, danseur, …), 
  • Un rôle de Guérisseur holistique qui agit en totale coopération avec des esprits alliés, les ancêtres, ses guides
  • Un rôle de Prêtre ou prêtresse (sorcier) : Maître des rituels, protecteur qui intercède avec les mondes invisibles, l’occulte, pour dénouer des problèmes
  • Un rôle de Sage et conseiller-médiateur respecté au sein de sa tribu

 

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Traditionnellement la formation du chamane comporte de nombreux aspects et dure toute la vie car il affine son art au fil du temps :

  • L’art de la clairvoyance, et de tous les autres sens subtils (clair audience …) et incluant donc  aussi la divination à travers la nature (yi king = tiges d’achillée, lecture dans le feu, dans l’eau, dans la pierre, dans le son des arbres, ogham, runes, nécromancie …)
  • L’art de voyager entre les mondes pour consulter les esprits ou intelligences de la nature afin d’acquérir des connaissances perdues ou cachées, trouver des solutions et dénouer des problèmes.
  • L’art d’équilibrer les courants d’énergie pour ramener l’harmonie
  • L’art de la guérison chamanique et spirituelle qui utiliser la connaissance des lois de la nature, de la roue de médecine, de l’anatomie subtile humaine, des plantes, des arbres et des pierres, des eaux,  des vents, des animaux … pour favoriser la guérison holistique
  • L’art de la roue de médecine pour équilibrer les éléments et les roues de lumière
    Certes l’humanité s’éveille de plus en plus et au fil de cet éveil les sens subtils et les qualités parapsychiques associés émergent chez des êtres de plus en plus nombreux.

Malgré cela je ne pense pas que tout le monde soit né pour (re)devenir chamane car il existe de nombreuses familles d’âmes ayant chacune un rôle différent et complémentaire. Les chamanes ne sont que l’une de ces familles d’âmes. Et donc si tout le monde devenait chamane, cela créerait un déséquilibre dans l’univers. Si dans une ville il n’y avait qu’un seul corps de métier par exemple celui de cordonnier, comment ferions-nous pour nous loger, nous vêtir etc … ?

Le cursus initiatique « devenir chamane » que je propose au sein de d’AME VERTE passe donc par la découverte préalable de sa médecine personnelle. Tout chamane se doit de connaitre sa médecine de l’âme pour l’appliquer en conscience toute sa vie. C’est cette médecine personnelle qui donne une saveur, une couleur unique à tout ce qu’il apporte au monde. Sans conscience de sa médecine de l’âme et de son unicité il ne serait qu’un technicien. Un expert en copier-coller. Il reproduirait à l’identique ce que son enseignant lui aurait appris. Ce n’est pas mon approche car il me semble essentiel que chacun ait conscience de ce qu’il apporte de sacré au monde, c’est ainsi qu’il pourra aider le monde dans son évolution.

L’enseignement des techniques de guérison chamanique n’est donc proposé qu’à ceux qui valident cet appel de l’âme à l’issue du parcours initiatique de la quête de  leur médecine personnelle et qui ont réveillé leurs sens subtils au fil des cercles de tambours chamaniques. Ce processus est extrêmement murissant. J’observe avec joie les apprenti-chamanes se révéler et éclore au fil de ce parcours initiatique devenant plus proches de leur vraie nature, se souvenant de qui ils sont vraiment derrière le voile.

Vous dites : « Tout chamane se doit de connaitre sa médecine de l’âme pour l’appliquer en conscience toute sa vie» mais connaitre sa médecine de l’âme ne me semble pas si aisée, être conscient à chaque instant encore moins…n’est-ce pas justement l’objectif de tous les enseignements spirituels comme le fameux : Connais-toi toi- même de Socrate par exemple ? 

Tout ce qui existe dans l’univers extérieur existe aussi à l’intérieur de nous … et vice versa. Par exemple de même qu’il existe des trous noirs dans le cosmos, il m’arrive lors de soins chamaniques de détecter des zones de vide semblables à des trous noirs dans les corps subtils de certaines personnes. L’herboriste sainte Hildegarde disait « Regarde-toi, tu as en toi le ciel et la terre »

Effectivement se connaitre soi-même est la base de tout chemin spirituel. C’est un chemin universel car nous portons le monde en nous. L’une des grandes illusions du monde du milieu où nous vivons (celui de l’incarnation) est de croire que nous sommes séparés de la création (des autres, de l’extérieur, …). A cause de cette fausse croyance, nous nous isolons et finissons par réellement nous déconnecter du vivant.

Les chamanes ont à cœur de maintenir et rétablir cette saine reliance avec la nature (intérieure / extérieure, macrocosme / microcosme : étoiles, planètes, …). De cette totale reliance avec le vivant dépend notre équilibre et notre santé (physique, énergétique, émotionnelle, mentale, spirituelle). Cette reliance implique également de nous relier à nous-mêmes, de réapprendre à nous aimer inconditionnellement, de reconnaitre notre vraie nature pour oser rayonner pleinement la lumière de notre essence dans le monde de l’incarnation. Car notre terre attend que chacun de nous s’illumine et réalise sa complétude.

Les âmes chamanes peaufinent leur art de vie en vie. C’est pourquoi il y a des chamanes plus ou moins puissants en fonction de leur parcours d’âme.

En fait TOUTES les âmes ont une médecine personnelle, pas seulement les chamanes. Cette médecine de l’âme existe malgré nous et se traduit dans la façon dont nous nous manifestons dans le monde de l’incarnation. Nous n’avons pas besoin d’y penser pour qu’elle existe, cependant la plupart du temps nous ne sommes pas conscients de la nature de notre médecine. Nous la rejetons inconsciemment parce qu’elle nous révèle une partie de notre aspect divin. Nelson Mandela a d’ailleurs bien résumé la situation avec cette phrase célèbre : « Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite, C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus ».

Connaitre notre médecine de l’âme nous permet de faire totalement corps avec elle pour la déployer plus pleinement. Alors nous sommes à notre juste place et au bon moment. Nous devenons un vecteur de santé pour la terre.

Le fait que j’aie moi-même parcouru ce chemin et que je marche** aujourd’hui ma médecine plus en conscience*** est aidant et rassurant pour les êtres que j’accompagne vers leur propre médecine. C’est inspirant pour eux car au fil de nos rencontres ils peuvent me voir appliquer ma médecine de l’âme et cela leur donne un exemple vivant qui les aide à mieux percevoir puis concevoir leur propre médecine. Je les aide également à trouver des passerelles adaptées à notre époque.

Lorsqu’on retrouve l’essence et la sagesse de notre âme, on se souvient de qui on est vraiment et ce qu’on est venu faire sur terre. Comprenez-vous mieux à présent pourquoi j’appelle ce parcours : « cursus initiatique » ?

**expression chamanique qui signifie appliquer sa médecine de manière concrète et perceptible par les autres) 
*** c’est la quête de toute une vie 

téléchargement

Oui, je comprends mieux. Pouvez-nous expliquer plus concrètement par quel module doit commencer celui qui veut « devenir chamane » ? J’ai regardé votre plaquette et si j’ai bien compris il y a le Degré 1 AM : Cercles d’éveil (bases & fondements) Multi-niveaux ouvert à tous qui favorise l’éveil du chamane en soi. Et les deux prochaines dates possibles sont : 09/12/2015, 06/01/2016 ?

Chaque degré du cursus « devenir chamane » commence en septembre de chaque année. La première année l’apprenti-chamane participe aux cercles d’éveil (modules CE) et à 3 cercles de guérison chamanique (modules CG). Les cercles d’éveil aux tambours chamaniques sont des cercles de pratiques chamaniques, d’expérimentation pratique de la roue de médecine et des 4 éléments. Chaque cercles sont articulés autour d’un thême essentiel qui a pour but de préparer l’apprenti à la pratique chamanique, à éveiller ses sens subtils, d’où le nom donné à ces cercles.

Dans chaque cercle les apprenti-chamanes s’exerceront également à l’usage chamanique du tambour, car le tambour est un instrument de guérison chamanique sur bien des niveaux. Un autre type de cercles « les cercles de guérison » aux tambours leur permettront au fil de l’année de faire l’expérience des effets guérisseurs des tambours et de la méthode de « passeurs de lumière » qui leur sera enseignée au 2ème degré dans les cercles de lumière.

Dans un second temps, le stage de base d’initiation au chamanisme (module CH1) l’initiera à la pratique du voyage chamanique. Le voyage chamanique ou voyage de l’âme est l’art de voyager dans différents niveaux de réalité non ordinaires que les chamanes appellent « le monde d’en bas », « le monde d’en haut » et « le monde intermédiaire ». Dans le monde d’en bas ils découvriront notamment leurs animaux totem (deux dates sont proposées chaque année pour ce stage en octobre, ou en mars-avril).

Puis au printemps, la nature renaissante sera propice à une initiation à l’herboristerie chamanique (module HC1), ce que les chamanes appellent la « plant spirit medicine ». En d’autres mots, c’est l’art d’entrer en relation avec l’esprit des plantes à des fins d’initiation et de guérison.

Il est prévu chaque année 3 ateliers d’herboristerie traditionnelle (modules HT) qui complètent cet enseignement : ces modules HT peuvent être commencés à tout moment de l’année. L’ordre de ces modules n’a pas d’importance car chaque atelier est consacré à l’étude d’un système organique précis (par exemple le système respiratoire) et de plantes spécifiques (par exemple la pulmonaire) pour soigner les maladies associées à ce système. L’apprenti-chamane comprendra mieux pourquoi choisir telle plante, plutôt que telle autre, quelle partie de la plante récolter, quand et comment l’utiliser (il apprendra des recettes à base d’huile essentielle ou d’infusions, hydrolats, macérations, élixirs floraux …), les précautions à respecter (contre-indications, dosage à ne pas dépasser, toxicité …). C’est du concret synthétique.

Pendant les ateliers HT, l’apprenti-chamane apprendra à fabriquer différents types de remèdes à base de plantes. Ainsi il acquerra au fil des modules une connaissance de base essentielle sur les plantes et leurs usages traditionnels, les précautions à connaitre, les dangers … Ce « bagage » rationnel et empirique  lui évitera de faire n’importe quoi lorsqu’il avancera dans sa pratique d’herboristerie chamanique. Par ailleurs ce temps consacré à l’étude des plantes par la voie rationnelle aura pour effet de le familiariser et de construire des liens invisibles avec l’esprit de ces plantes qui lui seront ensuite plus faciles à connecter et canaliser par la voie chamanique.

En parallèle l’initiation à la plant spirit medicine (modules HC) permettra à l’apprenti-chamane de découvrir que les plantes ne sont pas juste des guérisseuses des corps physique, énergétique et psychique, mais que ce sont avant tout de grandes initiatrices spirituelles gardienne d’une médecine qui dépasse bien largement la notion de médecine telle que les occidentaux la conçoivent. Je parle ici de la sagesse spirituelle des plantes. Et oui la voie des plantes est une voie spirituelle de découverte de soi à travers la nature. Peu de gens le savent et pourtant tout est là … !

Vous venez de créer cette année le centre d’Ame Verte qui travaille pour  l’instant en partenariat avec l’association Saithilya. Quelle est la vocation de ce centre ? Quels sont vos projets ? 

Le centre d’âme verte est avant tout une école de chamanisme et d’herboristerie sacrée. Pendant quelques décennies la FSS (foundation of shamanic studies fondée par Mickael Harner) a fait référence voire exercé une sorte de monopole dans ce domaine, ils ont réveillé les consciences. Leur approche est un peu différente de ce que je propose car l’heure est au renouveau, à l’ouverture et à la reconnexion à notre propre sacré. Les hommes et femmes médecine des terres lointaines nous ont rappelé ce sacré ce que nous ne devions pas oublier. Gratitude à tous ces peuples. L’heure est venue de nous réveiller sur notre propre terre, de nous réapproprier nos propres traditions, notre propre sacré. Ici et Maintenant.

La mission du centre d’AME VERTE consiste donc à réveiller le sacré intemporel de notre terre et des peuples qui y vivent :

  1. En transmettant la lumière et sagesse des plantes qui poussent près de nous,
  2. En renouvelant à travers une mise en pratique adaptée à notre époque la sagesse ancestrale des peuples qui nous ont précédés.

Ainsi nous pourrons tous co-créer au présent un futur conforme au rêve de nos âmes alignés avec celui de la terre-mère, un présent vivant et riche des trésors de nos ancêtres et de toutes nos vies passées. Passé et futur se rejoignant dans l’Ici et maintenant pour renouveler la Vie et l’Amour.

La vision m’est venue à travers la création de ce centre d’Ame Verte de redonner sa noblesse à l’enseignement de ces deux disciplines intemporelles que sont le chamanisme et l’herboristerie car ce sont de véritables trésors que l’humanité doit se réapproprier.

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D’Ame Verte s’adresse à tous ceux qui veulent se redécouvrir en profondeur et libérer leur magie personnelle, mais aussi à ceux qui ont une âme de guérisseur et qui veulent contribuer à faire éclore d’autres âmes à leur propre magie.
D’Ame verte leur propose dans le même temps une initiation qui prépare et réaligne leur essence, leur personnalité et leur corps, ainsi qu’une formation professionnelle qui se veut opérationnelle, complète et respectueuse tant du point de vue des traditions sacrées, que de l’éthique spirituelle (« premièrement ne pas nuire » disait Hippocrate). Le tout adapté à notre époque et dans le respect des traditions sacrées.

A travers d’Ame Verte se manifeste un rêve plus vaste de contribuer à la transition vers un monde plus harmonieux, plus heureux et plus en harmonie avec la nature et les lois universelles. Les projets de D’Ame Verte consistent donc à aider les humains dans ce grand tournant de civilisation qui émerge. Je suis convaincue que la lumière des plantes a un rôle majeur à jouer dans ce processus d’évolution de la terre sur laquelle nous évoluons et de tous ceux qui y vivent. C’est pourquoi je contribue à perpétuer cette connaissance ancienne et sacrée des plantes. 

Plus d’infos ici www.dame-verte.fr

Lorsque le scientifique parle de Méditation

 

6Diriez-vous que la méditation est ana­logue à la vérification en physique ?

Oui, et c’est ainsi que j’ai établi les comparaisons dans le livre. Je compare l’expérience scientifique à l’observation en méditation et les théories scientifiques aux diverses images, doctrines et métaphores des mystiques. Moi-même je ne suis pas allé très loin dans la pratique d’une tradition spirituelle. Je suis très attiré par le taoïsme, comme on peut le deviner d’après le titre du livre. J’ai un maître chinois ; je prati­que la méditation taoïste, le T’ai chi, etc. À travers cette pratique, j’ai commencé à comprendre ces parallèles, non seulement intellec­tuellement, mais en quelque sorte avec tout mon être.

Pouvez-vous expliquer cela ?

Eh bien, c’est quelque chose qui n’est pas facile à expliquer. Mais je peux affirmer très sincèrement que j’ai fait l’expérience de toutes les similitudes entre la physique et le mysticisme dont je parle dans le livre, à un niveau qui est beaucoup plus profond que le niveau intellectuel. Et les deux faits nouveaux — la cohérence des parallèles et l’expérience intuitive — allaient main dans la main.

Voyez-vous, dans notre culture, ces aspects intuitifs de la décou­verte scientifique ou de tout autre genre de découverte ne sont tout simplement pas mis en relief. Mais les physiciens les connais­sent très bien. Par exemple, Ein­stein fit l’expérience de la théorie de la relativité avant de la formu­ler. Bohr fit l’expérience de la mécanique quantique avant de la formuler. Feynman fit l’expé­rience de la théorie quantique du champ, et Chew fit l’expérience de la théorie de la matrice S avant leur formulation.

Par exemple, quand on lit le compte rendu de Feynman sur la théorie quantique du champ dans son discours d’acceptation du prix Nobel, on peut sentir que sa façon de parler des électrons, des ondes électromagnétiques et des champs quantiques vient d’une expérience vraiment profonde. Feynman est un enseignant extrê­mement doué à cause de ce fait, voyez-vous ? Parce qu’il a sa physique dans le sang.

Il parle de l’intérieur et le formule en concepts.

Exactement. Geoffrey Chew, le physicien avec qui je travaille à Berkeley, le créateur de la théo­rie du bootstrap et de la matrice S, a cette théorie dans le sang. Je peux le voir se débattre pour trouver des mots, mais je sens très bien, à l’observer, qu’il sait vraiment ce qu’il veut dire sans être capable de le dire. Il finit, bien sûr, par trouver aussi les mots, les mathématiques, et tout cela.

Avec Bohr, c’était la même chose. J’ai parlé avec David Bohm de Niels Bohr. Bohm le connaissait, et il m’a dit que personne ne com­prenait vraiment Bohr. Bohr n’avait pas beaucoup de facilité d’élocution, il ne savait pas très bien s’exprimer, mais il avait un incroyable pouvoir de persuasion.

Je crois que le mystique regarde quelque chose de plus profond dans une direction différente ou dans une dimension différente. Quelque chose comme ça. C’est donc un aspect différent de la même réalité. Les physiciens plongent dans la matière, les mystiques plongent dans la cons­cience.

 

Extrait paru dans Le Paradigme holographique, éditions de L’Homme – Le Jour, Paris, 1985.

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