Archives pour la catégorie TAO et le Maître

Si l’on essayait la sagesse

Sagesse-Divine

1) Respect de son corps

Maltraiter son corps, c’est saboter le récepteur de nos sensations. Etre encombré par lui, c’est se rendre indisponible pour des communions essentielles : avec la nature, avec les autres. Même si l’on n’a pas envie d’aller jusqu’à l’ascèse, un entretien minimum de notre enveloppe charnelle, et le refus de tout ce qui l’abîme prématurément, constituent le premier pas indispensable vers un mieux-vivre.

2) Intériorité

Pour retrouver une disponibilité à soi-même, et aux autres, il faut pouvoir se protéger contre les dispersions bruyantes du monde contemporain. Savoir fermer les yeux pour regarder à l’intérieur de soi est l’étape concrète vers une nouvelle prise de conscience de notre vécu. Ce n’est pas un hasard si toutes les sagesses proposent des exercices (dont les plus connus sont la méditation et le yoga) destinés à nous remettre à l’écoute de nous-mêmes.

3) Disponibilité au réel

L’ennemi intime du sage, c’est l’illusion. Et même, selon certains, l’espoir. Car les deux nous font décoller du réel. Or, le réel, c’est le tout de ce que nous offre l’existence. Savoir l’admettre, le reconnaître tel qu’il est, quelle que soit notre envie de l’embellir, voire de le nier, est un précepte quasi sacré des sagesses.

Ce qui implique de cultiver sa disponibilité à tous les messages du réel, pour éviter que nos blocages psychologiques fassent écran entre nous et cette perception essentielle. On pourrait dire qu’il suffit de se rendre vulnérable à l’évidence.

4) Distanciation/détachement

Le monde (le réel) est trop puissant, trop multiple, trop complexe pour nos faibles capacités à l’appréhender, à le traiter. Si l’on se laisse emporter, il peut nous engloutir, ou nous laminer. Un pas de côté, salvateur, la distanciation, doit devenir un réflexe à cultiver. Un moyen précieux, en particulier, pour ne pas être l’esclave de ce qui nous offre, à la fois, nos plaisirs et nos souffrances : nos émotions. Et il nous permet de moins dépendre des turbulences de notre ego.

En complément, le détachement libère le sage des contingences, en particulier matérielles, qui aliènent la plupart de ses contemporains.

5) Ni préjugés ni jugements

C’est dans nos rapports aux autres, dont nous ne pouvons/voulons pas nous passer, que nos a priori sont les plus encombrants. L’éducation, quelle qu’elle soit, ne peut s’empêcher de nous barder de préjugés, d’idées préconçues, voire de sectarismes. S’en défaire pour accéder à nos semblables sans les juger implique un travail quasi permanent sur nous-mêmes. Notre réflexe instinctif est de nous faire instantanément une opinion sur ceux que nous croisons ou pratiquons. Au jugement, essayons de substituer l’effort de compréhension.

6) Vivre au présent

Le respect du réel, le refus de l’illusion, portent naturellement à reconnaître que le passé n’est plus, et que le futur n’est pas encore. D’où l’ancrage, fondamental, dans le moment, l’ici et maintenant. Il ne s’agit ni de nier l’expérience ni de promouvoir l’insouciance, mais d’exercer notre conscience de l’instant dans le but de le vivre pleinement. Pour mieux vivre, il faut d’abord vivre, c’est-à-dire agir. Et l’action se passe toujours au présent.

7) Apprivoiser la mort

Le réel ultime, indépassable, c’est la mort, qui nous est commune. Vouloir l’oublier, en avoir peur, faussent tout notre équilibre existentiel. Il n’est pas besoin de croire à une vie ultérieure, ou éternelle, pour s’accommoder de notre mortalité. Il faut dialoguer avec elle jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’elle seule peut donner ses vraies couleurs à la vie. C’est alors que le présent trouve sa dimension d’éternité.

Il n’y a pas de sagesse en kit. Les pistes ci-dessus ne sont pas, ne peuvent pas être des recettes de vie. Elles permettent cependant de mieux se repérer au milieu d’une littérature foisonnante sur la sagesse, qu’elle soit orientale, amérindienne ou issue de nos cultures proches. Les vrais sages sont bien peu nombreux, mais l’amour de la sagesse (philo-sophia) n’est-il pas le commencement de la sagesse ? Et ça, tout le monde peut y prétendre.

A lire

La sagesse des modernes (avril 1998, Robert Laffont)

Pour sortir des traumatismes

 

 
Dans les traditions chamaniques, l’âme représente cette étincelle spirituelle qui nous relie au Grand Esprit. C’est elle qui nous guide sur terre vers la réalisation de notre mission de vie, puis survit à notre mort physique pour répondre aux lois de la réincarnation.

Cependant, les traumatismes les plus violents de notre vie viennent perturber la force radiante de cette âme. Si certains d’entre eux concernent uniquement le corps physique ou la psyché, d’autres vont impacter directement ce noyau spirituel qu’est l’âme et dévitaliser son génie créatif, ce qui peut notamment avoir pour conséquence la dépression chronique.

Grâce au processus chamanique de récupération de l’âme, il est en effet possible de retrouver une créativité audacieuse, enjouée et altruiste, mais aussi une expression plus libre de ses dons naturels et un bien-être général.

FEMME amérindienne

 
Le chamanisme est la forme de pratique spirituelle la plus ancienne du monde, une manière de s’engager directement dans la dimension sacrée de la nature et même au-delà de celle-ci. Les chamans qui m’intéressent sont des rêveurs qui peuvent voyager à volonté entre différents mondes et univers. Dans les langues autochtones d’Amérique du Nord, le mot chaman se traduit le plus couramment par « rêveur ». Dans la langue iroquoise mohawk, que j’ai eu à étudier en raison de mes rêves et visions, le mot est ratetshents, signifiant « celui qui rêve » dans le sens de celui qui rêve fort, celui qui peut entrer dans le monde des rêves à volonté, celui qui peut voyager à travers le temps et les dimensions, et retrouver les âmes perdues ou confuses pour les aider sur leur chemin.

 Par Florent Dechoz

Chemin vers la liberté intérieure:jouer un rôle

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L’approche des mouvements sacrés de Gurdjieff
Par Amiyo Devienne

Dans la vie et surtout dans notre société moderne devenue très active, nous faisons face aux changements et au stress. La question est donc comment ne pas s’identifier et comment acquérir la liberté intérieure ? Amiyo Devienne enseigne les Mouvements sacrés de Gurdjieff comme l’une des practices les plus importantes pour entrer en contact avec l’immobilité intérieure la plus profonde. Une méditation à travers des mouvements très précis.

Quand nous voyons que notre énergie est complètement prise par les événements extérieurs, que nos humeurs et émotions en sont la proie, nous ressentons un besoin fort d’ un nouvel état intérieur, de liberté intérieure.

2Gurdjieff dit: « Vous vous divisez en 2 parties. Intérieurement, vous ne vous identifiez pas, extérieurement, vous devez jouer le rôle qui vous est donné.

Votre tâche est d’acquérir la liberté intérieure. Qu’est-ce que cela signifie, jouer un rôle?

Faites tout ce qui peut lui faire plaisir. S’il aimerait que vous soyez assis à sa droite, asseyez-vous à sa droite. Si à un autre moment, il préfère le contraire, faites-le.

Un rôle subjectif. Avec chaque personne, un rôle différent.
Vous vous habituez à remplir des obligations. Ceci est un aspect du futur de l’homme libre » Notre personnalité est faite des nombreux rôles que nous continuons à jouer. Le matin, au petit-déjeuner, nous avons un certain rôle, un certain visage; au travail, un autre rôle; le soir de retour à la maison un nouveau rôle, un nouveau visage.

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Si notre énergie est tirée vers l’extérieur, alors, nous nous perdons dans tous ces rôles constamment changeants, il n’y a pas d’observateur, mais identification.

Nous changeons de rôle continuellement. Rien de mal là-dedans!
La vie est un drame superbe – si on ne s’y trouve pas enlisé!

Pour ne pas être attaché à un rôle, pour rester intérieurement libre de tout rôle, les endosser et les quitter comme pour des vêtements et pour apprécier le jeu, nous devons nous rappeler que c’est un jeu. Dès que nous devenons sérieux sur ce point, ca n’est plus un jeu et nous sommes prisonniers d’une pseudo réalité.

Soyons un acteur qui joue au mieux de ses possibilités le rôle qui lui est donné, et soyons aussi un témoin indemne et non affecté. L’un soutient l’autre.

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Madame de Salzmann dit: « Sans être fort à l’intérieur, ca n’est pas possible d’être fort à l’extérieur. Sans être fort à l’extérieur, on ne peut être fort à l’intérieur » Alors le monde entier est une scène vide!

La pratique des Mouvements offre la possibilité de renforcer et de stabiliser l’observateur, un observateur qui regarde impartialement, sans analyser, sans juger, sans désirer que ca soit différent, sans commenter.

J’ai un corps, mais je ne suis pas ce corps. Les émotions, stimulées par la pratique ne sont pas moi non plus.

Le Moi réel ne change jamais, mais les rôles, eux, changent.
Quand nous séparons la vie intérieure de l’activité extérieure de la pratique des Mouvements, nous apprenons à vivre dans 2 mondes en même temps.

Le monde de notre vie quotidienne habituelle, dans lequel nous devons être actifs et impliqués, et aussi nous apprenons à vivre dans le monde intérieur ou nous sommes en contact avec nous-mêmes, dans une profonde tranquillité.

Amiyo Devienne et Chetan Greenberg proposent des Stages de mouvements sacrés de Gurdjieff en France et dans de nombreux pays.

Ils proposent une synthèse unique entre les visions occidentale et orientale de la danse. Depuis trente ans, ils parcourent le monde, partageant leurs expériences sur le mouvement en tant que science, art et outil de développement intérieur.

Objectif : Développer par la danse et le mouvement un état de conscience plus raffiné, à la fois détendu et alerte qui nous libère de nos actes, schémas de pensée et réactions émotionnelles automatiques.
Echanges dans une atmosphère chaleureuse et respectueuse.

Voir les détails ici : www.meditationfrance.com 

L’arrêt, le calme, le repos et la guérison

 

« La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.

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Vous connaissez peut-être cette histoire zen que l’on raconte au sujet d’un homme et d’un cheval. Le cheval galope à toute allure et, de toute évidence, l’homme à cheval semble se rendre à un endroit important. Un autre homme se tenant au bord de la route lui crie : « Où vas-tu ? et le premier homme lui répond : « Je ne sais pas. Demandez au cheval. » C’est aussi notre histoire. Nous ne sommes pas différents de cet homme à cheval : nous ne savons pas où nous allons et nous ne pouvons pas arrêter le cheval. Ce cheval est notre énergie d’habitude qui nous pousse en avant, malgré nous. Nous passons notre temps à courir et c’est devenu une habitude. Nous luttons tout le temps, même en dormant. Nous sommes en guerre contre nous-mêmes et prêts à déclarer la guerre aux autres.

Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.

 

Mais nos énergies d’habitude sont souvent plus fortes que notre volonté. On dit et fait alors des choses qu’on ne voudrait pas faire, pour le regretter par la suite. On cause de la souffrance, à soi-même et aux autres, et beaucoup de dégâts. Ce n’est peut-être pas notre intention, mais on ne peut pas s’en empêcher. Pourquoi ? Parce que nos énergies d’habitude (vashana) nous poussent à le faire.

Nous avons besoin de l’énergie de la pleine conscience pour reconnaître et apporter notre présence à notre énergie d’habitude afin de stopper la destruction en cours. Avec la pleine conscience, nous avons la capacité de reconnaître l’énergie d’habitude chaque fois qu’elle se manifeste. « Bonjour, mon énergie d’habitude, je sais que tu es là ! » Simplement en lui souriant, elle perdra déjà beaucoup de sa force. La pleine conscience est l’énergie qui nous permet de reconnaître notre énergie d’habitude et de l’empêcher de nous dominer.

L’oubli est l’opposé. Nous buvons une tasse de thé, mais nous ne savons pas que nous buvons une tasse de thé. Nous sommes avec la personne que nous aimons, mais nous ne savons pas qu’elle est là. Nous marchons, sans vraiment marcher. Nous sommes ailleurs, en train de penser au passé ou au futur. Le cheval de notre énergie d’habitude nous emporte au loin, et nous sommes son captif. Nous avons besoin d’arrêter notre cheval et de reconquérir notre liberté. Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître. La première fonction de la méditation – shamatha – est de s’arrêter.

 

La deuxième fonction de shamatha est de calmer. Quand on est sous l’emprise d’une émotion forte, on a beau savoir qu’il peut être dangereux d’agir, on n’a pas la force ou la clarté de s’abstenir. Nous devons apprendre l’art de la respiration consciente, l’art de cesser nos activités et de calmer nos émotions. Nous devons apprendre à devenir solides et stables comme un chêne, pour ne pas être emportés d’ici de là par la tempête. Le Bouddha nous a enseigné de multiples techniques pour nous aider à calmer notre corps et notre esprit et les regarder profondément. Ces techniques peuvent être résumées en cinq étapes :

- Reconnaître. Si l’on est en colère, on dit : « Je sais que la colère est en moi ».

- Accepter. Si l’on est en colère, on ne le nie pas. On accepte ce qui est présent.

- Embrasser. On prend sa colère dans ses bras comme une mère prendrait son bébé en pleurs dans ses bras. Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer notre colère et à nous calmer.

- Regarder profondément. Une fois notre calme retrouvé, nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre bébé.

- Pratiquer la vision profonde. Le fruit du regard profond est la compréhension des nombreuses causes et conditions, principales et secondaires, qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé. Notre bébé a peut-être faim, à moins que sa couche ne soit trop serrée. Notre colère a été déclenchée par les paroles blessantes qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle qu’il ne va pas très bien aujourd’hui parce que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratiquer le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance. Avec la vision profonde, nous savons ce qu’il faut faire et ne pas faire pour changer la situation.

Après le calme, la troisième fonction de shamatha est le repos. Imaginons qu’une personne lance un caillou dans la rivière. Le caillou se laisse couler lentement et atteint le lit de la rivière sans effort. Une fois qu’il a atteint le fond, le caillou ne bouge plus et laisse couler l’eau. Quand nous pratiquons la méditation assise, nous devons reposer comme ce caillou. Nous pouvons nous laisser couler naturellement dans la position assise – à demeurer sans effort. Nous devons apprendre l’art de nous reposer, de laisser notre corps et notre esprit se reposer. Si nous avons des blessures dans notre corps ou dans notre esprit, nous devons nous reposer de façon à ce qu’elles puissent guérir d’elles-mêmes.

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Le calme nous aide à nous reposer, le repos étant une condition indispensable à la guérison. Quand des animaux de la forêt sont blessés, ils cherchent un endroit pour s’allonger sans rien faire d’autre que se reposer pendant plusieurs jours. Ils ne pensent pas à manger ni à quoi que ce soit d’autre. Ils se reposent tout simplement, et c’est ainsi qu’ils guérissent. Mais lorsque nous autres humains tombons malades, nous angoissons ! Nous recherchons des médecins et des remèdes, sans nous arrêter pour autant. Même quand nous passons des vacances à la mer ou à la montagne, nous ne savons pas nous arrêter et nous rentrons encore plus fatigués qu’avant. Nous devons apprendre l’art de nous reposer. La position allongée n’est pas la seule position pour se reposer. On peut très bien se reposer en pratiquant la méditation assise ou la marche méditative. La méditation ne doit pas être laborieuse. Laissez simplement votre corps et votre esprit se reposer comme un animal dans la forêt. Ne luttez pas. Il n’y a rien à atteindre. J’écris un livre, mais je ne lutte pas. Je me repose aussi. Je vous en prie, lisez d’une manière joyeuse et reposée. Le Bouddha a dit : « Mon Dharma est la pratique de la non-pratique. (1) » Pratiquez de telle sorte que cela ne vous fatigue pas, et donnez à votre corps, à vos émotions et à votre conscience la possibilité de se reposer. Notre corps et notre esprit ont une capacité d’auto-guérison si on les laisse se reposer.

L’arrêt, le calme et le repos sont les conditions nécessaires pour que la guérison puisse avoir lieu. Si l’on ne s’arrête pas, la destruction en cours ne fera que continuer. Le monde a besoin de guérison. Les individus, les communautés et les nations ont besoin de guérison. »

(1) Dvachadvarimshat Khanda Sutra (Soutra aux quarante-deux paragraphes), Taisho 789.

 

Extrait de THICH NHAT HANH. – Le Coeur des enseignements du Bouddha : Les quatre nobles vérités, le noble sentier des huits pratiques justes et autres enseignements fondamentaux du bouddhisme. – Paris, Editions de La Table Ronde, 2000. – Chp 6. L’arrêt, le calme, le repos et la guérison. P.32-42. – 2-7103-0987-4
Source : Blog « Les chemins de la sagesse

L’éveil d’une autre chair dans sa propre chair

 

Après une quête intensive et un long parcours dans le domaine des thérapies et du développement personnel, Darpan découvre qu’il ne s’agit pas d’accéder à un bonheur par-dessus nos complications et nos accumulations douloureuses, mais bien d’exposer ces dernières et de les dissoudre pour permettre à notre plénitude de se déployer.

« La joie n’est joie que sur fond de souffrances, l’amour n’est amour que sur fond de peines ».

 

L'eveil d'une chair

 

Le fait d’être m’a toujours intrigué. Très jeune déjà, cette conscience m’interpellait et j’éprouvais quelque frustration à ne pouvoir la cerner et encore moins à l’expliquer. Je me tenais devant l’évidence d’être comme on se tient devant son miroir. J’ETAIS ! Une réalité indéniable. Quelle étrange et mystérieuse affaire… Personne ne semblait s’y intéresser. J’observais les gens vaquer à leurs occupations comme si le fait d’être était pris pour acquis et ne méritait guère qu’on y prête attention, la question étant laissée aux philosophes et à la religion…

Lorsque je fus happé par les exigences intellectuelles de l’école, l’évidence d’être perdit sa fraicheur, reléguée à l’arrière-plan, cédant la place au mental et au développement d’une personne amenée à faire sa place dans le monde. Bien que recélant une énigme insondable, ma présence m’apparut de plus en plus « plate » et « fade » si bien que je me demandais souvent s’il n’y avait que « ça », peinant à faire sens de mon existence et à trouver une voie qui reflète un tant soit peu le mystère qui m’habitait.

« Être » ne suffisait pas à mon bonheur ; j’en voulais davantage ! J’aspirais à quelque chose de plus grand, de plus beau et de plus intense, pressentant que la réalité de l’être, occultée par le formidable aimant du monde et par quelques barrières invisibles, n’avait pas encore livrée tous ses secrets. À cette époque j’étudiais le chinois et le japonais à l’Université de Genève, avec le souhait de me rapprocher des philosophies orientales et du Taoïsme… En vain. Je me remplissais d’une connaissance desséchée qui m’encombrait plus qu’elle ne me libérait, alors que j’avais soif d’une réponse vivante !

Mon aspiration prit corps au contact du mystique Osho et trouva enfin un objet : l’Eveil ! Dès lors, ma vie s’organisa dans le sens de cette recherche et je me mis assidument à la poursuite de « l’illumination », explorant les extrêmes, pensant naïvement que je parviendrais à découvrir, sans savoir ni où ni comment, un trésor caché et à regagner un paradis perdu qui effacerait à tout jamais mes tourments.

Passionné par ce nouveau champ d’exploration, je cultivais en secret l’espoir de m’élever dans la dimension « divine » pour accéder à un bonheur suprême. Ma recherche satisfaisait à mes besoins en me nourrissant d’aventures, de rencontres, d’expériences insolites et palpitantes. Je partageais mon temps entre la nécessité de gagner ma vie, m’efforçant d’évoluer professionnellement, tout en répondant à un impératif intérieur qui me poussait en avant, toujours plus loin, dans la quête de réponses, d’expériences et de compréhension.

La spiritualité, telle que je me l’imaginais, se confondait alors avec la thérapie et le développement personnel, les frontières étant parfois floues. Je marchais à tâtons, soulevant chaque pierre, avide de nouvelles sensations et porté par l’espoir de pouvoir enfin gommer mes faiblesses et mes meurtrissures sans me douter que le moteur de ma quête puisait sa force dans le désir d’échapper à mes peurs et à mes peines…

La quête s’est progressivement essoufflée puis enlisée. Je n’allais nulle part. Rattrapé par mes ombres, je me tenais devant mes failles, mes manques et mes douleurs, dépouillé du verni des enthousiasmes que je m’étais plu à considérer comme des élans « divins »… J’avais lu et écouté les maîtres mais je ne les avais pas entendus, manipulant leur vérité à mes mensonges, détournant leurs enseignements au profit de la personne que je pensais être, m’efforçant de l’embellir et de la rendre plus « spirituelle ». L’échec était cuisant et je prenais de l’âge. Qu’avais-je fait de ma vie ?

Au bord de l’épuisement, désespéré et désillusionné, je commençais à me demander si l’Eveil existait vraiment ou si je ne m’étais pas laissé embarquer dans une monstrueuse arnaque « spirituelle » ! Après avoir investi tant de temps, d’argent et d’énergie à rechercher « l’illumination », l’idée d’avoir parcouru ce chemin en vain m’était insupportable. Puis, j’ai rencontré ma future épouse et Barry Long, un maître spirituel de l’Occident, des rencontres essentielles qui changèrent le cours de ma vie. Barry, d’abord, pour m’avoir ramené « sur Terre » et dans le corps, m’apprenant à souffrir utilement et intelligemment en cessant de fuir et de lutter contre ce que je n’acceptais pas en moi-même (et de moi-même). Ma compagne ensuite pour avoir partagé cet enseignement et l’avoir mis en pratique au quotidien, dans notre couple, en exposant et en examinant toutes les ombres susceptibles d’occulter ou d’entamer l’amour que nous n’avons jamais cessé d’éprouver l’un pour l’autre.

À l’image d’une vitre recouverte de nombreux films opaques, il m’a fallu du temps pour me détacher des illusions et des identifications qui obscurcissaient la perception claire et directe de ma vraie nature, de cette « qualité d’être » qui n’avait jamais cessé de me « hanter ». J’ai compris alors que le corps était la porte d’entrée et qu’il était indispensable de déjouer mes résistances pour SENTIR et accueillir tout ce que ma vie intérieure livrait à ma perception. Cette nouvelle disposition m’engagea dans une dynamique particulièrement exigeante, décrite, pas à pas, dans un livre intitulé : « l’Aventure intérieure ».

Dans ce qu’il y a lieu de décrire comme une « première phase », j’ai appris à identifier et à comprendre le fonctionnement de mes résistances (l’ego). J’ai pris conscience des manœuvres me permettant d’éviter toute confrontation avec la peur et la douleur, jusqu’à ce que je sois en mesure de lâcher prise et d’accueillir ce qui remontait à la surface de ma perception. Les blessures du passé se sont ainsi délogées de ma chair, affranchies de mes luttes et de mes esquives, pour être consciemment accueillies dans mon ressenti et finalement acceptées. C’est à ce moment que j’ai réalisé à quel point elles avaient entravée et gâché ma vie, et surtout combien j’avais souffert de les avoir gardées en moi aussi longtemps !

La deuxième étape fut marquée par l’entrée dans le vide de moi-même, au cœur d’une  « déficience d’âme » qu’il m’a fallu traverser comme un désert. Au fur et à mesure de ma progression, des couches de peine plus subtiles et plus profondes ont émergé, dévoilant des aspects oubliés et parfois très anciens de mon histoire personnelle. La personne que je pensais être commença alors à se vider de ses contenus et à imploser, ouvrant une brèche à un feu invisible, de nature psychique, mais néanmoins clairement perceptible dans mon corps, et particulièrement irritant pour les pans de mon identité qu’il faisait fondre comme neige au soleil.

Au cours de la troisième phase, les « attaques » de ce feu intérieur se sont intensifiées, réduisant considérablement l’iceberg que j’avais considéré comme mon « moi » solide et irréductible. Après avoir traversé toute l’épaisseur psychique de la personne (l’enfer en moi), je me suis approché de la douleur fondamentale autour de laquelle le soi émotionnel s’était construit et cristallisé. Extrêmement bien protégé par l’ego, acharné à lancer dans la bataille ses meilleures forces, le noyau de peine a finalement cédé sous les assauts de la puissante énergie de la vraie nature et libérant la lie de ma condition humaine.

Il restait encore un dernier obstacle à la réalisation de l’état naturel : la dissolution de ma volonté personnelle ; une phase des plus exigeantes lors de laquelle mes bras de levier cédèrent le pas à une Intelligence Supérieure. Je fus contraint à m’en remettre à plus grand que moi, à travers des effondrements intérieurs déchirants dans lesquels s’engouffrait la puissante énergie de l’être. C’était le moment de la rupture définitive avec la sensation de moi-même, celle qui m’avait accompagné durant des décennies et que j’avais considérée à tort comme ma vraie nature.

La dissolution de ma volonté personnelle acheva de m’extraire du camp retranché du moi et me remis entre les mains d’une Puissance de vie inconcevable. La réalité d’être, affranchie des « enveloppes » qui l’entouraient révéla alors son immensité, sa simplicité et sa profondeur. Dépouillé de ma fausse identité et des filins invisibles qui m’attachaient au corps, aux pensées et aux émotions, je pris alors conscience de ma vraie nature comme un poisson prend conscience de l’eau dans laquelle il nage. Mais contrairement à ce dernier, ma vraie nature n’a jamais été un objet extérieur à moi-même mais l’essence même de ce que je suis et que je n’ai jamais cessé d’être.

Les verrous levés, l’évidence d’être livra enfin le secret d’une conscience reconduite à elle-même. À l’image d’une rivière se jetant dans l’océan, le « je » s’est finalement offert et uni au « suis » révélant dans son effacement la  complétude qu’il avait toujours recherchée.

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Darpan « l’Aventure intérieure », se libérer de la souffrance et réaliser sa vraie nature. (Editions du nouvel Homme, 2010) 

LE RAYONNEMENT DE LA PRESENCE

Mouvements sacrés de Gurdjieff

Dans l’homme, dans le monde, dans la vie, tout est mouvement.
Rien n’est immobile, rien n’est permanent.
Toute vie évolue et décline dans un mouvement infini d’énergie
Cependant, derrière toute forme, tout mouvement, toute pensée, tout sentiment et émotion, il y a “quelque chose” qui reste immobile. Il y a des vibrations fines et subtiles d’espace, de silence, de tranquillité… de Présence.
Souvent, nous ne sommes pas conscients de ce “quelque chose”, car notre énergie est prise au piège des influences et actions extérieure. L’énergie s’en trouve fragmentée, telle une marionnette manipulée par toutes sortes d’évènements.
Il nous faut regarder dans la direction de ce “quelque chose”, de ce qu’il y a “derrière”.
Il nous est possible de prendre des distances avec tout ce qui nous submerge.
Nous pouvons nous éveiller à une énergie pure et fine ressentie à l’intérieur de nous….
L’attention au corps, un toucher intérieur, aussi appelé SENSATION est un outil essentiel dans cette approche.

G.I.Gurdjieff, un maitre mystique nous offre la possibilité d’aborder cet aspect de façon directe et dynamique, à travers la pratique de ses Mouvements.

rayonnement de la présence

ATTENTION PASSIVE OU…. … LIBERTÉ

Nous ne réalisons pas combien nous sommes passifs, toujours entrainés par les événements, les gens et les choses« 
Mme de Salzmann

L’homme est l’instrument aveugle des caprices de ses mondes
extérieur et intérieur
« 

G.I.Gurdjieff

Durant ces moments intenses qui secouent le monde, les tentations sont fortes d’adhérer à la psychologie des foules, de nous permettre d’être victimes de forces aveugles, comme la peur, la cupidité et l’intolérance. Mais il nous est aussi donné la possibilité de s’élever au-dessus de tout cela. En regardant à l’intérieur de nous-mêmes, pour y trouver un centre, un point immobile, où il y a le silence et la paix intérieure. 1001 pensées s’agitent autour de nous à chaque moment.
Elles ne sont pas nos pensées. Mais nous pourrions très facilement être asservis par elles, très facilement dominés, manipulés par elles. Au lieu d’être victimes de l’atmosphère sociale, nous pouvons créer un espace entre ces pensées, un calme intérieur profond à partir duquel nous pouvons voir et agir. Notre intelligence peut décider de vivre selon sa propre lumière.

 

LA OU VA NOTRE ATTENTION, VA NOTRE VIE

Où suis-je quand je ne suis pas présent? Au mieux, profondément absorbée par de judicieux commentaires, sur le mégot qui traîne sur le sol, ou pire, en pleine révolte contre la voiture en face qui n’avance pas. Nous nous soumettons à toutes sortes de suggestions, passivement esclave de nos pensées négatives, nos émotions et nos humeurs. Mais le choix est entre nos mains: Nous pouvons toujours nous éveiller à nous-mêmes tels que nous sommes, voir et sentir où va notre attention.

Eckhart Tolle nous dit: ”Dirigez votre attention dans le corps. Ressentez de l’intérieur. Est-il vivant?« 

Y-a-t-il la vie dans vos mains, les bras, les jambes et les pieds dans votre abdomen, votre poitrine? Pouvez-vous sentir le champ de l’énergie subtile qui imprègne l’ensemble du corps et donne une vie vibrante à chaque organe et chaque cellule? Si vous gardez votre attention dans le corps autant que possible, vous serez ancrés dans le Maintenant. Vous ne vous perdrez pas dans le monde extérieur, et vous ne vous perdrez pas dans le mental. Les pensées et les émotions, les peurs et les désirs peuvent être encore là dans une certaine mesure, mais ils ne vous accapareront pas. Examinez où votre attention est en ce moment….Ne donnez pas toute votre attention au mental et au monde extérieur.

Par tous les moyens concentrez-vous sur ce que vous faites, mais ressentez le corps intérieur en même temps dans la mesure du possible. Restez enraciné intérieurement. Alors observez comment cela change votre état de conscience et la qualité de ce que vous faites… Puis, quand arrivent les challenges, comme ils le font toujours, prenez l’habitude d’aller tout de suite à l’intérieur et de vous concentrer autant que vous le pouvez sur le champ d’énergie interne du corps. Faites cela au moment même où le défi se présente.

La réponse viendra de ce niveau profond. Et il est infiniment plus d’intelligence dans l’être que dans votre esprit ».
En marquant un rythme, soyons simplement conscient du contact avec le sol. Ressentons-le de l’intérieur. La musique continue de jouer. Ecoutons le rythme avec toute notre peau. Il nous faut être sensible de façon multi –dimensionnelle. Cela nous rend plus vibrant, plus vivant.

Dans la pratique des Mouvements, la méditation n’est pas séparée de la vie active. Elle nous appelle à ressentir le corps, sans passer par le mental.

Et puis, il y a aussi la dimension du Cœur:

Tout d’abord par le fait que les mouvements se pratiquent en groupe. Quand tout le monde est unifié dans un but commun, celui de développer la présence à soi-même et aux autres, auquel s’ajoute celui de développer la conscience, et de casser les automatismes, alors émerge une force plus grande que la simple addition des parties. Le cœur est nourri par ce groupe: Se sentir bouger ensemble, sentir la présence de l’autre sans avoir à lui parler ni à le regarder sont autant d’éléments qui nourrissent le cœur. La force du groupe nous porte et galvanise notre détermination.

 intellect ou intelligence

ATTENTION AVEC RELAXATION

Voici le tandem sur lequel reposent les Mouvements de Gurdjieff.
Dans la pratique on fait en sorte que le corps soit le plus relâché possible, et que le mental ne soit pas trop pris par ses préoccupations, ses peurs. Que le coeur soit tranquille, ouvert, calme… Madame de Salzmann, à qui Gurdjieff a officiellement confié l’héritage des mouvements, disait qu’il y a 3  clés sur ce chemin: Garder le contact avec les sensations du corps, pratiquer la respiration consciente, et économiser son énergie.

Nous avons plutôt l’habitude d’associer attention avec tension. Quant à la relaxation, elle est davantage associée à la rêverie ou au farniente… Ce qui équivaut à n’avoir aucune attention dans le présent. Ici on apprend une vigilance détendue. Quand on parvient à vivre l’association de ces deux qualités, dans le mouvement, et à retrouver ce même état dans la vie quotidienne, alors on peut rendre son existence vraiment différente

POURQUOI EST-IL SI DIFFICILE DE LÂCHER-PRISE ?

Notre monde insensé nous amène à être des bourreaux de travail.
Les besoins naturels de l’homme: une maison, des vêtements, de la nourriture ont été exploités à l’extrême: Ayez une maison plus impressionnante, des vêtements à la dernière mode, des plats plus sophistiqués…et vous serez reconnus et aimés. Travailler plus dur est devenu LA valeur ultime.

Et l’avidité conduit le monde vers la folie.

Osho dit: «Lâcher-prise signifie que vous commencez à vivre de façon plus saine Vous ne courez plus follement après l’argent, vous ne travaillez plus continuellement; vous travaillez juste pour satisfaire à vos besoins matériels. Mais il y a des besoins spirituels aussi! Le travail est nécessaire pour les besoins matériels, le lâcher-prise pour les besoins spirituels. Mais la majorité de l’humanité a été complètement boycottée de toute croissance spirituelle.
Le lâcher-prise est un des plus beaux espaces. Vous existez simplement, sans rien faire, assis en silence et l’herbe pousse. Vous appréciez simplement le chant des oiseaux, la verdure, les couleurs psychédéliques des fleurs.
Dans cet état de tranquillité, vous entrez en accord avec la musique qui vous entoure. Vous devenez soudain conscient de la beauté du soleil. Il y a des millions de gens qui n’ont jamais apprécié un coucher ou un lever de soleil.
Ils ne peuvent pas se le permettre. Ils travaillent et produisent constamment…pas pour eux-mêmes, mais pour servir les intérêts des fourbes:
Ceux qui sont au pouvoir, qui sont capables de manipuler les êtres humains.
Bien sûr, ils vous disent que le travail est quelque chose de grand… c’est dans leur intérêt. Le conditionnement est devenu si profond que vous-même, vous ne savez plus pourquoi vous ne pouvez pas vous détendre.
Apprenez à rassembler des expériences de lâcher-prise à partir de diverses sources, et bientôt, le secret sera entre vos mains. Cela ne veut pas dire que vous deviendrez paresseux. Le lâcher-prise n’est pas contre le travail.
En fait, le lâcher-prise transforme le travail en une expérience créative
”.

 

Sans titre

EN QUOI LES MOUVEMENTS PEUVENT- ILS NOUS AIDER?

 

Les Mouvements nous amènent à rechercher un équilibre entre une intensité de Présence et une relaxation de plus en plus grande
Notre attention ne peut pénétrer à l’intérieur de nous-mêmes que s’il n’y a pas de tensions dans le corps. Habituellement, notre énergie ne coule pas librement. Contractions du corps, pensées et émotions nous phagocytent l’attention – et l’énergie n’est pas libre de poursuivre son mouvement qui est expression de Vie.
La pratique des mouvements nous aide à créer une distance entre nous et les tensions. Tout en dansant, un acte d’observation nous aide à nous dégager de l’emprise d’une partie tendue de nous-mêmes et d’élargir le champs de notre vision à la sensation globale du corps dans sa totalité et de la force vitale qui y coule.
Au lieu de penser le mouvement, nous le voyons, nous le vivons. Sous cette vision, la relaxation apparait d’elle –même. Il y a un lâcher-prise, dans la tête, mais aussi dans le reste du corps, que l’on ressent du haut du corps vers le bas. Le centre de gravité de notre action, si souvent situé au niveau de la tête ou du plexus solaire retrouve sa place originelle: L’ABDOMEN

Alors tout devient tranquille. Le mouvement coule à l’extérieur.
A l’intérieur, la quiétude …
“La quiétude, comme un vase chinois immobile
Se meut perpétuellement au sein de son repos
Et tout est toujours Maintenant”

Faire l’expérience d’une sensation pure et claire du corps peut conduire à une expérience spirituelle dans laquelle le bavardage mental s’arrête et seule demeure une vision intelligente de ce qui est:

Je suis…..les autres…la musique…l’espace…le mouvement de l’énergie…

Un moment fugace de pure sensation, de pure joie…Et puis de nouveau l’attention se disperse…Telle est la danse de l’attention: rassemblée …dispersée…rassemblée…

L’observateur observe sans juger….

Et tout est toujours Maintenant…..

Quand la vision remplace la pensée…

Pour en savoir davantage, consultez la page :
www.meditationfrance.com/therapie/amiyo/index.htm
Pour voir le programme, consultez cette page :
www.meditationfrance.com/therapie/amiyo/programme.htm

Site web en anglais : www.gurdjieff-dances.com

Amiyo & Chetan

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