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Pourquoi ressent-on le besoin d’être approuvés

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L’on doit se rappeler que le besoin d’être approuvé et reconnu est la question de tout le monde. Toute la structure de notre vie est telle que l’on nous apprend qu’à moins d’être reconnu, nous ne sommes personne, nous sommes sans valeur.

Le travail n’est pas important, la reconnaissance l’est et cela met des choses à l’envers, le travail devrait être important… une joie en soi. Vous devriez travailler, non pour être reconnu, mais parce que vous aimez être créateur, parce que vous aimez le travail pour lui-même. 

Il y a eu très peu de personnes, comme Vincent Van Gogh, qui ont été capables de s’échapper du piège dans lequel la société vous met. Il a continué à peindre, affamé, sans maison, sans vêtements, sans médicaments, malade, mais il a continué à peindre. Pas une seule toile n’était vendue, il n’y avait aucune reconnaissance, de nulle part, mais la chose étrange était que dans ces conditions il était néanmoins heureux. heureux parce que ce qu’il a voulu peindre, il a été à même de le peindre. Reconnaissance ou pas reconnaissance, son travail a une valeur intrinsèque. 

Il s’est suicidé à l’âge de trente-trois, pas à cause d’une misère quelconque, d’une angoisse, non, mais simplement parce qu’il avait peint sa dernière toile, une toile sur laquelle il avait travaillé pendant presque un an; un coucher du soleil. Il a essayé des douzaines de fois, mais parce qu’il n’atteignait pas le niveau qu’il souhaitait, il la détruisait. Finalement il a réussi à peindre le coucher du soleil tel qu’il l’avait tant désiré. Avant de se suicider, il a écrit une lettre à son frère: « Je ne me suicide pas par désespoir, je me suicide parce que maintenant ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue; mon travail est terminé. Qui plus est, il a été difficile de trouver des moyens pour gagner ma vie. Mais cela allait, parce que j’avais un travail à réaliser, un potentiel en moi avait besoin de se réaliser. Il a fleuri, aussi maintenant il est injustifié de vivre comme un mendiant. usqu’ici je n’y avais pas même pensé, je ne l’avais pas même envisagé, mais maintenant c’est la seule chose à faire. J’ai fleuri jusqu’à ma limite, je suis contenté et maintenant, me prolonger, trouver des gagne-pain, semble être tout simplement stupide. Pour quoi ? Ce n’est donc pas un suicide selon moi, mais simplement parce que je suis arrivé à un accomplissement, à un terminus et je quitte le monde joyeusement. J’ai vécu joyeusement; joyeusement je quitte le monde. «  

Maintenant, presque un siècle après, chacune de ses peintures vaut des millions de dollars, il y a seulement deux cents toiles disponibles. Il doit en avoir peint des milliers, mais elles ont été détruites; personne n’y a fait attention. À l’heure actuelle, avoir un Van Gogh veut dire que vous avez un sens esthétique, sa peinture vous donne une identité. Le monde n’a jamais donné aucune reconnaissance à son travail, mais il ne s’en est jamais soucié. Et cela devrait être la façon de regarder les choses. 

Vous travaillez si vous aimez cela, ne demandez pas de reconnaissance. Si elle vient, prenez la naturellement; si elle ne vient pas, n’y pensez pas.

Votre accomplissement devrait être dans le travail lui-même et si chacun apprend cet art simple d’aimer son travail, quel qu’il soit, de l’aimer sans demander aucune sorte de reconnaissance, nous aurons un monde plus beau, plus festif.

Tel qu’il est, le monde vous a pris au piège dans un modèle de comportement pitoyable. Ce que vous faites n’est pas bon parce que vous l’aimez, parce que vous le faites parfaitement, mais parce que le monde le reconnaît, le récompense, vous donne des médailles d’or, des prix Nobel. 

La société a retiré la valeur intrinsèque de la créativité et a détruit des millions des gens parce que vous ne pouvez pas donner à des millions de gens des prix Nobel. Et vous avez créé en chacun le désir d’être reconnu, ainsi personne ne peut travailler paisiblement, silencieusement, en aimant ce qu’il fait. Et la vie consiste en de petites choses. Pour ces petites choses il n’y a pas de récompense, pas des titres donnés par les gouvernements, pas des titres honorifiques donnés par les universités.

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Un des grands poètes de ce siècle, Rabindranath Tagore, a vécu au Bengale, en Inde. Il avait publié sa poésie, ses romans en langue bengali, mais il n’a pas été reconnu. Puis il a traduit en anglais un petit livre, Gitanjali,  »Offrande lyrique ». Il était conscient que l’original a une beauté que la traduction n’a pas et ne peut pas avoir, parce que ces deux langues, le bengali et l’anglais, ont des structures différentes, des modes différents d’expression. Le bengali est très doux; même si vous vous querellez, il sonne comme si vous étiez engagé dans une agréable conversation, il est très musical; chaque mot est musical. Cette qualité ne se retrouve pas dans l’anglais et ne peut y être apportée; l’anglais a des qualités différentes. Il a pourtant réussi à le traduire et la traduction, qui est pauvre comparée à l’original, a reçu un prix Nobel. Alors soudain toute l’Inde a pris conscience. Le livre était disponible en bengali, dans d’autres langues indiennes, depuis des années mais personne n’y avait prêté attention. 
Chaque université a voulu lui donner un doctorat en littérature. Calcutta, la ville où il a vécu, a été, d’évidence, la première université à vouloir lui offrir un titre honorifique. Il a refusé en disant: « Vous ne me donnez pas un doctorat; vous ne donnez pas une reconnaissance à mon travail, vous donnez une reconnaissance au prix Nobel, parce que le livre était disponible ici d’une façon beaucoup plus belle et personne ne s’est même donné la peine d’en écrire la critique. » 
Il a refusé d’accepter tout doctorat en littérature. Il disait: « c’est une insulte qui m’est faite. » 

Jean-Paul Sartre, grand romancier et homme de grande compréhension en psychologie humaine, a refusé le prix Nobel. Il a dit: « j’ai été assez récompensé alors que je créais mon travail, un prix Nobel ne peut rien y ajouter; au contraire, il me démolit. C’est bon pour les amateurs qui sont à la recherche de reconnaissance; je suis assez vieux, j’ai eu assez de plaisir. J’ai aimé tout ce que j’ai fait, cela avait sa propre récompense et je ne veux pas d’autre récompense, parce que rien ne peut être meilleur que ce que j’ai déjà reçu. » 

Et il avait raison, mais les gens intègres sont si peu de part le monde et le monde est plein de fausses gens vivant dans des leurres. 

Pourquoi devriez-vous être concerné par la reconnaissance ? Être concerné par la reconnaissance n’a de signification que si vous n’aimez pas votre travail; alors cela à du sens, alors cette reconnaissance semble être un substitut. Vous détestez le travail, vous ne l’aimez pas, mais vous le faites parce qu’il y aura une reconnaissance; vous serez apprécié, accepté. Plutôt que penser à une reconnaissance, reconsidérez votre travail. L’aimez-vous ? …alors c’est bien ainsi. Si vous ne l’aimez pas, alors changez-en !

Les parents, les enseignants ont toujours insisté sur le fait que vous devriez être reconnu, que vous devriez être accepté. C’est une stratégie très rusée pour maintenir les gens sous contrôle.

L’on m’a dit à maintes reprises dans mon université: « Vous devriez arrêter de faire ces choses… sans cesse, vous posez des questions dont vous savez pertinemment qu’elles n’ont pas de réponses et cela met le professeur dans une situation embarrassante. Vous devez arrêter cela, autrement ces gens prendront leur revanche. Ils ont le pouvoir, ils peuvent vous faire échouer aux examens. » 

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J’ai dit: « Cela m’est égal, j’aime poser à l’instant ces questions et les faire se sentir ignorants. Ils ne sont pas assez courageux pour dire simplement: « je ne sais pas. » Il n’y aurait alors aucun embarras, mais ils veulent feindre de tout savoir. J’adore faire cela; mon intelligence s’aiguise. Qui se soucie des examens ? Ils peuvent seulement me faire échouer aux examens lorsque je m’y présenterai; qui va se présenter ? S’ils ont cette idée qu’ils peuvent me faire échouer aux examens, je ne me présenterai pas aux examens et je resterai dans la même classe. Ils devront me faire passer simplement par crainte que, de nouveau, pendant un an ils auront à me faire face ! » 

Et j’ai été reçu aux examens, ils m’ont tous aidé à passer, parce qu’ils ont voulu se débarrasser de moi. À leurs yeux je détruisais aussi les autres étudiants, parce que les autres étudiants ont commencé à mettre en doute les choses qui avaient été acceptées depuis des siècles sans aucune question. La même chose est arrivée, sous un angle différent, pendant que j’enseignais à l’université. 

Maintenant je posais aux étudiants des questions afin d’attirer leur attention sur le fait que tout le savoir qu’ils ont accumulé est emprunté et qu’ils ne savent rien. Je leur ai dit que je ne me souciais pas de leurs titres, je me souciais de leur expérience authentique et ils n’en ont aucune. Ils répètent simplement des livres qui sont démodés, qui ont été prouvés faux depuis longtemps. Les autorités de l’université me menaçaient maintenant: « Si vous continuez de cette façon, à harceler les étudiants, vous serez expulsé de l’université. » 

J’ai dit: « C’est étrange, lorsque j’étais étudiant, je ne pouvais pas poser de questions aux professeurs; maintenant je suis un professeur et je ne peux pas poser de questions aux étudiants ! Quelle fonction cette université accomplit-elle ? Cela devrait être un lieu où l’on pose des questions, où la quête commence. Les réponses doivent être trouvées non dans les livres, mais dans la vie et dans l’existence. » J’ai ajouté: « Vous pouvez m’expulser de l’université, mais vous souvenez-vous, ces mêmes étudiants, à cause de qui vous m’expulsez de l’université, brûleront complètement toute l’université. » J’ai dit au vice-président: « Vous devriez venir voir ma classe. » Il ne pouvait pas le croire, dans ma classe il y avait au moins deux cents étudiants… et il n’y avait pas assez de place, aussi ils s’asseyaient n’importe où, là où ils pouvaient en trouver, sur le rebord des fenêtres, par terre. Le vice-président a dit: « Que se passe t’il, parce que vous avez seulement dix étudiants inscrits ? » 
J’ai dit: « Ces gens viennent pour écouter, ils ont laissé tomber leurs classes; ils aiment être ici. Cette classe est un dialogue, je ne suis pas supérieur à eux et je ne peux pas refuser à quiconque de venir à mon cours. Qu’il soit mon étudiant ou pas, cela importe peu; s’il vient pour m’écouter, il est mon étudiant. En fait vous devriez me permettre d’utiliser l’amphithéâtre. Ces salles de classe sont trop petites pour moi. » 
« L’amphithéâtre ? Vous voulez dire que toute l’université se rassemblera dans l’amphithéâtre ? Que feront alors les autres professeurs ? » 

« C’est à eux d’y réfléchir sérieusement, ils peuvent aller se faire pendre ! Ils devraient l’avoir fait depuis longtemps, le fait que leurs étudiants ne venaient pas les écouter était assez explicite. » 

Les professeurs étaient fâchés, les autorités étaient fâchées, finalement ils ont dû me donner l’amphithéâtre… mais très à contrecoeur, seulement parce que les étudiants les forçaient. Mais ils ont dit: « C’est étrange, les étudiants qui n’ont rien à faire avec la philosophie, la religion ou la psychologie, pourquoi devraient-ils aller là ? » 

De nombreux étudiants ont dit au vice-président: « Nous aimons cela, nous ne savions pas que la philosophie, la religion, la psychologie puissent être si intéressante, si intrigante; autrement nous nous serions inscrits. Nous pensions que c’étaient des sujets arides; que seuls ceux qui aiment potasser pouvaient s’intéresser à ces sujets. Nous n’avons jamais vu de gens enthousiasmants s’intéresser à ces sujets. Mais cet homme a rendu ces matières si pleines de sens, qu’il semble que même si nous échouons dans nos propres matières, cela importe peu. Ce que nous faisons est si juste en lui-même et nous sommes si certains de cela, qu’il n’ait aucunement question de changer. » 

Envers toute reconnaissance, envers toute acceptation, envers tous titres… mais finalement j’ai dû quitter l’université, non pas à cause de leurs menaces, mais parce que j’ai reconnu que si je peux aider des milliers d’étudiants, c’est du gaspillage; je peux aider des millions des gens à l’extérieur, dans le monde, pourquoi devrais-je continuer à rester attaché à une petite université ? Le monde entier peut être mon université. 
Et vous pouvez le constater, j’ai été condamné. 
C’est la seule reconnaissance que j’ai reçue. 
J’ai été dénaturé de toutes les façons possibles. Tout ce qui peut être dit contre un homme a été dit contre moi; tout qui peut être fait contre un homme a été fait contre moi. Pensez-vous que c’est de la reconnaissance ? Mais j’aime mon travail, je l’aime tellement que je ne l’appelle même pas du travail; je l’appelle simplement ma joie. Et tous ceux qui était d’une certaine façon mes aînés, bien établis, m’ont dit: « Ce que vous faites ne vous donnera aucune sorte de respectabilité dans le monde. » Ce à quoi j’ai répondu: « Je ne l’aie jamais demandé et je ne vois pas ce que je ferai avec la respectabilité, je ne peux pas la manger, je ne peux pas la boire. » 

Apprenez une chose fondamentale: Faites que vous voulez faire, ce que vous aimez faire et ne demandez jamais de reconnaissance, c’est de la mendicité. Pourquoi devrait on demander une reconnaissance ? Pourquoi devrait on aspirer à être accepté ? 

Regardez profondément en vous. Peut-être n’aimez-vous pas ce que vous faites, peut-être avez-vous peur d’être sur une fausse piste ? La reconnaissance vous aidera à estimer que vous avez raison. La reconnaissance vous fera estimer que vous allez vers le véritable but. 

C’est une question de vos propres sentiments intérieurs; cela n’a aucun rapport avec le monde extérieur. Et pourquoi dépendre des autres ? Toutes ces choses dépendent des autres, vous-même devenez dépendant. Je n’accepterai aucun prix Nobel. Toute cette condamnation, de toutes les nations de par le monde entier, de toutes les religions, a plus de valeur pour moi. Accepter le prix Nobel signifie que je deviens dépendant; alors je ne serai pas fier de moi, mais fier du prix Nobel. À l’instant, je ne peux qu’être fier de moi; il n’y a rien d’autre dont je puisse être fier. De cette façon vous devenez un individu. Et d’être un individu vivant dans une totale liberté, sur ses propres pieds, buvant à ses propres sources, est ce qui fait un homme vraiment centré, enraciné. C’est le début de sa floraison suprême. 
Ces gens prétendument reconnus, ces gens honorés, sont plein d’ordures et rien d’autre. Mais ils sont pleins des ordures que la société veut qu’ils soient remplis de… et la société les indemnise en leur donnant des récompenses.

Tout homme qui à un tant soit peu le sens de sa propre individualité, vit de son propre amour, de son propre travail, sans se soucier du tout de ce que les autres en pensent.

Plus votre travail a de la valeur, moins grande est la possibilité d’obtenir une quelconque respectabilité pour cela. Et si votre travail est celui d’un génie, alors vous n’aurez aucun respect dans votre vie, vous serez condamné dans votre vie… Puis, après deux ou trois siècles, l’on fera des statues à votre image, vos livres seront respectés; parce que cela prend presque deux ou trois siècles à l’humanité pour acquérir autant d’intelligence qu’en a un génie aujourd’hui, l’écart est énorme. 

En étant respecté par des idiots vous devez vous comporter selon leurs critères, leurs attentes. Pour être respecté par cette humanité malade vous devez être plus malades qu’elle. Alors elle vous respectera. Mais quel profit en tirerez-vous ? Vous perdrez votre âme et vous ne gagnerez rien.

Osho, Extrait de: Beyond Psychology

La rencontre avec le Maître

MAITRE

Pour celui qui rencontre le Maître avec son seul mental, son intellect, la Vérité ne peut être révélée. Elle n’est pas accessible. La rencontre avec le Maître est forcément conflictuelle. La Vérité dont le Maître se fait l’écho, paraît stupide, pure folie et mensongère. L’obscurité qu’engendre le prisme du mental ne peut admettre la clarté issue de la conscience éveillée, car elle l’annihilerait. C’est pour cette raison que la Vérité ne peut être dévoilée à ceux qui veulent l’appréhender par le mental. Le Maître ne peut donc être compris. Il sera considéré de façon péjorative comme un  » illuminé « , un fou.

Pour celui qui rencontre le Maître principalement pour être écouté, reconnu, la Vérité ne peut non plus, lui être révélée. Car celui-là cherche un soutien, une attention, il a besoin d’être compris, reconnu. Il est en quête d’une oreille attentive, en fait c’est d’un ami qu’il a besoin. Mais le Maître ne peut être son ami. Car le Maître est l’ami de l’âme, de la conscience, mais pas de l’ego. Celui qui souhaite devenir l’ami du Maître fait fausse route, car c’est son ego qui le souhaite et l’ego est justement  » l’ennemi  » que le Maître devra vous aider à combattre. Si vous souhaitez devenir l’ami du Maître vous ne recevrez jamais la quintessence de son message. Ce n’est qu’à un disciple que le Maître peut transmettre son enseignement. Pas à un ami. Car le disciple deviendra un jour l’alter ego du Maître, son frère, sa sour. Quant à l’ami il restera tout au plus un ami.

A celui qui cherche le Maître dans le but d’une confrontation, afin de se prouver qu’il est son égal sur le chemin spirituel, la Vérité ne peut être révélée. Celui qui vient près du Maître pour se comparer à lui pourra en effet relever un certain nombre de similitudes. Il pourra même se découvrir sur beaucoup de sujets plus érudit que le Maître. Ce qui le confortera encore plus dans sa croyance qu’il n’y a pas de différence entre lui et le Maître. Cet égarement sera d’autant plus grand, qu’il sait qu’aucun Maître, aussi grand soit-il, n’est supérieur au plus humble des mortels. Il sait aussi que le vrai Maître n’est pas extérieur à lui, que le Maître est en lui. Que le Maître est lui !

Et tout cela est vrai. Cependant, ce qu’il oublie est essentiel. 
C’est qu’il n’est pas facile de révéler le Maître intérieur tout seul. Il est pratiquement toujours nécessaire d’avoir recours à l’aide d’un Maître extérieur pour y parvenir. Car lui sait comment briser notre coquille, notre ego, afin de libérer le Maître qui est en nous. Et celui qui approche le Maître dans un tel état d’esprit n’est pas muni d’une simple coquille mais d’une véritable carapace qu’il n’est pas facile de briser, d’autant si on souhaite le faire tout seul.

A celui qui vient aux pieds du Maître, c’est à dire pour l’écouter et apprendre en toute humilité, la Vérité sera dévoilée. Car celui-là, contrairement aux apparences n’est pas un naïf, il est au contraire sur le chemin de la sagesse. Faire preuve d’humilité est bien plus difficile que d’agir avec arrogance et prétention. Celui qui dépose son ego aux pieds du Maître, qui écoute le Maître avec le cour et qui au-delà de l’aspect humain arrive à percevoir le divin qui anime le Maître, celui-là arrivera à révéler un jour le divin qui est aussi en lui. L’enseignement spirituel se transmet de Maître à disciple depuis la nuit des temps. Parce que c’est la plus pure relation d’amour qui existe sur le plan humain. Elle est inconditionnelle, repose sur la foi et l’intelligence du cour, elle est la quintessence d’une relation fondée sur l’amour. Et ce n’est que dans un climat d’amour authentique que la Vérité se révèle.

Si on veut de tout son cour, de toute son âme, tendre vers la Vérité, élever sa conscience, alors immanquablement, la rencontre avec le Maître aura lieu un jour.

Pour autant la richesse de cette rencontre sera dépendante de notre état d’esprit à ce moment là.

La question qu’il faut donc se poser avant cette rencontre est : comment vais-je aborder le Maître ?

Avec l’assurance de mon ego ? Le rencontrer comme un ami ? Me comparer à lui ? Ou m’asseoir à ses pieds ?

Et pour ceux qui ont déjà fait cette rencontre, la question est : comment ai-je abordé le Maître ?

* Amédée

* Amédée enseigne l’art de guérir par la conscience. Après un parcours spirituel étonnant et une profonde transformation personnelle, il a manifesté ses facultés de clairvoyance et ses dons de guérison. Amédée anime des ateliers et des séminaires sur le thème de l’éveil de la conscience et a créé une association dont le but est d’aider celles et ceux qui le souhaitent sur le chemin de l’éveil.

LA THORIE DES 5 ELEMENTS

 

La théorie des Cinq Eléments constitue, avec la théorie du Yin et du Yang, la base même de la théorie médicale chinoise. 

L’expression « Cinq Eléments » est utilisée depuis longtemps par les Occidentaux qui pratiquent la médecine chinoise. Certains y voient une compréhension erronée du terme chinois Wu Xing qui s’est perpétuée à travers les âges. Wu signifie « cinq », et Xing signifie « mouvement », « processus », « aller », ou encore « conduite, comportement ». La plupart des auteurs considèrent donc que le terme Xing ne peut avoir la signification « d’élément », partie constitutive de la Nature, comme on l’entendait dans la philosophie de la Grèce antique.

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En réalité les éléments, tels qu’ils furent définis par les divers philosophes grecs tout a cours des siècles, n’ont pas toujours été considérés comme des constituants de base de la Nature, comme des « substances fondamentales inertes et immobiles ». Certains philosophes grecs les considéraient comme des caractéristiques dynamiques de la Nature, se rapprochant en cela des conceptions de la philosophie chinoise. Les philosophes grecs utilisèrent différents termes pour désigner les éléments, témoins du manque d’homogénéité dans la vision qu’ils en avaient. Empédocle les appelait « racines » (rhizomata), Platon les appelait « composantes simples » (stoicheia). Aristote donnait une définition plus dynamique des quatre éléments et les appelait « formes primaires » (prota somata). Il écrivait : « Le Feu et la Terre sont des contraires qui sont nés de l’opposition de leurs caractéristiques respectives, telles qu’elles sont révélées à nos sens : le Feu est chaud, la Terre est froide. 

En plus de cette opposition fondamentale entre le chaud et le froid, il en existe une autre, entre le sec et l’humide d’où les quatre combinaisons possibles chaud-sec (le Feu), chaud-humide (l’Air), froid-sec (la Terre), et froid-humide (I’Eau). Les éléments peuvent se combiner et même se transformer l’un en l’autre. Ainsi la Terre, qui est froide et sèche, peut engendrer l’Eau si l’humidité remplace la sécheresse ». Pour Aristote, les quatre éléments sont donc les quatre caractéristiques de base de tout phénomène naturel qui se ramène à la combinaison de quatre qualités fondamentales : chaud, froid, sec et humide. Comme on le comprend aisément d’après les lignes ci-dessus, les éléments aristotéliciens pouvaient se transformer l’un en l’autre et s’engendrer mutuellement. Cette interprétation est très proche de la conception chinoise qui considère les éléments comme des caractéristiques fondamentales de la Nature.

 

Aussi n’est-il pas entièrement juste d’affirmer que les Grecs ne voyaient dans les éléments que des constituants de base de la matière, des « briques » de l’édifice Nature. De plus, le terme « élément » n’a pas toujours ces connotations, si ce n’est dans l’acception qu’il prend en chimie moderne. 

Enfin, il n’est pas non plus tout à fait exact d’écrire que les Chinois ne concevaient pas les éléments comme des constituants de base de la Nature. Bien sûr, les éléments sont des caractéristiques fondamentales primaires et dynamiques de tout phénomène naturel, et de nombreuses affirmations le confirment, mais ils sont, en plus, des constituants de base de la Nature. Ainsi peut-on lire : « Lorsque le Qi des éléments se stabilise, les choses prennent une forme ». 

En conclusion, il n’y a pas de raison véritablement valable pour affirmer que le terme « élément » est une traduction inacceptable du mot chinois Xing. De plus, si l’on considère que cette traduction est universellement acceptée dans le monde de la médecine chinoise, la changer ne ferait que semer une confusion inutile. 

Les Cinq Eléments ne sont donc pas des constituants de base de la Nature, mais cinq processus fondamentaux, cinq caractéristiques, cinq phases d’un même cycle, ou cinq potentialités de changement inhérentes à tout phénomène. La théorie des Cinq Eléments n’a pas toujours été appliquée dans l’histoire de la médecine chinoise et sa popularité a connu des hauts et des bas tout a cours des siècles. Elle devint extrêmement populaire à l’époque des Royaumes Combattants et se vit appliquée à la médecine, à l’astrologie, aux sciences naturelles, au calendrier, à la musique et même à la politique. Sa popularité était telle qu’elle servait à classer pratiquement tous les phénomènes. 

Toutefois, des critiques se firent entendre dès le début du 1er siècle. Le grand philosophe sceptique Wang Chong (27-97 après J.C.) critique la théorie des Cinq Eléments, qu’il trouvait trop rigide pour permettre d’interpréter correctement tous les phénomènes naturels. Il disait : « Le coq est associé au Métal et le lièvre au Bois : si le Métal domine effectivement le Bois, pour quoi le coq ne dévore-t-il pas le lièvre ? ». 

A partir de la dynastie des Han, l’influence de la théorie des Cinq Eléments en médecine chinoise a commencé à décliner. Ainsi, le grand livre classique de médecine écrit sous la dynastie des Han par Zhang Zhong Jing, Traité des maladies dues au Froid, ne mentionne pas les Cinq Eléments. Ce n’est que sous la dynastie des Song (960- 1270) que la théorie des Cinq Eléments a connu un regain de popularité et a été appliquée de façon systématique en médecine chinoise, dans le diagnostic, la symptomatologie et le traitement. 

A partir de la dynastie des Ming, la théorie des Cinq Eléments a connu un nouveau déclin car la médecine chinoise était alors dominée par l’étude des maladies infectieuses dues à la Chaleur externe, pour lesquelles on préférait, pour le diagnostic et le traitement, utiliser l’identification des tableaux pathologiques selon les Quatre Couches ou les Trois Réchauffeurs.

Pour lire l’intégralité : http://lartetlavoie.free.fr/theorie_des_5_elements.pdf

En toute chose, reconnaître la danse du yin et du yang

 

« Le yin est ce qui a envie de devenir yang, et le yang, ce qui a envie de devenir yin », Cyrille Javary

Vivre le tao, c’est avoir conscience de ces deux énergies contraires, nées du vide primordial et qui se relaient sans cesse : le yang – qui correspond à la dureté, la masculinité, l’action, l’être, la lumière – succède au yin, qui incarne le féminin, la douceur, la passivité, les ténèbres, le non-être, la nuit. Dans toute situation, l’une de ces forces succédera à l’autre. Aussi, pour trouver l’harmonie, on recherchera sans cesse le point d’équilibre entre les deux. En cuisine, on élaborera des menus qui associent aliments yin (sucre, fruits, légumes verts, etc.) et yang (viande, œufs, fruits de mer, etc.). Dans la vie quotidienne, on alternera des temps de repos (yin) et d’action (yang), de retour à soi (yin) et d’extériorisation (yang). « Et le tao nous rappelle que se retirer, attitude très yin, peut aussi être une stratégie puissante, car c’est ce qui permet de restaurer l’énergie yang », affirme Cyrille Javary. Parfois donc, reculer, c’est progresser.

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S’accorder aux cycles

« Les quatre saisons changent et se transforment continuellement l’une en l’autre. C’est ainsi qu’elles peuvent accomplir la durée du temps » « Yi King », hexagramme 32

Toute chose vivante est soumise à des cycles de destruction et de régénération. Les événements n’échappent pas à cette loi de la mutation : chaque aventure de la vie a ses propres temps d’action et d’immobilisation. La thérapeute américaine Diane Dreher, auteur de The Tao of Womanhood (Quill, New York) affirme que « la sagesse, c’est de savoir reconnaître la fin d’un cycle, de ne pas se battre contre l’incontournable et de savoir quand bouger ». Dans la journée, par exemple, à quelle heure nous sentons-nous au top de notre énergie ? A quel moment décline-t-elle ? Selon Diane Dreher, nous sommes plongés dans la confusion quand nous avons négligé de repérer à quel moment de son cycle en est telle ou telle relation affective ou situation professionnelle qui nous pose problème. Le tao peut alors se faire réconfortant puisqu’il nous chuchote à l’oreille : « Il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est que tout change tout le temps. »

Résoudre les oppositions

« Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche », Anonyme

Pour nous cartésiens, qui pensons en termes de bien ou mal, noir ou blanc, le tao permet de délier les conflits cornéliens qui nous emprisonnent. « Le un se divise toujours en deux » : toute situation se déliera à un moment en une situation yin et une situation yang, rien dans la vie n’est univoque. Le tao nous propose donc de pratiquer la double vision. William Martin, auteur d’un bréviaire taoïste à l’usage des parents d’aujourd’hui (Parents’s Tao Te King – Marlowe and Company, New York), invite à prendre en compte cette dialectique des antagonismes dans l’éducation d’un enfant : « Si vous voulez que vos enfants soient généreux, vous devez d’abord les autoriser à être égoïstes. Si vous voulez qu’ils soient disciplinés, vous devez d’abord les laisser être spontanés. […] Une qualité ne peut être pleinement apprise sans la pleine compréhension de son opposé. »

Vivre l’acte sexuel comme un puissant échange énergétique

« Pendant l’amour, l’homme prend le yin qui lui manque et la femme, le yang dont elle a besoin », Gérard Edde

Aujourd’hui, le « tao sexuel » apparaît comme une invitation à l’extase perpétuelle. En réalité, si les ermites du VIe siècle avant J-C ont mis au point ces techniques sophistiquées d’union sexuelle – qu’ils pratiquaient avec des prostituées et suivant un calendrier très précis –, c’était avant tout pour purifier leur énergie vitale. Rien de romantique donc, dans cette pratique qui, comme le qi gong ou la méditation, a pour but essentiel de favoriser l’union avec le tao : « La maîtrise et la rigueur nécessaires aux amants étaient liées à leur manque de passion amoureuse », analyse Gérard Edde. L’acte sexuel est vécu comme un puissant moment d’échange énergétique, ayant à ce titre des répercussions sur toute la vie : « Lorsque votre énergie sexuelle circule librement dans tout le corps (et pas seulement dans les parties génitales), vous vous sentez plus élevé spirituellement et davantage connecté à vos impulsions », déclare Doctor Barefoot.

Apprendre à « nourrir la vie »

« Les hommes d’autrefois respiraient profondément jusqu’aux talons », Tchouang Tseu

Les premiers taoïstes, qui affirmaient leur désir d’atteindre l’immortalité, ont mis au point des centaines de techniques de régénération interne. Ces pratiques millénaires n’ont pas bougé d’un pouce. Vivre dans le tao, à notre époque, revient encore à prendre conscience de l’énergie vitale qui est en soi et à la faire fructifier grâce à ces techniques raffinées : taï-chi, qi gong (les « gymnastiques de santé »), massages taoïstes, médecine chinoise préventive, acupuncture, respiration énergétique, etc. Aujourd’hui, les cours permettant de s’initier fourmillent. Mais n’oublions pas le défi essentiel sur lequel elles ont été conçues : chacun doit savoir se régénérer, et devenir ainsi de plus en plus autonome. A chacun son tao, donc.

S’asseoir et oublier

« Le sage rejette toute influence et demeure centré » « Tao Te King », 12

L’un des écrivains taoïstes les plus créatifs, Doctor Barefoot, se définit comme un « guerrier spirituel » (Guerrier urbain, manuel de survie spirituelle – J’ai lu). Individualiste, il méprise la politique car il sait que le travail intérieur prime sur tout et que pour agir en accord avec le tao, il faut d’abord être à l’écoute de sa nature profonde. « N’oubliez jamais : tout ce que vous voyez à la télévision, tout ce que vous lisez sur le Net, dans la presse ou dans les livres, tout ce que vous entendez à la radio, tout (y compris mon guide) est la pensée d’un autre. » Pour lui comme pour les ermites du VIe siècle avant J-C, la sagesse vient de l’intuition intérieure. Pour contacter celle-ci, une seule voie : entrer dans le silence intérieur et méditer. « C’est la “voie de l’eau”, explique Gérard Edde. On ne médite pas pour gagner plus de sagesse ou de sérénité mais, au contraire, on s’assoit pour perdre chaque jour quelque chose : une idée erronée, un mauvais comportement, une émotion conflictuelle… et ainsi rejoindre l’unité primordiale. »

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Les leçons de vie du tao Si cette voie spirituelle séduit de plus en plus en Occident, c’est sans doute parce qu’elle répond avec simplicité et modernité à nos aspirations existentielles (…).

LA COMMUNICATION AVEC SON INCONSCIENT

 

Il y a quelques années, sans en avoir réellement conscience, j’étais devenue petit à petit SPECTATRICE plutôt qu’ ACTRICE de ma propre VIE où il ne se passait plus grand chose ! Je feignais d’ignorer mes DESIRS PROFONDS, donc je m’éloignais “gentiment mais sûrement” de ma voie. Heureusement un accident m’a remis Dieu Merci sur mon VRAI CHEMIN.

L’ACCIDENT ET LA RENAISSANCE

Celui ci est survenu le soir des treize ans de ma fille. Immobilisation complète, huit mois d’arrêt et surtout d’inquiétude quand à retrouver l’usage de la marche que j’ai retrouvé Dieu Merci ! Ensuite tout est allé très vite : licenciement, chomâge, deuil, séparation, déménagements. Excepté la naissance de mes enfants, j’ai vécu en l’espace de trois à quatre ans plus d’évènements forts qu’en 28 avec cette sensation de perdre tous mes répères ! Les livres de développement personnel ont été mes “béquilles” et grâce à eux, ainsi qu’ à la pratique de conseils et d’exercices que j’ai mis en place dans mon quotidien, j’ai commencé à RE-APPRENDRE A VIVRE.

Quand j’ai commencé à accepter l’idée que, ce que je considérais auparavant comme des problèmes était en fait des expériences de vie et que dans chacune d’ entre elles il y avait comme l’explique si bien Monsieur Deepack Chopra “des opportunités déguisées” ma vie a vraiment commencé à changer et c’est à ce moment que j’ai rencontré l’HYPNOSE.

 

piège

L’HYPNOSE ET LE CORPS

Ma rencontre avec l’HYPNOTHERAPIE a été une évidence. Au fur et à mesure de ma formation j’ai découvert des notions ESSENTIELLES quant à notre mode de fonctionnement CONSCIENT – INCONSCIENT, puis lors des premières séances avec mes patients, j’ai tout de suite réalisé le lien tellement fort entre NOTRE ESPRIT, NOTRE CORPS EMOTIONNEL et l’impact incroyable sur les REACTIONS CORPORELLES.

C’est alors que j’ai compris aussi qu’il me fallait “EXPLORER” ce GRAND INCONNU qu’était mon CORPS pour trouver une véritable VERITE THERAPEUTIQUE. Aujourd’hui, je sais que cet accident m’a aussi été envoyé pour me “remettre dans mon corps”. J’ai alors multiplié les stages, les livres, et surtout j’ai mis en application ce que je sentais être juste dans ma vie au quotidien. Je suis devenue une sorte de “LABORATOIRE AMBULANT” multipliant les rencontres, les expériences, en accueillant mes émotions du mieux que faire se peut, en faisant face à mes souffrances, à mes doutes, à mes peurs au lieu de les fuir, grâce aux OUTILS qui m’ont été enseignés et à ceux que j’ai CREES. Aujourd’hui, forte de cette expérience, j’anime des ateliers et des conférences pour aider des personnes à EVOLUER vers leur VERITABLE CHEMIN.

L’ HYPNOTHERAPIE EST UN MERVEILLEUX OUTIL NATUREL QUI PERMET DE RELIER LE CORPS ET L’ ESPRIT ET TROUVER CETTE DIMENSION HOLISTIQUE DE NOTRE ETRE.

LA COMMUNICATION AVEC SON INCONSCIENT

ALLER A LA RENCONTRE DE SES DESIRS PROFONDS ET DEVENIR L’ACTEUR PRINCIPAL DE SA VIE
Si ceux ci sont déjà conscients : comment mettre en pratique leur réalisation
S’ils sont inconscients : comment les rendre conscients pour ensuite mettre en pratique leur réalisation.
APPRENDRE A OBSERVER LA PEUR DE LA SOUFFRANCE QUI FAIT PARTIE DE L’EXPERIENCE HUMAINE POUR LA TRANSCENDER
La fuite est le moyen le plus souvent inconscient d’ “échapper” temporairement à la souffrance. Oser la démystifier, apprendre à la regarder en face pour mieux se libérer de ce “fantôme” qui nous empêche d’avancer.

On prendra les froids, les brûlures en face, on interdira les tiédeurs
Des alcools des fumées et des calmants cuirasses
Qui nous ont volé nos douleurs
La vérité nous fera plus peur
Oh Belle On Ira …. Jean Jacques Goldman

APPRENDRE A ACCUEILLIR ET A ACCEPTER SES EMOTIONS
Contacter via un état modifié de Conscience les émotions refoulées, enfouies dans les méandres de l’INCONSCIENT. ACCUEILLIR la COLERE, la TRISTESSE, la PEUR…pour les identifier grâce aux réactions du corps pour pouvoir mieux les laisser “fondre”ensuite.

APPRENDRE A SE DEBARASSER DES ANCIENS SCHEMAS CONSCIENTS OU INCONSCIENTS QUI EMPECHENT D’AVANCER. Pour établir une communication nouvelle avec son ETRE PROFOND, il faut d’abord “VIDER l’ANCIEN” pour l’EMPLIR de NOUVEAU à l’image d’une COUPE.

LA COMMUNICATION AVEC SON CORPS

COMMUNIQUER AVEC SES CENTRES ENERGETIQUES ET L’ENSEMBLE DE SON CORPS
pour nourrir, ancrer son corps et sentir l’énergie circuler librement
EVEILLER ET DEVELOPPER SES SENS ET SON INTUITION
SAVOURER LA JOIE D’HABITER SON CORPS ET LA JOIE DE VIVRE

J’utilise des techniques hypnotiques, des pratiques méditatives silencieuses et actives, des exercices d’activation et de guérison par l’énergie, la détente harmonique,le son, la danse, les couleurs.

Parmi les exercices, bon nombre d’entre eux peuvent être utilisés au quotidien. Ceci me tient à coeur car s’il est “nourrissant” d’effectuer un stage durant lequel on se sent “porté” par une énergie de groupe, il est essentiel de rapporter avec soi des “OUTILS SIMPLES” pour rendre agréable le retour chez soi et le chemin à venir….

LES LIEUX
Ceux ci se déroulent dans des lieux que j’AIME propices au RESSOURCEMENT, où l’on peut ressentir une belle ENERGIE VIBRATOIRE, dans une ambiance à la fois simple, vivante et chaleureuse.

EN TOURAINE
Au RIAD SAINT MICHEL 42 RUE ST MICHEL 37550 ST AVERTIN
AU CENTRE ACCORDANCE à CUSSAY en Indre et Loire à 3 H de Paris

AU MAROC
De nombreux voyages ont été au centre des apprentissages de ma nouvelle vie. Parmi mes coups de coeur , le MAROC avec son climat agréable, ses paysages d’une beauté époustouflante, ses couleurs et la magie de sa lumière, ses senteurs, sa proximité et sa douceur de vivre, est devenu pour moi une source de DEPAYSEMENT et de PARTAGE.

Aujourd’hui, après toutes ces années, le A est toujours ROSE et le I toujours BLEU ! Même si je ne puis renseigner mon enfant intérieur à ce sujet, je continue à chercher des réponses à cette question et à bien d’autres tout en sachant que la sagesse implique d’accepter le mystère de la vie… Comme l’a dit Robert Louis STEVENSON : “l’important ce n’est pas la destination mais le voyage”. Et c’est ce voyage que je souhaite partager : celui de transmettre avec plaisir le fruit de mes expériences !

JOCELYNE TESSIER LESAGE
Hypnotherapeute Energéticienne
www.voyagencouleur.com

Krishnamurti, la nature et la vie

 

Qu’est-ce que la nature pour notre sage ? Ne tombe-t-il pas dans les rets d’une idéologisation de la nature, si prégnante du Romantisme à l’Ecologisme, en particulier dans ce que l’on nomme aujourd’hui « l’écologie profonde » ?

La nature, en tant qu’être vivant, faisant partie du Grand Vivant, est d’abord ce qui s’oppose, instinctivement, aux engluements du passé et de la mémoire. Si l’instinct répète, il le fait dans une mouvance qui est toujours de l’ordre de la création universelle. L’être naturel ne construit pas de savoir sur les choses. Il ne s’empêtre pas dans des représentations qui l’éloigneraient du contact immédiat avec ce qui est, pour le meilleur ou pour le pire. Si le vautour attend encore avant de fondre sur le rat des champs qu’il observe, ce n’est pas par réflexion ni représentation imagée. Seul l’instinct lié au devenir même de la vie d’instant en instant, lui commande de ne rien faire. Une seconde après, il tombera soudainement sur sa proie innocente. Une minute plus tard, peut-être succombera-t-il lui-même sous les balles d’un chasseur illégitime ?

nature sauvage

Qu’est-ce que la nature ?

La nature fait partie de notre vie. Nous sommes issus de la graine et de la terre et nous faisons partie de tout cela mais nous oublions vite que nous sommes des animaux comme les autres. Pouvez-vous être sensible à cet arbre, le regarder, en voir la beauté, écouter le son qu’il produit, être sensible à la moindre petite plante, à la moindre mauvaise herbe, à cette vigne vierge qui monte le long du mur, aux jeux de lumière et d’ombre sur les feuilles ? Il faut être conscient de tout cela et éprouver un sentiment de communion avec la nature qui nous entoure. (1994, p.71)

L’homme ne sait contempler la nature parce qu’il projette sans cesse les images de sa détresse ou de sa volonté de maîtrise sur elle. Ses représentations embourbent la nature dans un calcul utilitaire et fonctionnel. La nature n’a aucun droit bien qu’elle soit l’expression du vivant. L’homme lui impose sa toute-puissance désastreuse. Il ne se contente pas de l’aménager (« l’aménagement du territoire » comme disent les technocrates), il la détruit systématiquement, au nom de la survie humaine (dans certaines régions sous-développées) ou au nom du profit de quelques-uns.

Pour cela il nous faut passer par la pensée, par l’image. Sans elles nous serions capables de nous rendre compte du mal que nous infligeons à la nature. Avec la pensée nous rationalisons nos comportements en les situant dans un « ordre des choses » que d’aucuns nomment le « réalisme » lorsqu’ils sont soumis au feu critique des poètes.

Lorsqu’on est capable de voir sans préjugés une image, quelle qu’elle soit, alors seulement peut-on entrer en contact direct avec ce que présente la vie. Tous nos rapports sont imaginaires, en ce sens qu’ils s’établissent sur des images que forme la pensée. (1994, p. 63).

Les images éliminent l’amour authentique et notre rage de tuer, de détruire, s’en donne à coeur joie. Saccager la nature devient un jeu non seulement d’enfant mais d’adulte. En juillet 1995, dans une province française assez sèche mais où l’on fabrique du vin de qualité, un inconnu n’a pas trouvé mieux que de gaspiller l’eau précieuse d’un vieux village en ouvrant les vannes d’un petit barrage. Ailleurs on jette allégrement le mazout des cuves de pétrolier dans les eaux du large à moins que l’on stocke des déchets nucléaires dans les fonds sous-marins ou dans des décharges proches de nappes phréatiques. Les êtres humains aiment tuer comme le remarque Krishnamurti.

Les être humains aiment tuer, soit les autres humains, soit les animaux qu’il s’agisse d’un daim des forêts aux grands yeux inoffensifs, ou d’un tigre venant d’attaquer le bétail. On écrase délibérément un serpent sur la route, on prend au piège les loups ou les coyotes. Des gens très bien vêtus et très gais s’en vont avec leurs précieux fusils tuer des oiseaux qui, l’instant d’avant, chantaient encore. Un jeune garçon tue un geai bleu caquetant avec un revolver à plomb et parmi ses aînés, nul n’a le moindre mot de pitié, et personne ne le gronde ; tous, au contraire, le félicitent d’être si fin tireur. (1994, p. 53)

Cette attitude est quasi permanente en Occident. Elle est acquise et développée par notre culture de domination et de compétition. Nous avons beaucoup à gagner dans la rencontre interculturelle à cet égard. L’Orient semble posséder une autre sagesse.

Pour l’Occidental, les animaux n’existent qu’en fonction de son estomac, ou en vue du plaisir de tuer, ou simplement pour la fourrure qu’ils procurent. Et à l’Oriental, on enseigne depuis des siècles, à travers des générations, de ne pas tuer, d’avoir pitié et compassion envers les animaux. (1994, p. 53)

Seul le poète peut nous questionner, du fond de notre propre culture, sur le mystère de l’assassinat d’une alouette en plein vol, comme l’écrit René Char : Fascinante, on la tue en l’émerveillant 

Et ce n’est peut-être pas pour rien que François d’Assise ou le poète O. de L. Milocz avaient l’écoute des oiseaux.

Quand apprendra-t-on à voir la grâce et la formidable puissance de la nature, par le biais de la multitude de ses créatures ?

Krishnamurti, un jour, à été touché par la puissance féline d’un tigre mangeur d’homme en Inde.

C’était un très grand animal, superbement strié. Ses yeux étincelaient dans la lumière des phares. Il s’approcha de la voiture en grondant et se glissa tout près de la main tendue, quand l’hôte dit : « Ne le touchez pas, il est trop dangereux, faites vite, il est plus rapide que votre main ». Mais l’on sentait cette énergie, cette vitalité de l’animal, une vraie dynamo. On ressentait à son passage une étrange attirance. Puis il disparut dans les bois (1994, p. 92).
 

Krishnamurti a eu envie de toucher, de caresser le merveilleux animal. Il n’avait aucune peur. Il était en communion parfaite avec cette masse vitale et odorante qui frôlait la voiture. Aurait-il été mordu si ses amis ne l’avaient pas préservé ? Nous ne le saurons jamais. Mais gageons que sans la peur de l’un la peur de l’autre a peu de chance de se développer. Krishnamurti était sans peur et plus encore, il était le tigre même. Comment le tigre aurait-il l’instinct de se dévorer lui-même ?
 René Barbier (université Paris 8)

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