Archives pour la catégorie chez la femme

Massage ou pratique spirituelle

 

Traditionnellement, le massage thaï n’a jamais été considéré comme une pratique spirituelle étroitement liée à l’enseignement bouddhiste. Le temple était le lieu où étaient dispensés et enseignés les massages ; encore actuellement, une des plus grandes écoles est le Wat Pho (wat = temple) à Bangkok (les salons de massage sont récents). Le nuad-bo-rarn («ancien massage» en thaïlandais) puise ses sources dans les traditions chinoises et indiennes. Si cette pratique est ancestrale en Thaïlande, elle reste inédite en France. A ne pas confondre avec le fameux body-body des quartiers chauds de Bangkok, sa technique repose sur une succession de pressions sur des points d’énergie (la digitopuncture), associés à des mobilisations articulaires et des étirements (stretching). Le nuad-bo-rarn fait partie du véritable art de vivre des Thaïs. En Thaïlande, il est pratiqué dans les centres médicaux, mais aussi au temple et dans le cadre familial. Se faire masser fait partie, depuis des siècles, du quotidien, favorisant ainsi une bonne circulation des énergies. Si les Thaïs désirent rendre leur corps sains et vigoureux, sensible et calme, c’est afin d’avoir un mental harmonieux, détendu et silencieux, de façon à libérer l’esprit. Recevoir le nuad-bo-rarn, c’est envisager le massage, non plus comme une pratique exceptionnelle mais comme un nouvel art de vivre contemporain, accessible à tous.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-image-feet-massage-image5761816

Comment se déroule une séance de massage ?


Un bon masseur commence par se recueillir afin d’être totalement concentré sur la personne ; l’acte de masser est une méditation ; le masseur œuvre avec une conscience, une attention et une concentration totales. Ceci n’est pas toujours facile ; mais tout un monde sépare un massage dispensé dans cet état d’esprit méditatif d’un «travail». Dans l’attitude méditative, le donneur développe sa sensibilité et sa disponibilité au receveur, en état de «bonté aimante», et il propose au receveur le meilleur pour ce dernier. Le receveur du nuad-bo-rarn est habillé de confortables vêtements de coton. Habitude asiatique, de peuples respectueux et pudiques ; respect du donneur pour le receveur, respect de l’autre, de sa peau, le vêtement protège physiquement le receveur (la séance est longue, le corps peut se …

Les femmes et les hommes ont un capital comportemental double, composé du principe masculin et du principe féminin. Carl Gustave Jung a défini à ce propos les notions de Logo et Eros qui correspondent aux principes masculin et féminin conscients et à Anima et Animus qui en sont les versants inconscients.

Les forces conscientes


 Le principe masculin est « logos ». Le logos est une aptitude à penser et à ordonnancer ; cela consiste à discriminer avec détachement les différents éléments d’une situation puis à les structurer pour en faire un assemblage rationnel. Le logos est organisateur du monde.

 Le principe féminin est « éros ». L’éros est une aptitude relationnelle ; cela consiste à faire naturellement des liens avec les éléments en présence, les entrelacer. Les situations sont prises dans leur globalité. Le propos est davantage de « faire avec » que de transformer.
L’observation nous montre cependant la plupart des hommes « frontalement » logos et la plupart des femmes « frontalement » éros ; cela ne veut pas dire que c’est exclusif. La pression sociale est forte et les hommes sont plus poussés vers le logos et les femmes vers l’éros.

Les forces inconscientes
Dans la perspective jungienne l’inconscient possède deux types de contenants :
 L’inconscient personnel qui se remplit avec les événements vécus par le sujet. Ce sont en général des émotions et des souvenirs trop forts que l’on ne peut pas garder au niveau de la conscience. Ils sont ainsi oubliés, déniés, refoulés.  L’inconscient collectif, qui ne correspond pas à un inconscient de groupe, mais à un réservoir personnel empreint, bien au-delà du sujet lui-même, des traces de l’histoire de l’humanité. Ces traces sont des énergies en potentiel qui peuvent se manifester à l’insu de la personne. Jung les a appelées « archétypes ».

Anima et Animus
La vie est faite de dualités. Les forces en présence se complètent ou s’opposent. Les éléments du conscient et de l’inconscient vont être soumis à ce mouvement de balancier. A un contenu conscient va correspondre un contenu inconscient en miroir. La psyché consciente masculine étant chargée de logos va avoir dans l’inconscient des forces à connotation d’éros. Ces forces vont s’exprimer en utilisant l’affect.

Extrait de la revue GénérationTao.com

La danse du masculin et du féminin dans l’intimité sacrée

 

Au départ, le concept d’intimité sacrée ne parle pas vraiment aux hommes qui souhaitent améliorer leur sexualité en participant au travail que je propose, soit au sein des stages pour couples, soit au sein des stages pour les hommes. Ce n’est pas les arguments qu’ils avancent lorsque nous parlons du pourquoi de leur démarche. Ils aimeraient surtout mieux comprendre leur partenaire pour qu’elle puisse avoir plus de désir pour eux et la rencontrer plus souvent. Ce sont majoritairement les femmes qui ont ce désir et qui initie la démarche d’une sexualité différente.

Les hommes se posent des questions très pragmatiques telles que :

Comment me sentir confiant dans la sexualité sans être pour autant dans la performance, et comment lâcher le mental ?

Comment combler ma partenaire ?

Comment m’y prendre avec ma partenaire quand hier elle était d’accord et aimait ma manière de faire et qu’aujourd’hui ça ne la branche plus ? Je ne sais pas ce qu’elle attend, il y a toujours quelque chose qui ne va pas pourtant je fais des efforts mais ça ne marche pas.

Je me sens bloqué parce que je ne sais pas comment m’y prendre pour aborder ma partenaire quand j’ai envie d’elle, sans la faire fuir ou qu’elle refuse la rencontre par manque d’envie. C’est souvent moi qui ai envie mais j’ai peur de me faire remballer et du coup je perds mes moyens.

Je ne comprends pas pourquoi elle me reproche de ne pas être présent dans la rencontre alors que je fais tout pour essayer de la satisfaire ?

Comment contrôler l’éjaculation pour faire durer la rencontre sans être dans la performance ?

Je me sens frustré dans la sexualité et je suis abonné à la pornographie mais ça ne me satisfait pas pour autant, et en plus, ça ne branche pas ma partenaire.

C’est parce qu’ils se sentent perdus, bloqués ou impuissants à satisfaire leur partenaire qu’ils acceptent de faire une démarche, tout en espérant qu’ils auront des outils à mettre en pratique rapidement et que le problème sera réglé. Même si la démarche ne leur parle pas trop parce qu’ils n’ont jamais expérimenté l’introspection, ou peu, ils veulent bien essayer de s’y prendre autrement. Mais c’est d’abord plus par curiosité qu’ils viennent au stage et parce que leur partenaire le leur demande, que pour explorer leur for intérieur.

Si les femmes se sentent relativement à l’aise avec leur monde intérieur, pour les hommes ce n’est pas forcément naturel car ce n’est pas leur monde. Tout en eux les pousse à l’extérieur et ils doivent donc explorer un domaine dans lequel ils ne sentent pas tous forcément à l’aise.

 3

La quête du masculin va permettre à l’homme d’investir son énergie masculine avec une nouvelle conscience. L’homme a besoin de proximité sexuelle pour s’ouvrir à son ressenti, pour sentir l’amour qu’il a pour sa partenaire, pour revenir dans son corps mais sa manière d’investir ce besoin le pousse encore à l’extérieur de lui car l’excitation sexuelle le piège dans les mêmes automatismes.

L’excitation est bienvenue car c’est le point de départ de l’activité sexuelle, elle alimente le désir, mais elle a besoin d’être canalisée d’une manière correcte sinon elle entraine l’homme (aussi bien que la femme d’ailleurs) dans les mêmes ornières parce qu’elle prend le dessus et ne sert plus vraiment l’amour, elle sert la recherche de satisfaction, ce qui n’est pas tout à fait la même cible. Même si elle soutient le désir sexuel, elle crée une forme d’agitation, elle alimente bien souvent le mental et un but à atteindre pour satisfaire la décharge orgastique, la recherche d’un plaisir conditionné par des mécanismes automatiques et quasiment toujours vécus sur le même mode. Ces automatismes servent tout d’abord la reproduction et deviennent routiniers et peu satisfaisants lorsque ce n’est plus la procréation qui est le moteur mais la rencontre.

C’est là que le tantra peut prendre le relai, c’est à dire, offrir d’autres apprentissages pour transformer les automatismes et faire durer le plaisir pour servir la rencontre de deux sexes, de deux coeurs et de deux âmes.

L’excitation prend sa source dans notre vitalité. Elle s’exprime comme une sorte d’étincelle qui voudrait se déployer dans la rencontre amoureuse plutôt que dans d’autres activités physiques. Cette étincelle doit être canalisée pour être transmutée en amour. Si l’homme ne s’emploie pas à transmuter cette énergie d’excitation, celle-ci va parfois jouer en sa défaveur car au fil du temps, si sa partenaire a moins de désir pour lui, c’est sans doute parce qu’elle se sent envahie par cette énergie d’excitation sexuelle alors qu’elle aspire à ressentir d’abord l’amour pour pouvoir s’ouvrir et accueillir son partenaire sexuellement. Sa porte d’entrée à elle c’est le coeur avant le sexe.

Tant que la femme ne se connait pas vraiment, elle est aussi piégée par l’énergie d’excitation. Pendant quelques temps elle va y répondre mentalement en acceptant la rencontre sexuelle telle que l’homme la propose, mais petit à petit, comme ce n’est pas son carburant, son corps et son sexe se ferment et son désir s’amenuise, sans qu’elle ne sache trop pourquoi. Lorsque les femmes entament une démarche de croissance personnelle, (elles sont nombreuses à le faire, beaucoup plus que les hommes) elles ont besoin de cohérence entre le corps, le coeur et l’esprit. Elles n’ont alors plus envie d’être l’objet du désir de l’homme pour se sentir aimées. Elles ont envie d’être aimée et de partager cette cohérence corps, coeur, esprit avec leur partenaire, y compris dans la sexualité. C’est pourquoi elles seront plus facilement initiatrices d’une démarche qui permette d’allier la sexualité et la spiritualité, l’être et le faire.

 2

Dans la démarche tantrique, l’homme apprend à se recentrer pour réunir le sexe et le coeur car pour lui se sont 2 mondes qui ne cohabitent pas. Il est souvent soit dans l’amour, soit dans le sexe, le tout dirigé par son mental. Ses organes génitaux étant à l’extérieur de lui, toute son énergie vitale le pousse à chercher de la satisfaction à l’extérieur de lui. Parfois c’est tellement extérieur que même son sexe peut lui sembler être un objet extérieur et déconnecté de l’ensemble du corps, ayant pour fonction de donner et recevoir du plaisir. Si son sexe est objectivé, il transpose également cette objectivation sur la femme et cette objectivation le maintient dans son mental.

En étant centré sur le plaisir de sa partenaire, il est heureux et va se sentir aimé et confiant au risque de s’oublier lui-même et de ne jamais être vraiment nourri au fond de son coeur. Il entre en relation intime avec un projet, un objectif à atteindre et se met souvent une pression pour que le but soit atteint avec satisfaction car ça le sécurise. L’excitation le centre principalement sur l’autre et l’entraine dans le FAIRE, avec des manières de faire qui ne sont pas suffisamment habitées, corps/sexe, coeur, âme. L’excitation sexuelle restant logée uniquement au niveau génital, elle est expulsée au dehors par l’éjaculation et son coeur n’est jamais vraiment touché. En aimant ce plaisir là, il alimente son mental et pense aimer sa partenaire qui lui procure ce plaisir là mais son être, son âme et son coeur restent au bord du chemin sans qu’il ne s’en rendre compte. La rencontre reste superficielle. Au final, cela ne satisfait pas pour autant sa partenaire qui l’attend aussi dans l’être. Pour lui, ÊTRE présent c’est FAIRE ce qu’il sait faire, en pensant bien faire et il ne comprend pas toujours ce qu’elle attend et lui reproche. Il n’a jamais eu le goût d’une communion plus profonde, même s’il y aspire.

Le tantra sert à déconditionner l’homme de ses croyances et de ses habitudes liées à l’excitation sexuelle pour petit à petit apprendre à raffiner cette sensation d’excitation, à l’utiliser pour prolonger la rencontre en étant plus détendu et ouvert plutôt que de se laisser happer par une course vers le pic orgastique en ligne droite. Bien souvent c’est son corps qui le pousse à faire ce chemin – problème d’érection, éjaculation trop rapide – panne de désir… indiquent que le mental ne soutient plus cette excitation et qu’il est temps de s’y prendre autrement. Il doit lâcher le connu et les automatismes qui ne fonctionnent plus pour aller à la rencontre de lui-même.

La difficulté de la femme est de réellement habiter son sexe pour en connaître le fonctionnement, en être la gardienne pour accueillir la puissance de l’homme en étant totalement aux commandes, maître à bord pour s’abandonner en toute confiance en se sentant en sécurité. Ses organes génitaux doivent être explorés, sentis, investis de l’intérieur, être habités de sa propre présence pour pouvoir y accueillir la présence de l’homme. Si elle n’habite pas totalement son vagin, lors de la pénétration, le pénis va investir un lieu vide, ce qui fera remonter l’homme dans sa tête. Si les deux partenaires sont alors chacun dans leur mental, il n’y a pas de rencontre profonde et satisfaisante, ils sont simplement confrontés à leur mental et à leurs frustrations.

1

Si la femme est d’abord dans son coeur, elle doit apprendre à investir son sexe avec amour en respectant son rythme, en étant à l’écoute de sensations pour guider son partenaire vers ce qui est bon pour elle, pour l’inviter dans son jardin.

L’homme est polarisé sur le sexe, la femme sur le coeur. La rencontre sexuelle doit servir à unir ces 2 polarités pour que la communion est lieu : comme-union du sexe, du coeur et de la conscience.

Le processus du tantra invite donc chacun des partenaires à habiter totalement leur corps et leur coeur en conscience, en étant à l’écoute des sensations, en respirant correctement pour que l’énergie sexuelle soit le lien entre ces 3 pôles et que la rencontre soit totale. Lorsque chacun est centré en soi, la danse peut avoir lieu. Les deux partenaires seront alors au service de cette danse et non pas uniquement centrés sur l’excitation et la course à l’orgasme.

L’intimité sexuelle prend ses racines dans notre inconscient. Si nous n’allons pas à la rencontre de qui nous sommes et de nos fonctionnements, comment peut-on prétendre rencontrer l’autre ? La sexualité consciente nous apprend à nous connaître, à grandir avec l’autre et à s’ouvrir à l’amour, un amour bien plus profond qui nous entraîne dans un frémissement intense et extatique qui nous ré-UNIFIE, nous fait nous sentir complet et plein. Le véritable amour entre un homme et une femme peut alors ouvrir le chemin de l’intimité et de la connexion à laquelle chacun aspire. Même si les hommes et les femmes fonctionnent différemment, ils ont en commun cette aspiration à être en connexion et à danser ensemble d’une manière fluide, naturelle et nourrissante… et ça s’apprend !

Stage d’été pour couples : grandir en amour avec le slow-sex du 23 au 30 juillet

Stage d’été pour les femmes du 16 au 23 juillet et cycle sur le féminin sacré dès l’automne

Stage réservé aux hommes : l’art d’être un bon amant du 11 au 13 novembre.

SOURCE www.espacetantrayoga.com

Une pensée tantra sur le thème du Lâcher prise : un exercice



Lâcher prise à quel propos ? Quoi lâcher ?
En tout cas, sûrement ne pas lâcher l’axe intérieur, le centre, encore moins le cœur ouvert.

Lâcher prise plutôt là où la personnalité filtre, interprète la réalité et réagit « sur automatique ». La réaction automatique signale le défi d’amour que la vie sourde à nos injonctions ou nos prières nous renvoie immanquablement malgré les visages différents. Défi sans lequel, croyons-nous, nous serions si heureux et qui justifie de nous séparer de ce qui l’éveille inconsciemment et est la blessure la plus intime d’amour. Nous nous séparons ainsi d’une partie de la réalité au nom de laquelle il nous paraît légitime d’accuser ou d’attaquer, de nous apitoyer ou de fuir. Défi d’amour et de conscience en nous-même qui perpétue un automatisme qui nous fait sortir de notre centre, de notre axe, de notre cœur.

 

évolution

Il est difficile, initiatique même, de lâcher prise précisément là où nous nous croyons impuissant et vulnérable face à la blessure intime d’amour.

Et pourtant ce à quoi l’on résiste persiste. Nous donnons inconsciemment de l’énergie à ce à quoi nous ne pouvons lâcher prise et auquel nous résistons. Et la vie conspire à nous ramener immanquablement le même défi.  » Surtout ne pense à un hippopotame » est le meilleur moyen de se trouver en plein troupeau.

Quelques pistes :

Déjà il nous faut intégrer qu’on ne peut lâcher que ce que l’on a profondément touché. Ainsi notre réflexe corporel est d’abord de tendre à fond un muscle pour de le sentir de se détendre finalement. On ne peut lâcher un automatisme qu’en l’ayant véritablement étreint. La vie nous invite donc à reconnaître, à poser notre conscience à la fois sans complaisance mais aussi avec douceur sur les automatismes qui filtrent notre relation à la vie, avant de pouvoir imaginer les lâcher. Le plus évident est dans notre relation à l’autre et la relation amoureuse est un miroir grossissant. 

Dans ma pratique avec les couples par exemple, une pratique de communication verbale est bien souvent un révélateur puissant des jeux automatiques de pouvoir. En prendre conscience avec tendresse, humour mais, sans complaisance est l’invitation et l’opportunité à prendre soin des aspects blessés et reconnaître et déployer les aspects niés, qui proviennent du travail non complété de l’enfance. Cela permet à chacun des deux de passer de « à cause de l’autre » à « grâce à toi ». Oui, l’autre n’est pas la cause de la blessure, il l’active simplement. Lorsque chacun prend responsabilité et soin pour lui-même grâce à la relation, c’est un moment unique et bouleversant de lâcher prise. Les deux se sont redressés en eux-mêmes et leurs deux cœurs fondent et s’unissent. Témoignons que tous ne sont pas engagés à le faire, même si tous au départ sont partants.

Dans ma pratique de groupe, les jeux de rôle avec des changements rapides de partenaires qui invitent sur une musique spécifique chacun à exprimer une polarité, révèlent bien des automatismes autour du comportement physique ou social. Certains se sentent obligés de séduire et ne peuvent s’empêcher de s’approcher physiquement, ou de feindre et de détourner le corps, le regard ou de jouer à l’enfant et d’afficher le bon garçon, la gentille fille ou de s’absenter intérieurement ou de se mettre dans un état défensif ou … Ceci quel que soit le (la) partenaire, ce qui est le propos de l’automatisme. Reconnaître cela est déjà fort courageux et confrontant. Il reste à prendre soin de l’aspect qui se met en avant pour protéger l’aspect plus douloureux.

Autoriser le lâcher prise demande au préalable d’accueillir véritablement la blessure intime dans un geste intérieur d’étreinte aimante et consciente et d’avoir accès à un chemin de guérison qui quelle que soit la technique ou l’école passe obligatoirement par la conscience et l’amour.

Là s’installe le véritable chemin initiatique, capable de nous permettre de nous redresser dans notre axe comme de faire fondre notre cœur dans une réalité plus vaste plus aimante, plus spontanée, plus consciente.

Dans la vie quotidienne, affective ou professionnelle, il est déterminant de reconnaître ses automatismes, cela permet de reprendre son pouvoir non plus sur l’autre ou contre l’autre mais le reprendre en soi. Il suffit parfois de se poser au cœur d’une seule pour avoir accès à tout un pan de soi-même et d’en prendre responsabilité et soin. Par exemple, le besoin de toujours en rajouter qui signale en amont la peur de ne pas être aimé simplement comme l’on est ou le besoin de toujours enjoliver la réalité qui signe le refus d’accueillir véritablement cette même réalité. Ou le fait de crisper inconsciemment les épaules face à l’autorité. Ou le besoin irrésistible d’ironiser dans un moment de vulnérabilité… Lâcher prise en ce lieu est un acte héroïque qui demande de prendre soin de l’aspect en amont et de s’ouvrir à une dimension plus large de la réalité que celle du gagnant et du perdant. Lâcher prise en ce lieu recentre, redresse l’axe et ouvre le cœur. C’est héroïque dans notre vision habituelle de la réalité.

Parmi les 112 pratiques du Vijñânabhaïrava tantra, (yoga non postural) lesquelles peuvent nous aider en ce lieu comme chemin de conscience et d’amour ?

« Au moment précis où tu as l’impulsion de faire quelque chose, arrête-toi. Alors n’étant plus dans l’élan qui précède ni dans celui qui suit, la réalisation s’épanouit avec intensité. »

Nous sommes là au cœur même du lâcher prise au cœur de l’automatisme. La réalisation dont il s’agit est bien sûr la réalisation intérieure. Tout est là, la situation qui active l’automatisme, la blessure d’amour qui cherche à se protéger par l’automatisme, la prise de conscience de l’automatisme qui procède d’un aspect plus vaste de soi, le choix de l’arrêter, l’intensité qui vibre de l’enjeu…Nous avons là un concentré de soi-même, d’où la possibilité de la réalisation.

« Regarde un objet puis, lentement, retire ton regard. Ensuite, retire ta pensée et deviens le réceptacle de la plénitude ineffable ».

Dans le même esprit, faire comme un zoom arrière sur l’objet ou la situation ou la relation. Prendre conscience que l’on peut apprendre à retirer sa pensée. C’est là que la véritable liberté se dévoile. Afin d’englober la totalité : soi, l’objet (appelé objet de conscience), la relation à l’objet dans la liberté. Plus nous  pratiquons cela au quotidien, plus cela devient accessible dans les situations confrontantes.

« L’attention fixée sur un seul objet, on pénètre tout objet. Qu’on se relâche alors dans la plénitude spatiale de son propre Soi ».

Cela fait suite à la précédente. Dans notre relation à un objet, nous avons accès à la totalité de notre relation au monde (on pénètre tout objet) et donc à la totalité de nous-même, à notre Soi. De même, en osant contempler un de nos automatismes, on accède à ce qui nous constitue, nos limites comme nous ressources.

« En état de désir extrême, de colère, d’avidité, d’égarement, d’orgueil ou d’envie, pénètre dans ton propre cœur et découvre l’apaisement sous-jacent à ces états. »

Bien des traditions jugent ou éludent les sentiments extrêmes, ce qui refoule ou nie la blessure d’amour qui en est à l’origine. Le tantra invite au contraire d’expérimenter en simultané le cœur.
Quand la blessure et l’amour se vivent ensemble, la paix s’installe avec le lâcher prise.

 1995-2016 Tantra Diane Bellego 

« Vivre au Féminin » son Tao

 

Article 2006

 Vivre au féminin nous invite à mettre en pratique les valeurs du Féminin, lesquelles sont dénaturées par principe au cours d’une ère patriarcale. Vu l’état de la Terre et des sociétés, nous savons plus ou moins consciemment que nous sommes au moment clef où il nous faut réconcilier et équilibrer harmonieusement les valeurs masculines et féminines. Opposer les unes aux autres est la définition même de la dualité qui produit inexorablement la suprématie de l’une sur l’autre. La proposition est donc de les équilibrer sans juger ni l’une ni l’autre. C’est aussi la vision tantrique à travers les pratiques du Vijñânabhaïrava tantra.

Ce qu’est en vérité le Féminin demande de plonger dans la nature humaine et universelle (à paraître Masculin Féminin : l’Odyssée des Héros d’Aujourd’hui chez Tredaniel), néanmoins voici quelques pistes pour « Vivre au Féminin » que nous soyons homme ou femme.

000044-1

Le Féminin est relié en particulier au mouvement d’intériorisation, telle l’étreinte qui ramène au cœur. Vivre au féminin nous invite à revenir au cœur de nous-même, dans une écoute intime du cœur de nous-même. Vivre au masculin nous incite au contraire à chercher à l’extérieur la réponse à nos questions dans une quête de résultat, donc de performance au déni de l’intimité et de la sagesse intérieure. Le Féminin est relié à la Terre, donc à notre corps, ainsi qu’à à la dimension énergie de la vie, donc aux émotions (l’énergie en action = é-motion).

Vivre au féminin nous demande de retrouver l’intimité avec notre corps, non plus dans une performance sportive, mais dans une écoute fine. Le corps nous informe et porte une sagesse profonde.

Sagesse du corps : 
Nous pouvons engager avec notre corps un dialogue, lui demander un code de communication, comment nous dit-il oui et non. Ainsi la kinésiologie a développé cette forme d’écoute en posant des questions au corps, mais là nous avons besoin de quelqu’un d’extérieur. Ici nous ne dépendons que de nous-même. Chaque jour, nous pouvons nous intérioriser en posant à notre corps des questions qui le concernent. Par exemple, l’alimentation : est-il approprié de manger ceci, d’acheter cet aliment? A-t-il besoin d’un massage? De sortir dans la nature? De respirer amplement ? De bouger? De faire de l’exercice? De danser? A-t-il envie de telle ou telle danse? 

Les questions sont infinies et nous amènent à reprendre notre pouvoir en écoutant la sagesse intérieure, ce qui est une profonde valeur du Féminin. Ce dialogue va refléter bien sûr les étapes de maturité de la rencontre intérieure avec les doutes mais aussi la personnalité qui cherche à manipuler. Par exemple, « OK pas de sucre, mais la confiture ce n’est pas vraiment du sucre… » Il est illusoire de demander au corps si nous allons gagner au gros lot ou s’il est juste de changer de boulot, trop de facteurs interfèrent.

Dans nombre de mes stages, ce dialogue est instauré chaque matin. Il pose bien sûr plus de difficulté à ceux qui ont dû se couper de leur ressenti enfant pour se créer une forme de carapace anesthésiante, ainsi qu’à ceux qui ont compensé par une forme d’hypertrophie mentale l’impuissance à prendre soin de leur blessure intime d’amour. Cet exercice les rend fous et en même temps, il est un chemin simple et puissant de retrouvailles.

« Lorsque tu as inspiré ou expiré complètement et que le mouvement s’arrête de lui-même, dans cette pause universelle et paisible la notion du « moi » disparaît et la Shakti se révèle. »

La Shakti est le Féminin, ici intuition autant qu’énergie.

« Vivre au Féminin », que nous soyons homme ou femme, invite d’accueillir dans son cœur ce que nous avons l’habitude d’exclure. Ceci est différent de se mettre en pâture, différent de la pitié ou du réflexe de sauver l’autre. C’est un état intérieur d’accueil. Cet état peut passer par un geste concret mais pas nécessairement, car le Féminin est au concret ce que le masculin est à l’abstrait.

Par exemple, chaque jour dans la rue quelques instants, accueillir dans son cœur quelqu’un que d’habitude nous exclurions de notre cœur, parce que son indignité nous est insupportable ou sa mendicité ou parce qu’il nous fait peur ou nous provoque… Le champ est vaste. Quelques instants, accueillir dans son cœur. Accueillir. Nul besoin d’un geste particulier, même si un geste ou un simple regard peut ouvrir sur l’infini. Un état intérieur d’accueil.

« Libère-toi de la haine comme de l’attachement. Alors ne connaissant ni répulsion ni lien, glisse-toi dans le divin en ton propre cœur. »

1995-2016 Tantra Diane Bellego 

VIVRE TAO au Féminin

tao-femme

La vie des femmes d’aujourd’hui est pleine de paradoxes. On attend d’elles qu’elles soient à la fois belles et fortes, comme un tissu précieux de broderie chinoise dont les fils de soie brillant s’enchevêtrent pour former des motifs complexes et délicats. Sollicitées de toutes parts, nous nous retrouvons souvent écartelées entre les deux pôles de la vie, rattrapées par la vie active tout en nous languissant d’une vie plus contemplative…

…Nous sommes aujourd’hui plus que les filles de nos mères. Les images traditionnellement associées à la féminité nous vont comme des vêtements mal ajustés. Mais les attentes du monde contemporain sont tout aussi inconfortables. Tant que nous continuerons à nous chercher à nous conformer à des normes imposées par l’extérieur nous ne trouverons jamais notre bonheur… C’est en étant en accord avec notre propre nature que nous atteindrons la plénitude…

… Nous sommes plus que les fonctions que nous occupons : plus qu’une mère, une fille, une sœur, une étudiante, une petite amie, une épouse, une employée ou une grand-mère. De tels rôles sont statiques et réducteurs. Comme la palette d’un peintre, la vie d’une femme est une harmonie subtile de nombreuses couleurs, dégradés d’ombre et de lumière, aussi variée que les motifs d’un paysage vivant….

… Les relations et l’interdépendance ont toujours été au cœur de l’univers féminin alors que les hommes privilégiaient le pouvoir et les principes abstraits. La place centrale occupée par les relations et le dévouement aux autres a mis les femmes en position de faiblesse chronique en tant qu’individus tout en étant un atout essentiel pour la communauté. A l’extrême, cette caractéristique produit des femmes prêtes à se sacrifier et à ne jamais se soucier d’elles-mêmes. Si prendre soin des autres est essentiel à la vie, le perpétuel sacrifice de soi peut devenir pathogène et autodestructeur. Les femmes d’aujourd’hui sont partagées entre des besoins opposées : veiller au bien-être de leur entourage et s’affirmer elles-mêmes.

Le Tao propose une grille de lecture dynamique et harmonieuse qui dépeint la nature –y compris humaine – comme formée de deux énergies complémentaires : d’un côté, la paix et la compassion du yin et de l’autre la force et l’assurance du yang…

Extrait du Livre « Le Tao de la femme » de Diane Dreher sur le blog de Francesca http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/ – Edition Petite bibliothèque Payot …

Le TAO énergétique de la FEMME

tao de la femme

Tout homme qui s’unit corporellement avec une femme éprouve d’abord du plaisir et ensuite de l’amertume : lorsque la semence est écoulée, le corps est las et l’esprit abattu. Il en est tout autrement quand l’adepte cause la réunion de l’esprit et de l’énergie… » Serait-ce possible alors ? Ce graal dont parle le fameux Mystère de la fleur d’or, traité alchimique chinois taoïste, est-il à notre portée ? La voie taoïste peut-elle nous élever au-delà de la sexualité ordinaire et même libérer en nous une énergie insoupçonnée ? Visite guidée au cœur du sexe sacré.

Pour qui, pourquoi ? Dans la réalité, et peut-être contrairement à ce qu’on pourrait penser, la sexualité à visée énergétique va toucher plutôt ceux qui ont une sexualité épanouie ou satisfaisante au sens entendu de la sexologie occidentale. C’est- à-dire pas ou peu de tabous, du désir qui fonctionne bien, un plaisir qui vient bien et des orgasmes très honorables. Alors pourquoi chercher plus loin ? Pressentirait-on qu’il y a du sacré et du divin qui se nichent derrière le plaisir ? Qu’on aurait entrevus, mais loupés dans le feu de l’action…

Est-ce cela, cette sensation de vide, d’absence, d’illusion brûlée qui rend l’homme si triste après l’amour, même quand il y a de l’amour. Et la femme est-elle simplement blessée de voir son homme si triste ? Peut-être, c’est ce qui semble se dégager des témoignages qui nous disent tous que lorsque faire l’amour devient moins mécanique et sportif, que lorsqu’on s’implique dans une démarche énergétique incluant la sexualité, l’orgasme devient finalement très accessoire, tant ce que l’on ressent remplie et fait vibrer autrement.

Dans la pratique du yang sheng, c’est-à-dire des méthodes chinoises de prévention, il y a de nombreux conseils (plantes, hygiène de vie, alimentation, pratiques sexuelles…) pour aller dans ce que les taoïstes appellent « aller dans le sens du courant », c’est-à-dire tous actes de la vie qui sont porteurs de santé, de bien-être, de régénération. Par exemple, au moment de l’acte sexuel, il est très favorable de pratiquer des pénétrations lentes, tranquilles, pour faire durer au maximum le rapport. Un rapport long et doux, renforce les deux partenaires, mais surtout la femme. En outre, l’homme a intérêt à préserver le jing, c’est-à-dire à retenir son éjaculation. Il ne s’agit pas de l’interdire forcément, mais en tout cas de l’éviter le plus souvent possible, d’autant plus qu’on avance en âge. Si on y arrive, cela va donner de l’énergie, de la force à l’homme qui le pratique. Cela n’empêche pas l’orgasme, ni le plaisir. Il y a ignorance sur le sujet, on peut dissocier les deux. Ce qui est important, pour l’homme comme pour la femme, c’est que le plaisir au sens large soit présent, qu’il n’y ait pas de frustration.

 

1234

Des petits sous, toujours d... |
Collectif ICI Ensemble |
Vivrecolo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demediatisation
| Quality blog
| Conseilfemmes