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le Tantra et Tao

 

L’Inde et le Tibet ont mis au point des techniques sexuelles appelées Tantra. L’Occident s’est intéressé ces dernières années au Tantra dans la recherche d’intégration des impulsions sexuelles dans leur développement spirituel. En Chine, le Tao a élaboré des pratiques sexuelles pour sauvegarder la vie, la santé, la longévité et atteindre l’immortalité. Les principes du Tantra et du Taoïsme sont en plusieurs points identiques. Ils cherchent à réunir les contraires : l’homme et la femme, à vivre les expériences de la vie incluant la sexualité comme point de départ vers la spiritualité et comme point final vers la vérité.

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La voie taoïste et la voie tantrique sont différentes dans leur langage, leur symbolique et leurs méthodes et pratiques pour accomplir l’union du corps, du mental et de l’esprit. Les deux voies considèrent la maîtrise de la sexualité comme moyen essentiel pour atteindre l’illumination dans le corps. Dans les deux méthodes, la conservation de la semence (sperme) est considéré bénéfique pour la vie.

Ce qui distingue le Tantra du Tao serait plutôt le discours complexe du bouddhisme tantrique tibétain par rapport à la simplicité du discours taoïste. Un médecin, spécialiste occidental du bouddhisme, Keith Dowman explique bien cette complexité : « Retirez au yoga tantrique sa terminologie mystérieuse et il ne reste plus qu’une technique de méditation. Stimulez le désir (sexuel), puis faites en l’objet d’une méditation et il deviendra conscience – un domaine de vacuité et de béatitude. » Un taoïste dit la même chose, mais différemment : « En chaque instant, il y a seulement la vacuité du yin recevant l’ensemble du yang », c’est le mariage éternel de l’homme et de la femme, de l’esprit et de la matière, du ciel et de la terre.

On pourrait dire que le Tantra est destiné à ceux qui sont fascinés ou attirés par les archétypes religieux et les panthéons d’êtres divins : les dieux, les déesses, les bodhisattvas et les démons et leurs rituels secrets très élaborés, leurs initiations, leurs invocations faisant usage de Mantras complexes, leurs vénérations aux maîtres, aux images et aux statues. Ceux qui ont la patience de suivre ce chemin complexe et rigoureux, sans tomber dans la croyance ou la foi de la religion, et de suivre un lama ou un gourou qui a compris la vraie pratique ésotérique pourront réussir.

Pour la voie Tantrique intérieure, la semence ou le sperme est d’une grande importance, selon Dowman :

« La semence raffinée dans le centre du cœur répand la conscience dans le corps. La perte de semence par quelques moyens que ce soit provoque une réduction de la durée totale de la vie, et un teint pâle…La perte de la semence est comparé au meurtre de Bouddha… Après l’initiation, l’intensité du désir est essentielle pour forcer la Bodicitta (essence séminale) à monter le long du nerf central (de la colonne vertébrale); non seulement le désir est diminuée par l’orgasme, mais la volonté de trouver l’illumination est aussi temporairement perdue. »

Ceci est en accord avec la rétention de la semence, laquelle est suivie de son transfert à un niveau supérieur dans le Tao. Pour la voie taoïste, le sperme (Jing ou essence vitale) est conservé et utilisé pour être transformé en énergie (Qi) et raffiné en esprit (Shen). La montée de l’énergie sexuelle se fait par le canal d’énergie du dos (Du Mai) qui comporte des points de raffinage, pour revenir à l’avant dans le canal (Ren Mai), cette réunion en boucle appelé Orbite Microcosmique régénère les centres supérieurs du cerveau en activant le point Paé Roe (Cent Réunions). Lorsque ce point est chargé d’énergie celle-ci se répand dans les cent canaux d’énergie et aide à guérir les « cent maladies ».

Maître Mantak Chia raconte son expérience du bouddhisme et du taoïsme ainsi : « J’ai moi-même été élevé près d’un temple bouddhique en Thaïlande et j’ai fréquenté les moines dès mon enfance. J’ai constaté plus tard que les rituels extérieurs n’étaient pas aussi efficaces que les méthodes internes que j’ai appris avec les maîtres taoïstes. »

Dans le bouddhisme, les rituels extérieurs sont souvent un mélange de culture locale et d’ésotérisme qui nous amènent sur le chemin extérieur des imageries archaïques des déités religieuses et des états d’esprit complexes difficilement traduisibles du sanskrit ou du tibétain.

Les pratiques ésotériques taoïstes n’ont pas été ensevelies dans des rituels, des cérémonies, des vénérations à des maîtres ou perdues dans des doctrines religieuses changeantes. Les pratiques taoïstes sont longtemps restées secrètes et transmises oralement de Maître à disciple (voie Nei ou interne) pendant plusieurs millions d’années. Elles furent mises par écrit vers le 2è siècle après J.-C. sous la dynastie des Han, sous des formes ésotériques et des images poétiques pour conserver intègre les pratiques de méditation et empêcher les non-initiés et les immoraux de les utiliser.

Même si la diffusion du taoïsme a aussi été ralentie par des difficultés de traduction du chinois vers l’anglais ou le français, cette connaissance est surtout orientée vers les archétypes de la nature, des rythmes, des transformations synthétisés dans les symboles Bois, Feu, Terre, Métal et Eau exprimés dans les saisons printemps, été, fin de l’été, automne, hiver et condensés dans le yin et yang. Ce modèle théorique a été véhiculé en Occident par les jésuites, et a continué à être développé par l’acupuncture, l’herboristerie, le Taï Chi et a été accepté bien avant la venue des maîtres taoïstes. Ils contribuèrent à la conservation du côté pratique des enseignements spirituels en utilisant le Chi (Qi) pour soigner le corps, le mental et l’esprit. Le quart de la population mondiale est formé de Chinois et depuis longtemps la civilisation occidentale gravite autour de la civilisation chinoise, si bien que les systèmes théoriques à la base de l’enseignement taoïste sont bien connus à travers le monde.

Les vraies pratiques taoïstes sont fort simples à comprendre, et les textes contiennent principalement des exposés pour les pratiques. Les anciens maîtres taoïstes considéraient la nature comme leur professeur et ils l’observaient dans toutes ses dimensions : Ciel-Terre-Homme pour en observer les mouvements et en conserver l’équilibre. Les sages observaient l’équilibre des forces de la nature et trouvaient la même harmonie en eux-mêmes. La vie est simple et naturelle dans cette manière de voir les choses. Point n’est besoin d’images culturelles étrangères ni de concepts religieux pour éclairer la vision naturelle et harmonieuse du Tao. Il n’y a qu’à observer la nature qui se manifeste dans les cinq éléments, l’Eau et le Feu, le Yin et le Yang qui servent à mieux comprendre l’humain.

Pour atteindre l’équilibre sexuel, il s’agit d’observer que la femme est Eau car elle génère l’énergie Yin froide et qu’elle a le pouvoir de réguler l’homme qui est Feu car il génère l’énergie Yang chaude.

À un niveau plus profond, on peut observer que l’homme non-stimulé sexuellement est Yin profondément (Eau ou sperme) même s’il est Yang (Feu) à l’extérieur, mais lorsqu’il est stimulé sexuellement, près de l’orgasme, il se transforme en Yang de Yang ou en Feu. Tandis que la femme non-stimulée sexuellement est Yang profondément (Feu ou ovules) même si elle est Yin (Eau) à l’extérieur, mais lorsqu’elle est stimulée sexuellement, en état d’orgasme, son énergie se transforme en Yin de Yin ou en Eau. La force d’attraction et la recherche de l’autre pour s’harmoniser et s’équilibrer découle de ces deux polarités Yin /Yang.

À un niveau de conscience encore plus profond, on peut observer que l’homme possède en son corps à la fois l’Eau et le Feu et qu’ainsi il peut réaliser un équilibre interne parfait en harmonisant son Feu (Cœur-Esprit) avec son sperme (Eau- sexe). Et que la femme possède aussi l’Eau (énergie des ovules stimulée sexuellement) et le Feu (Cœur-esprit).

Il devient facile pour l’homme d’utiliser ces symboles Eau et Feu ou Yin et Yang lorsqu’il connaît les détails spécifiques des pratiques suivantes :- retenir la semence; – déplacer les énergies sexuelles dans les canaux d’énergie ; -comment échanger ces énergies avec une femme tout en conservant son pouvoir. Il devient plus régénérant et guérissant pour la femme lorsqu’elle sait : -arrêter les menstruations en recyclant les ovules ;
– déplacer les énergies sexuelles dans les canaux d’énergie ; -comment échanger ces énergies avec un homme.

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Le but du Tao sexuel est la jouissance et la santé de la femme et la vitalité de l’homme sans perte.

Et que faire avec l’énergie sexuelle des partenaires de même sexe? 

Dans le Tao, il n’y a pas de jugement par rapport aux homosexuels. Mais le but du Tao est toujours d’atteindre l’équilibre des énergies, ni trop Yin ni trop Yang. Il est facile de constater que deux hommes en relation sexuelle provoque une sur activation du Feu (Yang) et que le fait pour un homme d’être seul peut provoquer le même phénomène. D’où le principe à respecter dans le Tao est de rafraîchir le Yang masculin soit: – en pratiquant la méditation des six sons de la santé, – en absorbant le Yin (froid) de la terre et l’énergie froide de la lune, – en mangeant végétarien pour compenser l’absence du féminin Yin. Ces pratiques vont servir à rafraîchir les organes internes qui vont à leur tour permettre de transférer une énergie plus Yin (fraîche) dans la zone sexuelle et apaiser le désir exacerbé par le Feu (Yang).

Deux femmes en relation sexuelle ou une femme sans partenaire sexuel masculin génèrent plus d’énergie Yin (froide) ce qui peut aller jusqu’à provoquer la stagnation de l’énergie et provoquer un amas de Yin (gras, kyste, lenteur, fatigue..). Pour aider à contrebalancer ces énergies Yin en excès, le Tao suggère des pratiques pour stimuler et absorber le Yang (Feu), par exemple – absorber le Yang solaire, – stimuler la montée de Yang dans la méditation, -absorber l’énergie céleste (Yang), -manger des aliments Yang pour compenser l’absence du masculin Yang (chaud).

© 2007 Nicole Tremblay

Le voyage est différent pour chaque personne

 

L’acte sexuel n’est pas un acte neutre, il est toujours issu d’une émotion et il en génère forcément d’autres. Dire que le plaisir est quelque chose d’égoïste qui n’est vécu qu’avec soi6même et pour soi-même, est très réducteur. Il existe toujours un niveau subtil où l’inconscient agit, où on est connecté à son énergie et aux énergies environnantes.

 le voyage est différent

Les hommes et les femmes qui, tout de suite après l’acte sexuel, se lèvent, bougent, prennent une cigarette, parlent d’autre chose, fuient une peur, un sentiment de danger. S’il y avait de l’échange, de la tendresse, de l’abandon, ils pourraient arriver à un autre endroit, plus méditatif, plus serein. 

Toutes les méditations dynamiques d’Osho, visent à arriver à cet espace-là. C’est pour cela qu’on appelle le Tantra le Chemin des courageux, la Voie du Diamant qui demandent clarté et transparence. Le but suprême du Tantra est de permettre à l’homme et à la femme de comprendre quel est le sens de la vie mais aussi le sens de SA vie. C’est une invitation à plonger profond dans des territoires jusque-là perçus comme menaçants, pour trouver nos ressources à l’intérieur de nous-mêmes. 

La majorité des participants viennent parce qu’ils sont, soit en souffrance profonde soit désenchantés par leur sexualité : «Je ne veux plus de ma solitude; Je ne sais pas rentrer en contact avec les autres; Je me sens maladroit(e), voire en danger quand la relation devient charnelle; Je vieillis, j’ai envie de retrouver du goût à la vie; Je suis coincé(e)». 

Or j’ai à cœur de penser que personne n’est «coincé(e)». Nous sommes tous porteurs d’une histoire truffée de tabous et d’interdits que l’on a intégrés; Cette histoire va influencer notre relation à la sexualité. J’aime me souvenir de ce que disait Philippe Lévy, un de mes enseignants  malheureusement décédé: « la forme, l’expression que prend notre sexualité, est le reflet de nos traumatismes». 

Celui ou celle qui regarde ce qui lui donne de l’énergie, de la joie, de la liberté, de l’audace, dans cet espace de rencontre, va faire resurgir des mémoires sombres d’enfant innocent ou même de plus loin:« tiens-toi droit(e), bouge pas, sois sage, t’es sale, attention je suis en danger parce que l’autre me regarde, je ne sais pas ce qu’il/elle veut de moi qui ne suis qu’une petite fille, un petit garçon…».

Alors, qui est «coincé»?

 Effet miroir

En Occident, on pense que l’orgasme en tant que tel est l’objectif principal et unique et qu’il est important de jouir ensemble. Non, la rencontre entre deux êtres est beaucoup plus subtile que cela. Certes, la libération d’énergie de l’orgasme irradie comme un soleil et, si elle arrive, c’est un moment très important de la rencontre amoureuse. Mais elle peut aussi être purement de la pulsion sexuelle, il subsistera toujours une forme d’amour autrement on ne se rencontre pas. Au risque d’en choquer certains, quand on va voir une prostituée et qu’on paie, l’argent matérialise une émotion, reconnue ou non. 

Je lie les deux approches de la médecine Amérindienne et Ayurvédique qui, toutes les deux rassemblent les éléments terrestres et notre humanité, on parle bien de «nature» humaine: la terre est notre chair, l’eau, tous nos liquides mais aussi les émotions, le feu, notre pulsion de vie, l’air, notre souffle et l’éther, est le fruit de nos pensées. En calmant les frustrations,  en revenant à nous dans un grand Tout, nous n’avons plus envie de faire la guerre, nous devenons joyeux et créatifs.

Pour les Amérindiens, il existe autant de sortes d’orgasmes que d’étoiles dans le ciel. Un beau programme, une belle invitation de vie. 

Pour les Amérindiens, il existe autant de sortes d’orgasmes que d’étoiles dans le ciel.

Tout mon travail consiste à faire prendre conscience aux gens des milles et une manières d’allumer leur feu et de le partager avec celui des autres. Sans aucun jugement mais avec le cadre précis du respect de soi-même et de l’autre. 

Pouvoir énoncer devant un groupe bienveillant nos traumatismes, pleurer ou crier nos peurs enfouies, pour au final se voir accepter et aimer tel qu’on est, est un processus guérisseur. Nous pouvons enfin nous aimer comme nous sommes vraiment et pas ce qu’on a voulu que nous soyons ou ce que nous voudrions être. S’ensuivront alors la clarté, le discernement, l’empathie, petite sœur de la compassion, le début du pardon. La rencontre prend une dimension exponentielle. 

Le drame de l’influence de la pornographie est qu’en faisant appel à des supports extérieurs, elle nous propulse en dehors de nous. Le voyage ne sera pas le même qu’une rencontre où on se laisse touché(e), bouleversé(e), que ce soit face aux merveilles de notre propre corps, pourtant si mal-aimé, soit par le regard de l’autre, qui nous voit vraiment sans nous utiliser. En apprenant l’art de la caresse, on ne peut plus penser: «j’ai des rides, j’ai les seins qui tombent, je ne suis pas désirable, je ne peux plus avoir d’érection…».Ou penser cela de l’autre. On ne perçoit que la tendresse, la délicatesse, la gratitude, l’Amour. 

Après, que ce soit des orgasmes du premier chakra, à l’Occidental, ou de n’importe quel autre chakra, l’important c’est : qu’est-ce qui nous rend heureux, créatif ? 

Si des orgasmes du premier chakra nous rendent joyeux, bienveillants et que notre entourage en bénéficie pourquoi voudrait-on avoir des orgasmes du 7ème chakra? 

C’est de l’ego spirituel qui, je le constate malheureusement, est en train de se développer à grande vitesse. Pour moi tout est dans l’intention pas dans le faire: qu’est-ce que cette démarche révèle de nous? Est-ce que nous devenons quelqu’un d’accessible, ouvert, aimant? Est-ce que nous apprenons à être plus respectueux, sans jugement et bienveillant? 

Cela ne signifie pas que l’on ferme les portes pour ne pas ressentir ou que l’on s’anesthésie sous prétexte de devenir un saint. Mais d’une façon naturelle et simple, nous devenons beaux de l’intérieur car nous nous sommes trouvé(e)s. Là encore, je relie Tantra et Chamanisme: ce sont deux approches pour découvrir en Conscience, qui nous sommes et ce que nous sommes venus faire sur cette terre. La sexualité, l’orgasme est un moyen, pas une finalité. C’est en ce sens qu’on peut parler de Sexualité Consciente et Sacrée. 

On peut avoir des orgasmes purement sensuels, qui semblent moins «animal» dans leur forme et leur expression et sont dans l’érotisme, le jeu amoureux, les vêtements, les rendez6vous secrets.

Ou aussi des échanges très délicats où l’on bouge peu, où la tendresse, l’émotion, les mots doux, priment, ce qu’on appelle le «slow sex». La pénétration est molle, le chakra racine ne crie pas bruyamment «viens, viens, viens», il frémit. Les flammes sont petites mais les cendres brûlantes alimentent le brasier du cœur. Ça pétille, c’est délicieux, c’est aussi une jouissance.

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Le féminin sacré –

Pour les Amérindiens, la transmission de la sexualité passe par les femmes, par les autorisations qu’elles donnent ou pas, selon qu’elles-mêmes les aient reçues ou pas. C’est pour cela que j’anime depuis plus de 13 ans, des cycles de femmes, où l’on travaille avec le feu, avec l’eau avec tous les éléments, pour retrouver nos propres énergies et pouvoir rencontrer l’homme sur des bases saines.

Nos mémoires anciennes nous en empêchent souvent. Je connais une femme de grande valeur qui fait du chamanisme à un haut niveau, sans égocentrisme mais une partie d’elle  reste bloquée. Elle ne se laisse pas approcher, toucher, elle ne se dévoile pas. Je soupçonne qu’elle a été maltraitée, manipulée dans son enfance et elle a construit comme un barrage, entre elle et elle tout d’abord, mais entre elle et les autres aussi. 

Souvent,  ces  blocages  alimentent  la guerre des sexes inscrite dans la mémoire des organes génitaux des femmes et des hommes. N’oublions jamais que l’homme est fait pour rentrer dans le vagin des femmes et leur yonis (terme qui veut dire «lieu» et désigne le sexe de la femme en sanskrit) est comme un écrin. Est-ce qu’une pierre, un diamant ont la même vibration quand ils sont  à l’extérieur ou à l’intérieur de la terre. Est-ce qu’un légume a la même vibration quand il est encore relié à la terre ou quand on l’a déjà déraciné? 

Il me semble évident que cet enracinement passe d’abord par l’aptitude des femmes à accueillir l’homme autrement. Pour cela, elles doivent pouvoir se rencontrer à cet endroit-là avec leurs feux, leurs sensibilités. 

Si les hommes ont aussi fait leur voyage vers leur puissance intérieure, qu’ils ont découvert les infinies possibilités de leur corps, de leurs âmes, qu’ils se sont reliés à l’Univers, alors les femmes et les hommes pourront se rencontrer.

 

SOUS LA LOUPE LE TANTRA +d’infos 

Marie Jésus Sandoval-Amrita : Séminaires et ateliers à venir

TANTRA CHAMANIQUE: Cercle d’Hommes-Cercle de Femmes

LA RENCONTRE 13-15 juin 2014 –ESPACE HEALING en Drome Provençale

TANTRA ET CHAMANISME: Cycle 1: HOMME DE FEU – FEMME DE FEU 19-26 juillet 2014  –ESPACE HEALING en Drome Provençale

TANTRA ET CHAMANISME: Cycle 2: LA ROUE MEDECINE DU VAUTOUR 18-25 septembre 2014 –MALAGA en Espagne SEMAINE SPECIALE COUPLE: l’Art de la Dévotion Erotique 2-9 aout 2014 – ESPACE HEALING en Drome Provençale

Marie Jésus SANDOVAL-AMRITA

Skype: Marie-Jésus-Amrita / E-mail: sandovalamrita@gmail.com

Site web: esprit-tantra.orgou femininsacre.org

  

 

Femmes papillons Tao

 

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L’énergie sexuelle, associée à l’énergie d’amour du coeur, est une force extraordinaire . Elle est à notre disposition et nous permet de maintenir un haut niveau d’énergie dans notre corps, une bonne santé ; progressivement la femme contrôle ses règles (durée, fréquence, confort,… ) , vous connaissez mieux votre corps qui devient de plus en plus fort et harmonieux , votre sexualité s’épanouit et vous connaissez les multi-orgasmes .

 

Tantôt intelligence active et pénétrante, yang, logos fécondant, tantôt intelligence réceptrice, yin, sagesse des profondeurs, tantôt encore érotique intense, dévoilée dans les rêves dans des images d’union à faire pâlir les œuvres de tous nos peintres et de nos romanciers réunis, la créativité de l’âme, de Psyché, naît dans le mariage de l’amour et de l’esprit dont elle est le symbole. Psyché, l’âme papillon des Grecs, est le symbole et l’expérience de ce plan intermédiaire qui pénètre le tout. Dans le microcosme, le ciel intérieur, immense, de la personnalité qui nous est encore presque inconnu et qui dévoile l’univers et les dieux, comme disait le fronton du temple de Delphes. Et dans le macrocosme, le monde des laves souterraines, des plantes et des eaux, des animaux et des hommes, celui aussi des étoiles et des galaxies poussées par l’expansion dans l’infini.

Dans toutes les traditions, la psyché est le lieu du lien entre la nature sensible et les fréquences subtiles de l’esprit. Le pont entre l’intérieur et l’extérieur, entre la vie du corps et celle du cœur et de la pensée. En produisant des images, celles des rêves, des symboles, des mythes, elle attire, relie ou dissocie les différents composants de la personnalité humaine pour le pire comme pour le meilleur. Aujourd’hui encore la psychologie des profondeurs a gardé ce terme de psyché pour situer les phantasmes et les délires, les folies et les maladies de l’humanité tout comme les plus belles œuvres de conscience dont elle est capable. Psyché, l’âme pour les Grecs dans l’antiquité, était représentée sous la forme d’un papillon et j’ai toujours gardé en mémoire ce souvenir énigmatique et précieux du petit papillon bleu qui voletait près de moi dans l’herbe et dont je me sentais si séparée … Ce moment d’éveil a joué comme une coïncidence signifiante qui ajoutait une nouvelle étincelle dans le tissu symbolique qui m’a toujours entourée maternellement bien avant que je ne rencontre les théories de Jung.

Le thème de la créativité de la psyché, cette âme profonde que les anciens appelaient l’âme du monde, vaste comme l’univers, m’a toujours inspirée et la rêverie qui entoure la naissance d’un projet d’écriture. Les deux grands axes de la sexualité et de la spiritualité se trouvent mis en tension dans l’expérience de l’individuation ; ils se croisent, se bousculent, s’entrechoquent et se métamorphosent réciproquement.

le mythe qui renaît peut-être presque invisiblement, dans le secret et les tourments des séances et dans les songes de certains, c’est le mythe alchimique, le mythe de la terre. L’essentiel de ce que les alchimistes du xvie siècle pressentaient intuitivement, que la conjonction du microcosme et du macrocosme devrait un jour se réaliser dans le creuset de l’être humain, est un thème qui affleure aujourd’hui partout autour de nous, mais qui mettra peut-être des siècles avant de s’incarner vraiment, grâce, qui sait, à une formidable mutation de l’humanité, enfin sortie de sa chrysalide et devenue un immense et magnifique papillon.

Extrait de La fusion entre l’esprit et la matière aux éditions www.editionsdudauphin.com

Le LOTUS et la PIVOINE

 

 

Le printemps : la pivoine

pivoine-rose-juin-2009La pivoine (mudanhua) est aussi connue comme la « reine des fleurs », ou la fleur de l’empire et de l’aristocratie. Son surnom est « fleur de la richesse et de l’hon­neur » (fuguihia). Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un jeu de mots basé sur une homophonie de la prononciation, comme si­gnalé plus haut, mais de la manière d’écrire respectivement ces caractères : fu (riches­se) et gui (honneur). Donnant suite à l’as­sociation de « richesse et honneur », nous retrouvons souvent la fleur de pivoine dans des gravures et des représentations dont le message comprend la promotion socia­le et l’élévation de statut. On rencontre surtout la fleur de pivoine près de la val­lée du Yangzi et dans le nord de la Chine, mais moins dans le sud.

 Un motif animal qui apparaît souvent avec la fleur de pivoine est le coq, de pré­férence une paire de coqs chantants. Le message ou l’intention est de souhaiter « un succès littéraire et un honneur » (gongmingfugui). Le coq (gongji) appelle l’as­sociation avec le mérite, aussi prononcé gong, le chant du coq (ming) signifie ti­tre académique et renommée (ming) ; en­semble, ils signifient « succès littéraire », tandis que la pivoine se rapporte à « richesse et honneur » (fugui). Etant donné que la pivoine symbolise le luxe et la distinction, elle est aussi le si­gne du bonheur. Des peintures représen­tant des pivoines sont pendues dans les maisons, pour qu’on ait de la chance, et dans le bureau, pour qu’on fasse de bonnes affaires.

 Un des principes de base dans la cul­ture chinoise est le caractère complémen­taire des contraires, ou la polarité yin-yang. La pivoine est un élément yang  et, pour cela, elle est toujours représentée avec un élément yin, par exemple un phénix. Le phénix (huangfeng) symbolise le bonheur et la paix (feng), de même que la féminité (huang). Un autre nom pour le phénix est danfeng, ou l’oiseau de la grotte de cina­bre (dan), qui est considérée comme le lieu de naissance du phénix qui regarde vers le soleil, symbole de la chaleur et de la lumière. Le message de la représenta­tion « Le phénix adore le soleil » est un présage de bonheur et de prospérité.

Eté : le lotus

Le lotus revêt une place très particu­lière parmi les fleurs chinoises, bien que cette fleur ne soit pas une fleur du pays, mais fut introduite à partir de l’In­de. La fleur de lotus (lianhua, hehua) em­prunte sa symbolique de pureté et de per­fection au Bouddhisme et au Taoïsme. Dans le Bouddhisme, le lotus renvoie aux trois stades de l’existence : le passé, le pré­sent, et l’avenir. Cette connotation a rap­port avec le fait que, simultanément, la pe­tite graine est éjectée de son enveloppe et la fleur s’ouvre et bourgeonne. Dans le Taoïsme, le lotus est un attribut de He Xiangu, un des Huit Immortels, qui est aus­si représenté sous une forme féminine.images 

« De la sombre profondeur du fond de l’étang, le lotus apporte beauté et lumiè­re ». Cette phrase est une description récurrente du lo­tus dans les poèmes. En partant de cela, le lotus est associé à une personne ver­tueuse qui montre toujours son meilleur côté, quels que soient les problèmes et les difficultés sur le chemin. Dans la vie fa­miliale le lotus représente la constance et la prospérité. Il est très aisé de plier une branche de lotus, mais très difficile de la casser à cause des nombreuses fibres solides dans la branche. Les nombreuses pe­tites fibres maintiennent l’ensemble de la branche. Il en va de même dans les rela­tions de deux bien-aimés ou dans les liens familiaux qui unissent les membres d’une famille, nonobstant l’éloignement des en­droits où ils peuvent habiter. Il n’est donc pas surprenant que le nom de helian donné au lotus se prête à nombre de jeux de mots qui associent le lotus à la paix (heping) – par exemple, le lotus (he) dans un vase (ping) – et à la continuité (lianlian) – par exemple, le compliment de nouvel an (lian nian you yu) : « Puisses-tu an­née après année, lian nian (rime de lian avec nian = année) , vivre dans l’abondan­ce (yu), avec la touchante représentation d’un enfant avec une carpe et un lotus, où le lotus souligne la continuité (lian).

 Comment pouvons-nous reconnaître un lotus dans l’art chinois? Le modèle ré­current de la graine de lotus, du bouton et de la fleur dans la représentation est re­marquable. Tout comme la pivoine est re­présentée en composition avec une paire de coqs criant, les fleurs de lotus se ren­contrent souvent en combinaison avec des canards mandarins. Ceux-ci sont le sym­bole du bonheur conjugal, parce que ces animaux vivent en couple et restent l’un près de l’autre comme des partenaires. Une représentation de deux canards man­darins, l’un tenant une fleur de lotus dans le bec, l’autre un fruit de lotus, contient un souhait accessoire, à savoir : que le ma­riage puisse donner beaucoup de fils. 

de  : An Heylen – Extrait des  Voies de l’ Orient 

Retrouver le jeu du Tao sur http://devantsoi.forumgratuit.org/ avec Francesca

 

La Puissance des Organes Féminins

 

papillon-joie-abaondanceEtre femme, c’est tout d’abord se connaître. C’est sortir de l’ignorance et de la passivité dans lesquelles nous avons été enfermées pendant des siècles et dans lesquelles nous nous complaisons encore trop. Nous sommes des êtres douées de plaisir et d’une capacité multi-orgasmique. Ce don nous appartient, tout comme notre désir. Avoir accès à sa puissance sexuelle, à ce soleil qui irradie le bas-ventre, commence d’abord par s’assumer et s’aimer.

La clé du plaisir de la femme consiste en l’ouverture et en la réceptivité, d’abord envers soi-même, son propre ressenti, ce qui permet ensuite l’accueil total de l’autre. 
Pour être en mesure d’accueillir ainsi, la femme a besoin de se sentir aimée et en sécurité. Elle doit utiliser son discernement pour choisir les énergies auxquelles elle s’ouvrira. Elle est sa propre gardienne, nul ne la protégera à sa place. C’est en assumant cette responsabilité envers elle-même, qu’elle pourra ouvrir son cœur et trouver les chemins du plaisir.

Le vagin et l’utérus sont des organes réceptifs. Cette réceptivité n’est pas passive, au contraire. La femme a un pouvoir d’attraction. Lorsqu’elle est ancrée dans sa force, elle est capable d’attirer à elle tout ce qu’elle souhaite. 
– Son vagin devient un organe réceptif actif par l’activation des muscles du périnée qui l’entourent jusqu’au colet qui stimulent les quatre branches du clitoris enroulées autour de ses parois. Il accueille et masse le pénis qui la pénètre, créant une co-pénétration qui aboutit à une alchimie des énergies féminines et masculines. 
– Son col de l’utérus est le point de rencontre de ces deux énergies. Lorsque la femme ouvre la porte énergétique de son col de l’utérus à l’énergie masculine pour la recevoir au sein même de son utérus, elle est alors révélée à elle-même, ressentant une béatitude et une gratitude qui subliment sa véritable nature. L’utérus est le chaudron magique de la femme, le siège de sa créativité, mais également le réservoir de toutes ses transmissions et blessures concernant sa féminité. Pour les taoïstes, l’utérus est la porte de l’enfer ou du ciel de la femme, c’est elle qui choisit. Pour pouvoir vivre sa véritable nature, elle doit prendre soin d’elle et guérir tout ce qui l’entrave.
– Ses ovaires contiennent tout son potentiel féminin. En s’aimant et en se connectant à l’énergie de ses ovaires, elle aura pleinement accès à ce réservoir des possibilités infinies, bien au-delà de la ménopause.

Ainsi, être Femme, c’est avoir le courage de traverser les poids des transmissions, ouvrir son cœur à son identité sexuelle, apprendre à connaître sa véritable nature, accepter de vivre au rythme de ses cycles, être consciente de la magie de son sang et vivre pleinement à partir de la puissance de ses organes génitaux.

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Christina Zelzner est psychobiothérapeute et anime des stages pour les Femmes dans lesquels elle leur transmet des clés pour accéder à leur véritable puissance.
Prochain stage du 17 au 23 juillet 2015 dans le Haut Var

Plus d’info sous au 0611898215.
Page web : http://www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com/mailing/index03.html
Site web : http://www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com

Références:
« Accouchement, sang menstruel et chamanisme », Vicki Noble 
« La Lune Rouge », Miranda Gray
« Femme désirée, femme désirante », Danielle Pflaumenbaum
« La sexualité féminine », MaytrePiontek
« Making Love », Diana Richardson

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Le Cycle Féminin

 

féminin3Une femme vit au rythme de son cycle menstruel qui s’accorde lui-même au cycle lunaire. Ainsi, par sa synchronisation avec la lune, la femme reflète son lien avec le divin. 
Elle est capable de donner la vie, d’améner une âme du monde invisible dans le monde manifeste.

Le cycle menstruel, tout comme le cycle lunaire, comporte quatre phases : 
– une phase ascendante, ou pré-ovulatoire, 
– une phase pleine, ou ovulatoire, 
– une phase descendante, ou prémenstruelle, 
– et une phase de lune noire, ou menstruelle.

Ces quatre phases menstruelles sont illustrées par quatre archétypes féminins:

La Vierge : L’énergie de la phase pré-ovulatoire est celle d’une jeune fille dynamiqueet rayonnante. 
Libérée de la procréation, la femme, durant cette phase, n’appartient qu’à elle-même. Elle est sociable, généreuse et déterminée. Elle se montre efficace et ambitieuse. C’est pour elle le moment idéal de démarrer de nouveaux projets. 
Son énergie sexuelle est fraîche, joyeuse, stimulante.

La Mère : La phase ovulatoire contient les énergies de la bonne mère, nourricière et aimante, qui se met au service des autres. 
Lors de cette période, les envies personnelles perdant de leur force, la femme adopte une attitude désintéressée d’elle-même, caractéristique de la maternité. Elle est attentionnée, rayonnante, capable d’assumer des responsabilités, d’apporter son soutien ainsi que de créer de façon productive. 
Sa sexualité est emplie de son amour et de son besoin de partage profond.

L’Enchanteresse :La phase prémenstruelle correspond à l’énergie descendante de par le fait que l’ovule ait été libéré, mais non fécondé. 
L’énergie de la femme se tourne alors vers sa nature intérieure. Elle prend conscience de son pouvoir et de sa magie personnelle, ainsi que de son effet sur les hommes. Sa créativité se libère et peut être effrénée. En proie à des énergies destructives, elle est facilement irritable et a tendance à dramatiser. Son intuition est infaillible, surtout par rapport aux aspects sous-jacents. 
Sa sexualité devient fougueuse et puissante.

La Sorcière : La phase menstruelle est caractérisée par le retrait du monde extérieur et l’orientation de la conscience vers l’intérieur. 
Pendant cette période, la femme est tout particulièrement en lien avec son inconscient. Son intuition est à son zénith. C’est un temps d’introspection, avec un besoin accru de repos et de sommeil. C’est le moment idéal pour intégrer son passé et pour imaginer des solutions à ses problèmes actuels. 
Sa sexualité, profonde, célèbre le lien spirituel qu’elle entretient avec son partenaire.

Chacune de ces phases se succède et dure environ une semaine. Chaque mois, une femme incarne donc les quatre archétypes, à sa manière. À tout moment, elle porte une part de lumière et une part d’obscurité en elle, les transitions entre les phases étant progressives et chaque phase contenant l’essence de celle qui lui est opposée : tout comme la menstruation démarre le cycle hormonal de la prochaine ovulation, l’ovulation mène au processus de la menstruation.
Plus tard, la ménopause symbolisera, de par l’arrêt de ce cycle menstruel, l’intégration des quatre archétypes : la femme ménopausée a toutes les énergies à sa libre disposition.

Vivre au rythme de son cycle, s’observer, s’accompagner et s’autoriser le changement perpétuel pour profiter au mieux des atouts de chaque phase permet de vivre en harmonie avec sa nature féminine profonde qui est tout sauf linéaire.

Christina Zelzner est psychobiothérapeute et anime des stages pour les Femmes dans lesquels elle leur transmet des clés pour accéder à leur véritable puissance.
Prochain stage du 17 au 23 juillet 2015 dans le Haut Var

Plus d’info sous au 0611898215.
Page web : http://www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com/mailing/index03.html
Site web : http://www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com

Références:
« Accouchement, sang menstruel et chamanisme », Vicki Noble 
« La Lune Rouge », Miranda Gray
« Femme désirée, femme désirante », Danielle Pflaumenbaum
« La sexualité féminine », MaytrePiontek
« Making Love », Diana Richardson

Le TAO est sur LA VIE DEVANT SOI ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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