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La danse du masculin et du féminin dans l’intimité sacrée

 

Au départ, le concept d’intimité sacrée ne parle pas vraiment aux hommes qui souhaitent améliorer leur sexualité en participant au travail que je propose, soit au sein des stages pour couples, soit au sein des stages pour les hommes. Ce n’est pas les arguments qu’ils avancent lorsque nous parlons du pourquoi de leur démarche. Ils aimeraient surtout mieux comprendre leur partenaire pour qu’elle puisse avoir plus de désir pour eux et la rencontrer plus souvent. Ce sont majoritairement les femmes qui ont ce désir et qui initie la démarche d’une sexualité différente.

Les hommes se posent des questions très pragmatiques telles que :

Comment me sentir confiant dans la sexualité sans être pour autant dans la performance, et comment lâcher le mental ?

Comment combler ma partenaire ?

Comment m’y prendre avec ma partenaire quand hier elle était d’accord et aimait ma manière de faire et qu’aujourd’hui ça ne la branche plus ? Je ne sais pas ce qu’elle attend, il y a toujours quelque chose qui ne va pas pourtant je fais des efforts mais ça ne marche pas.

Je me sens bloqué parce que je ne sais pas comment m’y prendre pour aborder ma partenaire quand j’ai envie d’elle, sans la faire fuir ou qu’elle refuse la rencontre par manque d’envie. C’est souvent moi qui ai envie mais j’ai peur de me faire remballer et du coup je perds mes moyens.

Je ne comprends pas pourquoi elle me reproche de ne pas être présent dans la rencontre alors que je fais tout pour essayer de la satisfaire ?

Comment contrôler l’éjaculation pour faire durer la rencontre sans être dans la performance ?

Je me sens frustré dans la sexualité et je suis abonné à la pornographie mais ça ne me satisfait pas pour autant, et en plus, ça ne branche pas ma partenaire.

C’est parce qu’ils se sentent perdus, bloqués ou impuissants à satisfaire leur partenaire qu’ils acceptent de faire une démarche, tout en espérant qu’ils auront des outils à mettre en pratique rapidement et que le problème sera réglé. Même si la démarche ne leur parle pas trop parce qu’ils n’ont jamais expérimenté l’introspection, ou peu, ils veulent bien essayer de s’y prendre autrement. Mais c’est d’abord plus par curiosité qu’ils viennent au stage et parce que leur partenaire le leur demande, que pour explorer leur for intérieur.

Si les femmes se sentent relativement à l’aise avec leur monde intérieur, pour les hommes ce n’est pas forcément naturel car ce n’est pas leur monde. Tout en eux les pousse à l’extérieur et ils doivent donc explorer un domaine dans lequel ils ne sentent pas tous forcément à l’aise.

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La quête du masculin va permettre à l’homme d’investir son énergie masculine avec une nouvelle conscience. L’homme a besoin de proximité sexuelle pour s’ouvrir à son ressenti, pour sentir l’amour qu’il a pour sa partenaire, pour revenir dans son corps mais sa manière d’investir ce besoin le pousse encore à l’extérieur de lui car l’excitation sexuelle le piège dans les mêmes automatismes.

L’excitation est bienvenue car c’est le point de départ de l’activité sexuelle, elle alimente le désir, mais elle a besoin d’être canalisée d’une manière correcte sinon elle entraine l’homme (aussi bien que la femme d’ailleurs) dans les mêmes ornières parce qu’elle prend le dessus et ne sert plus vraiment l’amour, elle sert la recherche de satisfaction, ce qui n’est pas tout à fait la même cible. Même si elle soutient le désir sexuel, elle crée une forme d’agitation, elle alimente bien souvent le mental et un but à atteindre pour satisfaire la décharge orgastique, la recherche d’un plaisir conditionné par des mécanismes automatiques et quasiment toujours vécus sur le même mode. Ces automatismes servent tout d’abord la reproduction et deviennent routiniers et peu satisfaisants lorsque ce n’est plus la procréation qui est le moteur mais la rencontre.

C’est là que le tantra peut prendre le relai, c’est à dire, offrir d’autres apprentissages pour transformer les automatismes et faire durer le plaisir pour servir la rencontre de deux sexes, de deux coeurs et de deux âmes.

L’excitation prend sa source dans notre vitalité. Elle s’exprime comme une sorte d’étincelle qui voudrait se déployer dans la rencontre amoureuse plutôt que dans d’autres activités physiques. Cette étincelle doit être canalisée pour être transmutée en amour. Si l’homme ne s’emploie pas à transmuter cette énergie d’excitation, celle-ci va parfois jouer en sa défaveur car au fil du temps, si sa partenaire a moins de désir pour lui, c’est sans doute parce qu’elle se sent envahie par cette énergie d’excitation sexuelle alors qu’elle aspire à ressentir d’abord l’amour pour pouvoir s’ouvrir et accueillir son partenaire sexuellement. Sa porte d’entrée à elle c’est le coeur avant le sexe.

Tant que la femme ne se connait pas vraiment, elle est aussi piégée par l’énergie d’excitation. Pendant quelques temps elle va y répondre mentalement en acceptant la rencontre sexuelle telle que l’homme la propose, mais petit à petit, comme ce n’est pas son carburant, son corps et son sexe se ferment et son désir s’amenuise, sans qu’elle ne sache trop pourquoi. Lorsque les femmes entament une démarche de croissance personnelle, (elles sont nombreuses à le faire, beaucoup plus que les hommes) elles ont besoin de cohérence entre le corps, le coeur et l’esprit. Elles n’ont alors plus envie d’être l’objet du désir de l’homme pour se sentir aimées. Elles ont envie d’être aimée et de partager cette cohérence corps, coeur, esprit avec leur partenaire, y compris dans la sexualité. C’est pourquoi elles seront plus facilement initiatrices d’une démarche qui permette d’allier la sexualité et la spiritualité, l’être et le faire.

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Dans la démarche tantrique, l’homme apprend à se recentrer pour réunir le sexe et le coeur car pour lui se sont 2 mondes qui ne cohabitent pas. Il est souvent soit dans l’amour, soit dans le sexe, le tout dirigé par son mental. Ses organes génitaux étant à l’extérieur de lui, toute son énergie vitale le pousse à chercher de la satisfaction à l’extérieur de lui. Parfois c’est tellement extérieur que même son sexe peut lui sembler être un objet extérieur et déconnecté de l’ensemble du corps, ayant pour fonction de donner et recevoir du plaisir. Si son sexe est objectivé, il transpose également cette objectivation sur la femme et cette objectivation le maintient dans son mental.

En étant centré sur le plaisir de sa partenaire, il est heureux et va se sentir aimé et confiant au risque de s’oublier lui-même et de ne jamais être vraiment nourri au fond de son coeur. Il entre en relation intime avec un projet, un objectif à atteindre et se met souvent une pression pour que le but soit atteint avec satisfaction car ça le sécurise. L’excitation le centre principalement sur l’autre et l’entraine dans le FAIRE, avec des manières de faire qui ne sont pas suffisamment habitées, corps/sexe, coeur, âme. L’excitation sexuelle restant logée uniquement au niveau génital, elle est expulsée au dehors par l’éjaculation et son coeur n’est jamais vraiment touché. En aimant ce plaisir là, il alimente son mental et pense aimer sa partenaire qui lui procure ce plaisir là mais son être, son âme et son coeur restent au bord du chemin sans qu’il ne s’en rendre compte. La rencontre reste superficielle. Au final, cela ne satisfait pas pour autant sa partenaire qui l’attend aussi dans l’être. Pour lui, ÊTRE présent c’est FAIRE ce qu’il sait faire, en pensant bien faire et il ne comprend pas toujours ce qu’elle attend et lui reproche. Il n’a jamais eu le goût d’une communion plus profonde, même s’il y aspire.

Le tantra sert à déconditionner l’homme de ses croyances et de ses habitudes liées à l’excitation sexuelle pour petit à petit apprendre à raffiner cette sensation d’excitation, à l’utiliser pour prolonger la rencontre en étant plus détendu et ouvert plutôt que de se laisser happer par une course vers le pic orgastique en ligne droite. Bien souvent c’est son corps qui le pousse à faire ce chemin – problème d’érection, éjaculation trop rapide – panne de désir… indiquent que le mental ne soutient plus cette excitation et qu’il est temps de s’y prendre autrement. Il doit lâcher le connu et les automatismes qui ne fonctionnent plus pour aller à la rencontre de lui-même.

La difficulté de la femme est de réellement habiter son sexe pour en connaître le fonctionnement, en être la gardienne pour accueillir la puissance de l’homme en étant totalement aux commandes, maître à bord pour s’abandonner en toute confiance en se sentant en sécurité. Ses organes génitaux doivent être explorés, sentis, investis de l’intérieur, être habités de sa propre présence pour pouvoir y accueillir la présence de l’homme. Si elle n’habite pas totalement son vagin, lors de la pénétration, le pénis va investir un lieu vide, ce qui fera remonter l’homme dans sa tête. Si les deux partenaires sont alors chacun dans leur mental, il n’y a pas de rencontre profonde et satisfaisante, ils sont simplement confrontés à leur mental et à leurs frustrations.

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Si la femme est d’abord dans son coeur, elle doit apprendre à investir son sexe avec amour en respectant son rythme, en étant à l’écoute de sensations pour guider son partenaire vers ce qui est bon pour elle, pour l’inviter dans son jardin.

L’homme est polarisé sur le sexe, la femme sur le coeur. La rencontre sexuelle doit servir à unir ces 2 polarités pour que la communion est lieu : comme-union du sexe, du coeur et de la conscience.

Le processus du tantra invite donc chacun des partenaires à habiter totalement leur corps et leur coeur en conscience, en étant à l’écoute des sensations, en respirant correctement pour que l’énergie sexuelle soit le lien entre ces 3 pôles et que la rencontre soit totale. Lorsque chacun est centré en soi, la danse peut avoir lieu. Les deux partenaires seront alors au service de cette danse et non pas uniquement centrés sur l’excitation et la course à l’orgasme.

L’intimité sexuelle prend ses racines dans notre inconscient. Si nous n’allons pas à la rencontre de qui nous sommes et de nos fonctionnements, comment peut-on prétendre rencontrer l’autre ? La sexualité consciente nous apprend à nous connaître, à grandir avec l’autre et à s’ouvrir à l’amour, un amour bien plus profond qui nous entraîne dans un frémissement intense et extatique qui nous ré-UNIFIE, nous fait nous sentir complet et plein. Le véritable amour entre un homme et une femme peut alors ouvrir le chemin de l’intimité et de la connexion à laquelle chacun aspire. Même si les hommes et les femmes fonctionnent différemment, ils ont en commun cette aspiration à être en connexion et à danser ensemble d’une manière fluide, naturelle et nourrissante… et ça s’apprend !

Stage d’été pour couples : grandir en amour avec le slow-sex du 23 au 30 juillet

Stage d’été pour les femmes du 16 au 23 juillet et cycle sur le féminin sacré dès l’automne

Stage réservé aux hommes : l’art d’être un bon amant du 11 au 13 novembre.

SOURCE www.espacetantrayoga.com

Une pensée tantra sur le thème du Lâcher prise : un exercice



Lâcher prise à quel propos ? Quoi lâcher ?
En tout cas, sûrement ne pas lâcher l’axe intérieur, le centre, encore moins le cœur ouvert.

Lâcher prise plutôt là où la personnalité filtre, interprète la réalité et réagit « sur automatique ». La réaction automatique signale le défi d’amour que la vie sourde à nos injonctions ou nos prières nous renvoie immanquablement malgré les visages différents. Défi sans lequel, croyons-nous, nous serions si heureux et qui justifie de nous séparer de ce qui l’éveille inconsciemment et est la blessure la plus intime d’amour. Nous nous séparons ainsi d’une partie de la réalité au nom de laquelle il nous paraît légitime d’accuser ou d’attaquer, de nous apitoyer ou de fuir. Défi d’amour et de conscience en nous-même qui perpétue un automatisme qui nous fait sortir de notre centre, de notre axe, de notre cœur.

 

évolution

Il est difficile, initiatique même, de lâcher prise précisément là où nous nous croyons impuissant et vulnérable face à la blessure intime d’amour.

Et pourtant ce à quoi l’on résiste persiste. Nous donnons inconsciemment de l’énergie à ce à quoi nous ne pouvons lâcher prise et auquel nous résistons. Et la vie conspire à nous ramener immanquablement le même défi.  » Surtout ne pense à un hippopotame » est le meilleur moyen de se trouver en plein troupeau.

Quelques pistes :

Déjà il nous faut intégrer qu’on ne peut lâcher que ce que l’on a profondément touché. Ainsi notre réflexe corporel est d’abord de tendre à fond un muscle pour de le sentir de se détendre finalement. On ne peut lâcher un automatisme qu’en l’ayant véritablement étreint. La vie nous invite donc à reconnaître, à poser notre conscience à la fois sans complaisance mais aussi avec douceur sur les automatismes qui filtrent notre relation à la vie, avant de pouvoir imaginer les lâcher. Le plus évident est dans notre relation à l’autre et la relation amoureuse est un miroir grossissant. 

Dans ma pratique avec les couples par exemple, une pratique de communication verbale est bien souvent un révélateur puissant des jeux automatiques de pouvoir. En prendre conscience avec tendresse, humour mais, sans complaisance est l’invitation et l’opportunité à prendre soin des aspects blessés et reconnaître et déployer les aspects niés, qui proviennent du travail non complété de l’enfance. Cela permet à chacun des deux de passer de « à cause de l’autre » à « grâce à toi ». Oui, l’autre n’est pas la cause de la blessure, il l’active simplement. Lorsque chacun prend responsabilité et soin pour lui-même grâce à la relation, c’est un moment unique et bouleversant de lâcher prise. Les deux se sont redressés en eux-mêmes et leurs deux cœurs fondent et s’unissent. Témoignons que tous ne sont pas engagés à le faire, même si tous au départ sont partants.

Dans ma pratique de groupe, les jeux de rôle avec des changements rapides de partenaires qui invitent sur une musique spécifique chacun à exprimer une polarité, révèlent bien des automatismes autour du comportement physique ou social. Certains se sentent obligés de séduire et ne peuvent s’empêcher de s’approcher physiquement, ou de feindre et de détourner le corps, le regard ou de jouer à l’enfant et d’afficher le bon garçon, la gentille fille ou de s’absenter intérieurement ou de se mettre dans un état défensif ou … Ceci quel que soit le (la) partenaire, ce qui est le propos de l’automatisme. Reconnaître cela est déjà fort courageux et confrontant. Il reste à prendre soin de l’aspect qui se met en avant pour protéger l’aspect plus douloureux.

Autoriser le lâcher prise demande au préalable d’accueillir véritablement la blessure intime dans un geste intérieur d’étreinte aimante et consciente et d’avoir accès à un chemin de guérison qui quelle que soit la technique ou l’école passe obligatoirement par la conscience et l’amour.

Là s’installe le véritable chemin initiatique, capable de nous permettre de nous redresser dans notre axe comme de faire fondre notre cœur dans une réalité plus vaste plus aimante, plus spontanée, plus consciente.

Dans la vie quotidienne, affective ou professionnelle, il est déterminant de reconnaître ses automatismes, cela permet de reprendre son pouvoir non plus sur l’autre ou contre l’autre mais le reprendre en soi. Il suffit parfois de se poser au cœur d’une seule pour avoir accès à tout un pan de soi-même et d’en prendre responsabilité et soin. Par exemple, le besoin de toujours en rajouter qui signale en amont la peur de ne pas être aimé simplement comme l’on est ou le besoin de toujours enjoliver la réalité qui signe le refus d’accueillir véritablement cette même réalité. Ou le fait de crisper inconsciemment les épaules face à l’autorité. Ou le besoin irrésistible d’ironiser dans un moment de vulnérabilité… Lâcher prise en ce lieu est un acte héroïque qui demande de prendre soin de l’aspect en amont et de s’ouvrir à une dimension plus large de la réalité que celle du gagnant et du perdant. Lâcher prise en ce lieu recentre, redresse l’axe et ouvre le cœur. C’est héroïque dans notre vision habituelle de la réalité.

Parmi les 112 pratiques du Vijñânabhaïrava tantra, (yoga non postural) lesquelles peuvent nous aider en ce lieu comme chemin de conscience et d’amour ?

« Au moment précis où tu as l’impulsion de faire quelque chose, arrête-toi. Alors n’étant plus dans l’élan qui précède ni dans celui qui suit, la réalisation s’épanouit avec intensité. »

Nous sommes là au cœur même du lâcher prise au cœur de l’automatisme. La réalisation dont il s’agit est bien sûr la réalisation intérieure. Tout est là, la situation qui active l’automatisme, la blessure d’amour qui cherche à se protéger par l’automatisme, la prise de conscience de l’automatisme qui procède d’un aspect plus vaste de soi, le choix de l’arrêter, l’intensité qui vibre de l’enjeu…Nous avons là un concentré de soi-même, d’où la possibilité de la réalisation.

« Regarde un objet puis, lentement, retire ton regard. Ensuite, retire ta pensée et deviens le réceptacle de la plénitude ineffable ».

Dans le même esprit, faire comme un zoom arrière sur l’objet ou la situation ou la relation. Prendre conscience que l’on peut apprendre à retirer sa pensée. C’est là que la véritable liberté se dévoile. Afin d’englober la totalité : soi, l’objet (appelé objet de conscience), la relation à l’objet dans la liberté. Plus nous  pratiquons cela au quotidien, plus cela devient accessible dans les situations confrontantes.

« L’attention fixée sur un seul objet, on pénètre tout objet. Qu’on se relâche alors dans la plénitude spatiale de son propre Soi ».

Cela fait suite à la précédente. Dans notre relation à un objet, nous avons accès à la totalité de notre relation au monde (on pénètre tout objet) et donc à la totalité de nous-même, à notre Soi. De même, en osant contempler un de nos automatismes, on accède à ce qui nous constitue, nos limites comme nous ressources.

« En état de désir extrême, de colère, d’avidité, d’égarement, d’orgueil ou d’envie, pénètre dans ton propre cœur et découvre l’apaisement sous-jacent à ces états. »

Bien des traditions jugent ou éludent les sentiments extrêmes, ce qui refoule ou nie la blessure d’amour qui en est à l’origine. Le tantra invite au contraire d’expérimenter en simultané le cœur.
Quand la blessure et l’amour se vivent ensemble, la paix s’installe avec le lâcher prise.

 1995-2016 Tantra Diane Bellego 

Le voyage est différent pour chaque personne

 

L’acte sexuel n’est pas un acte neutre, il est toujours issu d’une émotion et il en génère forcément d’autres. Dire que le plaisir est quelque chose d’égoïste qui n’est vécu qu’avec soi6même et pour soi-même, est très réducteur. Il existe toujours un niveau subtil où l’inconscient agit, où on est connecté à son énergie et aux énergies environnantes.

 le voyage est différent

Les hommes et les femmes qui, tout de suite après l’acte sexuel, se lèvent, bougent, prennent une cigarette, parlent d’autre chose, fuient une peur, un sentiment de danger. S’il y avait de l’échange, de la tendresse, de l’abandon, ils pourraient arriver à un autre endroit, plus méditatif, plus serein. 

Toutes les méditations dynamiques d’Osho, visent à arriver à cet espace-là. C’est pour cela qu’on appelle le Tantra le Chemin des courageux, la Voie du Diamant qui demandent clarté et transparence. Le but suprême du Tantra est de permettre à l’homme et à la femme de comprendre quel est le sens de la vie mais aussi le sens de SA vie. C’est une invitation à plonger profond dans des territoires jusque-là perçus comme menaçants, pour trouver nos ressources à l’intérieur de nous-mêmes. 

La majorité des participants viennent parce qu’ils sont, soit en souffrance profonde soit désenchantés par leur sexualité : «Je ne veux plus de ma solitude; Je ne sais pas rentrer en contact avec les autres; Je me sens maladroit(e), voire en danger quand la relation devient charnelle; Je vieillis, j’ai envie de retrouver du goût à la vie; Je suis coincé(e)». 

Or j’ai à cœur de penser que personne n’est «coincé(e)». Nous sommes tous porteurs d’une histoire truffée de tabous et d’interdits que l’on a intégrés; Cette histoire va influencer notre relation à la sexualité. J’aime me souvenir de ce que disait Philippe Lévy, un de mes enseignants  malheureusement décédé: « la forme, l’expression que prend notre sexualité, est le reflet de nos traumatismes». 

Celui ou celle qui regarde ce qui lui donne de l’énergie, de la joie, de la liberté, de l’audace, dans cet espace de rencontre, va faire resurgir des mémoires sombres d’enfant innocent ou même de plus loin:« tiens-toi droit(e), bouge pas, sois sage, t’es sale, attention je suis en danger parce que l’autre me regarde, je ne sais pas ce qu’il/elle veut de moi qui ne suis qu’une petite fille, un petit garçon…».

Alors, qui est «coincé»?

 Effet miroir

En Occident, on pense que l’orgasme en tant que tel est l’objectif principal et unique et qu’il est important de jouir ensemble. Non, la rencontre entre deux êtres est beaucoup plus subtile que cela. Certes, la libération d’énergie de l’orgasme irradie comme un soleil et, si elle arrive, c’est un moment très important de la rencontre amoureuse. Mais elle peut aussi être purement de la pulsion sexuelle, il subsistera toujours une forme d’amour autrement on ne se rencontre pas. Au risque d’en choquer certains, quand on va voir une prostituée et qu’on paie, l’argent matérialise une émotion, reconnue ou non. 

Je lie les deux approches de la médecine Amérindienne et Ayurvédique qui, toutes les deux rassemblent les éléments terrestres et notre humanité, on parle bien de «nature» humaine: la terre est notre chair, l’eau, tous nos liquides mais aussi les émotions, le feu, notre pulsion de vie, l’air, notre souffle et l’éther, est le fruit de nos pensées. En calmant les frustrations,  en revenant à nous dans un grand Tout, nous n’avons plus envie de faire la guerre, nous devenons joyeux et créatifs.

Pour les Amérindiens, il existe autant de sortes d’orgasmes que d’étoiles dans le ciel. Un beau programme, une belle invitation de vie. 

Pour les Amérindiens, il existe autant de sortes d’orgasmes que d’étoiles dans le ciel.

Tout mon travail consiste à faire prendre conscience aux gens des milles et une manières d’allumer leur feu et de le partager avec celui des autres. Sans aucun jugement mais avec le cadre précis du respect de soi-même et de l’autre. 

Pouvoir énoncer devant un groupe bienveillant nos traumatismes, pleurer ou crier nos peurs enfouies, pour au final se voir accepter et aimer tel qu’on est, est un processus guérisseur. Nous pouvons enfin nous aimer comme nous sommes vraiment et pas ce qu’on a voulu que nous soyons ou ce que nous voudrions être. S’ensuivront alors la clarté, le discernement, l’empathie, petite sœur de la compassion, le début du pardon. La rencontre prend une dimension exponentielle. 

Le drame de l’influence de la pornographie est qu’en faisant appel à des supports extérieurs, elle nous propulse en dehors de nous. Le voyage ne sera pas le même qu’une rencontre où on se laisse touché(e), bouleversé(e), que ce soit face aux merveilles de notre propre corps, pourtant si mal-aimé, soit par le regard de l’autre, qui nous voit vraiment sans nous utiliser. En apprenant l’art de la caresse, on ne peut plus penser: «j’ai des rides, j’ai les seins qui tombent, je ne suis pas désirable, je ne peux plus avoir d’érection…».Ou penser cela de l’autre. On ne perçoit que la tendresse, la délicatesse, la gratitude, l’Amour. 

Après, que ce soit des orgasmes du premier chakra, à l’Occidental, ou de n’importe quel autre chakra, l’important c’est : qu’est-ce qui nous rend heureux, créatif ? 

Si des orgasmes du premier chakra nous rendent joyeux, bienveillants et que notre entourage en bénéficie pourquoi voudrait-on avoir des orgasmes du 7ème chakra? 

C’est de l’ego spirituel qui, je le constate malheureusement, est en train de se développer à grande vitesse. Pour moi tout est dans l’intention pas dans le faire: qu’est-ce que cette démarche révèle de nous? Est-ce que nous devenons quelqu’un d’accessible, ouvert, aimant? Est-ce que nous apprenons à être plus respectueux, sans jugement et bienveillant? 

Cela ne signifie pas que l’on ferme les portes pour ne pas ressentir ou que l’on s’anesthésie sous prétexte de devenir un saint. Mais d’une façon naturelle et simple, nous devenons beaux de l’intérieur car nous nous sommes trouvé(e)s. Là encore, je relie Tantra et Chamanisme: ce sont deux approches pour découvrir en Conscience, qui nous sommes et ce que nous sommes venus faire sur cette terre. La sexualité, l’orgasme est un moyen, pas une finalité. C’est en ce sens qu’on peut parler de Sexualité Consciente et Sacrée. 

On peut avoir des orgasmes purement sensuels, qui semblent moins «animal» dans leur forme et leur expression et sont dans l’érotisme, le jeu amoureux, les vêtements, les rendez6vous secrets.

Ou aussi des échanges très délicats où l’on bouge peu, où la tendresse, l’émotion, les mots doux, priment, ce qu’on appelle le «slow sex». La pénétration est molle, le chakra racine ne crie pas bruyamment «viens, viens, viens», il frémit. Les flammes sont petites mais les cendres brûlantes alimentent le brasier du cœur. Ça pétille, c’est délicieux, c’est aussi une jouissance.

 tao

Le féminin sacré –

Pour les Amérindiens, la transmission de la sexualité passe par les femmes, par les autorisations qu’elles donnent ou pas, selon qu’elles-mêmes les aient reçues ou pas. C’est pour cela que j’anime depuis plus de 13 ans, des cycles de femmes, où l’on travaille avec le feu, avec l’eau avec tous les éléments, pour retrouver nos propres énergies et pouvoir rencontrer l’homme sur des bases saines.

Nos mémoires anciennes nous en empêchent souvent. Je connais une femme de grande valeur qui fait du chamanisme à un haut niveau, sans égocentrisme mais une partie d’elle  reste bloquée. Elle ne se laisse pas approcher, toucher, elle ne se dévoile pas. Je soupçonne qu’elle a été maltraitée, manipulée dans son enfance et elle a construit comme un barrage, entre elle et elle tout d’abord, mais entre elle et les autres aussi. 

Souvent,  ces  blocages  alimentent  la guerre des sexes inscrite dans la mémoire des organes génitaux des femmes et des hommes. N’oublions jamais que l’homme est fait pour rentrer dans le vagin des femmes et leur yonis (terme qui veut dire «lieu» et désigne le sexe de la femme en sanskrit) est comme un écrin. Est-ce qu’une pierre, un diamant ont la même vibration quand ils sont  à l’extérieur ou à l’intérieur de la terre. Est-ce qu’un légume a la même vibration quand il est encore relié à la terre ou quand on l’a déjà déraciné? 

Il me semble évident que cet enracinement passe d’abord par l’aptitude des femmes à accueillir l’homme autrement. Pour cela, elles doivent pouvoir se rencontrer à cet endroit-là avec leurs feux, leurs sensibilités. 

Si les hommes ont aussi fait leur voyage vers leur puissance intérieure, qu’ils ont découvert les infinies possibilités de leur corps, de leurs âmes, qu’ils se sont reliés à l’Univers, alors les femmes et les hommes pourront se rencontrer.

 

SOUS LA LOUPE LE TANTRA +d’infos 

Marie Jésus Sandoval-Amrita : Séminaires et ateliers à venir

TANTRA CHAMANIQUE: Cercle d’Hommes-Cercle de Femmes

LA RENCONTRE 13-15 juin 2014 –ESPACE HEALING en Drome Provençale

TANTRA ET CHAMANISME: Cycle 1: HOMME DE FEU – FEMME DE FEU 19-26 juillet 2014  –ESPACE HEALING en Drome Provençale

TANTRA ET CHAMANISME: Cycle 2: LA ROUE MEDECINE DU VAUTOUR 18-25 septembre 2014 –MALAGA en Espagne SEMAINE SPECIALE COUPLE: l’Art de la Dévotion Erotique 2-9 aout 2014 – ESPACE HEALING en Drome Provençale

Marie Jésus SANDOVAL-AMRITA

Skype: Marie-Jésus-Amrita / E-mail: sandovalamrita@gmail.com

Site web: esprit-tantra.orgou femininsacre.org

  

 

Tao sexuel / Éjaculation

 

À retenir >

ch10_mwebMieux vaut s’entraîner seul d’abord. Lorsque l’orgasme approche, il s’agit de respirer plus calmement par le nez, et d’avoir l’intention d’orienter la charge énergétique différemment. On soulève le périnée tout en pratiquant la respiration taoïste (lire plus bas) et on se concentre sur la zone énergétique située au sommet de la tête. Deux options : soit on s’entraîne à faire circuler selon le trajet du méridien ren mai (de haut en bas), soit on cherche à concentrer l’énergie ressentie au niveau du troisième dan tian, le centre du cerveau. Ensuite à deux : d’abord ralentir le rythme bien en amont du point de non-retour (éjaculation impossible à retenir), voire appuyer sur pause et pratiquer l’immobilité… Puis mettre en application la technique plus haut. Attention : éviter de se déconnecter en pensant au cours des actions en Bourse comme conseillé par certains sexologues occidentaux, mais au contraire goûter l’instant présent en pleine conscience, en ouvrant son cœur. Le résultat dépend des individus et de l’habitude de la pratique… On peut ressentir des grésillements, des ondes de chaleur ou des frissonnements. Les sensations se diffusent dans tout le corps et le cerveau n’est pas épargné. C’est pourquoi certains parlent de félicité… ou de grand bonheur.

Orgasme féminin

 À volonté >

Dans les pratiques taoïstes, l’orgasme de la femme est précieux, mais en termes d’échange du yin et du yang. Comme la femme n’y perd pas d’énergie jing (au contraire) elle peut aller ou pas vers l’orgasme selon son désir. Ce qui est régénérant, ce sont les sensations de plaisir et de plénitude. Celles-ci sont accentuées si les muscles périnéaux sont toniques, et que la femme apprend à exercer des pressions différentes sur le pénis pendant le rapport pour moduler le contact entre les deux sexes. La femme devient alors moteur de son plaisir tout en accentuant celui de son partenaire. Lorsque l’orgasme est imminent, il est alors possible de relâcher la pression pour faire circuler la chaleur ressentie dans le bas-ventre pour la diffuser dans tout le corps. Comme pour les hommes, la respiration et l’intention guident les sensations. Sur le moment, les sensations sont très variables selon les femmes, mais normalement, elles irradient dans tout le corps. Et la sensation de bonheur ou de flotter en apesanteur est tenace et peut durer plusieurs heures.

Respiration

Seul ou à deux >

Assis en tailleur, la colonne vertébrale est droite, la nuque étirée, le menton légèrement rentré. Placez la pointe de la langue au palais (derrière les incisives du haut). Régulez la respiration pendant quelques minutes, juste en vous concentrant sur l’air qui entre et qui sort. Ensuite, inspirez en soulevant le périnée. Vous devez sentir le pubis qui remonte et le ventre qui va comme se coller vers la colonne puis qui remonte vers les côtes. Expirez en relâchant d’abord le ventre, puis toute la zone périnéale.

Petite circulation céleste

Pour mieux sentir >

Faire circuler le flux, seul(e) puis à deux… Comme pour la respiration taoïste, lorsque vous sentez la chaleur ou une boule (de mercure est-il précisé dans les textes) dans le bas-ventre, sur l’inspiration visualiser cette boule dense et faire remonter le long de la colonne vertébrale (méridien du mai), jusqu’au sommet de la tête, puis inspirez (le périnée descend, le ventre se relâche) et laisser la boule descendre le long de ren mai. Refaire la boucle plusieurs fois pour sentir comment la chaleur (ou autres sensations) se diffuse. Terminer en ramenant la conscience et la boule au premier dan tian

Pénétration

Lentement, très lentement ! >

C’est ce qui ressort des textes anciens qui codifient le nombre de coups de verge, et la longueur de la pénétration progressive. Certains techniciens recommandent neuf coups brefs à la surface, et un plus long en profondeur. Chaque cycle permettant de s’enfoncer plus loin ! Mais le secret n’est pas dans le nombre ou la profondeur, mais certainement de trouver le rythme qui ressemble au ressac de la mer qui emmène plus profondément à chaque vague.

Immobilité

 Pour différer l’orgasme > Afin de découvrir d’autres sensations, comme sentir l’onde du plaisir se propager dans tout le corps, être en écoute totale, toucher la sensorialité beaucoup plus subtilement, et ressentir la fusion avec l’autre beaucoup plus intensément, la suspension du mouvement est une bonne stratégie. La perte de l’érection qui peut survenir (c’est souvent la peur de l’homme) devient tout à fait secondaire. On remet en route ou pas car de toute façon l’orgasme n’est plus le but de la relation.

Jeux de langue

Pour échanger les fluides >

Le baiser est mentionné dans tous les manuels anciens du tao de l’art d’aimer comme source d’équilibre du yin et du yang. Il est dit que « Le qi du Cœur est conduit à la langue » que « la langue est le bourgeon du Cœur ». Le baiser ouvre à l’autre peut-être plus encore que la pénétration. On teste ! L’échange de l’énergie langue à langue, bout à bout dans des baisers paisibles, subtils, quasi contemplatifs. On teste encore ! La stimulation des lèvres (pic du lotus rouge) : il y a à la limite de la peau et de la membrane muqueuse une région très innervée, très réceptive (à rapprocher par sa sensibilité de la zone vagino-vulvaire). L’homme peut bénéficier du fluide yin dit « source de jade », en caressant avec sa langue le dessous de la langue de la femme.

Massages

Pour apprendre à donner et recevoir > de celui qu’on masse, toucher (physiquement), mais aussi à être touché (émotionnellement) par le corps de l’autre : c’est leur unique objectif. La sensualité est présente mais elle n’a pas nécessairement une continuité, une finalité sexuelle. Côté technique, il n’y a pas de règle absolue mis à part d’y mettre du cœur, de soi, de souhaiter ressentir l’autre (pour celui qui masse), d’accueillir le don (pour celui qui est massé). Et de prendre son temps. On décide qui masse en premier, puis on échange les rôles.

Vous pouvez vous procurer les Livres ici : L’HOMME MULTI-ORGANISMIQUE http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/12/09/lhomme-multi-orgasmique/

ET LE TAO DE L’AMOUR RETROUVE http://bibliothequecder.unblog.fr/2014/12/09/le-tao-de-lamour-retrouve/

PARTAGER LA SEXUALITE TAOISTE AVEC NOS FILS

 

Le toucher constitue l’un des besoins humains les plus fondamentaux, et plusieurs études prouvent que les bébés qui n’avaient pas suffisamment été touchés mouraient. Mais les nouveau-nés ne sont pas les seuls à avoir besoin de contacts. Votre fils aura besoin de votre toucher affectueux toute sa vie. Ne soyez pas surpris, cependant si votre fils travers des phases au cours desquelles il refusera votre attention, surtout vers l’adolescence. Il se préoccupe alors peut-être plus de l’opinion de ses pairs, ou cherche à devenir plus indépendant.

Bien que personne soit jamais trop vieux pour bénéficier du Tao, il vaut mieux commencer le plus tôt possible pour en retirer le plus grand bénéfice possible. Cela est tout aussi vrai pour nos fils. Si vous parvenez à partager avec eux une partie de la sagesse taoïste vous les aiderez à éviter de nombreuses souffrances et des gaspillages d’énergie inutiles.

Comme les pratiques sexuelles se font en privé, votre fils ne peut pas apprendre en vous observant faire bien sûr. Le King Fu Sexuel est un domaine que vous devrez lui faire découvrir et lui faire connaître par des mots, les vôtres ou ceux d’autres personnes.

Bien avant de s’intéresser au sexe, les garçons ressentent en eux-mêmes de l’énergie sexuelle. Les garçons ont des érections et se sentent excités pour toutes sortes de raison, par exemple par ennui. Un homme multi-organismique nous raconte son expérience : « Mon fils m’a appelé depuis les toilettes un beau matin, il me disait : « Papa, papa, je n’arrive pas à faire pipi ». Je suis rentré et j’ai remarqué qu’il s’était réveillé avec une érection, ce qui l’empêchait de pisser. Je lui ai enseigné la Poussée à Froid, qu’il a pu utiliser depuis ce jours là pour gérer son énergie sexuelle ».

0_2255_9415032Si vous pouvez aider votre fils, vous lui éviterez une immense quantité de frustrations et de misère dans ce domaine vital. Les jeunes, cependant, ne sont souvent pas capables de comprendre le Tao, selon les termes du Dr. Sun Su-miao    dans son ouvrage « Priceless Prescriptions » (« Ordonnances inestimables« ), « Lorsqu’un homme est jeune, il ne comprend généralement pas le Tao. Ou même s’il en entend parler ou qu’il lit quelque chose à son sujet, il a peu de chances d’y adhérer complètement ou de le pratiquer. Ce n’est souvent qu’à n âge plus mûr mais aussi plus vulnérable, qu’il prend conscience de toute la portée du Tao, de son sens profond. Mais à ce stade il est souvent déjà trop tard, car à cet âge l’homme est trop malade pour espérer en bénéficier pleinement ».

Vous pouvez profiter de l’occasion lorsque votre fils vient vers vous pour vous demander conseil, sinon vous pouvez lui donner un livre ou autres documents à lire, en lui expliquant que vous-même auriez souhaité connaître ces pratiques à son âge. Si vous laissez un livre sur une étagère, ou en évidence quelque part, vous vous apercevrez peut-être qu’il s’en saisit de lui-même, mais il est important qu’il se rende compte qu’il n’est pas obligé de se verrouiller dans sa chambre ou dans la salle de bain pour le consulter. Vous avez peut-être une inquiétude en vous disant qu’il n’ a pas à lire des livres sur la sexualité qui soient trop explicites avant un âge convenable, mais l’âge  qui convient est simplement celui où sa curiosité s’éveille suffisamment pour qu’il désire de lui-même entreprendre de telles lectures.

Rassurez-vous, il ne les lira pas avant d’être prêt, et de toutes façons, il apprendra ce qu’il doit savoir sur le sexe d’une manière ou d’une autre une fois ce moment venu.

A ce stade, il doit être parfaitement clair que contrairement à d’autres traditions spirituelles, le Taoïsme nous encourage à tenir compte du fait que nous sommes des êtres incarnés, et que de toute évidence la sexualité est une composante essentielle de notre humanité. Pour la plupart des Occidentaux qui ont appris à avoir honte de leurs corps d’une manière ou d’une autre, ceci est une idée révolutionnaire. Ironiquement la culture occidentale titille notre libido, tout en la condamnant. Et donc, pour la plupart des personnes qui ont l’habitude voir le sexe utilisé pour tout vendre, de la bière aux automobiles, il est également révolutionnaire de considérer que la sexualité puisse être envisagée aussi comme une pratique spirituelle.

Cependant, nous ferions preuve de négligence si nous n’expliquions pas que la sexualité n’est qu’un aspect parmi d’autres de la pratique taoïste, et qu’il existe aussi dans cette tradition des idées et des exercices tout aussi puissants et efficaces pour cultiver son corps, ses émotions, son esprit et son âme, en dehors de la chambre à coucher.

A mesure que le corps masculin se transforme

 

Certains changements physiologiques se produisent inévitablement en vieillissant. Par exemple si vous avez plus de cinquante ans, vous avez probablement besoin d’une stimulation directe de vos organes génitaux plus importante qu’autrefois, non pas parce que votre appétit sexuel ou l’attirance envers votre partenaire ont disparu, mais simplement parce que votre physiologie se modifie avec l’âge. D’autre part, votre érection est probablement moins ferme son angle d’attaque plus bas que lorsque vous étiez plus jeune. Il se peut également que le force du jet d’éjaculation soit moindre et la durée de récupération plus longue.

Ces changements dus à une force et une résistance physique amoindries ne se distinguent pas de ceux qui  vous affectent de manière générale avec l’âge croissant. On ne s’attend pas à courir aussi vite ni aussi loin à soixante ans qu’à vingt ans. Mais il existe une différence entre la sexualité et le sport en ce qui concerne le vieillissement : en effet, votre capacité amoureuse peut en fait s’améliorer. Les hommes plus âgés peuvent en réalité maintenir leur érection plus longtemps qu’ils ne le pouvaient plus jeunes (mais s’ils la perdent pour quelque raison que ce soit, elle revient plus difficilement). Cette capacité vous permet de satisfaire votre partenaire plus facilement et vous aide à devenir multi-orgasmique.

Dans l’étude récente de Dunn et de Trost, la moitié des hommes étaient devenus multi-orgasmique après l’âge de trente-cinq and. Un certain nombre l’étaient devenu entre quarante-cinq et cinquante-cinq ans. Et les hommes plus âgés qui avaient accédé aux orgasmes multiples, tous âgés de plus de cinquante ans, avaient conservé leur capacité multi-orgasmique et se portaient à merveille.

La littérature sexuelle occidentale dans son ensemble semble suggérer d’autre part que l’intensité de l’expérience sexuelle masculine diminue avec l’âge ; Ceci est faux d’’après l’enseignement taoïste. Les Taoïstes ne mesurent pas l’intensité d’après le nombre des contractions génitales, qui il est vrai, décroissent avec l’âge. Puisqu’ils reconnaissent que l’énergie sexuelle concerne le corps tout entier, ils jugent l’intensité des rapports sexuels d’après la capacité d’un homme à cultiver et à faire circuler cette énergie, une capacité qui devient de plus en plus importante à mesure qu’il acquiert de l’expérience.

Votre sexualité se modifie dans le temps, c’est indéniable, et peut-être regrettez-vous la frénésie gourmande de votre jeunesse, mais les plaisirs plus raffinés de l’âge mûr sont tout aussi délectables, voire encore plus.

Espérons que vous comprenez maintenant que la sexualité pour l’homme plus âgé n’est pas une pente glissante vers l’incapacité. D’ailleurs, vous vous rendrez compte que vous pouvez vous élever beaucoup plus facilement jusqu’aux sommets du plaisir si vous observez les besoins fondamentaux de votre corps, plus âgé qu’autrefois. Premièrement, un corps sain et des exercices réguliers sont essentiels. Une raison pour laquelle les vies sexuelles de tellement de personnes se flétrissent avec l’âge, c’est que leurs corps sont devenus trop faibles et maladifs.

La Sagesse de l’Orient et toutes les autres études psychologiques de l’Occident ont conclu que l’exercice non seulement améliore sa capacité sexuelle, mais qu’il augmente aussi son désir et ses orgasmes. Votre abdomen, vos hanches, fesses et cuisses sont des muscles de grande taille dont l’importance est primordiale, tout comme le muscle PC plus petit. Maintenir ses muscles vigoureux est essentiel pour maintenir une bonne vitalité sexuelle. Bien que la natation, la course à pied et autres sports occidentaux soient d’excellents moyens d’entretenir sa santé, des rapports sexuels réguliers sont aussi, voir plus importants. « Ce qui ne sert pas se perd » pourrait très judicieusement s’appliquer au corps masculin vieillissant.

Selon le Tao, une grande quantité d’énergie s’échappe par l’anus et les fessiers. Essayez de serrer les fesses en les rapprochant et vous verrez à quel point ces muscles puissants vous permettent de contenir votre énergie et de la faire remonter le long de la colonne vertébrale. Les médecins taoïste considèrent qu’un sphincter anal vigoureux est un signe de bonne santé.

PC-Muscle-Exercise

Vous pouvez renforcer votre anus et vos fessiers grâce à l’exercice suivant : Il permet aussi de se libérer du stresse, de se dynamiser physiquement, et d’acquérir une plus grande maîtrise sexuelle. Cet exercice apporte aussi de l’énergie à votre prostate et à vos glandes de Cowper, il améliore votre circulation sanguine et renforce vos érections. On considère même qu’il favorise la guérison des hémorroïdes.

Exercice de renforcement : Expirez complètement par le nez, puis pompez et tirer vers le haut les muscles de votre anus et de vos fessiers pendant quelques secondes. Serrer et relâchez-les de manière répétée

Inspirez lentement et détendez-vous

Répétez les étapes neuf dix-huit ou trente six fois ou alors jusqu’à ce que vos organes génitaux et votre anus commencent à vous sembler chauds. Cette énergie peut se répandre graduellement dans votre tête, puis redescendre au nombril, ou vous pouvez la faire remonter consciemment par le coccyx et le sacrum, le long de la colonne vertébrale jusqu’à la tête, en suivant l’Orbite Microcosmique.

 Reposez-vous et faites tourner l’énergie en spirale dans la tête de dix-huit à trente-six fois. Si vous sentez trop d’énergie, pensez à pousser votre langue contre le palais, au sommet de la bouche, pour permettre à l’énergie de redescendre jusqu’au nombril.

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