Archives pour la catégorie TAO et sexualité

Cadeau Tantra : déclic de Vie

Le Tantra propose de se réconcilier avec la globalité de soi afin de dévoiler le Soi; pour cela d’épouser amoureusement les énergies opposées par la dualité, devenues contradictoires, celles du masculin et du féminin.

 

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Voie initiatique, celle de réaliser à travers le corps que l’union est notre essence, notre joie et notre destin, qu’il n’y a rien à retrancher ou à ajouter à nous-même, simplement déchirer les voiles qui nous font croire à la séparation, à la dualité.
Voie réparatrice, celle de sortir de la vision de l’ancien paradigme, de l’incomplétude, de la culpabilité, de l’indignité, dans un rayonnement vibrant et une simplicité d’être.
Voie puissante, globale et belle, celle de libérer ce qui contracte le cœur, l’élan de vie et l’allégresse de l’âme.

• Relation masculin / féminin.
Responsabilité individuelle et collective.

Pour le Tantra, la réalité tant individuelle qu’universelle est engendrée par la relation des deux principes (polarités) universels, complémentaire, inter reliés, interdépendants, principes masculin et féminin, par delà les clichés de virilité /féminité. Notre réalité habituelle duelle oppose les deux polarités et l’accélération exponentielle planétaire d’évolution nous en signale l’impasse. Entre masculin et féminin, au cœur du couple intérieur, individuellement et collectivement, résident notre blessure la plus intime et notre potentiel de grâce, de joie, de communion, de créativité, d’unité avec la Vie Une.
Il est donc essentiel de comprendre, de restaurer, de réconcilier Masculin et Féminin afin de les réunir, de les marier. (*Protocole de 12 Étapes. Livre). Nous sortons alors de la dualité, nous collaborons à l’éveil planétaire, nous devenons le changement espéré et l’ensemençons.

• Relation à l’autre.
Richesse du Tantra et son travestissement, cette réconciliation portée par l’énergie vitale est à se vivre jusqu’au noyau, ombre et lumière, de la relation à l’autre. Dans la perspective tantrique, tout contact des sens avec le monde est assimilé à une relation amoureuse masculin/féminin. Plus notre relation au monde s’abreuve à notre propre source intérieure et se porte vers la globalité, moins le désir se focalise vers un partenaire particulier. Le travail tantrique proposé ici accompagne à retrouver sa propre source, à se réconcilier avec la verticalité ciel-terre, à explorer l’autonomie, la grâce, la conscience.


• Parcours amoureux d’éveil
où le regard sur le monde redevient amoureux, où nous nous connectons à la beauté présente en tout et en chaque être. Alors nous pouvons agir en cohérence avec les co créateurs que nous sommes et transformer amoureusement notre réalité et notre monde.


• Ce chemin vous concerne si
vous sentez le besoin de régénérer votre vie, d’y porter un regard plus amoureux, de vous aimer vraiment; s’il est temps de restaurer la magie d’être femme, la fierté d’être homme, de réconcilier masculin et féminin; si vous avez le sentiment que vous repoussez un rendez vous avec vous-même et que vous désirez être accompagné personnellement à accéder à une reconnaissance plus belle et plus vaste de vous-même dans l’éthique et le respect.

Par Diane Bellego Tantra de la réconciliation
Article parus dans la revue et sur le site de « Soleil Levant » Juin 2013.

* Livre : « Masculin Féminin, l’Initiation Amoureuse » (Tredaniel)

Pour mettre en pratique cet éveil de la Vie Une :
dbellego.pferrer@orange.fr
www.tantradianebellego.com

En toute chose, reconnaître la danse du yin et du yang

 

« Le yin est ce qui a envie de devenir yang, et le yang, ce qui a envie de devenir yin », Cyrille Javary

Vivre le tao, c’est avoir conscience de ces deux énergies contraires, nées du vide primordial et qui se relaient sans cesse : le yang – qui correspond à la dureté, la masculinité, l’action, l’être, la lumière – succède au yin, qui incarne le féminin, la douceur, la passivité, les ténèbres, le non-être, la nuit. Dans toute situation, l’une de ces forces succédera à l’autre. Aussi, pour trouver l’harmonie, on recherchera sans cesse le point d’équilibre entre les deux. En cuisine, on élaborera des menus qui associent aliments yin (sucre, fruits, légumes verts, etc.) et yang (viande, œufs, fruits de mer, etc.). Dans la vie quotidienne, on alternera des temps de repos (yin) et d’action (yang), de retour à soi (yin) et d’extériorisation (yang). « Et le tao nous rappelle que se retirer, attitude très yin, peut aussi être une stratégie puissante, car c’est ce qui permet de restaurer l’énergie yang », affirme Cyrille Javary. Parfois donc, reculer, c’est progresser.

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S’accorder aux cycles

« Les quatre saisons changent et se transforment continuellement l’une en l’autre. C’est ainsi qu’elles peuvent accomplir la durée du temps » « Yi King », hexagramme 32

Toute chose vivante est soumise à des cycles de destruction et de régénération. Les événements n’échappent pas à cette loi de la mutation : chaque aventure de la vie a ses propres temps d’action et d’immobilisation. La thérapeute américaine Diane Dreher, auteur de The Tao of Womanhood (Quill, New York) affirme que « la sagesse, c’est de savoir reconnaître la fin d’un cycle, de ne pas se battre contre l’incontournable et de savoir quand bouger ». Dans la journée, par exemple, à quelle heure nous sentons-nous au top de notre énergie ? A quel moment décline-t-elle ? Selon Diane Dreher, nous sommes plongés dans la confusion quand nous avons négligé de repérer à quel moment de son cycle en est telle ou telle relation affective ou situation professionnelle qui nous pose problème. Le tao peut alors se faire réconfortant puisqu’il nous chuchote à l’oreille : « Il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est que tout change tout le temps. »

Résoudre les oppositions

« Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche », Anonyme

Pour nous cartésiens, qui pensons en termes de bien ou mal, noir ou blanc, le tao permet de délier les conflits cornéliens qui nous emprisonnent. « Le un se divise toujours en deux » : toute situation se déliera à un moment en une situation yin et une situation yang, rien dans la vie n’est univoque. Le tao nous propose donc de pratiquer la double vision. William Martin, auteur d’un bréviaire taoïste à l’usage des parents d’aujourd’hui (Parents’s Tao Te King – Marlowe and Company, New York), invite à prendre en compte cette dialectique des antagonismes dans l’éducation d’un enfant : « Si vous voulez que vos enfants soient généreux, vous devez d’abord les autoriser à être égoïstes. Si vous voulez qu’ils soient disciplinés, vous devez d’abord les laisser être spontanés. […] Une qualité ne peut être pleinement apprise sans la pleine compréhension de son opposé. »

Vivre l’acte sexuel comme un puissant échange énergétique

« Pendant l’amour, l’homme prend le yin qui lui manque et la femme, le yang dont elle a besoin », Gérard Edde

Aujourd’hui, le « tao sexuel » apparaît comme une invitation à l’extase perpétuelle. En réalité, si les ermites du VIe siècle avant J-C ont mis au point ces techniques sophistiquées d’union sexuelle – qu’ils pratiquaient avec des prostituées et suivant un calendrier très précis –, c’était avant tout pour purifier leur énergie vitale. Rien de romantique donc, dans cette pratique qui, comme le qi gong ou la méditation, a pour but essentiel de favoriser l’union avec le tao : « La maîtrise et la rigueur nécessaires aux amants étaient liées à leur manque de passion amoureuse », analyse Gérard Edde. L’acte sexuel est vécu comme un puissant moment d’échange énergétique, ayant à ce titre des répercussions sur toute la vie : « Lorsque votre énergie sexuelle circule librement dans tout le corps (et pas seulement dans les parties génitales), vous vous sentez plus élevé spirituellement et davantage connecté à vos impulsions », déclare Doctor Barefoot.

Apprendre à « nourrir la vie »

« Les hommes d’autrefois respiraient profondément jusqu’aux talons », Tchouang Tseu

Les premiers taoïstes, qui affirmaient leur désir d’atteindre l’immortalité, ont mis au point des centaines de techniques de régénération interne. Ces pratiques millénaires n’ont pas bougé d’un pouce. Vivre dans le tao, à notre époque, revient encore à prendre conscience de l’énergie vitale qui est en soi et à la faire fructifier grâce à ces techniques raffinées : taï-chi, qi gong (les « gymnastiques de santé »), massages taoïstes, médecine chinoise préventive, acupuncture, respiration énergétique, etc. Aujourd’hui, les cours permettant de s’initier fourmillent. Mais n’oublions pas le défi essentiel sur lequel elles ont été conçues : chacun doit savoir se régénérer, et devenir ainsi de plus en plus autonome. A chacun son tao, donc.

S’asseoir et oublier

« Le sage rejette toute influence et demeure centré » « Tao Te King », 12

L’un des écrivains taoïstes les plus créatifs, Doctor Barefoot, se définit comme un « guerrier spirituel » (Guerrier urbain, manuel de survie spirituelle – J’ai lu). Individualiste, il méprise la politique car il sait que le travail intérieur prime sur tout et que pour agir en accord avec le tao, il faut d’abord être à l’écoute de sa nature profonde. « N’oubliez jamais : tout ce que vous voyez à la télévision, tout ce que vous lisez sur le Net, dans la presse ou dans les livres, tout ce que vous entendez à la radio, tout (y compris mon guide) est la pensée d’un autre. » Pour lui comme pour les ermites du VIe siècle avant J-C, la sagesse vient de l’intuition intérieure. Pour contacter celle-ci, une seule voie : entrer dans le silence intérieur et méditer. « C’est la “voie de l’eau”, explique Gérard Edde. On ne médite pas pour gagner plus de sagesse ou de sérénité mais, au contraire, on s’assoit pour perdre chaque jour quelque chose : une idée erronée, un mauvais comportement, une émotion conflictuelle… et ainsi rejoindre l’unité primordiale. »

A lire aussi

Les leçons de vie du tao Si cette voie spirituelle séduit de plus en plus en Occident, c’est sans doute parce qu’elle répond avec simplicité et modernité à nos aspirations existentielles (…).

Une pensée tantra sur le thème du Lâcher prise : un exercice



Lâcher prise à quel propos ? Quoi lâcher ?
En tout cas, sûrement ne pas lâcher l’axe intérieur, le centre, encore moins le cœur ouvert.

Lâcher prise plutôt là où la personnalité filtre, interprète la réalité et réagit « sur automatique ». La réaction automatique signale le défi d’amour que la vie sourde à nos injonctions ou nos prières nous renvoie immanquablement malgré les visages différents. Défi sans lequel, croyons-nous, nous serions si heureux et qui justifie de nous séparer de ce qui l’éveille inconsciemment et est la blessure la plus intime d’amour. Nous nous séparons ainsi d’une partie de la réalité au nom de laquelle il nous paraît légitime d’accuser ou d’attaquer, de nous apitoyer ou de fuir. Défi d’amour et de conscience en nous-même qui perpétue un automatisme qui nous fait sortir de notre centre, de notre axe, de notre cœur.

 

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Il est difficile, initiatique même, de lâcher prise précisément là où nous nous croyons impuissant et vulnérable face à la blessure intime d’amour.

Et pourtant ce à quoi l’on résiste persiste. Nous donnons inconsciemment de l’énergie à ce à quoi nous ne pouvons lâcher prise et auquel nous résistons. Et la vie conspire à nous ramener immanquablement le même défi.  » Surtout ne pense à un hippopotame » est le meilleur moyen de se trouver en plein troupeau.

Quelques pistes :

Déjà il nous faut intégrer qu’on ne peut lâcher que ce que l’on a profondément touché. Ainsi notre réflexe corporel est d’abord de tendre à fond un muscle pour de le sentir de se détendre finalement. On ne peut lâcher un automatisme qu’en l’ayant véritablement étreint. La vie nous invite donc à reconnaître, à poser notre conscience à la fois sans complaisance mais aussi avec douceur sur les automatismes qui filtrent notre relation à la vie, avant de pouvoir imaginer les lâcher. Le plus évident est dans notre relation à l’autre et la relation amoureuse est un miroir grossissant. 

Dans ma pratique avec les couples par exemple, une pratique de communication verbale est bien souvent un révélateur puissant des jeux automatiques de pouvoir. En prendre conscience avec tendresse, humour mais, sans complaisance est l’invitation et l’opportunité à prendre soin des aspects blessés et reconnaître et déployer les aspects niés, qui proviennent du travail non complété de l’enfance. Cela permet à chacun des deux de passer de « à cause de l’autre » à « grâce à toi ». Oui, l’autre n’est pas la cause de la blessure, il l’active simplement. Lorsque chacun prend responsabilité et soin pour lui-même grâce à la relation, c’est un moment unique et bouleversant de lâcher prise. Les deux se sont redressés en eux-mêmes et leurs deux cœurs fondent et s’unissent. Témoignons que tous ne sont pas engagés à le faire, même si tous au départ sont partants.

Dans ma pratique de groupe, les jeux de rôle avec des changements rapides de partenaires qui invitent sur une musique spécifique chacun à exprimer une polarité, révèlent bien des automatismes autour du comportement physique ou social. Certains se sentent obligés de séduire et ne peuvent s’empêcher de s’approcher physiquement, ou de feindre et de détourner le corps, le regard ou de jouer à l’enfant et d’afficher le bon garçon, la gentille fille ou de s’absenter intérieurement ou de se mettre dans un état défensif ou … Ceci quel que soit le (la) partenaire, ce qui est le propos de l’automatisme. Reconnaître cela est déjà fort courageux et confrontant. Il reste à prendre soin de l’aspect qui se met en avant pour protéger l’aspect plus douloureux.

Autoriser le lâcher prise demande au préalable d’accueillir véritablement la blessure intime dans un geste intérieur d’étreinte aimante et consciente et d’avoir accès à un chemin de guérison qui quelle que soit la technique ou l’école passe obligatoirement par la conscience et l’amour.

Là s’installe le véritable chemin initiatique, capable de nous permettre de nous redresser dans notre axe comme de faire fondre notre cœur dans une réalité plus vaste plus aimante, plus spontanée, plus consciente.

Dans la vie quotidienne, affective ou professionnelle, il est déterminant de reconnaître ses automatismes, cela permet de reprendre son pouvoir non plus sur l’autre ou contre l’autre mais le reprendre en soi. Il suffit parfois de se poser au cœur d’une seule pour avoir accès à tout un pan de soi-même et d’en prendre responsabilité et soin. Par exemple, le besoin de toujours en rajouter qui signale en amont la peur de ne pas être aimé simplement comme l’on est ou le besoin de toujours enjoliver la réalité qui signe le refus d’accueillir véritablement cette même réalité. Ou le fait de crisper inconsciemment les épaules face à l’autorité. Ou le besoin irrésistible d’ironiser dans un moment de vulnérabilité… Lâcher prise en ce lieu est un acte héroïque qui demande de prendre soin de l’aspect en amont et de s’ouvrir à une dimension plus large de la réalité que celle du gagnant et du perdant. Lâcher prise en ce lieu recentre, redresse l’axe et ouvre le cœur. C’est héroïque dans notre vision habituelle de la réalité.

Parmi les 112 pratiques du Vijñânabhaïrava tantra, (yoga non postural) lesquelles peuvent nous aider en ce lieu comme chemin de conscience et d’amour ?

« Au moment précis où tu as l’impulsion de faire quelque chose, arrête-toi. Alors n’étant plus dans l’élan qui précède ni dans celui qui suit, la réalisation s’épanouit avec intensité. »

Nous sommes là au cœur même du lâcher prise au cœur de l’automatisme. La réalisation dont il s’agit est bien sûr la réalisation intérieure. Tout est là, la situation qui active l’automatisme, la blessure d’amour qui cherche à se protéger par l’automatisme, la prise de conscience de l’automatisme qui procède d’un aspect plus vaste de soi, le choix de l’arrêter, l’intensité qui vibre de l’enjeu…Nous avons là un concentré de soi-même, d’où la possibilité de la réalisation.

« Regarde un objet puis, lentement, retire ton regard. Ensuite, retire ta pensée et deviens le réceptacle de la plénitude ineffable ».

Dans le même esprit, faire comme un zoom arrière sur l’objet ou la situation ou la relation. Prendre conscience que l’on peut apprendre à retirer sa pensée. C’est là que la véritable liberté se dévoile. Afin d’englober la totalité : soi, l’objet (appelé objet de conscience), la relation à l’objet dans la liberté. Plus nous  pratiquons cela au quotidien, plus cela devient accessible dans les situations confrontantes.

« L’attention fixée sur un seul objet, on pénètre tout objet. Qu’on se relâche alors dans la plénitude spatiale de son propre Soi ».

Cela fait suite à la précédente. Dans notre relation à un objet, nous avons accès à la totalité de notre relation au monde (on pénètre tout objet) et donc à la totalité de nous-même, à notre Soi. De même, en osant contempler un de nos automatismes, on accède à ce qui nous constitue, nos limites comme nous ressources.

« En état de désir extrême, de colère, d’avidité, d’égarement, d’orgueil ou d’envie, pénètre dans ton propre cœur et découvre l’apaisement sous-jacent à ces états. »

Bien des traditions jugent ou éludent les sentiments extrêmes, ce qui refoule ou nie la blessure d’amour qui en est à l’origine. Le tantra invite au contraire d’expérimenter en simultané le cœur.
Quand la blessure et l’amour se vivent ensemble, la paix s’installe avec le lâcher prise.

 1995-2016 Tantra Diane Bellego 

« Vivre au Féminin » son Tao

 

Article 2006

 Vivre au féminin nous invite à mettre en pratique les valeurs du Féminin, lesquelles sont dénaturées par principe au cours d’une ère patriarcale. Vu l’état de la Terre et des sociétés, nous savons plus ou moins consciemment que nous sommes au moment clef où il nous faut réconcilier et équilibrer harmonieusement les valeurs masculines et féminines. Opposer les unes aux autres est la définition même de la dualité qui produit inexorablement la suprématie de l’une sur l’autre. La proposition est donc de les équilibrer sans juger ni l’une ni l’autre. C’est aussi la vision tantrique à travers les pratiques du Vijñânabhaïrava tantra.

Ce qu’est en vérité le Féminin demande de plonger dans la nature humaine et universelle (à paraître Masculin Féminin : l’Odyssée des Héros d’Aujourd’hui chez Tredaniel), néanmoins voici quelques pistes pour « Vivre au Féminin » que nous soyons homme ou femme.

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Le Féminin est relié en particulier au mouvement d’intériorisation, telle l’étreinte qui ramène au cœur. Vivre au féminin nous invite à revenir au cœur de nous-même, dans une écoute intime du cœur de nous-même. Vivre au masculin nous incite au contraire à chercher à l’extérieur la réponse à nos questions dans une quête de résultat, donc de performance au déni de l’intimité et de la sagesse intérieure. Le Féminin est relié à la Terre, donc à notre corps, ainsi qu’à à la dimension énergie de la vie, donc aux émotions (l’énergie en action = é-motion).

Vivre au féminin nous demande de retrouver l’intimité avec notre corps, non plus dans une performance sportive, mais dans une écoute fine. Le corps nous informe et porte une sagesse profonde.

Sagesse du corps : 
Nous pouvons engager avec notre corps un dialogue, lui demander un code de communication, comment nous dit-il oui et non. Ainsi la kinésiologie a développé cette forme d’écoute en posant des questions au corps, mais là nous avons besoin de quelqu’un d’extérieur. Ici nous ne dépendons que de nous-même. Chaque jour, nous pouvons nous intérioriser en posant à notre corps des questions qui le concernent. Par exemple, l’alimentation : est-il approprié de manger ceci, d’acheter cet aliment? A-t-il besoin d’un massage? De sortir dans la nature? De respirer amplement ? De bouger? De faire de l’exercice? De danser? A-t-il envie de telle ou telle danse? 

Les questions sont infinies et nous amènent à reprendre notre pouvoir en écoutant la sagesse intérieure, ce qui est une profonde valeur du Féminin. Ce dialogue va refléter bien sûr les étapes de maturité de la rencontre intérieure avec les doutes mais aussi la personnalité qui cherche à manipuler. Par exemple, « OK pas de sucre, mais la confiture ce n’est pas vraiment du sucre… » Il est illusoire de demander au corps si nous allons gagner au gros lot ou s’il est juste de changer de boulot, trop de facteurs interfèrent.

Dans nombre de mes stages, ce dialogue est instauré chaque matin. Il pose bien sûr plus de difficulté à ceux qui ont dû se couper de leur ressenti enfant pour se créer une forme de carapace anesthésiante, ainsi qu’à ceux qui ont compensé par une forme d’hypertrophie mentale l’impuissance à prendre soin de leur blessure intime d’amour. Cet exercice les rend fous et en même temps, il est un chemin simple et puissant de retrouvailles.

« Lorsque tu as inspiré ou expiré complètement et que le mouvement s’arrête de lui-même, dans cette pause universelle et paisible la notion du « moi » disparaît et la Shakti se révèle. »

La Shakti est le Féminin, ici intuition autant qu’énergie.

« Vivre au Féminin », que nous soyons homme ou femme, invite d’accueillir dans son cœur ce que nous avons l’habitude d’exclure. Ceci est différent de se mettre en pâture, différent de la pitié ou du réflexe de sauver l’autre. C’est un état intérieur d’accueil. Cet état peut passer par un geste concret mais pas nécessairement, car le Féminin est au concret ce que le masculin est à l’abstrait.

Par exemple, chaque jour dans la rue quelques instants, accueillir dans son cœur quelqu’un que d’habitude nous exclurions de notre cœur, parce que son indignité nous est insupportable ou sa mendicité ou parce qu’il nous fait peur ou nous provoque… Le champ est vaste. Quelques instants, accueillir dans son cœur. Accueillir. Nul besoin d’un geste particulier, même si un geste ou un simple regard peut ouvrir sur l’infini. Un état intérieur d’accueil.

« Libère-toi de la haine comme de l’attachement. Alors ne connaissant ni répulsion ni lien, glisse-toi dans le divin en ton propre cœur. »

1995-2016 Tantra Diane Bellego 

VIVRE TAO au Féminin

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La vie des femmes d’aujourd’hui est pleine de paradoxes. On attend d’elles qu’elles soient à la fois belles et fortes, comme un tissu précieux de broderie chinoise dont les fils de soie brillant s’enchevêtrent pour former des motifs complexes et délicats. Sollicitées de toutes parts, nous nous retrouvons souvent écartelées entre les deux pôles de la vie, rattrapées par la vie active tout en nous languissant d’une vie plus contemplative…

…Nous sommes aujourd’hui plus que les filles de nos mères. Les images traditionnellement associées à la féminité nous vont comme des vêtements mal ajustés. Mais les attentes du monde contemporain sont tout aussi inconfortables. Tant que nous continuerons à nous chercher à nous conformer à des normes imposées par l’extérieur nous ne trouverons jamais notre bonheur… C’est en étant en accord avec notre propre nature que nous atteindrons la plénitude…

… Nous sommes plus que les fonctions que nous occupons : plus qu’une mère, une fille, une sœur, une étudiante, une petite amie, une épouse, une employée ou une grand-mère. De tels rôles sont statiques et réducteurs. Comme la palette d’un peintre, la vie d’une femme est une harmonie subtile de nombreuses couleurs, dégradés d’ombre et de lumière, aussi variée que les motifs d’un paysage vivant….

… Les relations et l’interdépendance ont toujours été au cœur de l’univers féminin alors que les hommes privilégiaient le pouvoir et les principes abstraits. La place centrale occupée par les relations et le dévouement aux autres a mis les femmes en position de faiblesse chronique en tant qu’individus tout en étant un atout essentiel pour la communauté. A l’extrême, cette caractéristique produit des femmes prêtes à se sacrifier et à ne jamais se soucier d’elles-mêmes. Si prendre soin des autres est essentiel à la vie, le perpétuel sacrifice de soi peut devenir pathogène et autodestructeur. Les femmes d’aujourd’hui sont partagées entre des besoins opposées : veiller au bien-être de leur entourage et s’affirmer elles-mêmes.

Le Tao propose une grille de lecture dynamique et harmonieuse qui dépeint la nature –y compris humaine – comme formée de deux énergies complémentaires : d’un côté, la paix et la compassion du yin et de l’autre la force et l’assurance du yang…

Extrait du Livre « Le Tao de la femme » de Diane Dreher sur le blog de Francesca http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/ – Edition Petite bibliothèque Payot …

La sexualité énergétique : faut-il Aimer

 

beautéL e Dr Yves Réquena répond :

Non, il n’est pas nécessaire d’aimer dans le sens amoureux et romantique ou monothéiste du terme. En tout cas, pas avec l’intention d’une histoire (celle du couple), de l’attachement ou de la projection du lien sur l’avenir. L’expérience peut avoir lieu une seule fois, et rester à jamais significative, mais pour que l’expérience ait lieu une fois, ou qu’elle se renouvelle autant de fois qu’on le souhaite, IL FAUT DE L’AMOUR.

Le culte de l’amour. Cet amour pour l’autre, mais qui dépasse l’autre, va permettre d’accomplir un rituel à la vie. J’ose une remarque pour les pratiquants et les pratiquantes : ne pas confondre plaisir intense et sentiment. Même s’il peut arriver que cet amour inconditionnel qui nous amène à nous vouer au culte de quelque chose qui nous dépasse puisse aussi nous attacher à l’objet. Magie ou coup bas de la biologie, le sentiment d’attachement reste étroitement lié à la sécrétion d’ocytocine, qui augmente d’autant plus que le plaisir est intense, que le toucher est développé… ce qui incite à recommencer.

Au niveau du ressenti, est-ce pareil pour un homme et une femme ?

L’homme qui entre dans cette démarche rejoint peu à peu la dimension de la femme, la dimension extraordinaire de la sensibilité de la femme. Attention, ce sont des généralités. Il y a des hommes qui ressentent plein de choses et des femmes très masculines dont la sexualité est très localisée aux organes sexuels. Mais on peut dire en stéréotypant que l’homme est plus brut de décoffrage, et que la femme a une longueur d’avance sur la jouissance qui concerne tout son corps, tout son cœur et toute son âme, et lui permet de ressentir ce sentiment océanique auquel l’homme n’a que peu accès tant il a du mal à se laisser aller. En pratiquant cette sexualité libératrice, car libéré de l’orgasme éjaculatoire, l’homme comble son retard sur la femme, et de ce fait la femme gagne elle aussi en plénitude, car on élimine une bonne dose de frustration créée par l’obligation. Obligation de jouir, d’être performant, de suivre le bon mode d’emploi… D’autant que c’est une démarche dans laquelle mieux vaut être deux sur la même longueur d’onde.

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