Les druides hostiles à la représentation des dieux

 druides

 

Le druidisme fut hostile à l’anthropomorphisme, ce qui explique pourquoi les premières statues de dieux ne paraissent en Gaule qu’à l’époque de la domination romaine (après 51 av. J.-C.)

En 1931, Salomon Reinach, archéologue et spécialiste de l’histoire des religions, rapporte qu’après l’efflorescence de l’art en Gaule, à l’époque du renne, nous trouvons une longue période, depuis l’ère des monuments mégalithiques jusqu’à la conquête romaine, où les sculptures font entièrement défaut.

Les passages de César et de Lucain qu’on a allégués pour prouver que les Gaulois représentaient leurs dieux en pierre et en bois doivent être interprétés autrement : il s’agit, pour le premier, de piliers de pierre, et, dans le second, de troncs d’arbres plus ou moins équarris.

Comme l’industrie gauloise était fort avancée, on est obligé d’attribuer l’absence de statues en Gaule à une interdiction religieuse. Cette prohibition, que l’on retrouve chez les Romains, les Germains et les Perses, ne peut guère avoir été mise en vigueur que par une aristocratie religieuse.

En Gaule, cette aristocratie est le collège des druides, à l’influence desquels on attribue les monuments mégalithiques (dolmens, menhirs, etc.). Ces derniers ne sont pourtant pas celtiques : c’est que le druidisme, dans l’Europe occidentale, est antérieur aux Celtes, qui ont accepté en partie la religion druidique, comme les Grecs ont adopté les vieux cultes des Pélasges.

L’aversion du druidisme pour les représentations des dieux n’est attestée par aucun texte formel ; mais Plutarque dit que Numa, élève de Pythagore, défendit aux Romains d’élever des statues, et d’autres écrivains font de Pythagore l’élève des druides. Ce sont là des légendes qui, bien que sans autorité en elles-mêmes, attestent nettement l’affinité des doctrines.

 

(D’après « Comptes-rendus des séances de l’Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres », paru en1892)



UN ARBRE AU CŒUR DES CROYANCES

 

Grandement apprécié jadis en Alsace pour ses vertus, l’érable occupe une place particulière dans un conte au sein duquel on retrouve nombre de récits et figures mythiques, cet arbre y jouant un rôle à la fois funéraire et générateur attribué, entre autres, au cornouiller, au cèdre, au cyprès

Autrefois, en Alsace, on attribuait à la chauve-souris la propriété de faire avorter les œufs de cigogne ; dès qu’elle les avait touchés, ils étaient frappés de stérilité. Pour s’en préserver, la cigogne plaçait dans son nid quelques rameaux d’érable, et la seule puissance de cet arbre redouté en interdisait l’entrée au vespertilio. On plaçait aussi des branches d’érable au-dessus de l’entrée des maisons que l’on voulait soustraire aux visites de la chauve-souris (Gérard, Les Mammifères de l’Alsace, cité par Rolland, Faune populaire de la France).

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Il existe, au sujet de l’érable, un conte hongrois d’un intérêt saisissant, et qui a donné lieu à un joli poème de l’écrivain Michel Tompa (1817-1868). Quoique incomplet, ce conte contient une série de détails curieux, grâce auxquels il nous est permis d’établir un rapport plus évident, non pas seulement analogique, mais généalogique, entre les contes et mythes suivants : légende du roi Lear, conte de la Belle et la Bête ; contes bibliques de Caïn et Abel, et de Joseph vendu par ses frères ; légende de Romulus et Rémus ; conte du roseau et de la colombe ; légende indienne de Çakuntala ; conte de Polydore changé en cornouiller ; des deux frères se querellant pour une plume de paon ; mythe d’Orphée ; conte de la flûte magique ; conte estonien des fraises ; conte piémontais des bottines rouges.

Ces différents détails qui s’entrelacent s’expliquent par leur origine mythique commune. Voici donc le conte hongrois de l’Érable :

Un roi avait trois filles. La plus jeune des trois était blonde, d’une beauté et d’une bonté incomparables (Cordélia). Un jeune pâtre qui paissait son troupeau sur la prairie du château jouait tous les soirs de la flûte (Orphée), et la jeune princesse l’écoutait (Eurydice). Une nuit, le roi, la princesse et le pâtre eurent un mauvais songe : le roi vit en songe que sa couronne avait perdu ses diamants ; la jeune princesse qu’elle avait visité le tombeau de sa mère et qu’elle n’en était point revenue ; le pâtre que deux bêtes fauves avaient dévoré le plus bel agneau de son troupeau (histoire de Joseph).

Après ce songe, le roi appela ses trois filles et leur annonça que la première des trois qui reviendrait à lui avec un panier de fraises (conte estonien des fraises) serait sa fille bien-aimée qui hériterait de lui sa couronne et ses sept royaumes (Roi Lear). Les trois filles s’en allèrent de suite à la recherche des fraises, et se rendirent à une colline verdoyante. L’aînée des trois filles jeta ce cri : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse recevoir la couronne de mon père. » Le panier resta vide. La seconde fille, à son tour, reprit : « Panier, remplis-toi pour que je puisse recevoir les sept royaumes de mon père. » Le panier resta vide.

Après que les deux sœurs aux cheveux noirs (les deux moitiés de la nuit) eurent ainsi parlé, la cadette aux cheveux blonds (l’aurore, appelée dans le Rigvedala la fille du ciel) dit avec tendresse : « Panier, remplis-toi, pour que je puisse devenir la fille bien-aimée de mon père. » A l’instant même, son panier se remplit de fraises. A cette vue, les deux sœurs envieuses, craignant de perdre la couronne royale et l’héritage paternel (Caïn), ôtèrent la vie à leur sœur cadette, et, l’ayant ensevelie sous un vieil érable, brisèrent le panier en se partageant entre  elles les fraises.

Revenues chez leur père, elles lui annoncèrent que leur sœur, s’étant trop avancée dans la forêt, avait été dévorée par une bête fauve (Joseph). Le père, à cette nouvelle, se couvrit la tête de cendres (Jacob) et cria : « Malheur ! J’ai perdu le diamant le plus précieux de ma couronne. » Le pâtre, à l’approche de la nouvelle lune, essaya de mettre la flûte à sa bouche pour en tirer des sons ; mais la flûte devint muette. En effet, pourquoi la flûte jouerait-elle encore, puisque la jeune princesse n’est plus là pour l’écouter ? puisque la bête fauve a dévoré le plus bel agneau de son troupeau ?

Sur la pente de la colline verdoyante, du tronc du vieil érable, à l’arrivée de la troisième nuit, on vit sortir une nouvelle pousse, à l’endroit même où la jeune princesse avait été ensevelie. En passant par là, le pâtre vit la nouvelle pousse de l’érable et eut grande envie de s’en faire une nouvelle flûte. Dès qu’il eut approché cette flûte de ses lèvres (conte de Çakuntala, conte de Polydore, conte toscan du faux cornouiller, la flûte magique), la flûte enchantée chanta ainsi : « Joue, joue, mon cher ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable ; une flûte faite avec une pousse d’érable. »

Le pâtre apporta alors sa flûte au roi. Le roi, à son tour, l’approcha de ses lèvres, et la flûte reprit : « Joue, joue, mon père ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Les deux sœurs méchantes approchèrent, elles aussi, de leurs lèvres, la flûte magique, et l’instrument chanta ainsi : « Joue, joue, mon meurtrier ; autrefois, j’étais la fille d’un roi ; maintenant, je suis une pousse d’érable, une flûte faite avec une pousse d’érable. » Alors le roi, ayant maudit les deux filles, elles furent chassées très loin du château.

On devine ici que le conte est inachevé. Les détails analogues que nous connaissons par d’autres contes ajoutent la résurrection du jeune homme ou de la jeune fille que le frère ou la sœur avait tué par envie.

Source : D’après « La mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal », paru en 1882)



Un fascinant voyage dans l’intimité du monde végétal

 

Ce qui n’a pas de nom n’existe pas », disait Boileau. Bienvenue dans le réel, répond Maurice Reille avec son tout nouveau Dictionnaire visuel de botanique (Ulmer, 303 p. 29,90 €.), outil impressionnant qui permet de décrire, pour les identifier, les plantes que l’on croise, sur les chemins ou sous son râteau.

livreQuestion agriculture générale, on y apprend des choses incroyables : que la tomate est une baie (fruit charnu dont les graines sont des pépins) comme l’avocat, la citrouille ou la datte ; que les petits cercles ronds tendus , genre de papier de soie, produits par la monnaie-du-pape (Lunaria annua) s’appellent des silicules ; qu’en raison de leurs « noyaux », on peut traiter de drupes les fraises, les mûres, les prunes et même les ananas ; que la noisette est un akène (fruit qui ne s’ouvre pas à maturité et qui contient une graine) et même une nucule, tant sa coque est dure ; ou que, chez les érables, larguer les samares ne veut pas dire partir à l’aventure, mais disperser au vent ses graines ailées.

C’est la force des dictionnaires que de vous balader d’un bout à l’autre de leurs pages, une idée en amenant une autre. Ici, le principe fonctionne à merveille. En 428 entrées qui sont autant de ports, Reille visite 867 espèces végétales et fait faire à son lecteur un périple irrésistible. Le voyage est d’autant plus tentant qu’il fournit au voyageur les bases d’un langage qui lui permettra de voir son jardin d’un autre œil et de discuter à binettes égales (ou presque…) avec son pépiniériste favori.

Plante « vernale »
Savoir que le très bel eucalyptus de votre tante Francine a des feuilles « perfoliée s » (c’est-à-dire que la tige semble les traverser en leur centre) lorsqu’on a oublié qu’il répondait au doux nom de Baby blue peut faire gagner du temps. Ne pas ignorer, non plus, qu’une plante « vernale » fleurit au printemps…

Mais les richesses de vocabulaire ne sont pas les seuls attraits de ce livre qui est également, grâce aux nombreux clichés de l’auteur (plus de 2200), un voyage intime au cœur des organismes végétaux. Grâce à la photo macro, Reille met en vedette les mécanismes vitaux de végétaux rares ou extrêmement communs révélant, sous son objectif, un monde incroyable.

Monstre rigolard
Le sourire rose et vert de son gynostème (la partie reproductrice de son anatomie) transforme l’orchis géant en un monstre rigolard et l’ovaire d’une simple violette semble pavé de grains de caviar… Même curiosité pour les feuilles dont les limbes, à l’échelle d’un œil de fourmi, se font tantôt broderies, tantôt feutre, tantôt labyrinthes. Plus impressionnantes encore sont les graines. On observe leur ordonnancement, simple ou compliqué, mais aussi l’ingéniosité avec laquelle cet embryon en sommeil voyage vers sa future vie.

Saule Marsault
Fourrées comme celles du saule Marsault, ailées comme celles de la gentiane jaune, sculptées chez les pieds-d’alouette ou les jusquiames, elles sont, chez les épilobes, si poilues que l’on dirait les mouches que les pêcheurs confectionnent pour taquiner la truite.

Ce foisonnement fait passer le côté impénétrable de certaines définitions que l’on croit, en début de lecture surtout, réservées aux seuls botanistes chevronnés. Mais la timidité intellectuelle ne dure pas : on s’habitue. Et puis, savoir que « dans la grande famille des Astéracées, l’ovaire infère est toujours uniovulé et le fruit monosperme vous pose un jardinier, non ?

Valérie Lejeune
Le Figaro

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Histoire d’une relation vitale

 

 

​Choisir et planter un arbre n’est jamais anodin. Cela peut être l’occasion de marquer un événement important de notre vie de famille, mariage, naissance, anniversaire, crémaillère…

 

 La symbolique de l’arbre

Derrière l’arbre se cache une forêt de symboles. On les retrouve dans l’histoire de toutes les religions et dans les traditions populaires du monde entier. L’arbre du fruit défendu, l’arbre de la connaissance, l’arbre sacré, l’arbre à palabres… et bientôt l’arbre de votre jardin secret ! Inconsciemment vous serez influencé par cette puissance symbolique avant de faire votre choix. 

Celle-ci est parfois encore très présente dans nos esprits : force et solidité pour le chêne, paix et fécondité pour l’olivier ; gloire et immortalité pour le palmier, douceur et délicatesse pour le bouleau ; indépendance et liberté pour l’érable…

 

Personnellement, en l’an 2000, j’ai planté mon propre chêne, le voici aujourd’hui, il a désormais 16 ans :

 

Chêne dans mon jardin

 

 

Planter un arbre un geste pour l’environnement

À travers leurs métamorphoses successives, ils nous font vivre en direct le rythme des saisons. Les plus expressifs dans ce domaine sont les espèces à feuillage caduc et à floraison printanière. Nous avons besoin des arbres dans notre environnement le plus proche, d’autant plus dans les jardins urbains où planter un arbre devient un geste “écologiquement correct”. 

Très vite, vous en ressentirez les bienfaits. Grâce à la photosynthèse, leur large parure de feuillage absorbe le dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Elle diffuse aussi une certaine fraîcheur en humidifiant l’air ambiant : effet climatiseur garanti ! Par son métabolisme, l’arbre purifie l’atmosphère en réduisant la quantité de gaz polluants et en absorbant une partie des particules fines. 

Porteur d’espoir, marqueur du temps qui passe, vecteur de biodiversité, l’arbre, quelle que soit sa taille, dépasse toutes nos espérances.

Respect !

 

 

 



Les remèdes – Les plantes

 

 

Les simples, les plantes, ont chacune leur action propre sur une maladie. 

La plante qui doit guérir est au voisinage même de l’endroit d’où peut naître la maladie ou l’accident. 

La Nature a toujours mis le remède à côté du mal. Ainsi les plantes qui poussent sur les rochers escarpés sont propres à guérir des chutes et des contusions. Les plantes utiles médicalement sont, par ordre de puissance : le serpolet, l’absinthe, le genévrier, le houx dont on peut tirer un médicament pour l’estomac, le gui qui peut fournir le meilleur anesthésique, et le muguet. Le muguet est un adoucissant. 

le houx

Le houx pourra guérir les congestions aiguës, angines, raideur des membres, exostoses. C’est un puissant médicament. De toutes les autres plantes le miel contient la quintessence. Le miel peut être employé dans toutes les angines, mais il ne faut pas le décomposer. En général les plantes à odeur douce et suave, faible, sont plus actives. L’odeur, le parfum est en effet une vertu de la plante qui ne demeure pas ; et, comme une plante ne peut pas tout avoir, si elle a un fort parfum, elle a peu d’action médicamenteuse. 

La mousse contient en elle-même une puissance vivifiante. Mettez de la mousse dans l’eau, elle deviendra plus active. Mettez-en dans une terre aride, cette terre deviendra capable, au bout de peu de temps, de nourrir de la vigne. La mousse est une véritable terre vierge. Celle qui naît au pied des rochers est particulièrement active ; elle reçoit en effet la poussière de la roche à sa formation même, et permet la naissance de la terre véritablement vierge. 

Le tabac en applications, imbibé ou non d’alcool, est un remède contre les engorgements ganglionnaires scrofuleux. Les plantes rugueuses ont une action sur les maladies de la peau. Les préparations des végétaux doivent se faire dans l’eau salée chaude (macération dans un bocal bouché). Les portions végétales doivent être écrasées. Le sel (minéral) est en effet beaucoup plus désireux de se charger de principes végétaux et animaux que l’alcool qui, actif par lui-même (il ne doit s’employer qu’extérieurement), est végétal d’origine. 

Pour la préparation de l’huile de foin, le foin doit être mis dans une cornue, sec (séché au soleil sur un plan incliné) et privé d’air. On distille alors à sec. Un long tube (20 mètres) aboutit à une caisse ou étuve dont on peut régler la température. Les fumigations sont excellentes contre les maladies de peau. A défaut de cela, l’huile essentielle en applications. 

Le meilleur mode de préparation d’une teinture est la suivante : la plante doit être cueillie fraîche, le soleil étant levé ; à peine rincée ; la mettre à macérer vingt-quatre heures dans de l’eau froide distillée. L’eau doit être distillée parce qu’alors elle est privée de sels et plus avide d’en recueillir. 

L’eau de macération est mise de côté. La plante est alors traitée par l’eau distillée bouillante, en décoction. L’eau de décoction est mise à part. Si l’on distille alors ces deux eaux et qu’on les mêle, on a la meilleure teinture de la plante ; toutes les huiles essentielles ont été retirées et ont passé. 

Filtrer une solution de corps végétaux ou animaux la vieillit, et elle s’altère beaucoup plus vite.

Pour obtenir du vin, puis de l’eau-de-vie sans danger pour la consommation, il suffit de récolter le raisin pendant la nuit et de le laisser cuver, puis de le faire reposer à l’abri de toute lumière du jour ; ensuite le distiller sans lui laisser voir la lumière naturelle pour en faire de l’eau-de-vie qui ne possède plus alors de principe nuisible et d’action nocive. 

La vipère porte en elle le contrepoison de sa morsure : c’est sa graisse et son sang.  Si l’on avait le courage de déchirer cette vipère qui vous mord et de frotter avec sa graisse les plaies faites, l’intoxication ne se produirait pas. 

Un jour viendra où on pourra guérir les malades en projetant des rayons lumineux de nuances différentes sur les différentes parties du corps. Ainsi le vert est la nuance appropriée aux coliques hépatiques. (23-3-1894) Lorsque le vaccin est ordonné par la loi, vous devez vous faire vacciner. Mais, si vous voulez faite vacciner votre enfant de crainte qu’il ne prenne la variole, c’est un manque de confiance envers Dieu qui sait le préserver s’Il le veut. Et, si votre enfant prend la variole, c’est qu’il était marqué pour l’avoir. 

Ne faut-il pas passer par toutes les souffrances pour comprendre celles de nos frères et y compatir ?

 maitre PHILIPPE

M.PHILIPPE DE LION



GUERIR GRACE A LA GRATITUDE

 

 

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un remède d’un genre nouveau – et j’aimerais que vous l’essayiez, avec moi, au cours de la semaine qui vient. 

Son efficacité contre de nombreuses maladies est impressionnante. Il n’a aucun effet secondaire… à part vous rendre plus heureux. Et pourtant, il faudra des années, probablement des décennies avant de le voir prescrit par la médecine officielle et noté noir sur blanc sur une ordonnance. Car il a un énorme défaut : il ne rapporte rien à personne ! 

Ce remède simple et gratuit consiste simplement à… dire un mot de cinq lettres : MERCI.

 

homme nature

 

Vous ne me croyez pas ? 

La science, elle, est formelle : D’innombrables études scientifiques prouvent l’efficacité de la GRATITUDE 

Tout a commencé en Californie, à la fin des années 1990, quand le Professeur Emmons annonça qu’il se lançait dans l’étude de la gratitude et de son impact sur la santé. Evidemment, ses collègues le regardèrent avec des yeux ronds. Comment une simple émotion pourrait-elle guérir ? Et comment diable pourrait-on l’étudier scientifiquement ? 

Robert Emmons a tenu bon, car il croyait à son idée. Mais il ne pouvait pas se douter de l’incroyable vague planétaire qu’il allait déclencher en à peine 15 ans. Aujourd’hui, il ne se passe plus un mois sans que des équipes de chercheurs des quatre coins du monde ne publient une étude sur la gratitude, avec des résultats des plus étonnants. Rien que sur l’année 2015 : Des psychologues londoniens ont montré que les personnes à qui ils avaient demandé d’éprouver chaque jour un peu reconnaissance avaient, au bout de deux semaines, un meilleur sommeil et une tension artérielle abaissée par rapport à un groupe comparable ; Des médecins de l’hôpital de Boston ont constaté (à leur grande surprise !) que des patients suicidaires à qui ils avaient donné des exercices psychologiques conduisant à ressentir de la gratitude voyaient leur désespoir disparaître dans 90 % des cas ! 

Une équipe irlandaise a montré qu’en seulement trois semaines, un groupe qui devait noter chaque jour 5 choses dont ils se sentaient reconnaissants voyaient leur niveau de stress et de dépression chuter jusqu’à 27 % (aucun effet n’a été noté dans un groupe comparable qui devait simplement noter 5 choses qui leur étaient arrivées dans la journée) 

Les mêmes résultats ont été trouvés par des chercheurs de Hong-Kong auprès de professionnels d’hôpitaux, par nature particulièrement exposés au stress et à la déprime. Ces conclusions sont fiables car elles proviennent d’essais cliniques solides, tous réalisés contre « placebo ». La gratitude est en train de devenir l’un des médicaments les plus efficaces qui puisse exister ! 

C’est une avancée d’autant plus extraordinaire que, au départ, c’est son impact sur le bonheur qui avait le plus intrigué les chercheurs. 

Tout a commencé avec le bonheur 

Certes, il n’est pas nécessaire de faire des études en blouse blanche pour percevoir que la gratitude est un merveilleux sentiment, digne d’être cultivé.

Ce n’est pas un hasard si toutes les traditions morales et spirituelles encouragent les hommes à être reconnaissants les uns envers les autres et à remercier la destinée, Dieu ou la nature des bienfaits qu’ils reçoivent de la vie.

Et il suffit d’observer autour de soi pour constater que les personnes  reconnaissantes sont généralement plus épanouies que les ingrats.

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Mais on n’était pas sûr qu’il soit vraiment possible de vivre mieux simplement en se « forçant » à éprouver régulièrement de la gratitude. 

Pour en avoir le coeur net, le Professeur Emmons a sélectionné, au début des années 2000, plusieurs centaines de personnes et les a réparties en trois groupes. Pour confirmer ces résultats inédits, le Professeur Emmons fit le même test avec des personnes affectées de maladies neuromusculaires graves et dégénérescentes. Il pensait que, dans leur cas, il leur serait bien difficile de ressentir de la gratitude vu leur souffrance quotidienne et l’absence d’espoir d’amélioration. Et pourtant, les résultats ont été éclatants : les membres du groupe « gratitude » avaient un sentiment global de bien-être plus élevé que les autres. Mieux : la qualité de leur sommeil s’était améliorée. 

 Même leurs conjoints ou proches ont témoigné avoir constaté un changement  Positif, voyant qu’ils avaient davantage goût à la vie. La preuve était faite que la gratitude n’était pas un sentiment comme les autres. 

Amélioration des relations conjugales, de la productivité au bureau

Car la gratitude ne se contente pas d’améliorer notre moral. Des études ont montré qu’elle améliore aussi nos relations avec les autres – et tout particulièrement les relations de couple. Exprimer sa reconnaissance à son conjoint, y compris pour les petites choses du quotidien, est un moyen simple d’enrichir le lien qui lie deux êtres qui s’aiment. Un manager qui dit « merci » peut voir la motivation de ses troupes monter en flèche. C’est le résultat étonnant d’une étude de l’Université de Pennsylvanie. Dans la semaine qui a suivi un discours «motivant» du chef, soulignant sa reconnaissance pour les efforts de ses collaborateurs, leur productivité a augmenté de 50 % par rapport à ceux qui n’avaient pas eu le discours. Mais c’est sur la santé que l’impact de la gratitude reste le plus spectaculaire. 

La gratitude soigne aussi les maladies cardiaques

J’ai mentionné ses effets sur le sommeil, l’anxiété ou la dépression. La gratitude va jusqu’à soigner votre coeur ! Dans une étude récente , les chercheurs ont demandé à une partie d’un groupe de patients souffrant de maladie cardiaque de tenir un journal des évènements dont ils pouvaient être reconnaissants. Au bout de seulement deux mois, leur niveau d’inflammation avait reculé et leur rythme cardiaque s’était amélioré. Au total, leur risque cardiaque était devenu inférieur à ceux qui n’avaient pas tenu de journal.

Je pourrais encore continuer la liste des bienfaits de la gratitude, dont beaucoup restent d’ailleurs à découvrir. Sachez simplement qu’elle stimule le système immunitaire, aide à tenir ses bonnes résolutions (faire du sport, quitter ses addictions, manger moins sucré) et pourrait même freiner la dégénérescence du cerveau liée à l’âge.  Mais arrêtons-nous une seconde pour comprendre d’où vient cette étonnante efficacité. 

La gratitude soigne parce qu’elle nous grandit

La gratitude est précieuse car elle nous conduit à reconnaître (au sens de constater, d’admettre) qu’il y a du bien dans son existence. La vie n’est jamais parfaite et est parfois cruelle. Mais elle comporte toujours des joies, des moments dignes d’être vécus. La gratitude nous invite à célébrer ces  moments, à reconnaître ce qui va bien dans notre vie plutôt que de ruminer ce qui va mal, à se concentrer sur le positif plutôt que le négatif. 

Ce n’est pas de la simple « pensée positive ». Il ne s’agit pas de se voiler la face et d’ignorer les difficultés ou les défis de la vie quotidienne. Il s’agit de réaliser que même les épreuves peuvent nous apporter quelque chose, et que c’est sur cela qu’il faut se concentrer. La gratitude permet aussi de bloquer net les émotions toxiques comme l’envie et l’amertume. Plutôt que de jalouser celui qui a plus, la gratitude nous fait apprécier ce que nous avons. Elle nous invite à nous réjouir en pensant à ceux qui souffrent davantage, bloquant ainsi notre tendance naturelle à lorgner sur ce que le voisin a en plus. 

Plus profondément, la reconnaissance nous détourne de nous-mêmes pour nous ouvrir à autrui. Nous reconnaissons que nous devons à autrui au moins une partie des bienfaits qui nous arrivent. L’ingrat est arrogant, narcissique. Tout lui est dû. Pourquoi, dès lors, devrait-il se montrer reconnaissant envers ceux qui lui rendent service ? 

Etre reconnaissant, au contraire, c’est ne plus considérer comme acquis les bienfaits que les autres nous apportent. Plutôt que d’être froid et sec, notre lien à autrui n’en devient que plus chaleureux. Et plus nous lui exprimons notre gratitude, plus notre entourage se réjouit de nous faire du bien. Et plus il le fait, plus nous avons de raisons de lui être reconnaissant… C’est un cercle vertueux sans fin ! Mais ce n’est pas si facile.

 HARMONISER

Pourquoi il est si difficile d’être reconnaissant ?

Certains sont naturellement doués pour la gratitude. Ils peuvent atteindre des sommets : Mère Térésa disait à quel point elle était reconnaissante envers les déshérités qu’elle aidait, parce qu’ils lui permettaient d’approfondir sa propre spiritualité. Mais tout le monde n’est pas Mère Térésa. Pour vous et moi, au quotidien, c’est plus compliqué et cela demande de la pratique. Car le plus grand ennemi de la gratitude, c’est notre fâcheuse tendance à nous habituer.

On sait aujourd’hui que les gagnants du loto, après un an d’euphorie, reviennent à leur niveau de bonheur d’avant leur gain. Ils se sont habitués à leur nouvelle vie, leur belle maison, les restaurants trois étoiles. Rapidement, ils prennent pour acquis tous ces bienfaits. Leur nouvelle vie leur paraît « normale ». Ils ne se sentent plus particulièrement reconnaissants de la chance qu’ils ont eue. 

Ce glissement nous affecte tous, tous les jours : l’eau courante, le chauffage, la possibilité de se nourrir trois fois par jour, tout cela représente un confort extraordinaire par rapport à ce que l’humanité a vécu pendant des millénaire.

C’est peut-être la raison pour laquelle il semble plus difficile pour les habitants des pays développés de ressentir la gratitude. 

Pierre Rabhi a cette phrase magnifique sur la petite communauté algérienne dans laquelle il a vécu son enfance :

 

« Ici, l’existence s’éprouve d’une manière tangible. La moindre gorgée d’eau, la moindre bouchée de nourriture donne à la vie sur fond de patience toujours renouvelée, une réelle saveur. On est prompt à la satisfaction et à la gratitude dès lors que l’essentiel est assuré, comme si un jour vécu était déjà un privilège, un sursis. »

 

La sécurité et le confort ne facilitent pas la gratitude. Pensez à ces enfants rois qui reçoivent toutes les attentions. Et c’est un vrai travail que de se placer dans une posture d’humilité puis remercier la vie pour tout ce qu’elle nous apporte. De se mettre dans une attitude de réceptivité aux beautés et aux joies simples de l’existence. Pour la plupart d’entre nous, il est impossible d’y parvenir du jour au lendemain. Mais il existe des astuces simples pour cultiver ce précieux sentiment.

 

Voir :

http://www.sante-corps-esprit.com/gratitude/

 



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